Un culte universel, de Jérusalem à l’Égypte, de la Sainte-Baume à Vézelay. Citée tant de fois dans l’Évangile, l’épisode le plus vibrant est bien celui de la Résurrection du Sauveur. Sa première apparition, il la réserve à Marie Madeleine, la pécheresse pardonnée. Née à Magdala (d’où son nom) elle s’attache à Jésus qui lui pardonne sa vie dissolue : « Moi non plus je ne te condamne pas. Va et désormais ne pèche plus. » Elle sera non loin de la Croix au Calvaire, près de Jean et de la Mère de Jésus. Elle voit le Seigneur dans le jardin où se trouve le tombeau et ne le reconnaît que quand il l’appelle par son nom. Elle l’appelle « Rabbouni » (Petit Maître) et veut lui enlacer les pieds. Mais il lui enjoint : « Cesse de me tenir. » Et il la charge d’aller annoncer sa résurrection aux Apôtres. Diverses traditions se chevauchent qui confondent alors les trois Marie de l’Évangile et Marie l’Égyptienne qui, pècheresse, elle aussi, passe 18 ans dans le désert d’Égypte. Une tradition vigoureuse montre cependant que notre Madeleine se retire en Provence, dans une grotte de la Sainte-Baume et y vit dans la prière pendant 30 ans. Au IXe siècle, ses reliques furent amenées dans l’abbaye florissante de Vézelay où elles sont toujours vénérées.
Elle est la patronne des parfumeurs, des poudriers mais également des pénitents et des amoureux déçus. Dans certaines régions, elle est patronne des vignerons. Elle est la patronne des Compagnons du Tour de France.
On la représente parfois avec des chaînes aux pieds pour rappeler qu’elle fut esclave de ses pulsions. Plus généralement belle aux cheveux longs, des larmes sur ses joues. Souvent avec un vase à parfum, et parfois avec le miroir de la courtisane et une tête de mort.
Pensée spirituelle
« Là où le péché abonde, la grâce surabonde » (saint Paul).
Courte prière à Marie Madeleine
« Ô Marie Madeleine, fais-moi entrer dans la contrition de mes péchés, que par tes saints mérites, j’obtienne rémission » (prière du XVe siècle).