Saint Modeste, un saint évêque - France Catholique
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Le journal de la semaine

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Saint Modeste, un saint évêque

Ce saint évêque de Trèves portait bien son nom.
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Même si ce prénom a été très porté à la fin du XVIIIe siècle et tout au long du XIXe, aussi bien par les garçons que par les filles, nous ne savons que très peu de choses sur ce saint évêque de Trèves. Il portait bien son nom de Modeste, puisque l’histoire n’a retenu que la date de son élection comme évêque de Trèves, en 486. Nous savons aussi qu’il meurt à l’époque des Francs, en 489. Mais, là encore, d’autres martyrologes le font mourir en 480 !

Ses reliques sont toujours vénérées dans l’église Saint-Mathias de Trèves. Clin d’œil amusant puisque Mathias repose aussi dans cette église qui lui est dédiée et que, jusqu’à la réforme du calendrier, il était fêté en ce jour de février. Il a été déplacé au 14 mai.

Étymologie du nom
Du latin modestus : « calme, mesuré ».

Célébrités
Trois autres Modestes sont célébrés dans l’année. Tous les quatre sont évêques. Le plus connu, Modeste, archevêque de Jérusalem, assista à la destruction de la Ville sainte par les Perses en 614. Alors que le patriarche Zacharie et des milliers de chrétiens sont envoyés en exil, Modeste reste sur place. Il ensevelit des milliers de morts, restaure les Lieux saints, et aide les fidèles restant sans ressources. Après quinze ans d’exil, le patriarche revient. Modeste resta près de lui et lui succéda. Il meurt en 634 et est fêté le 16 décembre. Un autre Modeste, évêque de Jérusalem au IVe siècle, est fêté deux jours après, le 18 décembre.

Vieux proverbe de ce jour
« À la Saint-Modeste, repique tes choux s’il t’en reste. »

Pensée spirituelle
« Dire de soi plus de mal qu’il n’y en ait, c’est sottise, non modestie. » (Montaigne)