Un appel à résister à la mutation « transhumaniste »

par Denis Lensel

lundi 6 juin 2016

« Dès qu’on s’affranchit des trois limites inhérentes à l’humanité, le corps sexué, le temps compté et la mort inéluctable, on aboutit à une folie » : c’est ainsi que Tugdual Derville résume les dangers du « transhumanisme » actuel et souligne la nécessité d’une « écologie humaine », qu’il évoque dans un livre capital, « Le Temps de l’Homme ».

Aujourd’hui, au nom de la « tyrannie du possible », depuis que l’homme « a réussi à mettre le doigt sur la vie », la nature humaine est menacée d’autodestruction par une sorte de mégalomanie vertigineuse habitée par un « nouveau fantasme prométhéen » dénoncé ici. A l’heure où des apprentis-sorciers prétendent en finir avec toutes les formes de vulnérabilité humaine. Jusqu’à « libérer » les femmes de la maternité corporelle, après la PMA, procréation médicalement assistée. Le projet de société « transhumaniste » nourrit l’ambition folle de créer un homme supérieur que Derville définit comme une « fusion de chair et de machine », une sorte d’être hybride improbable et monstrueux, conçu au nom d’un nouveau scientisme, selon un redoutable « dogme matérialiste et utilitariste ».

Face à cette dérive vertigineuse qui guette la civilisation, ce livre salutaire, récusant toute faiblesse relativiste, appelle à un sursaut éthique pour défendre l’homme et la famille.

http://www.tugdualderville.fr/le-temps-de-l-homme-est-celui-du-reel

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