« Je tiens à remercier tous ceux qui ont prié pour moi ces derniers jours. J’ai vraiment ressenti votre soutien. Merci ! »
Le 18 octobre, cinq jours après son opération d’un cancer du poumon, Léon XIV a retrouvé les fidèles pour l’Angélus, place Saint-Pierre. Visiblement ému, il avait quitté l’hôpital Gemelli la veille, sous les applaudissements, échangeant quelques mots avec une jeune Ukrainienne souffrant elle aussi d’une tumeur.
Admis le 13 octobre, Léon XIV aura passé quatre jours à l’hôpital. Les chirurgiens lui ont retiré le lobe inférieur du poumon droit. L’opération, d’environ quatre-vingt-dix minutes, s’est déroulée sans complication. Les contrôles sanguins et radiologiques ont permis d’autoriser sa sortie. Selon les médecins, une dizaine de jours supplémentaires devraient suffire à son rétablissement – sans préjuger cependant des conclusions des analyses complémentaires. Léon XIV pourra-t-il se rendre, comme il l’avait prévu, en Amérique latine – Uruguay, Argentine et Pérou – du 6 au 17 novembre ? Le chirurgien qui l’a opéré n’y voit, à ce stade, aucun obstacle.
Chaînes de prières
Les soignants ont décrit un patient attentif aux recommandations, déterminé à se remettre sur pied. Deux jours après l’opération, l’équipe l’a même surpris en train de ranger les chaises après la messe qu’il a célébrée dans la chapelle installée au 10e étage de la polyclinique.
Depuis l’annonce de son hospitalisation, le 11 octobre, les fidèles ont multiplié les prières. Devant l’hôpital, fleurs, bougies et messages se sont accumulés au pied de la statue de Jean-Paul II. Dans la chapelle, le cardinal Baldassare Reina, vicaire général du diocèse de Rome, a récité le rosaire avec des patients, leurs proches et des soignants, tandis que les paroisses romaines s’unissaient à leur intercession.
En France, l’archevêque de Paris a invité les catholiques à porter le Saint-Père dans leur prière personnelle. Durant son hospitalisation, le chapelet quotidien à Notre-Dame et dans les paroisses lui a été spécialement consacré, associant les autres malades à cette intention. D’autres évêques invitent les fidèles à se mobiliser. À Bayonne, Mgr Marc Aillet a proposé d’ajouter au rosaire pour la paix, demandé par Léon XIV lors de sa visite à Lourdes, une intention pour sa complète guérison.
À Fatima, environ 100 000 pèlerins ont confié sa santé à la Vierge le 13 octobre. À Gaza, la paroisse de la Sainte-Famille s’est mobilisée avec les enfants : messe, adoration et chapelet. Les Augustins ont lancé un « bouquet spirituel », relayé dans 39 pays, associant prières, messes et gestes de charité. L’Ordre de Malte l’a confié à Notre-Dame de Lourdes ; les aumôniers des prisons italiennes ont également appelé à prier. Une veillée polonaise s’est déroulée place Saint-Pierre le 16 octobre pour demander l’intercession de Jean-Paul II.
Partout dans le monde
Du Japon à l’Ukraine, de l’Afrique au Canada, les évêques ont relayé cet élan en associant à leur démarche toutes les personnes malades. Au Pérou, une chaîne de prière pour le Saint-Père – qui a obtenu la nationalité péruvienne en 2015 – accompagnait les fêtes du Seigneur des Miracles. Le Conseil épiscopal latino-américain a lui aussi appelé à une journée de prière, sous la protection de Notre-Dame de Guadalupe.
« Cette expérience m’a fait ressentir de manière particulière la proximité avec tous ceux qui traversent la maladie et une situation d’infirmité, a dit le Saint-Père, lors de l’Angélus. Cette phase délicate étant désormais derrière moi, je reprendrai progressivement mes activités, toujours avec l’aide de Dieu et grâce à vos prières ».