Réponse à Charlie Hebdo

par Gérard Leclerc

jeudi 21 novembre 2013

Dois-je me sentir visé ? Dans Le Monde daté d’aujourd’hui, on peut lire une véhémente tribune de Charb, le directeur de Charlie Hebdo et d’un de ses collaborateurs, Fabrice Nicolo, intitulée « Non Charlie Hebdo n’est pas raciste ! Contre toutes les religions, islam comprise ». Il est précisé que toute la rédaction de l’hebdomadaire s’associe à cette prise de position. Pour ma part, j’ai mis en cause Charlie Hebdo dans un récent éditorial de Radio Notre-Dame, non pas pour racisme mais à cause de « couvertures qui sont parfois révoltantes de haine et de mépris ». Je maintiens mon propos qui est d’ailleurs corroboré par l’article du Monde, lorsque les signataires se réclament d’une tradition bien affirmée : « Il y a quarante ans, conspuer, exécrer, conchier même les religions étaient un parcours obligé. » Charlie Hebdo, continuerait dans la même ligne, sans complexe. C’est quand même un problème !

Entendons-nous. Je suis pour la liberté d’expression et jamais je ne m’opposerai à l’existence de ce type de journal. D’ailleurs, j’y trouve partiellement mon bien et certains de ses rédacteurs me seraient même sympathiques. Mais c’est vrai aussi que certaines couvertures m’ont blessé, atteignant en moi des convictions, des vénérations indicibles. J’use moi-même du droit à la libre expression pour affirmer que des dessins publiés à la une étaient proprement abjects. Si leurs auteurs et les responsables de la publication y trouvent, de leur côté, quelques motifs de fierté, je répondrai simplement qu’un abîme nous sépare, au moins sur certains sujets. J’ajouterai que le mépris et la haine du religieux en soi c’est au moins un point qu’ils ont en commun avec la propagande totalitaire, fondée sur un athéisme vindicatif. Avec cette différence, toutefois, qu’ils en restent à leur plume et à leur crayon, alors que les autres recouraient au camp de rééducation et d’extermination.

Voilà, c’est dit franchement. Le mépris et la haine ne suscitent pas le seul racisme, ils peuvent susciter d’autres phobies qui ne sont pas à la gloire de la liberté !

Messages

  • Certes , la mort nous rend fraternel ces hommes assassinés de manière épouvantableet nous incite à les recommander à la douce pitié de Dieu .
    Pour autant cela n’efface pas leurs propos publics dont ils nourrissaient leur journal et le public et cela ne ne rend pas caduc , à mon avis les jugements de Gérard Leclerc le 21 novembre 2013 :

    « Pour ma part, j’ai mis en cause Charlie Hebdo dans un récent éditorial de Radio Notre-Dame, non pas pour racisme mais à cause de « couvertures qui sont parfois révoltantes de haine et de mépris" et puis plus loin :
    "J’ajouterai que le mépris et la haine du religieux en soi c’est au moins un point qu’ils ont en commun avec la propagande totalitaire, fondée sur un athéisme vindicatif. Avec cette différence, toutefois, qu’ils en restent à leur plume et à leur crayon, alors que les autres recouraient au camp de rééducation et d’extermination ».

    Bref nous sommes pas tous des Charlies.

    • J’ai beaucoup de compassion pour les 2 policiers et pour l’agent d’entretien qui ont subi cette fusillade

    • réf. : les 2 messages ci-dessus d’Henri et Puibaraud.

      Prenant seulement maintenant connaissance de vos interventions, je souscris entièrement à leur contenu, tout en respectant les disparitions tragiques d’hier soir.

      Avec henri, je souligne, toute émotion et compassion mises à part, que non, moi non plus, je ne suis pas Charlie. Et personne ne pourrait me transformer en Charlie étant, moi aussi libre, de choisir ma façon de voir sérieusement et en vérité, certains aspects des réalités actuelles qu risque de ne pas respecter, comme pour les victimes de leur choix, ma propre liberté.

      Quant à Puilbaraud, je j’ai également fait mention des "victimes collatérales" de cette tragédie qui, elles, ne demandaient probablement qu’à vivre.

      Merci à vous deux d’avoir pensé à ceux que j’appelle les "victimes de l’ombre".

    • Ce terrible attentat me poursuit et me fait réfléchir sur bon nombre de questions.

      Les djihadistes qu’on présente comme endoctrinés, aidés, entraînés et armés pour commettre les crimes les plus ignobles sont une partie de ces "commandos" aux ordres de "l’islamisme radical". Une autre catégorie de ces gens prêts à tout, sont les kamikazés qui hypthèquent leur vie pour une cause qu’on leur fait miroiter. Voilà seulement deux aspects de ce qu’on nous présente comme le summum de la barbarie.

      Je me limiterai au deuxième cas : celui du kamikazé qui et prêt à mourir pour une cause et qui, en effet, perd sa vie pour elle. Qui en est d’accord, qui le traite de fou, d’embrigadé ou autre, je ne sais pas. Mais je peux en déduire que de ce jeune ou moins jeune on en a fait un radical fanatisé.

      En voyant sur une chaine télé la pancarte ainsi rédigée : "Je préfère mourir debout que vivre à genoux", phrase attribuée, à tort ou à raison, je ne saurais l’affirmer, feu Monsieur Wolinski, victime de l’attentat d’hier Paris, et ayant appris que l’hebdomadaire Charlie hebdo ou l’un des responsables avait déja fait l’objet de menaces il y a quelques années, malgré moi s’est posé à mon attention en dilemne que je ne puis être en mesure de résoudre :

      - le djihadiste endoctriné est prêt à mourir pour la cause présentée, est qualifié de kamikazé ;

      - feu Monsieur Wolinski, s’il a vraiment affirmé qu’il était prêt à mourir debout (comprendre : pour la liberté d’expression), pourrait-il lui aussi être qualifié, mais en un intellectuel civilisé, de kamikazé ?

      Si la réponse était : non, il serait bon d’en définir la ou les raisons.

      Si la réponse était : oui, aurions-nous alors à faire à deux sortes différentes ou opposées de radicalisme,
      toutes deux générant des martyrs ?

      L’une serait-il répréhensible et l’autre honorée ?

      Le terme "extrêmistes", serait-il plus approprié et applicable à ces deux personnes prêtes à mourir chacun pour leur cause ?

      L’un serait-il maudit et l’autre béni ?

      Ma compréhension indigente et limitée m’amènerait-t-elle, à imaginer que les deux sont victimes, non pas du "choc de civilisations" comme on le dit, mais d’une société désespérée encourageant ici et là un désir mortifère, alors que la vie est là, source de joie et de souffrance, mais qui existe et qu’on s’acharne, à travers plusieurs formes et méthodes, de saper... Ma seule question :

      Pourquoi ?

    • « Plutôt mourir debout que de vivre à genoux »

      Albert Camus, “L’Homme révolté” (1951)

    • En français, le martyr est un "témoin". A ce terme est attachée une notion de non-violence (de la part de celui qui subit le martyre) mais aussi de souffrance acceptée. Il s’agit de défendre ses convictions (sa foi), quelles qu’en soient les conséquences, jusques et y compris sa propre mort...

      Le kamikaze (tels qu’étaient les japonais) est un "suicidant" et un tueur. La destruction d’autrui (au moyen de sa propre mort) est l’objectif principal. Avec les kamikaze, le code de l’honneur japonais a été instrumentalisé au profit d’une politique de terreur (qui malgré les destructions a été un fiasco).

      On a là deux visions antagonistes.

    • Merci Gemayel. La vérité n’est pas simple, mais nous avons sn le droit de refuser les slogans réducteurs et de garder notre attention à la relation, qui seule permet de fonder en durée.

    • réf. : message du 9 janvier 21:10

      Oui, Henri, je vous l’accorde. Confidence : j’ai passé en revue tout ce que la télévision nous a délivré sur cette tuerie dans les locaux de Charlie Hebdo, et la suite. Comme d’habitude, j’enregistre les sujets qui m’intéressent, puis je décortique le dvd, ensuite je remets en place les pièces du puzzle, et après ce re-montage sérieux, à tête reposée je visionne ce qui a été scrupuleusement et chronologiquement remis sur dvd. Je peux vous assurer que les surprises ne manquent pas, et bien d’autres choses aussi. Avec quelques amis nous débattons (en famille), chacun apporte sa pierre et voilà.

      Toutefois, je me refuserai à traiter de cette affaire sur ce forum de FC. Les enjeux sont importants.

      Sans aller plus loin, je pense que vous me comprenez.

      Je vous re-confirme mon accord sur le contenu de votre petit message dont je vous vous remercie vivement.

      P.S. On "ne la fait pas" à tout le monde.

  • On nous permettra de formuler une observations décalée dans ce déluge de bons sentiments...Si en effet Wolinski avait raison d’affirmer qu’on ne peut pas tuer des idées, elles peuvent se trouver complètement infirmées...

    Contrairement à ce que n’a cessé de marteler la rédaction de Charlie Hebdo, l’homme est naturellement RELIGIEUX. Il suffit pour s’en convaincre d’observer la séquence qui se déroule depuis mercredi pour se rendre compte qu’à défaut de vraie religion, les gens reconstituent dans les moments traumatisants une quasi religion civile :

    - les gens se rassemblent en communauté, pour rendre un quasi culte à des martyrs avec fleurs et bougies ;
    - les médias, directement touchés par l’attentat, appellent tous aux recueillement et à la prière ; certains l’affichent à leur une pour marquer leur communion ..."Je suis Charlie"...
    - il est pratiquement interdit de parler pendant cette liturgie, imposée également dans les services publics (drapeaux en berne et minute de silence) ; honni soit qui mal y pense ;
    - le moment est choisi pour réaffirmer le credo de la liberté, mais à écouter les médias ce pourrait bien plutôt être le credo libertaire : c’est là qu’est toute l’ambivalence du phénomène. Sommes-nous en train de rendre un culte à la liberté républicaine ou bien à la liberté libertaire ? Un collègue ose me dire hier, en s’inscrivant délibérément dans la seconde hypothèse : "de toute manière toutes les religions se valent"...sauf qu’on pourrait dire aussi qu’à partir du moment où tout est relatif, plus rien ne vaut plus rien, y compris la vie d’un rédacteur de Charlie...Pourquoi alors cette mobilisation s’il n’y a pas des valeurs intangibles auxquelles on ne peut attenter sans menacer ce que l’homme a de plus précieux ?
    - on est en train de rassembler pieusement les témoignages des proches et des amis en vue d’une prochaine canonisation des martyrs ;
    - tout le monde s’y met, y compris sur ce forum, avec un sens du pardon qui est admirable puisque Charlie n’a cessé de "conchier" le Pape, l’Eglise et ses fidèles ;
    - j’imagine la une que Charlie aurait pu produire pour résumer l’événement avec la dérision qui le caractérisait : un vieux libertin érotomane comme en dessinait Wolinski agenouillé sur un prie-Dieu devant une icône (car la religion libertaire ne cesse d’en produire : des icônes médiatiques) prise parmi les unes abjectes de Charlie dont parle Gérard Leclerc dans son article ci-dessus, avec cette légende : "Saint Charlie, priez pour nous"...

    • PS. J’oubliais de signaler que cette quasi religion civile pratique aussi l’excommunication : en l’occurrence, contre le FN interdit de "manif républicaine" dimanche. Comme si le FN était le seul à attiser les phobies (voir l’article ci-dessus de Gérard Leclerc).

  • Comme il fallait s’y attendre, à Moscou une cohorte d’extrémistes orthodoxes s’est félicitée du caractère punitif de l’attentat contre Charlie Hebdo. Cela pourrait être le fait de la petite minorité de cinglés qu’on trouve dans toutes les communautés humaines mais pas seulement.

    L’absence de consensus dans l’opinion russe pourrait révéler une faille plus profonde et plus préoccupante. Selon le journaliste Varfolomeyev, de la radio (encore libre, une des rares...) Ekho Moskvy, "parmi (ses) connaissances, ceux qui ne condamnent pas l’attentat sont à peu près les mêmes que ceux avec lesquels il a eu des divergences sur Poutine, la Crimée, le Donbass..."

    On voit là une trace de l’opinion nettement plus répandue dans la culture russe que chez nous selon laquelle le gouvernement français en laissant injurier impunément les religions, a favorisé les conditions d’une telle agression "punitive" et les vrais terroristes sont les caricaturistes qui tirent contre les religions.

    Faille dans un pays peu acclimaté au libéralisme politique (et ça ne va pas s’arranger sous Poutine) mais aussi, entre la société russe et la nôtre : un fossé entre deux conceptions de la liberté qui peut expliquer les malentendus actuels sur l’Ukraine...

    Comme on l’a dit dans ce forum, Poutine a néanmoins envoyé des condoléances. L’Eglise russe aurait réagi mais tardivement. A confirmer.

  • "Vladimir Putin expressed profound condolences to President of France Francois Hollande in connection with casualties caused by a terrorist attack on the Charlie Hebdo magazine offices.

    The Russian President strongly condemned the cynical crime and reiterated Russia’s readiness to continue active cooperation in combatting the threat of terrorism.

    Vladimir Putin conveyed words of support and sympathy to the victims’ families and friends and wished a speedy recovery to all those who were injured as a result of the attack."

    Texte du 7 janvier 2015 à 16 h 45, publié en anglais sur le site officiel du Président de la Russie

  • "Paris, le 7 janvier 2015 --- Les évêques orthodoxes de France condamnent avec la plus grande fermeté l’attentat ignoble et barbare perpétré sur le sol national aujourd’hui, en plein cœur de Paris. De surcroit, cet acte visait des personnes innocentes qui se réunissaient dans le cadre d’une conférence de rédaction d’un média national, et donc par ce biais, était visée la liberté de la presse et d’expression, une des libertés fondamentales de notre République. Cet attentat abject cherche à semer la terreur, le doute et la division. Il appelle donc, aujourd’hui, plus que jamais, les différentes composantes sociopolitiques et religieuses de notre pays à clamer haut et fort l’unité et la cohésion nationales face à la barbarie et à réaffirmer, avec les autorités publiques de notre pays, la primauté du vivre ensemble dans le respect de l’ordre public républicain et ce, sur toutes autres considérations. Il convient également de rester extrêmement vigilant pour faire échec ensemble à toutes les tentatives d’instrumentalisation de la religion à des fins politiques et terroristes. Aucune religion ne peut accepter de verser aussi lâchement le sang des innocents. Les évêques orthodoxes de France expriment leur plus profonde solidarité et compassion avec toutes les victimes et les personnes touchées ou meurtries par cet attentat et avec leur famille."

    Communiqué des évêques orthodoxes de France, parmi lesquels ceux qui relèvent du Patriarcat de Moscou et de toute la Russie

    • Vu mais je m’interrogeais sur la réaction du Patriarcat russe à Moscou même. Je ne vois rien sur le site. Ni non plus sur le site du diocèse de Chersonèse en Europe occidentale.

      Il est vrai qu’on vient de célébrer le Noël orthodoxe et que les orthodoxes russes ont, heureusement pour eux, l’esprit ailleurs...

    • réf. : messages du 9 janvier 2015

      Merci, Hervé de Tréglodé, d’avoir enrichi ce forum de deux informations honteusement "oubliées" dans la presse, en tous cas, médiatique de notre libre démocratie.

      Il est consolant de voir qu’il y a des citoyens qui sont respectueux de la vérité et qui délivrent les vraies
      informations, ne serait-ce que pour contenter des gens atteints de scepticémisme qui attendent confirmation, c’est leur droit, et les voici servis.

    • réf. : message 9 janvier 21:10

      Bonjour, Henri, en refusant de commenter sur ce forum - comme je l’ai déjà dit hier - le carnage dans les locaux du journal en question, j’ai oublié de mentionner mon souhait, mais serait-ce un voeu pieux, que les media de notre pays diffusent dans la presse et sur les écrans télé non pas une seule mais plusieurs caricatures tombées du crayon de feu les victimes de la tuerie. Tout en continuant de respecter la mort de ceux qui ne sont plus, il serait pour le moins intellectuellement honnête,à mon humble avis que soient aussi montrées plusieurs caricatures du journal satirique (et pas uniquement celle concernant le prophète Momamed), Juste pour compléter les infos déployées afin que le maximum de nos concitoyens prennent connaissance de quelques-uns des dessins, les plus avancés, de cette organe reflétant "la liberté d’expression" au nom de laquelle "ceux qui le désirent", a-t-on rectifié, sont invités à participer au rendez-vous de dimanche.

      Ce complément d’information déployant sous les yeux du plublic plusieurs caricatures sur plus d’un seul sujet est des plus facile à réaliser et serait la moindre des choses pour octroyer à juste tire à ce qu’on appelle "les infos" leurs lettres de noblesse.

    • Vous croyez qu’un maximum de gens n’en a pas déjà connaissance ? On a fait assez de battage autour de ça en France...

      Je signale que la rédaction du New York Times vient finalement refusé de publier les caricatures considérées comme inutilement insultantes pour les communautés religieuses, choix qui a évidemment provoqué un débat et une polémique aux Etats-Unis.

      Je crois qu’il y a de ce point de vue deux types de considération à prendre en compte :

      - PEUT-ON publier de telles caricatures notamment celles qui sont hostiles à l’lslam ? La réponse a, je crois, été donnée par la justice : Charlie Hebdo avait gagné son procès lorsqu’il avait entendu publier de tels dessins en solidarité avec la presse danoise ; c’était vers 2006 ; il ne fait pas de doute qu’aux Etats-Unis la liberté d’expression est aussi étendue sinon plus ; je ne pense pas que Dieudonné aurait été interdit de parole là-bas comme il l’a été ici l’année dernière, par exemple ;

      - DOiT-ON publier ? la "doctrine" de Charlie Hebdo était le primat absolu de la liberté d’expression et de publication, même si l’exercice de la liberté est alors "irresponsable". C’est évidemment la doctrine libertaire. Mais la question qu’on doit se poser est plutôt celle-ci : est-ce qu’un média peut tout dire à n’importe quel moment ? A mon avis, la liberté d’expression est comme tout liberté : son exercice est orienté à un bien (conception non libertaire de la liberté). En effet, il peut y avoir des circonstances où on ne peut dire tout et n’importe comment sans provoquer des dommages qui sont supérieurs aux bienfaits que la liberté d’expression est censée garantir (formation contradictoire des opinions). Ce qui est vrai dans la relation interpersonnelle l’est aussi, à mon avis, dans la relation publique d’un medium à son lectorat. Il faut tenir compte de la cible. Personnellement, j’ai un temps pas mal dialogué sur un forum de musulmans francophones : il est clair que je n’utilisais pas le même type de langage que sur ce forum, car il fallait tenir compte de la culture des participants complètement étrangère au christianisme. Un musulman ne peut pas entendre que le Coran ne peut pas être un livre inspiré par l’Esprit Saint donc par Dieu. C’est une chose qu’il est possible d’écrire dans un forum comme celui-ci car les gens qui le visitent doivent s’attendre à ce que des catholiques s’y expriment en fonction de leur propre théologie.

      Je l’ai déjà dit, une insulte est une forme de violence. Elle l’est contre une personne, dans un dialogue interpersonnel, elle l’est contre un corps social ou une communauté, dans une publication. Certes, il appartient à la justice de sanctionner les excès de ce type de violence (procès en diffamation) mais chaque medium est tenu à une sorte de "maîtrise déontologique" de sa parole, à mon avis. Charlie Hebdo n’a tenu aucun compte de cela. Je ne dirai naturellement pas que la rédaction "a bien cherché" le coup de boomerang, mais ce qui nous saute à la figure avec cet attentat, ce n’est pas seulement le choc d’une violence (islamiste radicale) contre une pacifique rédaction de journal, mais le choc d’une violence islamiste radicale contre une VIOLENCE LIBERTAIRE qui se manifeste par l’injure la plus abjecte contre toute forme d’expression religieuse y compris la plus pacifique comme la religion catholique. Car Charlie Hebdo utilisait le crayon comme une ARME IDEOLOGIQUE. Les islamistes se sont attaqués à une publication qui se prenait pour une "Mecque" du libertarisme soixante-huitard, une Mecque un peu ringarde d’ailleurs, et qui avait sa "religion dogmatique". Je le redis : il y a une religion libertaire Charlie.

      Gérard Leclerc a fort bien expliqué le potentiel destructeur de ce type de publication qui a recours aux mêmes procédés qu’un athéisme totalitaire : défolier systématiquement le religieux au nom d’un credo de la liberté qui est à peu près celui-ci : il n’est d’autre dieu que ma liberté et Charlie Hebdo est son prophète... Ne nous y trompons pas : Charlie Hebbo participe d’un mouvement culturel tendant à imposer ce credo à toute la société en matant les récalcitrants. Voir le traitement infligé à Zemmour pour hérésie...

      En conclusion, je comprends parfaitement le choix que la rédaction du New York Times a fait en toute responsabilité et je l’approuve.

      Ici, en France, est-ce que la meilleure façon de répliquer au crime est de tous se croire tenus de proclamer : "je suis Charlie !". Ma réponse est non, c’est une pure idiotie. Les islamistes veulent entraîner dans leur radicalité toute la communauté musulmane française et la dernière chose à faire en ce moment est d’attiser le malaise de cette communauté en l’insultant "façon Charlie" alors qu’il faut appeler chacun à refuser les termes de l’affrontement CULTUREL dans lequel, idéologiquement, Charlie Hebdo a persisté sans comprendre que les temps avaient changé et que le discours devait en tenir compte.

      Le moment n’est pas à la caricature insultante, même si la liberté d’expression implique qu’on puisse en publier. Si l’on veut aider les musulmans à se démarquer définitivement de l’islamisme radical rejeté très massivement par ces derniers en France, ce n’est pas en les insultant comme communauté qu’on y parviendra, ce qui ne peut qu’exciter les plus cinglés ou les plus radicaux d’entre eux. C’est en favorisant une réflexion. La caricature peut certes y aider, mais pas l’injure dégueulasse dont Charlie s’est fait une spécialité mortifère.

    • Il y a eu avant-hier soir une émission télé hommage au défunt Wolinsky. Ses œuvres ont été abondamment diffusées à cette occasion. Ce qui prédomine dans celles-ci c’est une sorte d’érotomanie obsessionnelle.

      Dans les années soixante, ça pouvait passer comme avant-gardiste et libertaire dans une société bourgeoise constipée. Aujourd’hui c’est tout banalement de la pornographie ringarde pour bobos en quête de petits encanaillements.

      Qui lisait encore Wolinsky, à part un petit cercle de vieux retardataires ex-avant-gardistes ?

      Charlie-Hebdo avait un tirage confidentiel. Il n’aura jamais tant tiré que pour son prochain numéro...

    • Comme déjà bien expliqué ici, hier et aujourd’hui, et en ne répondant à aucun message d’où qu’il émane, je sohtaite simplement inviter ceux que cela intéresse, à ne se limiter comme moi-même qu’ à la qualité de l’information telle que diffusée. Je persiste et signe que je n’entre pas pas dans une polémique digne ou indigne sur ce sujet, le principal acteur étant, dans ce contexte, la formulation et la qualité de l’information diffusée dans notre démocratie.

      Me basant, comme d’autres peut-être, sur ce que des chaines télé, ce qui implique ma volonté de n’entrer dans aucun débat sur les événements récents, je souligne les "paroles" des infos, textuellement :

      - d’abord : "les deux SUSPECTS ont été abattus"
      (cela hier soir) puis, très tôt ce matin :

      - les deux "PRESUMES TUEURS" ont été abattus.

      J’ai pris la liberté de soumettre ces deux citations qui pourraient donner à réfléchir à bon nombre de citoyens qui le désireraient.

      Ma présente intervention respecte donc ma volonté de ne pas commenter les événements (pour le moment) mais d’inviter simplement à réfléchir sur la qualité des "infos" ventilées aux quatre coins de notre pays ;

      Qu’il soit donc bien clair que je soumets, ici, rien que deux exemples du langage des infos dans notre pays qui reconnait que DEUX SUSPECTS ont été abattus, puis, quelques heures plus tard que LES DEUX PRESUMES TUEURS ont été liquidés. C’est bien. Ma conclusion est qu’on a donc que deux SUSPECTS, puis deux PRESUMES tueurs ont été assassinés. J’ose avancer "assassinés" puisque SUSPECTS et PRESUMES TUEURS, ne sont donc pas des criminels dûment reconnus comme tels par un jugement équitable, et ne reposant sur aucune PREUVE. Qu’est-ce donc que la responsabilité des juges et de la justice ? FAUTE DE PREUVES.

      Malheur à moi, donc ou à l’un de nous qui se,serait trouvé par hasard dans une traque et qui pourrait être abattu rien que parce qu’il se serait trouvé, par hasard, au mauvais moment au mauvais endroit.

      Il n’y aurait donc qu’à se cafteutrer dans sa maison.

      Je pense que dans de telle circonstances que nous donnent les infos, la prudence est bien sûr de rigueur (et face à tout le monde et n’importe qui, même à son voisin ou à son propre frère). Sauf que la prudence n’est pas la peur, car la peur paralyse tandis que la prudence est sage conseillère.

      Pour finir, la prudence n’est pas de la lâcheté, pas plus que l’insulte, le dénigrement et les expressions ordurières ne sauraient en aucun cas être compris comme des actes de courage.

      Il m’est d’avis qu’en aucun cas les "infos" et ceux qui en tirent les ficelles ne devraient être pris comme des vérités révélées. Non, le peuple de France fera preuve de sagesse, de prudence et d’intelligence, et ne cèdera jamais à la peur inoculée et savamment dans nos foyers.

    • réf. : message du 10 janvier 13:39

      j’ignorais qu’une émission télé hommage au défunt Wolinsky avait été diffusée avant-hier. Tout en tenant, comme vous, a respecter la mémoire de disparus, il m’est venu à l’idée de réfléchir sur ce genre de caricatures que seuls ceux qui ont eu le privilège d’avoir sous les yeux en totalité, il m’est donc venu l’idée de réfléchir sur plusieurs de ces dessins "satiriques" : qui pourraient apporter la preuve qu’ils n’auront été pour rien dans l’émergence de quelques "agressivités" d’où qu’elles émanent ?

      La vraie culture de la satire ne relève pas de l’ordure, et la haine de choses auxquelles on ne peut ou ne veut adhérer, n’appelle pas au blasphème.

      Cette magnifique notion de "liberté d’expression" en serait-elle réduite à défendre, cautionner et encourager des violences gratuites et ordurières ? Personnellement je ne le crois pas, car il m’a été donné plus que trop souvent, hélas, d’être témoin de bien de journalistes et reporters abattus parce que leur fidélité et leur attachement à "la libre expression" était au service de causes hautement respectueuses et nobles. Mais c’est un autre sujet.

    • Ne pas focaliser des caricatures uniquement sur les musumans. Dans les "oeuvres" du papier "Charlie hebdo" il n’est pas uniquement question de la religion musulmane.

      Mais ce n’est pas cette question qui me fait réfléchir et tirer, au conditionnel, quelques conclusions. Au sujet des condoléances envoyées de toutes parts au gouvernement de notre pays pour l’ignoble tuerie dans les locaux de ce journal dit "satirique" la projection en long et en large de la photo d’Obama, écrivant sur le livre d’or ou d’argent ou de fer blanc, je ne sais, à propos de cet événement : "Vive la France" m’a paru surfaite, grotesque et ridicule".
      Diffusée à plusieurs reprises sur des chaines télé locales a été ressenti par beaucoup comme un blanc-seing à l’action et à l’intervention des instances compétentes , à tous les niveaux, sur cet événement : gendarmerie, polices, forces spécialisées, qui ne relèvent que du seul gouvernement du pays qui n’a vocation à entériner aucun désaveu ou compliment en la matière.

      La satire du medium Charlie Hebdo, je le souligne avec force à nouveau, ne visait pas QUE l’Islam et les musulmans et leur prophètes. Se garder de mélanger les genres pour uniquement, peut-être "noyer le poisson" et ainsi faire porter le chapeau aux uns en le déplaçant de sur le crâne des autres.
      Et rien ni personne ne pourrait affirmer que de telle satires n’aient suscité des sursaut d’indignation d’où qu’elles émanent. L’intelligence de la satire pourrait - et cela elle l’à prouvé- se situer à une niveau très supérieur

      Comprenne qui veut...

    • P.S. Des "cinglés" et des "radicaux" et j’ajoute des SALAUDS, ne se trouvent pas uniquement chez les islamistes. Vu ?

    • Il faut vraiment être tordu pour trouver que la signature par le président Obama du livre de condoléances à l’ambassade de France à Washington était surfaite, grotesque et ridicule.

      Il est évident que les Américains ont réagi à cette attaque, le plus grave attentat en France depuis la guerre d’Algérie, en ayant à l’esprit le souvenir du 11 septembre, alors en plus qu’il s’agissait d’une attaque ciblée sur un journal et que la liberté d’expression est au fondement même de la république américaine.

      Voici le texte intégral du mot du président américain qui suffit à convaincre : « Au nom de tous les Américains, je fais part aux Français de notre solidarité après cette terrible attaque terroriste à Paris », a-t-il écrit. « En tant qu’alliés à travers les siècles, nous sommes unis avec nos frères français pour nous assurer que justice soit faite », a-t-il ajouté. « Nous avançons ensemble, convaincus que la terreur ne vaincra pas la liberté et les idéaux qui sont les nôtres, les idéaux que illuminent le monde. Vive la France ! (cette expression en français)

    • Il était important pour moi de réfléchir encore plus sérieusement à "la façon" dont Obama a envoyé ses
      condoléances au gouvernement français après la tuerie
      dans les locaux du paper Charle hebdo que nul ne saurait cautionner.

      En revenant aux USA où existe encore dans plusieurs Etats la peine de mort, où tous les jours (je ne me réfère qu’aux informations retransmises chez nous et ailleurs, où tous les jours des jeunes dans les lycées et les collèges, des passants dans la rue, des personnes dans leur maison et je le souligne tous les jours sont tués par révolvers, mitrailleuses de toutes marques, grenades achetées ou fabriquées maison, bref, meurent par grappes dans une démocratie de ce grand pays que sont les USA, et où je le répète la peine de mort existe encore avec des moyens sophistiqués tous les quelques mois ou années revus et corrigés pour être encore plus efficaces, oui, pense vraiment qu’Obama (qui ne fait pas ce qu’il veut mais qui cède à des pressions) a été trop grandiloquent dans ses condoléances. Quelques mots simples auraient suffi au lieu de toute cette tartine agonisant sous les mots, en français, please, "Vive la France" alors que "la France" il en est plus d’un (et en son sein) qui souhaiteraient la voir à genoux (ou améliorée et changée par une sauce - je ne sais plus laquelle- en tous cas exotique et qui n’a rien à voir avec le bon goût et les valeurs ancestrales de notre beau pays). De plus, il était ridiculement inutile de noircir encore et encore cet espace en "traduisant" le texte des condoléances du président Obama. car on sait lire. Merci

      Pour finir, le "tordu" est celui qui l’est devenu à force de plus que trop souvent s’escrimer à rentrer dans sa veste tantôt d’un côté tantôt de l’autre. "Tordu" est celui qui dénature les mots, les expressions et la pensée d’autrui, mais en vain. "Tordu" est celui qui prétend faire le catéchisme à ses semblables alors qu’il transforme la fête de la Nativité et celle de l’Epiphanie en y inoculant un ersatz de littérature profane, indigeste et insultante.

      Pour ma part, j’ignore si le terme de "tordu" appliqué à quelqu’un est le mot argotique, familier ou vulgaire qui serait synonyme d’hypocrite. Si "tordu" veut donc signifier "hypocrite"...les définitions ci-dessus seraient justifiées. J’apprécie le fait de n’avoir pas été le premier à utiliser ce terme.

    • Obama a été digne et amical avec la France qui traverse une épreuve. Après, on peut ratiociner.

    • Ratiociner - df : raisonner avec une subtilité excessive sur quelque chose.

      Synonymes : ergoter, raisonner, pinailler, disputailler

      On finit par se prendre les pieds dans le tapis...

    • Enfin une bonne nouvelle ! En effet, j’ai lu sur le site du "Point" ou un autre, je ne sais plus, que l’Ukrainien Porochenko prévoit de faire partie, demain, des personnalités d’Etats Européens qui seront présents, demain dimanche, dans la marche (dont j’ai oublié le nom) à Paris. Cette info est-elle vraie ou pas ? Je l’ignore, mais je l’ai eue sous les yeux.

      Si donc Porochenko s’est vraiment invité (ou a été invité) cette marche de demain, il serait utile et agréable qu’il embarquer avec lui une brochette de ces belles Femen dont l’initiatrice est Ukrainienne, oui, vous savez, ces femmes à torse nu dont l’une d’elle avait eu le très bon goût d’aller mimer une scène d’avortement sur l’autel de l’Eglise de la Madeleine en y déposant sous son....hum un morceau de foie de génisse ou de veau.

      Avis donc aux adorateurs inconditionnels de Porochenko (sous toute réserve quant au programme du Président d’Ukraine). On pourra, nous a-t-on informés, prendre des photos de toutes ces personnes alitées représentant l’Europe souffrante.

    • Il y a de ces expressions vraiment savantes qui n’ont nul besoin d’être traduites. Inutile donc de se fatiguer à expliquer inutilement, vaut mieux rester tapi dans le tapis où les deux pieds de certains sont et depuis longtemps pris.

    • Qu’il me soit permis de me poser une question face aux valeureux et indéfectibles défenseurs sur ce forum, farouchement attachés à la liberté d’expression : comment se fait-il qu’ici même les champions de tous les vocabulaires n’aient écrit noir sur blanc et franchement ce qu’on nomme : "le mot de cinq lettres" ou encore avec plus de panache, "le mot de Cambronne" ? Curieux, cette liberté d’expression qu’on assure totale, entière et qui permet de dire tout ce qu’on veut, parait-il, comme lu dans une intervention ou deux, curieux qu’on n’ait pas,ou pas encore, trouvé ce mot parfumé (l’original, svp,et pas ses succédanés)
      ici même. Il faudrait quand même avoir le courage de ses expressions (comme déjà prouvé à plusieurs reprises). La sacro-sainte liberté d’expression se serait comme évaporée ?

    • Réf. : message du 10 janvier 13:39

      Ce "prochain tirage" dont j’ai entendu, sauf erreur, qu’il serait d’un million d’exemplaires, serait-il entièrement ou partiellement vendu ou distribué gratuitement ?

      Si cette question était nulle, je la retire.

    • Rien que cette abjecte caricature, plus que de longs discours, résume ce qu’est et a été depuis les origines Charlie Hebdo. Accoler cela avec une prétendue "liberté de la presse" à défendre c’est se f... du monde dans les grandes largeurs.

      Charlie Hebdo est une caricature.

      Attention, on a affaire à du vraiment ignoble et effroyablement insultant, de l’abjection vomitive à l’état pur. Ça ne justifie en rien les réactions brutales, mais ça explique bien des choses (à défaut de les approuver).

      Les auteurs du dessin qui suit (et de tous les autres) croyaient-ils pouvoir offenser impunément des gens qui ne leur ont rien fait ?

      C’est ça « les idéaux qui illuminent le monde » ?

      Qui osait se parer d’une telle citation, d’un « plutôt mourir debout que vivre à genoux » camusien ? N’est pas une usurpation monstrueuse, une de ces inversions diaboliques dont le Menteur par excellence a le secret ?

      http://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2015/01/charlie-hebdo-47.jpg

    • Incroyable ! Énorme...

      L’information m’avait échappée (j’ai eu de multiples autres choses à faire que disséquer la presse du jour).

      Angela Merkel, David Cameron, Matteo Renzi et Mariano Rajoy seront demain à Paris pour la Grande Manif’.

      Donald Tusk (à ne pas confondre avec son presqu’homonyme à plumes, nettement plus sympathique) et Jean-Claude Junker, piliers et caïds de l’Union européenne seront également présent.

      Jusque là, on peut s’étonner mais on reste dans du concevable.

      Là où ça devient franchement hallucinant, c’est lorsque la venue de Petro Porochenko, président ukrainien en exercice, co-boucher du Donbass (avec Arsenik Iatseniouk, Aleksandr Tourtchinov et quelques autres) est annoncée !!!...

      Dans le même temps on apprend que la présence de Marine Le Pen est récusée par les groupes socialistes.

      On en tombe sur le séant !

      Madame Le Pen, qui représente électoralement quelques millions d’électeurs Français et - semble-t-il - républicains, se voit rejetée d’une cérémonie qui se prétend consensuelle pendant qu’un oligarque Ukrainien (ça ne fait même pas partie de l’UE, l’Ukraine) collaborant officiellement avec d’authentiques néo-nazis et se livrant officiellement à un ethnocide monstrueux sur une partie de sa population serait admis dans une manifestation en faveur des « idéaux qui illuminent le monde ». On croit rêver !

      En fait, on a là des signes et des indicateurs très précis que chaque citoyen-électeur devrait, une fois l’émotion retombée comme un soufflé, se donner la peine de décoder et d’interpréter pour leur donner leur vraie signification.

      Quand on lit que « Le président français a appelé tous les Français à "se lever" dimanche, dans la capitale comme dans les grandes villes du pays, pour "porter ces valeurs de démocratie, de liberté, de pluralisme auxquelles nous sommes tous attachés" »(*) et qu’on constate qu’un Porochenko va fouler dans quelques heures le pavé parisien au nom de ces « valeurs », on n’a qu’une seule ressource : se lever... et aller vomir !

      *http://www.huffingtonpost.fr/2015/01/09/rassemblement-charlie-hebdo-dimanche-paris-francois-hollande-marche_n_6445016.html

    • Une fois de plus, vous mettez à côté de la plaque.

      L’incongruité, ce serait que Poutine participe à la marche républicaine alors qu’en Russie, la liberté d’expression est de plus en plus muselée.

      Si Porochenko vient à Paris, cela manifestera simplement que l’Ukraine d’après la révolution de la dignité s’insère pleinement dans une communauté de destin européenne fondée sur le respect des libertés. Ce qui n’est pas le cas de la Russie de Poutine, qui tend à s’en éloigner par le fait de sa direction autoritaire et répressive.

      Quant aux caricatures, vous êtes là encore à contretemps. Merci de les laisser au placard aujourd’hui. Sinon on va repartir dans une spirale de cinglés excitant des cinglés et des vieux cons, ces derniers ayant toutefois l’avantage de ne nuire que par leur radotage inoffensif. Il y en a suffisamment y compris parmi les catholiques pour polluer les débats mais on ne peut pas avoir une conception sélective de la liberté de parole...Il faut subir... Chaque communauté a son lot...ou sa croix.

    • Voici une excellente réflexion qui mériterait d’être diffusée le plus largement possible.

      Je suisCharlie : En état de choc, on fait n’importe quoi

      « En état de choc, on fait n’importe quoi » : Guillaume de Prémare livre son décryptage du choc « Charlie Hebdo » et du mouvement « Je suis Charlie ».

      Que pensez-vous de ce que nous vivons autour du choc « Charlie Hebdo » ?

      Il faut partir du fait générateur qui est le terrorisme. La France a déjà connu, dans un passé récent, des vagues de terrorisme. Mais elles n’étaient pas de la même nature. Je vois deux différences profondes.
      La première différence est que les vagues de terrorisme des années 1980 et 1990 étaient principalement destinées à faire pression sur la politique internationale de la France, qu’il s’agisse du conflit israélo-palestinien ou de l’Algérie. Aujourd’hui, les terroristes cherchent aussi à faire pression sur la France par rapport à ses engagements militaires à travers le monde, mais ils poursuivent plus largement un objectif de conquête politico-religieuse à l’échelle mondiale, ce qui est nouveau, appuyé sur une idéologie politico-religieuse qui est ancienne.
      La deuxième différence, c’est que les terroristes venaient jusqu’ici le plus souvent de l’extérieur. Aujourd’hui, l’islam radical s’appuie principalement sur des musulmans qui vivent en France, et sont même de nationalité française. Les jeunes sont radicalisés en France, font leurs armes à l’étranger puis reviennent en France pour combattre. C’est un élément-clé de la stratégie terroriste en France : mener une guerre de l’intérieur qui s’appuie sur des troupes déjà sur le sol français.

      Selon vous, quelle est la stratégie de ces terroristes ?

      Leur stratégie est de semer le chaos, de provoquer un état de choc global de notre société, pour créer une fracture irrémédiable entre les musulmans français et le reste de la population. Ils commettent donc des attentats pour faire grimper à son paroxysme la peur de l’islam et l’hostilité envers l’islam, jusqu’à la psychose, à un point tel que les musulmans ressentent cette hostilité, y compris, si possible, en raison de représailles contre la communauté musulmane. Il nous faut donc impérativement éviter les délires identitaires agressifs.
      Ils misent sur l’aspect très communautaire de la religion musulmane pour gagner l’opinion musulmane. Celle-ci, se sentant en terrain hostile, se communautariserait toujours davantage et serait mûre pour d’abord éprouver de la sympathie pour le djihadisme, ensuite leur apporter un soutien. Cela ne signifie pas qu’une majorité des millions de musulmans qui vivent en France deviendrait terroriste – dans une guerre les combattants sont toujours minoritaires -, mais les islamistes pourraient recruter de jeunes musulmans sur un terreau de plus en plus favorable et évoluer, dans les quartiers musulmans, en terrain ami. Je ne dis pas qu’ils vont réussir, mais je pense que c’est leur projet.

      Pour accentuer ce processus de séparation des musulmans de la communauté nationale, il y a un autre aspect qui est la guerre culturelle. Il s’agit de séparer toujours davantage culturellement les musulmans de la culture française. Pour cela, ils s’appuient sur la décomposition de la culture française pour en faire un parfait repoussoir pour tout bon musulman. Plus la société française est athée, libertaire, permissive, consumériste, sans repères, vide de sens, et en faillite éducative, plus la fracture culturelle grandit avec les musulmans. Je crois que cet aspect des choses est majeur dans le défi auquel nous sommes confrontés. Ce n’est pas le « choc des cultures », mais le « choc des incultures » comme dit François-Xavier Bellamy.

      Alors, pourquoi Charlie Hebdo ?

      C’est ce que l’on nomme la guerre psychologique. Il y deux choses : le choix de la cible et les moyens employés. Les moyens visent à provoquer l’état de choc : l’utilisation d’armes de guerre, l’exécution froide des journalistes de Charlie Hebdo, et celle bien sûr d’un policier achevé à terre. C’est le complément idéal de l’état de choc mondial volontairement créé par la diffusion de vidéos des horreurs commises au Proche-Orient par l’Etat islamique. Il faut que ça fasse barbare. Plus nous les voyons comme barbares, mieux ils se portent. La deuxième chose, c’est le choix de la cible, Charlie Hebdo. A mon avis, c’est un choix parfaitement pensé.

      Charlie Hebdo est honni par l’opinion musulmane, les musulmans n’ont pas besoin d’être islamistes pour détester Charlie Hebdo. En attaquant Charlie Hebdo, les terroristes veulent désensibiliser les musulmans à la compassion pour les victimes. Cette action psychologique vise notamment les jeunes musulmans qui, comme beaucoup de jeunes de leur génération, sont de plus en plus désensibilisés à la violence par les films, les jeux vidéo et tout ce qu’ils voient à la télévision. Nous avons vu cette semaine, par exemple dans les écoles de Seine-Saint-Denis, que cette action psychologique fonctionne à merveille. Dans certaines écoles, il a été très difficile d’organiser ou de faire respecter la minute de silence.

      Ensuite, en attaquant Charlie Hebdo, les islamistes provoquent une sympathie généralisée pour Charlie Hebdo dans l’opinion publique française. Charlie devient le symbole de la France et la décomposition culturelle s’accélère : la France c’est Charlie et Charlie c’est la France. Dimanche, la France de Saint Louis, de Napoléon, de de Gaulle, d’Aragon et Hugo est devenue « Charlie », ce qui est une régression culturelle. A partir de là, dans le meilleur des cas le jeune musulman est poussé à faire une quenelle à la France, geste de mépris et de défi très populaire dans la jeunesse des banlieues, dans le pire des cas on fabrique les futurs jeunes djihadistes.

      D’une certaine manière, nous n’avons pas affirmé ce que nous sommes vraiment…

      En effet, nous avons affirmé l’inverse de ce que nous sommes. L’article 4 de la déclaration des droits de l’homme dit que « la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ». C’est un principe fondamental puisqu’il est dans notre document de référence fondamental. Il y a deux ans, le plus grand nombre était d’accord pour critiquer la parution des caricatures parce qu’elles étaient jugées insultantes, blessantes. L’insulte est une violence et la violence nuit à autrui, la violence nuit à celui qui la subit. Bien évidemment, la liberté d’expression est un bien précieux, mais il n’y a pas de liberté absolue dans une société. Nous piétinons donc nos propres principes dits « fondateurs » en disant qu’il y a, en quelque sorte, un droit à l’insulte. La déclaration des droits de l’homme dit l’inverse ! Comment voulez-vous faire respecter des principes que nous piétinons ?

      Ensuite, devons-nous accepter, pour nous-mêmes, cette régression culturelle qui veut que « La France c’est Charlie », qui veut que le poids symbolique de nos valeurs, de notre identité et de notre unité repose sur Charlie ? Luz, un dessinateur de Charlie, a expliqué dans les Inrockuptibles que cette charge symbolique que l’on met sur Charlie Hebdo était à côté de la plaque.

      Vous êtes en train de nous expliquer que nous avons fait exactement ce qui convient aux terroristes islamistes ?

      Absolument. Au départ, il y a une excellente intention : dire sa compassion envers des victimes d’un assassinat terrible et inacceptable, dire son refus de la violence et du terrorisme. Mais le slogan « Je suis Charlie » est venu donner à ce bel élan un contenu hystérique à contre-emploi : la France c’est Charlie et Charlie c’est la France. Ensuite il y a eu la marche, ce bel élan populaire de citoyens qui ont besoin de se rassembler pour dire leur refus du terrorisme et rendre hommage à nos morts. Cet élan a été récupéré par une caste politico-médiatique décrédibilisée qui y a vu l’occasion de se refaire la cerise sur l’affaire Charlie Hebdo. En état de choc, on fait n’importe quoi, on est manipulable, le cerveau sur-sensibilisé jusqu’à l’hystérie est disponible à la manipulation. La broyeuse médiatique est passée par là et la France a défilé avec comme slogan « Je suis Charlie », comme image des caricatures insultantes et comme symbole suprême le crayon qui manie l’insulte. En gros, la caste politico-médiatique est parvenue à donner l’image d’un peuple réuni autour des valeurs, non pas de la France, mais des valeurs vides de sens de leur caste : ce que la propagande politique et télévisuelle a nommé « nos valeurs », « notre modèle », « notre mode de vie ». Le terme même de « marche républicaine » est insuffisant. La question n’est pas celle de la forme de gouvernement, acceptée par le plus grand nombre, mais celle de la France. La France est d’abord un pays, pas une forme de gouvernement.

      La marche était donc une mauvaise idée selon vous ?

      Non, c’était une bonne chose dans l’élan initial. Il aurait peut-être fallu faire une marche blanche, sans slogans ni pancartes, une marche citoyenne, de société civile. Une marche avec pour seul contenu le refus du terrorisme et l’hommage rendu aux victimes. Nous aurions alors gagné une bataille psychologique. Or, dimanche, nous avons perdu une bataille culturelle et psychologique. Ce qui s’est passé est grave et beaucoup de gens ne s’en rendent pas compte parce qu’une propagande sans précédent dans l’histoire de la France contemporaine a été diffusée par la télévision et démultipliée sur les réseaux sociaux comme un réflexe pavlovien. Nous sommes guidés et informés par des irresponsables, des aveugles qui guident des aveugles. Il est temps d’ouvrir les yeux.

      Que pouvons-nous faire ?

      Tout d’abord mener la guerre sans faiblesse sur le sol même de France contre les terroristes, avec nos services spécialisés et nos moyens policiers. Ensuite, il faut contrer l’adversaire sur les points-clés de sa stratégie : éviter la psychose et garder calme et sang-froid, éviter autant que possible les attitudes agressives et hostiles envers les musulmans, les représailles. Il y en a eu, pour le moment légères. Nous devons ensuite entrer dans la lutte d’influence sur l’opinion musulmane, essayer de nous gagner l’opinion musulmane avant que les islamistes ne la gagnent. Nous devons stopper notre décomposition culturelle et redécouvrir ce que nous sommes vraiment, c’est-à-dire Hugo plutôt que Charlie. Et nous devons, sur cette base commune, nous battre sur le terrain éducatif et culturel. Nous avons tout investi dans le social dans les banlieues, à fonds perdus. Nous devons essayer de transmettre aux jeunes musulmans ce qu’est la France, faire aimer la France aux jeunes musulmans et à leurs parents. Demandez à Jean-François Chemain, Xavier Lemoine ou Camel Bechikh si c’est possible de réduire la fracture culturelle, ils vous diront que oui. C’est leur expérience concrète, pas une idée abstraite. A Montfermeil, ils ont proposé une offre éducative avec les cours Alexandre Dumas. C’est le prototype d’écoles qu’il faudrait étendre sur tout le territoire. Ce qui réussit aujourd’hui à petite échelle, il faut le faire à grande échelle.

      Est-il encore temps ?

      Je ne sais pas, mais partons du principe que oui, il est encore temps. Travaillons avec cœur, détermination et amour. Toute victoire commence par un premier pas, partons à la conquête des cœurs !

      Propos recueillis par Nicole Buron.

  • Si Charlie Hebdo n’existait pas y aurait-il eu des tueries ailleurs ? Auparavant nous avions eu des morts à Joué, dans un commissariat, après la tuerie au journal, il y eu d’autres morts dans un magasin kacher, et dans un carrefour. Ces attentats semblent le prétexte à déclencher une guerre civile : cela ressemble au début de la guerre d’Algérie a-t-on entendu à "c’est dans l’air" et une autre chaine. Le plan Vigipirate est maintenu à son niveau extrême . L’avenir dépend du sang froid des Français et des compétence du gouvernement. La guerre en Syrie a débuté aussi par des provocations régulières à Homs par des gens venus de l’extérieur ; chez nous ils sont préparés par al qaida

    • Réf. : message du 10 janvier 20:51

      Enfin une phrase sobre, juste et conséquente capable de couvrir et remplacer palabres et autres en ces temps difficiles, je cite :"L’avenir dépend du sang-froid des Français...", mais oui, et de leur bon sens à distinguer ce qui devrait être retenu ou pas afin de rester unis, forts et décidés à déjouer les piège éventuels de la division et de la zizanie.

      Qu’il me soit permis, comme le l’ai fait pour les familles endeuillées des membres de journal satirique tués en leur bureau, qu’il me soit permis au nom de la liberté d’expression comme je la comprends d’exprimer ici à la famille, aux proches et aux amis du policier Monsieur Ahmed Mérabet tombé le premier sous des balles criminelles victime de son devoir, toute ma sympathie et ma compassion demandant à Dieu de les aider dans cette terrible épreuve.

      Que le Seigneur nous prenne ainsi que le pays en Sa Grande Bonté.

    • Oui, de ce policier, victime de son devoir, la grande vague médiatique a fait peu de cas. C’est tout juste si son nom a été cité (il faut le chercher avec insistance pour le connaître (*).

      La grande boboïtude, relayée par une foule moutonnière à qui l’émotion collective et panurgienne tient lieu de réflexion, s’est empressée de s’identifier à un slogan réducteur ayant des accents soixante-huitards (d’où son succès immédiat et international).

      Je pense qu’il aurait été infiniment moins politiquement correct et infiniment plus productif de s’afficher “Je suis Ahmed Mérabet ”, du nom de cet obscur agent de l’ordre public, victime d’une terreur inhumaine et sans pitié qui broie tout sur le chemin de sa folie !

      Si des milliers de manifestants "spontanément" descendus dans la rue se sont complaisamment montrés avec les affiches qu’on leur a distribuées (**) en abondance, il reste qu’une large partie de la population refuse de s’identifier à “Charlie” !
      Ceux-ci feront par définition moins de bruit médiatique que ceux-là puisqu’il ne vont pas s’afficher sous l’œil des caméras avec des « je ne suis pas Charlie » iconoclastes. J’en ai pourtant déjà croisé quelques dizaines depuis jeudi qui refusent explicitement de s’identifier au slogan “officiel”...

      * de la même manière, Frédéric Boisseau, agent d’entretien, a été assassiné froidement et gratuitement alors qu’il n’avait aucune relation directe avec la rédaction de Charlie Hebdo. Qui parle de lui, qui songe à lui ? Les médias feront encore des “hommages” aux 4 caricaturistes de C.H., alors que sa mémoire aura depuis longtemps complètement sombré dans l’oubli collectif

      ** une logistique impressionnante d’efficacité professionnelle s’est mise en place quant aux banderoles et affichettes portées par les foules ; en ce qui concerne le côté “manifestant spontané”, quelques organisations semblent avoir pieusement aidé le hasard : j’ai pour ma part (alors que je n’ai strictement rien à voir avec Charlie Hebdo et ses réseaux) été le destinataire de plusieurs SMS m’invitant avec force détails suggestifs à venir manifester pour "je suis Charlie" et m’invitant en outre à « relayer d’urgence le message auprès de la totalité de [mon] carnet d’adresses » !...
      tout ça sent la récup’ à plein nez d’une grosse vague émotionnelle...

  • Tordus ?

    @ 10 janvier 16:17

    Eh bien, soit, je suis un tordu !

    Obama en a fait des tonnes. Ce n’est pas gratuit.

    La France n’est qu’un bantoustan secondaire pour les grands seigneurs de Washington. Que le suzerain daigne s’intéresser avec tant d’emphase au pays dirigé par l’insignifiant et micro-cosmique Hollande indique seulement que cela fait partie des stratégies fumeuses de l’empire à l’égard de notre nation.

    Comparer le massacre de mercredi avec celui du 11 septembre est d’une corniflerie sans nom. Certes, il y a eu 17 morts, ce qui n’est pas rien, mais tout de même ; il faut avoir un singulier sens de l’exagération et de l’emphase pour oser faire de tels rapprochements.

    Quant à invoquer la “liberté d’expression”, il y a quelque part imposture. Il n’y a pas de commune mesure entre le vrai journalisme (somme toute apanage de bien peu d’organes de presse) et l’activité d’un Charlie Hebdo qui s’apparentait bien plus à celle de son parrain Hara Kiri dont le fond de commerce était la parodie, l’humour obscène et la dérision sarcastique.

    La compassion Obamesque est suspecte car orientée.

    Petit rappel.

    Le 17 juin dernier, deux journalistes de la télévision publique russe VGTRK - Igor Korneliouk et Anton Volochine  -, en reportage près de l’agglomération de Mirny (région de Lougansk, dans l’est de l’Ukraine) ont été tués par des tirs de mortier (le 24 mai, le journaliste italien Andrea Rochelli et son traducteur Andreï Mironov avaient été tués à Andreevka, près de Slaviansk.).

    Quelques jours plus tard, c’était au tour d’ Anatoli Klian , cameraman de 68 ans, qui effectuait un reportage dans la région de Donetsk d’être la cible de tirs intentionnels ukrainiens. Il a été mortellement blessé au ventre...

    QUI dans le monde occidental a versé la moindre larme ? QUI s’est ému d’une atteinte à la liberté d’expression ?

    Ni Hollande, ni Obama...

    Charlie Hebdo de son côté ne s’était guère préoccupé de la liberté de la presse russe en Ukraine et de l’information étouffées par le régime néo-nazi de Kiev. Pourtant, la dénonciation des “fachos”, c’était le fond de commerce traditionnel et le gimmick de C.H. !

    « les idéaux qui illuminent le monde », c’est quoi ? C’est bombarder l’Irak et plonger cette civilisation (qui illuminait l’Antiquité alors que les ancêtres de la plupart de ces Américains qui prétendent imposer leur ordre au monde n’étaient encore que des barbares) dans l’anarchie et le chaos ?

    Les « idéaux qui illuminent le monde », c’est fomenter des coups d’état au Chili, au Salvador, en Ukraine et soutenir des dictatures et des juntes meurtrières qui torturent les opposants dans les stades ? C’est accepter que des (néo)nazis soient au pouvoir (après en avoir incorporé directement dans la CIA...) ?

    Des idéaux comme ceux-là, monsieur Obama peut se les garder et s’en faire un tampon à usage multiple !

    L’imposture réside dans l’amalgame abusif (opéré par le dédicataire de Washington, mais aussi par son vassal Hollande) : les idées de Charlie Hebdo ne sont pas les idéaux de la République (ou alors la république s’est fait Hara-kiri sans le savoir) et les idéaux de monsieur Obama n’ont rien à voir avec les idéaux de la France !

    • Coucy, je crois que c’est votre grille de lecture qui est tordue...Elle ne fonctionne ni quand vous la plaquez sur l’Ukraine, ni quand vous essayez de cadrer ce qui se passe en France.

      Vous devriez changer de modèle...Vous devez avoir un truc un peu obsolète.

    • Ça y est, le donneur de leçons universelles a encore frappé. Il décide de ce qui est « tordu » et ce qui ne l’est pas et de l’obsolescence des choses !

      Mes analyses ne vous plaisent pas ? Les vôtres, non plus, ne me plaisent pas !... Je n’aime particulièrement pas votre complaisance inqualifiable à l’égard du néo-nazisme et votre inqualifiable façon de minorer et nier celui-ci tout en assénant en parallèle des leçons de morale chrétienne aux uns et aux autres.

      Vos tentatives pour disqualifier la parole de vos contradicteurs ne font plus illusion auprès de personne. Elles apparaissent comme telles : des manœuvres vaines.

    • Coucy, je n’ai pas besoin de disqualifier quoi que ce soit... Vous y parvenez très bien tout seul avec un talent incontestable et une persévérance admirable.

      En paraphrasant Charlie, qui fut parfois drôle, tout de même, on aurait presque envie de faire dire à un évêque en discussion avec un confrère : "ah, c’est dur d’être défendu par des tordus..."

    • réf. : message 11 janvier 19:26

      Quelqu’un qui s’est disqualifié lui-même on n’y peux rien. C’est une marque déposée, for ever. Autant vouloir changer le cours de l’Histoire, ce qui est impossible. Donc...

      P.S

      Pour nous changer une peu les idées après ces grandioses marches dans tout l’Hexagone : une petite anecdote cueillies aujourd’hui sur mon ordi. Il s’agit simplement de la conclusion d’une discussion via skype avec un des mes amis de Dublin au sujet de ce qui s’est passé mercredi, focalisée sur la "liberté d’expression". Le fils de mon ami irlandais qui, contrairement à son père, étudie le français dans une institution spécialisée, et n’est pas encore "très instruit" vu que comme il me l’avait, avoué, la langue française est très difficile, prononcé avec un épouvantable accent irlandais. Bref, pour illustrer la liberté d’expression, j’ai envoyé quatre échantillons de caricatures de Charlie hebdo (parmi les plus fameuses sur l’Eglise en général et le Christ en particulier). Je viens de recevoir de son grand adolescent de fils un mail très court mais qui en dit long, en un français des plus approximatifs, que je me permets de retranscrire :

      "Bonjour ! chère ami de papa, escousez moi, c’est pas bienne. No respé de rien de tout. Pouisque tout ça ok chez vous, je peut alors vous dire un grand MAIRDE !
      Lots of love. Andrew."

      Après avoir ventilé ce courriel vers bien des amis et connaissances, et après bien des hésitations, et vu qu’on en est pas à un bras d’honneur près sur ce forum, je n’ai pas pu résister à la tentation de l’envoyer ici.

      Qu’on veuille bien m’en excuser et excuser mon jeune apprenti en français !

    • Avez vous vu le film Hitchcock ’ l’ombre d’un doute ’ de 1943 ?
      A la fin du film l’héroïne du film qui s’appelle Charlie en hommage à son oncle Charlie se réfugie dans les bras de son ami policier et lui confie son désarroi devant la foule de la petite ville qui se rend à l’enterrement de ce’ brave oncle ’ qui a quand même tenté de la tuer et lui avoue qu’il est impossible de détromper tous ces gens tellement la pression sociale de la respectabilité est terrifiante en Amérique. ( Ce qui ont vu le film me comprendront !)
      J’ai l’impression qu’aujourd’hui 11 janvier ce film était prémonitoire,et que nous sommes terriblement américanisés. Est-ce que je me trompe ?

    • réf. : message du 11 janvier 21:20

      Cher ami, vous ne le saviez pas, mais voilà : je crois l’avoir déjà expliqué sur ce forum que je suis, non pas un "cinéphiladgiste", mais un collectionneur, non pas de films, mais d’oeuvres. Le film que vous citez, Henri, "L’ombre d’un doute", titre original : "Shadow of a doubt" avec dans les rôles principaux Joseph Cotten et l’excellente Teresa Wright, est un des meilleurs crus, en noir et blanc, de feu Sir Alfred Hitchcock. Et la fin de cette aventure sonne comme un baroud d’honneur...

      Ce qui m’a le plus ému, dans votre message, c’est cette clairvoyance qui "transpire" face aux événements actuels, et surtout à ce que vous décrivez. Il serait d’un orgueil impardonnable que j’ose d’aller plus loin. Henri, vous avez tout (ou presque) dit. Je ne peux que vous en remercier.

      P.S. Pourrais-je seulement ajouter ; "Que le Seigneur nous vienne en aide". Avec le certitude qu’Il ne s’y dérobera pas.

    • Vous faisiez référence à cet évêque-ci ?

      http://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2015/01/charlie-hebdo-47.jpg

      Nous vous laissons à vos coquetteries humoristiques à la Charlie hebdo. A chacun ses références.

    • Encouragez votre ami Andrew dans son étude de notre langue, il a déjà parfaitement le sens de l’a-propos (même si l’orthographe est encore incertaine (ne l’était-elle pas même sous les meilleures plumes du Grand Siècle ?))

    • réf. : message du 11 janvier 21:19

      P.S. Dans ma réponse à votre intervention rappelant la conclusion du film "L’ombre d’un doute", j’ai omis de répondre à votre question en fin de message. Je le fais aujourd’hui en vous disant que sur ce sujet, non seulement je ne pense pas que vous vous trompez henri, mais que notre "métamorphose" va encore plus loin, mille fois hélas...

      Vous m’aurez compris...Et mieux encore si vous avez eu l’occasion de lire mon commentaire plus loin concernant les derniers événements "couronnés" par la high parade d’hier...Et comment cette marche garnie de milliers de pancarte "Je suis Charlie" supposée être la réponse à l’assassinat des caricaturistes, crime que je dénonce encore avec la plus grande fermeté (tout en continuant de dénoncer également des obscénités hissées sur les autels au nom de je ne sais quelle "liberté d’expression"), comment cette high parade s’est terminée sans aucun mot du Président de la République française Monsieur Hollande mais par une allocution d’un de ses invités étranger... De plus, quand j’ai parcouru sur internet différents sites de medias étrangers, et spécialement aux USA, ma stupéfaction était immense de constater que là-bas et ailleurs la marche avait bizarrement dévié de son but premier pour ne s’appliquer qu’aux autres regrettables assassinats commis à Vincennes. Je prie Saint Louis IX que la justice qu’il avait l’habitude de rendre en ce lieu, sous un chêne, éclaire le peuple de France sur la réalité de la situation. Et que le Seigneur fasse le reste. En Irak et en Syrie des innocents, toutes religions, communautés, ethnies confondues, sont tombés et que des vies continuent d’être interrompues, violences et barbarie aidant. Dans notre Occident que je vois jour après jours perdre les valeurs en faveur de je ne sais quoi, je reste quand même dans l’espérance. Le flou artistique qui couvre des buts peu glorieux va finir, peut-être plus tôt qu’on ne le pense, par s’évaporer. Et quand je tombe sur certains commentaires étrangers dont les auteurs ne sont pas moins "civilisés et cultivés" qu’en Occident, ces internautes nous désignent très souvent sous un pseudonyme de le invention, d’"occicons".j’en rougis, bien sûr, mais moi aussi, est-ce que je me trompe en cela ?

  • @ 11 janvier 09:52

    Le binôme sanglant a tué 12 personnes mercredi. C’est le score quotidien des tueurs en uniforme de monsieur Porochenko depuis des mois !...

    Les Français, les citoyens, se rassemblent contre la violence et le terrorisme. Leurs dirigeants osent dériver le courant d’émotion et s’emparer de cette dynamique au profit d’obscurs intérêts d’appareils politiques et de clans !

    Les Français descendent dans la rue pour rejeter le terrorisme. Leur gouvernement accepte qu’un criminel vienne parader officiellement dans la patrie de la Liberté et des Droits de l’Homme pour faire oublier ses milliers de victimes assassinées dans le Donbass (*) !

    Que le sieur Pouzoulet se félicite de la présence de ce sinistre exécuteur de civils russophones n’a rien d’inattendu et ne change rien à l’énormité de la provocation ni à la gravité de la faute morale d’un gouvernement (le nôtre) complice d’une telle compromission, aussi impudente et visible, avec le chef de la junte oligarco-néo-nazie.

    A l’exact moment où Porochenko paradait et plastronnait sur la place de la République, aux côtés du gouvernement socialiste, son artillerie bombardait Donetzk semant à nouveau la terreur !

    Quelle hypocrisie.

    Mais que Hollande ne se fasse pas d’illusions. Les Français, ceux qui ne sont pas dupes de son double langage, sont plus nombreux que les quelques centaines de milliers de manifestants de la paix pourraient lui en laisser l’illusion.
    La soupe émotionnelle sera retombée aux prochaines élections et la nudité du “roi” apparaîtra dans toute sa crudité obscène...

    * Ce que Pouzoulet ose désigner sous le nom de « révolution de la dignité » ! Il y en a qui n’ont vraiment honte de rien ; “sans vergogne”, chantait Brassens...

    • Voir message précédent. Que c’est dur, oui...

    • réf. : message du 11 janvier 20:14

      de Coucy, il m’avait paru nécessaire de m’aventurer sur la "grandiloquence" du texte et de sa conclusion qu’Obama avait pompeusement déposé dans le livre d’or ou de je ne sais quel métal de l’Ambassade de France à Washington. Bien sûr, quelqu’un s’est précipité pour dénoncer mon intervention, et ensuite vous êtes venu mettre de l’ordre dans tout cela

      Aujourd’hui, les infos nous ont appris, en les nommant par leur nom, les chefs d’Etats venus participer à la marche du siècle. ¨Même Porochenko s’y est engouffré. Mais...mais... le Président du plus puissant pays du monde était absent, se faisant représenter par je ne sais quel fonctionnaire du Département d’Etat US, ou autre, j’ai oublié. Obama n’a pas jugé utile de se déplacer pour cette grandiose parade, puisqu’il avait, ne soyons donc pas dupes, un compère encore plus fort que lui... Mais, de toutes manières, Obama aura flanqué une cruelle gifle à ses admirateurs...Aïe !

      Bon. Tout le bon peuple de France était dans la rue, en ce jour mémorable, avec pancartes à slogans,accolades et embrassades à profusion, larmes, déclarations de fidèles de communautés les plus diverses, hier à peine ennemis, métamorphosés en moins de trois jours en patriotes fanatiques de notre chère France. Prenons tout cela au positif, de Coucy, pour l’instant en espérant que dans la durée, une fois les émotions passées, etc.... Mais, et je l’exprime avec tristesse, cette phrase retenue jetée par les chaînes télé : "du début à la fin, le président Hollande ne s’est pas exprimé. Mais au bout" de cette magnifique manifestation, c’est quelqu’un d’autre qui a jeté en pature une allocution à l’adresse de la foule. Et ce n’était pas du tout une mot "de circonstance". A la fin de ces festivités une question m’a taraudé le ciboulot : suis-je encore en France ?

      Eh bien oui, je suis toujours en France, et en plus (et avec toujours mes pensées et mes prières pour toutes les victimes de mercredi dernier), en plus, je ne suis pas, comme tous ce bon peuple, non, et je ne pourrais jamais être le Charlie qu’on a imposé. Si je devais être un Charlie, je serais Charlie Chaplin.

      Et je retiens cette phrase du ministre de l’intérieur, Monsieur Cazeneuve, en ciblant les media : "Il faut maîtriser l’information" ? ! Comment cela alors qu’au nom de la "liberté d’expression" les plus obscènes caricatures et sur des sujets bien ciblés ont envahi les espaces de l’Hexagone... Si on voulait bien me sortir de mon ignorance, merci.

  • "Everybody’s worried about stopping terrorism. Well, there’s a really easy way : stop participating in it !" (Noam Chomsky)

    • réf. : message du 11 janvier 22:13

      Excellent answer ! Thank you, de Tréglodé.

      But the world is surrounded by stupid and in the same time very dangerous cowards. In spite of all this, I am still convinced that truth and justice will prevail. When ?
      I don’t know, but God’s time is not ours. Never give up !

  • Communiqué de l’ambassade du Maroc en France le 10 janvier 2015 :

    "En signe de solidarité avec le peuple français, suite aux lâches attentats terroristes qui ont meurtri et choqué non seulement la France mais également ses pays amis, le Royaume du Maroc sera représenté par le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération à la marche, prévue ce dimanche à Paris.

    Toutefois, au cas où des caricatures du Prophète - prière et salut sur Lui - seraient représentées pendant cette marche, le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération ou tout autre officiel marocain ne pourraient y participer."

    Et comme il y avait des pancartes avec lesdites caricatures, le Maroc n’a pas été représenté à la grande manifestation à Paris aujourd’hui.

     

    • réf. : message du 11 janvier 22:40

      de Tréglodé, merci infiniment pour cette précieuse information. On peut y voir clairement, enveloppée dans une très élégante forme de politesse, la dénonciation de l’excès imbécile de "la libre expression".

      D’autre part, je persiste à dire ma stupéfaction d’être tristement témoin de la liquidation par les forces de l’ordre de deux "SUSPECTS" de crimes, appelés quelques heures plus tard : "LES PRESUMES " auteurs ou, j’ai oublié. En tout état de cause : deux hommes ont été assassinés sans avoir été convaincus, en bonne et due forme, par un tribunal, des crimes dont ils ont été accusés. De plus, leur professionnalisme est en même temps remarquable, déroutant et nul : ils auraient arrêté une automobiliste pour lui prendre son véhicule et s’échapper, sans lui faire le moindre le mal, tout tueurs qu’ils étaient. En plus, on a retrouvé, nous a-t-on raconté aux infos une pièce d’identité, ou autre chose de ce genre laissé dans la hâte de la fuite. Comment croire un tel bobard, alors qu’il s’agit de criminels bien entrainés etc...etc...Pour finir, le ou les "otages" de l’imprimerie familiale de Dammartin-en-Goêle n’ont pas été inquiétés par ces présumés criminels, ils ont même pris une tasse de café ensemble et discuté un moment...
      Et ensuite, ces deux "criminels" ont été tués. Pour qu’ils ne parlent pas peut-être ?... Leurs photos et leurs noms et prénoms ne me disent rien du tout et je ne suis pas dans l’obligation de tout ce que nous racontent les media.

      Quand j’ai vu à la télé une armada de force de GIGN de police et de gendarmerie (j’ai compté jusqu’à 7 cars de police à Dammartin et on nous a donné le chiffre de 6 hélicoptères), je me suis posé la question : tout ce déploiement pour arrêter ou tuer deux personnes .

      Et, tout d’un coup, les faits se téléscopent : la télé quitte Dammartin pour nous amener à Vincennes près d’un hypercasher où, malheureusement, il y a eu des victimes. Est-ce pendant ce téléscopage que les deux suspects et présumés tueurs auraient été liquidés à Dammartin ? Du mauvais, très mauvais Hitchcock. Même Agatha Christie doit se retourner dans sa tombe.

      A ce jour en tous cas (peut-être à cause de la grandiose high parade du 11 janvier (tiens ! ou 11 septembre...) aucune précision officielle n’a été apportée prouvant que les deux suspects et présumés tueurs étaient bien ceux désignés. On évolue dans des marécages sans fonds (pour ne pas dire autre chose).

  • Centre Presse, le 11 janvier 2015 à 22 h 49 :

    "Des riverains de la mosquée en construction, rue de la Vincenderie, à Poitiers, ont alerté les pompiers ce soir, vers 21h, parce qu’une épaisse fumée s’échappait du bâtiment. Le sinistre a été rapidement circonscrit. Il n’a occasionné que peu de dégâts sur des matériaux d’isolation. Une enquête de police a immédiatement été ouverte. Le chantier étant vide, surtout un dimanche soir, le caractère volontaire de l’incendie laisse donc peu de place au doute. La préfète, Christiane Barret, s’est rendue sur les lieux. Elle n’a pas voulu faire de commentaire, « tant qu’une enquête est en cours ». « Elle m’a assuré que des policiers allaient rester en faction sur les lieux toute la nuit, nous a appris Boubaker el Hadj Amor, l’imam de la mosquée de Poitiers, sur place. De notre côté, il va falloir qu’on organise un système de surveillance. » La mosquée avait déjà été visée par un tag la semaine dernière, « mais là, c’est un incendie, c’est plus pénible »."

    • réf. : message du 12 janvier 06:32

      Triste constatation, après la déroulement de cette grandiose parade. Cette manifestation, et j’ose l’écrire sans état d’âme aucun, cette manifestation d’hier organisée en moins de trois jours et répercutée aux 4 coins de la planète comme on dit, n’aura peut-être été
      que le lancement d’un ballon rempli d’air qui pourrait se dégonfler aussi vite qu’il a été lancé. Pourquoi ? Parce que comme sorti au forceps de l’intelligence de quelques-uns de ses concepteurs qui auraient oublié que le peuple ne saurait être pris, lui, en otage et qu’il est doté d’un cerveau pour réfléchir. Soit dit en espérant beaucoup me tromper : on dirait qu’il manquait à cette high parade du 11 janvier 2015 le ferment de la sincérité en faveur d’une apparente fausse spontanéité.

    • La high parade "je suis Charlie" a réuni, nous a-t-on indiqué 7,5 million de personnes dans l’Hexagone. En trois jours. Un exploit qui aura crevé le mur du son. A quel prix ? Qu’aurait-on promis - ou donné - à la grande majorité de cette foule laquelle ignore (encore) le contenu de certaines pages du journal Charlie hebdo. Immense mascarade déployée à l’échelle planétaire, un record il faut l’admettre. Mais, mais... Est-ce vraiment pour sauvegarder ce que l’on appelle la "liberté d’expression" que cette vague humaine a noirci les rues de Paris et d’autres villes de France ? Et qui a atteint d’autres pays, surtout jusqu’aux USA et les figures d’Hollywood ? Et tout itou (J’ai personnellement noté la gêne plus qu’apparente de George Clooney et ses deux petits mots prononcé à la hâte avant de s’éloigner comme en prenant la fuite).

      Que de déclarations d’amour entre gens de deux religions différentes, hier opposées, phrases pré-parées, apprises par coeur et récitées laborieusement dans des micros bien ajustés et sous l’oeil de caméras fidèles au poste. Le slogan même de la Révolution française a été, on l’a vu sur certaines pancartes, revu et corrigé puisqu’on a pu lire : "Liberté, fraternité, unité". Mais oui, mais oui. "On est tous musulmans" péroraient les uns sous leur chapeau noir ou kippa et philactères, "On est tous juifs" assuraient des femmes aux cheveux couverts d’une grande écharpe (ce qui n’a rien de répréhensible). Ce torrent de bons sentiments qui a noyé les artères de la capitale française était un grand moment d’émotion à effet "boule de neige maximum.
      C’est comme un "Merci pour ce moment" porté à l’écran
      en 3 Dimensions Haute Définition.

      Il est un proverbe que je m’en vais essayer de traduire en en respectant la rime : "Quand l’ivresse (éthylisme) s’enfuit, le réveil surgit". Mon propos n’est en aucun cas d’anticiper, mais ce qui nait de l’artificiel et du surfait est dangereux. Quand les uns et les autres auront pris conscience que cette manifestation était organisée pour faire, peut-être, d’ "une pierre deux coups" dont l’un à l’avantage de l’autre, parce qu’il est inévitable que cette prise de conscience ait lieu, mais nul ne saurait dire quand, alors il faudra probablement faire preuve de très grande sagesse pour calmer les esprits qui auront pris la mesure du fait d’avoir, qui sait, été tout simplement comme dupés.

      Personnellement, je le redis, j’ai éprouvé grande tristesse que l’allocution à la fin de la grande marche de la liberté qu’il revenait, sauf erreur, à Monsieur le Président de la République française, de prononcer, ait été proférée par un de ses invités étranger. A moins que Monsieur Hollande ait été empêché de s’adresser, en ce moment solennel, à ses concitoyens à cause d’un éventuel problème d’extinction de voix puisque des chaines télé ont indiqué que du début à la fin de cette marche grandiose le Président n’a "à aucun moment pris la parole".

      Pour en terminer, je me pose la question de savoir si la très grande majorité des manifestants de ce 11 janvier 2015 ont déjà - ou pas encore - pris connaissance de certaines caricatures tombées des crayons de, certes, talentueux dessinateurs, mais dont on aurait souhaité, vraiment, et au nom de la liberté d’expression, qu’ils évitent certaines obscénités ?

      Et puis, quand on nous donne le nombre de 7,5 millions de personnes descendues dans les rues de France, qu’est-ce que ce chiffre quand on le compare aux dizaines de millions de citoyens qui composent la majorité silencieuse de notre pays ?

      J’en ai, pour le bonheur d’aucuns, enfin terminé.

  • La mobilisation de dimanche 11 janvier était à la fois nécessaire et ambiguë. On se rendra vite compte qu’elle n’a rien résolu.

    Les manifestations étaient nécessaires car il fallait que la communauté nationale, dans un sursaut collectif et même international, surmonte le traumatisme des derniers attentats et réaffirme son attachement aux principes fondementaux de la République et de la civilisation européenne, dont la liberté d’ expression, auxquels les assassins des dessinateurs de Charlie Hebdo ont clairement entendu porter atteinte en s’attaquant à la "Mecque" du libertarisme français post soixante-huitard.

    Mais cette mobilisation est aussi très ambiguë en raison de la nature même de la cible choisie par les terroristes.

    Les médias auront été et seront demain tout à la mise en scène puis à la mémoire d’un culte républicain : c’est un peu l’ironie de l’histoire pour un journal Charlie Hebdo, qui n’a cessé de vomir la loi, l’ordre républicain et les forces de l’ordre, ainsi que les religions quelles qu’elles soient...

    Mais nous n’aurons pas avancé d’un iota dans l’élucidation du problème qui peut se formuler de la sorte : l’idéologie libertaire est incapable d’apporter une solution à l’intégration de la communauté musulmane et elle ne contribue qu’à amplifier un malentendu entre la République et les musulmans. En effet, ceux-ci ne pourront jamais se rallier à une conception libertaire de la liberté, et préféreront se replier sur la fidélité à leurs valeurs communautaires.

    Il faut espérer que des rangs catholiques ne sortiront jamais des terroristes tels que ceux qu’on a vus à l’oeuvre la semaine dernière même si le catholicisme a été insulté par les Charlie encore plus et depuis bien plus longtemps que l’islam. Mais il faut aussi avoir présent à l’esprit que de très nombreux catholiques n’ont pas plus l’intention de se ranger derrière un slogan aussi ambivalent que le désormais fameux "je suis Charlie"...

    Notre problème politique et civilisationnel reste entier. Ce n’est pas qu’un problème de liberté.

  • Il y a pas mal de choses intéressantes dans tous les messages ci-dessus, je n’ai hélas guère le temps de répondre de façon détaillée à chacun. Voici mon avis.

    La journée du dimanche 11 janvier 2015 ?

    Prenons garde que la légitime émotion ressentie par les attentats ne soit pas utilisée comme outil de manipulation des masses.
    Autrement nous risquons gros d’avoir en France un "patriot act" comme aux États-Unis... D’ailleurs les tenants du mondialisme dont les États-unis, jusqu’à nouvel ordre, sont le bras exécutif, vont sans doute récupérer ces "événements" avec les dirigeants "européens" pour justifier —plus de contrôles sur la société—. Cette société, mal informée par des média ne délivrant que des demies-vérités quand ce n’est pas de la désinformation, une société ulcérée par les exactions du système économique ultra-libéral, du marché-roi, et du pillage exercé par le système financier usuraire. Ce pillage devient de plus en plus visible car il est vraiment vécu par de plus en plus de gens dont la conscience change à présent.

    Il ne faut donc pas donner un blanc seing à ces forces politiques (comme les nombreux chefs d’État présents aujourd’hui à Paris...) qui, ne sont pas tellement au service de leurs sociétés mais surtout sont sont au service su système et du marché. Ruses et tromperies incessantes, spoliations depuis des décennies, sont encore et toujours là avec, comme en France, les "réseaux au service du mondialisme". La France ne s’appartient plus, l’essentiel du personnel politique français est nettement de tendance sioniste. Ceux-ci sont donc commanditaires, voire les propriétaires de la république française contre ses habitants (des millions de personnes dans les rues hier dimanche à Paris et en province. Soit peut-être quelques 5% ou 6% de la population française menée ce 11 janvier 2015 par le coup de l’émotion, je souhaite me tromper. Le long ou moyen terme le dira ce qu’il en résulte.

    Les mondialistes peuvent voir dans la tuerie inimaginable de Paris une "opportunité" et un "prétexte", un "tremplin" en béton vraiment "inespéré" de conserver, et surtout pour fortifier les forces du "pouvoir" de ce système pervers où, entre autres, le système financier et l’usure règnent en maîtres absolus sans se déclarer pour le dire rapidement. Le processus d’exploitation intensive de ’victimisation’ va prendre de l’ampleur. En France, la -victimisation- sert à oppresser ceux qui ne pensent pas "mainstream". C’est ainsi que procèdent le monde politique et même juridique pour inquiéter les vrais opposants et leurs arguments incontournables. Tout l’après 2ème guerre mondiale a fonctionné ainsi en France, et plus encore depuis environ 1970. Il n’est donc pas impossible que l’équivalent du "patriot act" soit instauré en France...

    Quand on voit l’insulte qui était faite par les caricatures dégradantes, agressives, pornographiques, spécialement obscènes de Charlie Hebdo (dont je n’ai jamais acheté un seul numéro, mais dont je viens de voir pas mal de caricatures reproduites sur internet) cela devait entraîner fatalement le faux pas mortel contre Charlie Hebdo venant des islamistes et autres jihadistes criminels. Ces derniers, ironie du sort, étant en grande partie fomentés par le système qui crie aujourd’hui : à bas les assassins !! Depuis environ une génération les services "spéciaux" étatsuniens, la CIA (voir, entre autres, les informations de premier plan transmises par Snowden de la NSA) et aussi les services équivalents des "alliés" des États-Unis, l’Angleterre, le Canada, la France, l’Allemagne, Israël, etc. Les États-Unis ont pourri le monde et leurs alliés ont marché avec... Le budget de "défense" des USA (contre qui ??) est passé de 524 milliards de dollars en 2013 à 662 milliards de dollars en 2014 ! La stratégie du complexe militaro-industriel aux États-Unis sur le long terme aura fait germer et grandir les principaux réseaux jihadistes terroristes au Moyen-Orient élargi. L’Occident fait à lui tout seul -les questions et les réponses-, il nous "faut" des "ennemis" et, en tant que "victimes" nous aurons toute les justifications pour riposter... C’est ainsi qu’après la chute du communisme politique en 1989, les USA ont créé les ennemis qu’il leur manquaient. En très résumé, il y eu le 11 septembre 2001 à New-York. Il y a maintenant le 7 janvier 2015 à Paris qui serait le "résultat européen" "recherché" de cette "création d’ennemis"... Bien sûr je souhaite vraiment me tromper. Mais l’on commence à voir plus nettement se dessiner la combinatoire mondialiste dont on constate de plus en plus le sinistre chantier de destruction des nations.

    Ci-dessous, voici ces 3 liens sur l’actualité, ils proviennent du blog -les Crises-. À mon sens, ce site honnête rétablit un équilibre objectif, très documenté et salutaire de tous ces événements qui se sont précipités depuis moins d’une semaine :

    http://www.les-crises.fr/charlie-hebdo-pas-raciste-si-vous-le-dites-par-olivier-cyran/

    http://www.les-crises.fr/indecense-rendons-hommage-a-charlie/

    http://www.les-crises.fr/commentaires-sur-rendons-hommages-a-charlie-hebdo/

    • Vous avez tout à fait raison, Renaud.

      L’émotion des foules (une formidable énergie) a été instrumentalisée. Le pouvoir a sauté a pieds joints sur l’occasion, en cela puissamment accompagné par l’empire d’outre-Atlantique (la participation théâtrale et sur-jouée d’Obama s’inscrit dans ce scénario).

      Un patriot-act est non seulement une hypothèse envisageable mais une probabilité des plus prochaines puisque, déjà, de nombreuses décisions ont été prises en ce sens (sous prétexte de sécurité ; et au nom de la sécurité, que n’accepterait-on pas comme restriction aux libertés publiques) par les autorités hexagonales depuis quelques années.

      Les foirages terribles et meurtriers occasionnés par tous ces terroristes et apprentis terroristes, en principe surveillés et pointés par la justice et les services spéciaux (tous les grands massacres de ces dernières années ont été commis par leurs "clients", lourdement référencés, et non par des inconnus), tombent toujours à point nommé pour quelques-uns.

      Ces quelques-uns sont tous ceux qui ont un intérêt à saisir les moindres prétextes pour renforcer l’arsenal répressif (*) qui, petit à petit, réduit à néant l’espace des libertés démocratiques ; étroitement corseté dans un appareillage juridique et réglementaire tatillon - servi par une technologie toujours plus intrusive -, le citoyen n’est plus désormais qu’un “consommateur” dont les moindres velléités de résistance à l’ultra-libéralisme totalitaire n’ont guère de chance d’échapper à Big Brother.

      Bien sûr, les époques sont différentes et il faut toujours se garder des rapprochements anachroniques. Cependant, si l’on songe à ce qu’a été la quotidien de la résistance à l’occupant, les difficultés que les citoyens rencontreraient aujourd’hui, face à une telle entreprise contre un éventuel nouvel occupant, seraient sans commune mesure, tant le flicage a subi une croissance exponentielle au travers même des activités ludiques et domestiques (puces, codes, interconnectivité et marquage GPS envahissent le moindre des instruments technique, au prétexte de plus de confort et de possibilités pour le consommateur ; ne parlons même pas des ordinateurs qui sont un régal pour l’espionnage des candidats à la “résistance”....)

      * il faut noter que la sécurité publique n’est en rien proportionnée à l’accroissement d’un arsenal répressif qui ne s’intéresse qu’à la sécurité du système (laquelle, paradoxalement, profite de l’insécurité quotidienne qui pourrit la vie des simples citoyens mais les conduit à accepter toujours plus de restrictions... dont les délinquants et les vrais truand se moquent, eux, comme de leur premier chargeur de kalachnikov)

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