Transmission de France Catholique (1)

mardi 9 octobre 2018

Chers amis,

J’ai prévu de faire valoir mes droits à la retraite en juin prochain. Je suis né en 1953 : c’est de mon âge. Chef d’entreprise depuis un certain nombre d’années, ce sera pour moi l’occasion de faire un bilan, évidemment mitigé, sur ce que j’ai pu faire et ce que je laisse en chantier. Mais ce sera aussi un soulagement et même une véritable joie dans la mesure où quelqu’un s’est présenté pour reprendre France Catholique. Le journaliste Aymeric Pourbaix, né en 1973, prend la responsabilité de notre journal. Je l’épaulerai à plein temps jusqu’en juin et, ensuite s’il l’estime utile, je continuerai à faire tout ce que je peux pour qu’il réussisse.

J’ai maintenu l’existence de ce titre historique qui a fait tant de bien grâce à votre fidélité sans faille et au dévouement des collaborateurs du journal. Aymeric aura à le relancer. Entreprise ardue dans un contexte globalement détestable. Il a toutes les compétences requises, bien plus que je ne les ai eues. à lui maintenant de se donner corps et âme à cette aventure. Il a déjà su trouver de nouveaux soutiens solides qui assurent l’entreprise de sa continuité dans le temps.

Mais l’essentiel dépend de vous. Faites-lui confiance comme je lui fais confiance pour qu’il se sente porté par un élan de bienveillance et de foi. Réabonnez-vous sans tarder, abonnez vos amis. C’est aujourd’hui, la principale chose qui compte. à tous merci infiniment.

Frédéric Aimard

Chers abonnés,

C’est pour moi une joie de prendre la suite de Frédéric Aimard, que je remercie tout d’abord pour la confiance et l’affection qu’il me témoigne depuis ces quelques semaines où nous avons commencé à travailler ensemble.

Journaliste à Radio Notre-Dame, puis à Famille chrétienne et dernièrement à Rome pour l’agence I.Media, je connais France catholique de longue date, et j’ai toujours eu beaucoup d’admiration pour ce titre et sa glorieuse histoire. C’est l’un des plus anciens hebdomadaires catholiques français, et il a toujours eu une place à part, avec des «  plumes  » aussi prestigieuses et pleines de sagesse que Jean Le Cour Grandmaison, Jean de Fabrègues, le père Louis Bouyer, Pierre Emmanuel, le père Bernard Bro, Robert Masson... ou actuellement Gérard Leclerc.

Grâce à Frédéric et à ses collaborateurs, j’ai aussi depuis peu appris à le connaître et à l’aimer «  de l’intérieur  ». J’ai découvert la force de ce journal, qui est toute dans la confiance de ses lecteurs et dans son rayonnement capable de susciter la générosité auprès d’un large public.

C’est pourquoi je vais à présent m’employer à reprendre le flambeau de cette noble aventure de presse, à développer son intuition dans une grande continuité et fidélité à ces anciens dont je me sens désormais l’humble héritier. Je tiens particulièrement à remercier Frédéric pour avoir tenu la barre et gardé le cap pendant toutes ces années, qui, comme il le souligne, n’ont pas été et ne sont toujours pas faciles pour la presse. Sa présence à mes côtés, avec l’ensemble de l’équipe, sera un soutien précieux pour cette nouvelle période et je l’espère, pour les années à venir.

Merci d’avance pour votre soutien et votre fidélité, qui sont le socle de cette continuité et du développement à venir.

Aymeric Pourbaix

Ces deux lettres ont été publiées dans FC n° 3602 et n’ont pas provoqué de commentaires jusqu’à ce que la NewsLetter de La Croix [1] ne s’en fasse l’écho le 8 octobre au soir, après avoir téléphoné à Aymeric Pourbaix et Gérard Leclerc, et que Radio Notre-Dame ne reprenne la nouvelle le 9 octobre au matin.

Voici quelques commentaires reçus aussitôt ou glanés sur Facebook. Vous en trouverez d’autres avec le moteur de recherche habituel...


Je me réjouissais déjà qu’Aymeric Pourbaix, connu grâce à Famille Chrétienne, reprenne la direction de notre journal.

Et puis voilà que j’apprends ce matin, en écoutant Radio Notre-Dame, que c’est le groupe Vivendi, de Vincent Bolloré, qui sauve le titre en le rachetant. L’édition d’aujourd’hui de La Croix m’explique que l’opération s’est réalisée via l’une des filiales de Vivendi, les Éditions du Point du jour.

France Catholique va pouvoir continuer à nous faire entendre, au service de l’unité de l’Église, et je m’en réjouis.

Matthieu G.


LA-CROIX.COM

Vincent Bolloré rachète l’hebdomadaire « France Catholique »
L’homme d’affaires, actionnaire de contrôle du groupe Vivendi auquel appartient Canal +, fait le pari d’investir dans un titre historique de la presse catholique. Il a choisi Aymeric Pourbaix, passé notamment par l’hebdomadaire Famille chrétienne, comme nouveau directeur de la rédaction.

Régis de Castelnau : C’est quoi l’histoire ?
Ça leur arracherait la gueule à La Croix de rappeler que le journal avait été fondé par Édouard de Castelnau ? En tout cas c’est une bonne nouvelle qu’une telle transmission ait pu être mise en œuvre.


Merci pour votre endurance et votre service consacré auprès de France Catholique.

Je n’oublie pas pour mon cas l’intérêt porté à des sujets provinciaux et internationaux sur des questions sociétales difficiles telles les enjeux de la paix dans nos régions frontalières exposées aux influences diverses de l’étranger.

Je devine que votre soutien et votre expérience donneront à votre dauphin de l’enthousiasme pour sa mission.

Bien respectueusement à vous

Abbé Fx Esponde

Bayonne

— -

Cher Frédéric Aimard,

Je viens de lire dans le dernier numéro de France Catholique que vous envisagiez de prendre du recul par rapport à votre responsabilité à la direction de votre hebdomadaire. Avant la période des remerciements officiels et mérités, je voudrais vous exprimer ma gratitude personnelle pour la belle qualité de votre publication qui sur tous les sujets abordés apporte une réflexion équilibrée sans oublier d’être engagée au service des valeurs essentielles.

Mais j’ai bien compris que vous ne quittez pas vos responsabilités aujourd’hui et que nous continuerons encore à bénéficier pour quelque temps de votre engagement au service de la presse catholique.

Bien cordialement

Bernard Deck

L’AMI HEBDO

STRASBOURG



[1Vincent Bolloré rachète l’hebdomadaire « France Catholique »

L’homme d’affaires, actionnaire de contrôle du groupe Vivendi auquel appartient Canal+, fait le pari d’investir dans un titre historique de la presse catholique. Il a choisi Aymeric Pourbaix, passé notamment par l’hebdomadaire Famille chrétienne, comme nouveau directeur de la rédaction. À en croire son nouveau directeur, Aymeric Pourbaix, Vincent Bolloré a sauvé l’hebdomadaire historique France Catholique d’une mort certaine. En effet, fin septembre, l’homme d’affaires a racheté le titre de presse par le biais d’une de ses filiales, les Éditions du Point du jour, et ce, alors que la diffusion de l’hebdomadaire, vendu par abonnement, avait chuté sous les 10 000 abonnés. Tout s’est décidé au cœur de l’été, quand l’ancien directeur de la revue, Frédéric Aimard, préparait activement sa succession. Face aux grandes difficultés financières du titre, Vincent Bolloré, « qui était au courant de la mauvaise passe que traversait le journal », d’après Aymeric Pourbaix, propose son aide pour renflouer l’hebdomadaire. L’accord est donc conclu et l’actionnaire de contrôle du groupe Vivendi confie les clés de son nouveau titre de presse à celui qui vient de quitter Rome et la direction de l’Agence de presse I.Media, spécialisée dans l’actualité vaticane. Arthur Herlin prend la direction de l’agence I.Media Constitué contre le Cartel des gauches Pour Gérard Leclerc, éditorialiste depuis une trentaine d’années à France Catholique, « il est rassurant de voir que c’est Vincent Bolloré, connaisseur du journal » qui reprend les rênes. D’après Aymeric Pourbaix d’ailleurs, « le projet qui sera mis en place dans les prochaines semaines s’inscrit dans la continuité de ce qui a fait la force du journal ». À savoir : traiter de l’actualité générale et religieuse avec un regard chrétien. Même si, objectivement, la ligne éditoriale de France Catholique est plutôt conservatrice, le nouveau dirigeant, ancien directeur de la rédaction de l’hebdomadaire Famille Chrétienne, se défend « d’appartenir à une sensibilité d’Église ou à une autre », prônant « l’unité des chrétiens ». « Nous serons très attentifs à des sujets comme la bioéthique ou les élections européennes à venir », insiste-t-il. Le projet de Vincent Bolloré pour France Catholique s’inscrit pleinement, selon Aymeric Pourbaix, dans l’histoire du journal.

Sollicité par La Croix, l’entourage de l’homme d’affaires n’a pas souhaité expliquer les raisons de la reprise de ce titre, créé en 1924 comme organe de la Fédération nationale catholique, qui s’était alors constitué contre le Cartel des gauches. Quatre collaborateurs permanents L’hebdomadaire compte aujourd’hui quatre collaborateurs permanents et une vingtaine de pigistes. « Ces grands équilibres ne devraient pas évoluer », indique Aymeric Pourbaix, pour qui une « urgence se dessine » : « rajeunir l’audience du titre ». Pour cela, le nouveau directeur compte sur davantage de sujets autour de la jeunesse et rappelle le rôle « missionnaire » que porte aujourd’hui un titre comme France Catholique dans le paysage de la presse. De nombreux éditoriaux occuperont donc toujours les colonnes de l’hebdomadaire, et son principal éditorialiste, Gérard Leclerc explique n’avoir pas « reçu de nouvelles consignes » et être « libre d’écrire comme il le fait depuis maintenant trente ans ». Enfin, sur la réputation sulfureuse de Vincent Bolloré dans le monde de la presse –l’homme étant accusé par Reporters sans frontières d’avoir fait licencier deux salariés de Canal + pour la diffusion d’un documentaire sur ses activités au Togo – Gérard Leclerc estime qu’il « serait étonnant que l’homme mette son nez dans les affaires du journal ». « C’est plutôt le choix du cœur que celui de la raison », assure Aymeric Pourbaix.

Julien Tranié

Messages

  • Très bonne nouvelle !
    Je me réjouis qu’Aymeric apporte sa grande compétence et son amour de l’Eglise et de la France au développement de ce journal de qualité. Le rebond de France Catholique est prometteur et l’un des signes qui montrent que rien n’est perdu dans notre beau pays.
    Et je suis certain que dans 2 ans ce sera l’un des titres les plus influents de la presse catholique en Europe... Fille aînée de l’Eglise oblige.
    Longue vie à France Catholique, merci à Frédéric Aimard pour sa ténacité et sa fidélité.

  • J’admire ceux qui peuvent avoir l’a priori d’un jugement sans ambivalence sur une telle révolution structurale sauf à considérer qu’il s’inscrivent par principe (par ailleurs respectable) dans une perspective d’espérance. Je ne me contenterai pas d’attendre et voir et maintiendrait ma participation à l’existence de la forme internet de la revue. Je ne m’interroge pas moins sur la quasi absence de toute expression sur le "fond".

    Je continuerai de lire ce que j’y cherche pour penser de semaine en semaine la crise du monde, celle des religions trop liées à l’occident, et la fragilisation croissante de la France :

    -la fidélité à l’histoire de ce journal inséparable de celle de ce pays,
    -une intellectualité à la fois généreuse et critique mais toujours inscrite dans les fondamentaux (certains fondateurs diraient aussi avec audace, l’anthropologie de la révélation) du christianisme (la révélation et deux mille ans d’élaborations exégétiques et spirituelles sans lesquelles le monde (dans ce qu’il a de vif) ne serait pas ce qu’il est
    - une considération excluant le mépris pour la dite "religion populaire", au moins égale au privilège donné à l’’expression parfois déroutante, des penseurs catholiques américains.
    - J’espère une ouverture plus grande au premier héritage chrétien plus ou moins séparé de Rome ou pas, ’chrétiens d’orient" et orthodoxie, soit en l’occurrence refuser de hurler avec les loups qui poussent à repousser lamentablement la Russie de notre confraternité historique et spirituelle vitale.

    J’espère que se maintiendra si précieuse, l’acceptation de la si grande liberté spirituelle, philosophique et politique dont jouissent les intervenants dans ce site,
    Et, autant que je puisse malgré mon indignité déclarer cela, je prie pour la longue vie de France catholique, en l’occurrence inséparablement de l’église romaine, des patriarcats si bêtement séparés, de la France, dont la déréliction en tous sens serait un désastre pour le monde.

    Puis-je aussi ajouter que la parole, au sens fort et si rare du terme, tant prophétique que poétique de Dominique Daguet, manque pour moi, comme j’en suis sûr, d’autres, dans ce que je lis en ce moment d’espoir et d’incertitude.

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