Justine entre à 13 ans chez les bénédictines d’Arezzo. Après quatre ans dans cette abbaye, elle est envoyée dans un autre couvent qui subit l’assaut de voyous et de voleurs.
Elle obtient la permission de rejoindre dans la forêt une recluse nommée Lucie. Elle y vit dans le silence et la pénitence, tourmentée par de nombreuses apparitions du démon.
Devenue aveugle, elle retourne dans son couvent d’Arezzo où elle meurt le 12 mars 1319. Dès 1360, on la vénère comme une sainte.
Étymologie du nom
Féminin de Justin, dérivé de justus « le juste ».
Belle réalisation
Partons un instant au Québec. Au début du siècle dernier, plus d’un enfant sur quatre mourait avant d’atteindre l’âge d’un an. Préoccupée par cette situation, Irma Levasseur (1877-1964), première femme médecin canadienne-française, rencontre Justine Lacoste-Beaubien (1877-1967) et ouvre le premier hôpital francophone pour enfants de Montréal, en 1907. L’Hôpital Sainte-Justine prend rapidement de l’ampleur avec le soutien de femmes dévouées à la cause des enfants. Justine Lacoste-Beaubien s’est consacrée durant soixante ans à la cause des enfants malades. Mariée au président de la Bourse en 1899, elle met sa fortune à leur service. C’est elle qui confie aux Filles de la Sagesse la formation des infirmières.
Pensée spirituelle
« Une âme est plus grande qu’un monde » (Victor Hugo).
Courte prière des recluses du XIIIe siècle
« Cette demeure de mon âme est trop étroite pour vous recevoir, Seigneur : agrandissez-la Vous-même. »
