Si la France n’a pas connu d’équivalent à Mgr Fulton Sheen, les catholiques ont investi les ondes radiophoniques dès l’entre-deux-guerres. Il faut dire que l’Église est liée, quasiment dès l’origine, à la radio : c’est à celui qui est reconnu comme l’un de ses pionniers, Guglielmo Marconi, que Pie XI confie la mission d’installer un émetteur radio au sein de la Cité du Vatican. Inaugurée le 12 février 1931, Radio Vatican émet toujours aujourd’hui.
En France, la radio publique – Radio-Paris, Radio-Strasbourg, etc. – comme la radio privée – Radio-Normandie, Radio-Sud-Ouest – diffusent sermons et émissions religieuses. Aujourd’hui, la radio publique continue de proposer à ses auditeurs des programmes chrétiens : tous les dimanches, France Culture diffuse la messe et l’antenne accueille l’émission « Chrétiens d’Orient » un dimanche sur deux. Côté radios privées, les fidèles peuvent se tourner vers le réseau RCF Notre-Dame, largement implanté, ainsi que vers Radio Maria : née en Italie, la radio est accessible en France via le réseau DAB+, ainsi que sur Internet. Un cas particulier : RMC, connu pour ses émissions de débats et de sport, diffuse également « l’Église d’aujourd’hui », proposée par le diocèse de Monaco. L’explication se trouve dans l’identité d’origine monégasque de la radio : la principauté de Monaco, État catholique, possède encore une (infime) part du capital.
La télévision n’est pas en reste. Au lendemain de la guerre, le dominicain Raymond Pichard organise la première messe télédiffusée (24 décembre 1948) avant de lancer une émission religieuse (1949) qui prendra le nom du « Jour du Seigneur » (1954). Plus ancienne émission française télévisée encore à l’antenne, elle est diffusée le dimanche sur France 2. Côté privé, l’offre est importante : outre la chaîne KTO, de nombreuses messes sont diffusées sur CNews, qui propose aussi les émissions « les Belles Figures de l’Histoire » (samedi) et « En quête d’esprit » (dimanche).