Réponse à une candidature récente…

par Sandra Bureau

vendredi 26 juin 2020

Primatiale Saint-Jean, vue depuis la Saône.
© Herbert Frank / CC by-sa

Comme beaucoup, j’ai d’abord accueilli la publication de Madame Soupa, candidate à l’Archevêché de Lyon, comme un de ces pamphlets qui offrent si peu de sérieux qu’à peine lus on les jette à la poubelle... Pourtant, même chiffonnée, écartée de ma vue, cette publication laissait en moi une interrogation profonde : comment une femme, partageant la même foi que moi, se disant, comme moi, théologienne, pouvait-elle dire cela ? Comment pouvait-elle prétendre par-là défendre la place des femmes dans l’Église ? Mystère. C’est donc en femme, et en théologienne que je voudrais réagir.

En théologienne d’abord. Il faut quand même avouer que l’argumentation de Madame Soupa présente des raccourcis saisissants, tant dans la forme (une ligne dans un tweet) que dans le fond. Et pour s’y laisser prendre il faut avoir plus de goût pour la polémique que pour la vérité et somme toute peu de culture chrétienne – il est d’ailleurs saisissant que Madame Soupa appelle des non-catholiques, voire des non chrétiens, à la soutenir. Qu’on me permette donc de faire droit à la pensée théologique ici réduite à l’insignifiance et à l’instrumentalisation. Madame Soupa affirme en effet : « Si ma candidature est interdite par le droit canon, c’est tout simplement parce que je suis une femme, que les femmes ne peuvent être prêtre et que seuls les prêtres, en devenant évêques, dirigent l’Église catholique. » C’est avoir une bien médiocre vision du droit canonique que d’affirmer cela. Car le droit de l’Église n’est pas au-dessus de l’Église et moins encore au-dessus de la Révélation, il est au service de l’une et de l’autre. Il n’y a pas de « tout simplement parce que je suis une femme » qui tienne. Il y a au contraire toute la cohérence de l’histoire sainte, de cette économie par laquelle Dieu a voulu nous rejoindre en son Fils Jésus Christ, se faire homme pour nous arracher au péché et à la mort. Si le droit affirme que seul un homme (vir) peut être ordonné, c’est parce que Dieu, en son Fils, s’est fait homme, parce qu’il a épousé une humanité singulière, masculine (vir). Ni l’Église, ni son droit, ne sont au-dessus de ce que Dieu veut et fait, et ce faisant de ce qu’il nous dit qu’il est et de ce qu’il nous dit que nous sommes. Si nous nous plaçons au-dessus du dessein de Dieu sur l’homme au lieu de nous placer sous son regard, sous sa main bienveillante, alors nous ne pouvons plus voir ce qu’il veut pour nous, et a fortiori nous ne pouvons plus voir la place qui est nôtre.

Mais avant d’en venir à l’anthropologie, revenons à la théologie de l’Église. Si seuls les hommes peuvent être prêtres c’est précisément parce que notre religion est religion de l’Incarnation, c’est parce que nous prenons au sérieux ce qui s’est produit une fois pour toutes en Jésus-Christ ; dans sa chair, dans ses faits et gestes, dans ses paroles. Sans quoi d’ailleurs il n’y aurait pas de Nouveau Testament, d’Église, de Sacrements. Oui le Christ n’a appelé que des hommes à être Apôtre, que des hommes à « avoir part » avec lui : « Si je ne te lave pas les pieds, dit-il à Pierre, tu n’auras pas part avec moi » (Jn13,8). Cette « part » est précisément le sacerdoce, cette configuration à sa charge mais aussi à son être, elle est ce qui habilite les Apôtres, dans le mémorial de sa Passion, la messe, à dire, en lieu et place du Christ, « ceci est mon Corps, ceci est mon Sang ». Alors quand Madame Soupa affirme plus loin, pour défendre qu’une charge épiscopale peut être assumée par un laïc, que « les Douze compagnons de Jésus n’étaient pas prêtres. Pierre était même marié », elle omet pour le moins ce changement radical qui est intervenu à un moment de leur histoire et qui seul les a habilités à enseigner au nom du Christ, à sanctifier les fidèles et à diriger les communautés. Avec le sacerdoce de la Nouvelle Alliance, celui que confère le Christ, il ne s’agit plus comme dans le sacerdoce lévitique – dont effectivement ni les Apôtres, ni le Christ n’ont hérité – d’exercer simplement une charge mais de participer à la personne du Christ, de participer à celui-là seul qui est Prêtre, le Christ Jésus. Quant à dire que Pierre était marié, ou avait été marié, c’est indéniable puisqu’il avait une belle-mère ! Nous savons que le célibat sacerdotal est une grâce faite à l’Église latine, et que l’Église d’Orient admet des prêtres mariés. Mais jamais l’Orient n’a retenu cet argument pour un épiscopat marié, elle n’ordonne à l’épiscopat que des prêtres qui ont fait choix du célibat. Ne faisons pas fi de la Tradition.

Si « les femmes ne peuvent être prêtre » ce n’est pas une déconsidération de la femme, c’est peut-être même sa considération la plus haute, en ne voulant pas faire des femmes ce qu’elles ne sont pas, des hommes – contrairement à notre civilisation occidentale que ne voit l’avènement de la femme que dans son égalité pour ne pas dire sa confusion avec l’homme. Jésus est libre, libre comme personne de nous ne le sera jamais, libre de manger avec les pécheurs et les publicains, libre de s’approcher des lépreux ou des samaritains, libre de dénoncer toute injustice, toute inégalité sociale... libre aussi d’appeler des femmes. S’il ne le fait pas c’est non seulement parce qu’il n’y a là aucune injustice à dénoncer, mais encore parce que la femme a sa vocation propre, sur laquelle nous reviendrons. Ceci dit il ne suffit pas d’être homme, vir, pour être ordonné, il faut encore être appelé par Dieu, « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis » (Jn15,16), et il faut que cet appel entendu au plus intime de la prière soit confirmé par l’Église, il faut, comme on dit, avoir « les aptitudes requises », être « jugé digne ». Dans le cas de l’épiscopat il faut avoir reçu du Pape un mandat apostolique. Telle est la logique de l’élection par laquelle Dieu choisit quelques-uns au profit de tous. Logique qui n’est pas d’exclusion mais d’inclusion. Dieu, en effet, en choisissant Israël n’a pas exclu les autres peuples, il est passé par le Peuple élu pour attirer à lui la multitude des nations. Dieu en choisissant quelques hommes (vir) pour soutenir son Église n’exclut pas le reste des fidèles, il se sert d’eux pour la sanctification de tous. Donc contrairement à ce que dit Madame Soupa cette logique divine d’élection « n’exclut » pas 50% de la population, elle « exclut » 98% de la population.

Qu’on nous permette d’en venir à des considérations plus ecclésiales. Madame Soupa souligne avec regrets que « seuls les prêtres, en devenant évêques, dirigent l’Église ». Et son regret est d’autant plus grand que cette charge pourrait selon elle parfaitement incomber à un laïc puisque, étymologiquement, « l’évêque est un surveillant, un protecteur qui observe et veille sur la cohésion et la rectitude doctrinale, d’un ensemble de communautés ». Je n’ai pas grand-chose à dire sur la fonction, si du moins elle désigne la gouvernance, mais sur la manière de déconnecter les fonctions les unes des autres et plus encore la fonction de l’ordination. Rappelons d’abord que le sacrement de l’ordre présente trois degrés, le diaconat, le presbytérat (ou sacerdoce) et l’épiscopat. L’épiscopat est la plénitude du sacrement de l’ordre. C’est donc en effet à l’évêque que revient le droit de gouverner le peuple de Dieu qui lui est confié. Mais cette charge est liée, intrinsèquement, à l’ordination reçue. Elle n’est pas un à côté, elle n’est pas le choix d’une communauté de confier à un homme une responsabilité particulière, temporelle. Jésus dit à Pierre : « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église » (Mt16,18). Chaque évêque reçoit dans son ordination cette charge de gouvernance, et chaque prêtre reçoit, pour sa part, dans son ordination cette charge de gouvernance. D’ailleurs le prêtre est configuré au Christ Tête, au Christ qui est la Tête de l’Église qui est son Corps. Il en va de même pour les deux autres fonctions (munera). C’est en vertu de l’ordination reçue que l’évêque, ou le prêtre, peut sanctifier les fidèles, leur administrer les sacrements. Quelqu’un qui ne serait pas ordonné ne donnerait purement et simplement pas les sacrements, il ne donnerait purement et simplement pas le Corps du Christ, il ne donnerait purement et simplement pas l’absolution. Et c’est encore en vertu de l’ordination que l’évêque reçoit « le sûr charisme de la vérité » comme dit S. Irénée (AH, IV, 16,2) – ce qui n’enlève rien au travail des théologiens qui est une source d’enrichissement pour toute l’Église. C’est pourquoi c’est au Pasteur qu’il revient en premier lieu d’enseigner la communauté, d’annoncer l’Évangile. Déconnecter ces trois fonctions les unes des autres, et plus encore séparer la fonction de l’ordination, c’est perdre la nature de ces charismes. À l’évêque revient de plein droit de gouverner, enseigner et sanctifier le peuple de Dieu qui lui est confié, et cela lui revient en vertu de son ordination épiscopale. Celui qui n’est pas ordonné ne peut pas gouverner, celui qui n’enseigne pas la vérité ne peut gouverner, celui qui ne sanctifie pas ne peut gouverner.

Alors, là encore, si le droit canonique dit qu’il faut être prêtre pour gouverner un diocèse, ce n’est pas une déconsidération des fidèles laïcs, hommes ou femmes, c’est une affirmation essentielle au fonctionnement de l’Église – l’histoire porte malheureusement son lot de dysfonctionnements. La charge n’est pas celle d’une institution humaine ou d’une multinationale, là tout le monde pourrait postuler, elle est celle d’un Corps vivant qui est l’Église, d’un Corps animé par l’Esprit Saint, traversé par l’Esprit Saint. Or l’Évêque en recevant la plénitude du sacrement de l’ordre reçoit aussi de transmettre l’Esprit Saint. Il reçoit celui qui en Personne dirige l’Église, l’impulse, la fait vivre. Si le prêtre est ordonné par imposition des mains de l’Évêque c’est bien pour que ce même Esprit l’habite, pour qu’il puisse à son tour sanctifier ses frères, les conduire vers les verts pâturages, leur donner une nourriture solide. Bien sûr cela ne garantit pas de ne pas faire d’erreur, ou de ne pas tomber, tout homme est faillible. Mais il y a dans le charisme ordonné (gratis data) l’aptitude à gouverner, comme l’aptitude à sanctifier, et à enseigner. Comme tout charisme il grandit en s’exerçant. Le jeune prêtre ne sera pas immédiatement (ni peut-être jamais) appelé à être curé, le curé à être évêque, l’évêque à être archevêque, l’archevêque à être Pape. Mais pour tous il est permis de dire que « Dieu donne ce qu’il demande », et précisément il le donne dans le sacrement conféré, le sacerdoce ou l’épiscopat.

Dire que seuls les prêtres, devenus évêques, peuvent diriger l’Église, ne veut pas dire que les femmes n’aient pas de place dans l’Église, qu’elles n’aient pas de rôle à jouer, loin de là ! D’abord les évêques peuvent appeler, pour un temps, des laïcs, hommes ou femmes, à les aider dans la charge qui est la leur, ils peuvent nommer des « délégués épiscopaux » ou autres « responsables diocésains ». Et la réalité de nos diocèses, et particulièrement celle du diocèse de Lyon, démontre que nombre de femmes sont appelées à ces responsabilités – je parle d’expérience. Ces postes demandent non seulement des compétences techniques (administratives, juridiques, pastorales ou théologiques) mais aussi une vie dans l’Esprit qui est loin d’en faire des collaborateurs de « seconde zone ». Cette collaboration serait d’ailleurs impensable si les fidèles n’avaient eux-mêmes reçu, dans leur baptême, participation aux fonctions sacerdotale, prophétique et royale du Christ. Bien qu’une différence essentielle existe entre sacerdoce ministériel et sacerdoce commun il n’en demeure pas moins que, là encore, cette royauté coupée du baptême ou du caractère sacerdotal c’est-à-dire de l’offrande de soi qui se dit dans l’eucharistie ou du caractère prophétique d’annonce de la parole de Dieu n’aurait aucun sens. La royauté ne peut s’exercer que dans une vie profondément marquée par le Christ.

En femme ensuite, bien que ces lignes portent déjà l’empreinte de ma féminité. L’Église des Apôtres sans Marie, et toutes les saintes femmes qui les entouraient, ne serait pas l’Église ! Non seulement parce que l’Église demande des fidèles mais encore parce qu’il y a dans l’Église quelque chose qui ne peut s’exprimer que dans un « ministère » féminin, que par la grâce féminine. Le dessein de Dieu n’est pas d’exclure les femmes, mais bien de leur donner leur place, leur part, peut-être même la « meilleure » comme disait Jésus à Marthe. En tout cas sans une Catherine de Sienne, une Thérèse d’Avila, une Mère Teresa, et toutes ces « réformatrices », l’Église ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui. Sans ce vis-à-vis féminin exhortant à la foi, au don de soi, à la sainteté, l’Église ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui. Et contrairement à Madame Soupa, qui pense que les femmes ne sont pas reconnues dans l’Église comme des « êtres humains à part entière » – pensée effrayante ! –, moi je pense que sans l’Église je n’aurais jamais réussi à toucher du doigt la féminité que je porte et encore moins à la vivre !

Pour comprendre cela il faut consentir à une anthropologie, une vraie, sans caricature, ni mépris. Il faut se replonger dans l’Écriture, se laisser enseigner par elle. Le livre de la Genèse nous dit « Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa. » (Gn 1,27). La ressemblance de Dieu est plurielle, elle est homme et femme. Elle est dans une complémentarité de l’homme et de la femme, cette complémentarité que l’on ne cherche que trop à détruire, comme pour gommer plus encore toute ressemblance d’avec Dieu. Cela veut dire que l’homme ne peut se dire que dans ce vis-à-vis qui est la femme, et la femme que dans ce vis-à-vis qui est l’homme. Il y a une plénitude humaine, comme une plénitude ecclésiale, qui n’est donnée que dans la relation de l’homme et de la femme, de l’Église institution et de l’Église fidèle. Si nous n’entendons pas cette complémentarité de l’homme et de la femme, nous ne pouvons entendre non plus la complémentarité des époux, ni la complémentarité de l’Époux et de l’Épouse, du Christ et de l’Église. Le prêtre est ordonné au salut d’autrui, il est ordonné à quelque chose d’autre que lui-même. De là découle la grâce féminine, celle d’être fondamentalement le réceptacle de la grâce divine, celle aussi de rappeler aux hommes ce pour quoi ils sont faits, celles de rappeler aux prêtres leur vocation à sanctifier les âmes, d’exiger des évêques qu’ils donnent leur vie pour l’Église, comme le Christ a donné sa vie pour l’Église, cette Église qu’il voulait « sainte et immaculée dans l’amour » (Ep 5,27).

C’est parce que j’ai en face de moi des prêtres qui donnent tout ce qu’ils ont reçu, et même plus, tout ce qu’ils sont, que je peux vivre ma vocation de femme, de consacrée, de façon belle, épanouie, et réciproquement c’est parce que j’attends de ces prêtres qu’ils me donnent le Christ, sa vie surabondante, qu’ils peuvent donner le meilleur d’eux-mêmes. Si la figure d’une sainte Catherine de Sienne est si frappante c’est bien précisément parce qu’elle va rappeler au Pape ce pour quoi il est fait. Elle ne va pas s’installer sur un siège « vacant », elle va chercher celui qui doit assumer sa charge de Pontife suprême. Non, je n’attends pas qu’une femme monte sur le siège de Lyon, mais heureusement cela n’arrivera pas, j’attends un évêque qui soit un successeur des Apôtres, là sur le siège de Pothin, d’Irénée, ... Philippe. Un évêque qui soit un Père pour ses prêtres, un Pasteur pour ses fidèles, un homme rempli d’Esprit Saint et de foi.

Messages

  • merci, pour ces précisions qui remettent les choses ecclésiales à leur et unique place.Nous ne pouvons pas juger quiconque pour l’incompréhension chrétienne si il ou elle ne se penche pas sur la Parole de Dieu.

  • bonjour,
    je trouve votre argumentation intéressante, car bien sûr en tant que femme et apprentie théologienne je m’interroge et entre les deux positions mon coeur balance...
    J’ai retenu de votre exposé deux éléments qui pourraient justement se retourner en faveur de la candidature de Anne Soupa :
    - lorsque vous écrivez à juste titre "c’est une affirmation essentielle au fonctionnement de l’Église – l’histoire porte malheureusement son lot de dysfonctionnements." - et bien je me dis que ce pourrait aujourd’hui être intéressant d’offrir à l’Eglise catholique romaine une autre modalité de fonctionnement déjà éprouvée dans d’autres confessions chrétiennes qui accepte l’ordination des femmes ? L’entre-soi masculin n’a malheureusement pas toujours été fécond par le passé....
    - lorsque vous écrivez "La ressemblance de Dieu est plurielle, elle est homme et femme. Elle est dans une complémentarité de l’homme et de la femme, cette complémentarité que l’on ne cherche que trop à détruire, comme pour gommer plus encore toute ressemblance d’avec Dieu. " - et bien pourquoi ne pas faire oeuvre de cette si belle complémentarité dans l’éminente charge pastorale et ainsi ne pas contredire le dessein de Dieu ?

    merci de votre attention.
    LB

  • PACE E BENE
    Bonjour, je vous lis fidèlement et encore une fois je ne suis pas déçu !!!
    J’ai aussi reçu par le biais de la Fraternité Séculière de St François d’Assise cette imbécillité sans nom de madame Soupa et me demandais qui allait répondre.
    Je ne suis pas déçu !!!!
    Cette Religieuse, VRAIE Théologienne, vous pouvez la remercier, elle dit avec les mots justes, bien plus que si une personne comme moi, n’ayant pas l’instruction théologienne pour le faire convenablement avais essayé.!!!
    Tout est dit clairement et "sans bavure", je crois qu’on appelle cela "remettre quelqu’un à sa (vraie) place" !!!!
    De plus je ne sais pas si vous avez vu les signataires de ses soutiens, mais on y voit des communistes, des "pastèques" verts dehors rouges dedans, des membres LGBT...A...XYZ... et autres personnes favorables au nouveau monde où les hommes se marient entre eux, idem pour les femmes... favorables à la GPA.... Bref tout ce que le Christ, et ici bas,l’Eglise, réprouve !!!!
    Ayant été vendu dans ma prime enfance après avoir été maltraité, je ne l’ai appris qu’il y a 11 ans car les spécialistes se sont aperçus que j’avais le cerveau des suites "du bébé Secoué" !!!! Alors depuis presque 11 ans je suis alité dans un superbe lit électrique sous très fortes doses de morphinés en tous genres, 6 grammes par jour... et je ne puis plus marcher, ni même être transporté en voiture, car j’ai une bulle de syringomyélie au centre de la moelle épinière et autres joyeusetés au cerveau et à la colonne vertébrale !!!! Bref je meurs à petit feu avec des souffrances que les médecins disent êtres égales voire supérieures, car constantes sans aucun répit, à celles d’un cancer généralisé en phase terminale !!!! Vivre 11 ans dans cet état n’est pas chose facile, surtout quand on ignore encore une partie de son histoire car mes géniteurs auxquels j’ai pardonné, sont décédés tous deux....
    .
    Bref tout cela pour vous dire que lire cette religieuse est pour moi une belle journée qui commence... Aussi, si vous pouviez lui dire "MERCI" de la part d’un "légume", cela me ferait plaisir.... Souffrir et être "stocké dans un superbe lit électrique" n’empêche pas l’humour, et je remercie Dieu, Sainte Trinité, chaque jour de me permettre de pouvoir LEUR consacrer pus de temps de Prières, ainsi qu’à la Vierge Marie...., qui est VRAIMENT MA MAMAN tout comme DIEU EST VRAIMENT MON PÈRE !!!
    (je pense que vous comprenez ce que je veux dire par ces expressions sur ma filiation par défaut que je considère comme étant réellement la mienne...)
    .
    Encore Merci, et que Dieu vous Garde et vous Bénisse de votre travail sur ce site....!!!
    patrick-Marie

  • Voilà qui est fort bien exprimé.
    Le mal de notre époque (de toute époque ?) est de vouloir être "celui qui dirige", pensant acquérir par là une plus grande dignité. Et une fois en poste, de penser qu’on fera forcément mieux que qui que ce soit d’autre.
    Jésus nous a dit : " je suis parmi vous comme Celui qui sert "(contrairement aux rois de ce monde qui se font servir) et "que celui parmi vous qui veut être grand se fasse le serviteur de tous". La plus grande dignité, c’est le service. C’est révolutionnaire et cela va à l’encontre de ce que distille la société.

  • Bernadette Cosyn intervient, comme à son habitude, doucement, telle une invitée qui passerait d’abord la tête dans l’embrasure de la porte avant d’entrer plus directement pour déposer sa brève mais oh combien percutante participation : ici, "vouloir être "celui qui dirige" ....", et d’en profiter pour glisser l’irréfutable et indispensable notion de "service" et la suite... Merci, Bernadette.

    Le message du 26 juin, 19:01 de Laurence Bergeron attire lui aussi l’attention par les deux points soulevés :
    a) "... offrir à l’Eglise catholique romaine une autre modalité de fonctionnement déjà éprouvée par d’autres confessions chrétiennes qui acceptent l’ordination des femmes...". Oui, il y a des femmes qui remplissent la "fonction" de pasteur, mais dans l’Eglise catholique romaine être prêtre n’est pas une fonction mais un sacerdoce, un sacrement.

    b) "... "pourquoi ne pas faire oeuvre de cette belle complémentarité dans l’éminente charge pastorale et ainsi ne pas contredire le dessein de Dieu...". Peut-on sans se tromper avancer que cette ("belle") complémentarité - à ne pas confondre, n’est-ce pas, avec "égalité" - existe dans l’Eglise catholique où les femmes se "bousculent" (voir réactions à "Sexisme dans l’Eglise", nov. 2017).

    Dans le film peut-être le plus achevé de Federico Fellini : "La strada", "il matto" (le fou) explique à cette "tête d’artichaut" dite Gelsomina, en lui montrant le caillou qu’il ramasse : tu vois ça, ce n’est qu’un caillou, là, par terre, ce n’est qu’une petite pierre, mais elle est certainement utile à quelque chose. Et la toute dernière séquence du film en apporte la preuve...

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