Qui doit être vacciné contre la rougeole avec le virus atténué vivant, sans aluminium ?

par le Professeur Henri Joyeux

jeudi 8 mars 2018

Les imprécisions d’un reportage diffusé dans l’émission animée par le Dr Marina Carrère d’Encausse

Le 28 février 2018, j’ai une fois de plus fait l’objet d’un portrait contraire à la réalité dans une émission de télévision très regardée. Me voilà fer de lance de la contestation vaccinale, nouveau terme pour le générique : anti-vaccin. Cela devient lassant. Peut-on savoir quand ceux qui me mettent en cause prendront connaissance de mes écrits avant de me brocarder ? Quand vérifiera-t-on ? C’est pourtant élémentaire si l’on veut informer. Quand ceux qui m’accusent iront-ils plus loin que ce qu’on m’attribue à tort ? Nous vivons sous le signe des fake news et de la dé(sin)formation grossière, soit, faut-il se résigner pour autant ?

Depuis plus d’un an et demi la chronique me dit radié. Je m’étais presque habitué. Voilà que j’apprends en avant-première que bientôt je pourrais ne plus être professeur. On appréciera l’habileté du commentaire. Que l’on se rassure : la décision de radiation a vu ses effets immédiatement (en juillet 2016) suspendus par mon appel et celui de mon conseil départemental qui s’oppose à cette radiation. Il appartiendra à la chambre disciplinaire nationale d’examiner nos recours mais je constate que le conseil national de l’ordre des médecins recule déjà en abandonnant sa charge sur le DTP. Aurait-il tenu compte de la condamnation de la ministre de la santé par le Conseil d’Etat début 2017 ? Pour ce qui est de mon titre de professeur de médecine, la voix off bien mal informée va vite en besogne ! Ne pas confondre désir et réalité.

Ma consoeur-animatrice d’ajouter pour conclure que je n’aurais pas donné suite à ses demandes d’interview. La belle histoire !

Je répondrai favorablement à toute invitation pour m’exprimer, en direct et non dans le cadre d’un reportage. Prudence oblige, le direct permet de garantir, à l’abri des sélections, coupures et montages, une information complète du public. J’attends avec impatience cette invitation, en présence de tout contradicteur (médecin, expert, chercheur, politique…).

Que faire ? Démissionner ? Pour quelle raison ? Affronter les accusations ? Tout simplement informer en disant ce qui est vrai et parfois complexe, sans affoler.

A propos de la Rougeole qui fait la ”Une” de beaucoup de médias
C’est le moment de relire ce que j’ai écrit très clairement dans mon livre à propos de la forêt vierge vaccinale : « Vaccins comment s’y retrouver ? » paru en 2015, dont aucun média n’a parlé, dont je n’ai reçu aucune critique scientifique, et dont je ne bénéficie d’aucun droit d’auteur.

J’écrivais : « En 1910, on comptait en France 5 000 décès. Michel Georget rappelle qu’en 1983, lorsqu’on a voulu généraliser le vaccin contre la rougeole, la mortalité avait déjà diminué de 99,5 %. En 1970, elle était considérée comme maladie bénigne de l’enfance. En 1994, aux États-Unis, 30 à 50 % des cas de rougeole apparaissaient chez des sujets vaccinés. En 1985, en France, la maladie atteignait 3 % des vaccinés et en 1994, 27 % d’entre eux. Les cas mortels en augmentation s’expliquent par le plus grand nombre d’immunodéprimés (alimentation de mauvaise qualité nutritionnelle, maladies auto-immunes, SIDA…), ce que ne nous disent pas les statistiques.

Au sujet de la Rougeole, je suis tout à fait d’accord pour la vaccination, en particulier avec le vaccin ROUVAX de Sanofi Pasteur à la fin de la première année du nourrisson.

Sachez que les stocks de ROUVAX seront épuisés en avril 2018. C’est donc le moment de se le procurer. Cette pénurie calculée permet d’imposer la vaccination contre les 3 maladies Rougeole-Oreillons-Rubéole. Ce vaccin contient 3 virus vivants inactivés, lesquels peuvent être activés chez des personnes, enfants ou adultes, en mauvaise santé avec un affaiblissement des défenses immunitaires.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS)
Les cas de rougeole ont augmenté de 400% partout en Europe entre 2016 et 2017, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Qu’est-ce que cela signifie : une vaccination mal organisée ou abusive ? L’OMS visait l’éradication de la rougeole dès 2010. Nous en sommes loin ! On ne peut mettre au même niveau scientifique la rougeole et la variole, éradiquée de la planète en 1980.
Entre 2008 et 2016, on a recensé 24 000 cas de rougeole en France, dont 15 000 rien que pour l’année 2011. Entre 2008 et 2018, 21 personnes ont succombé à cette maladie, dont huit jeunes qui présentaient une contre-indication à la vaccination et dont le décès aurait pu être évité si leur entourage avait été vacciné. Mais sont-ils décédés de la rougeole ou avec la rougeole, ce qui est évidemment fort différent ? Il est des cas où la vaccination peut aggraver la maladie du patient, c’est une réalité que tout médecin doit connaître.

En Nouvelle Aquitaine une épidémie

Cette épidémie de rougeole a provoqué au moins 32 hospitalisations, avec au total 115 cas recensés depuis le 1er novembre. L’Agence régionale de Santé (ARS), a appelé justement à la vigilance. « Il est urgent de vérifier sa vaccination et de se faire vacciner si nécessaire, ou de consulter en cas de doute. »

Au CHU de Poitiers, une jeune femme décède avec la Rougeole
Jessica R. mère d’un petit garçon de 9 ans décède après avoir contracté la rougeole en accompagnant son père aux urgences fin janvier. Celui-ci affirme "On est arrivé dans cette salle d’attente où il y avait pas mal d’enfants et de patients qui étaient allongés sur les fauteuils. » Personne n’a prévenu qu’il y avait une épidémie de rougeole.

Le CHU de Poitiers en trois jours avait compté 10 cas de rougeole. Il a alors lancé une procédure de rappel pour vacciner tous les gens qui se trouvaient à ce moment-là dans la salle d’attente. Au total l’hôpital a contacté 91 personnes … mais pas Jessica, "qui a pu être oubliée". Elle était atteinte de comorbidités complexes sévères, selon les informations que nous avons eues. Si cela est vrai, cela signifie que la jeune femme, fortement immunodéprimée par ses comorbidités, est plus probablement décédée avec la Rougeole que de la Rougeole, et il n’est pas certain que dans son état la vaccination lui aurait été utile, ni celle de son entourage.

Manifestement Jessica n’avait pas eu la rougeole étant enfant. Si elle l’avait eue, elle aurait été vaccinée à vie. Car la rougeole est une maladie bénigne chez un enfant en bonne santé. A Lille des étudiants atteints

Cinq cas de rougeole chez des étudiants sur le site du campus de Villeneuve-d’Ascq sont liés à l’épidémie en Nouvelle Aquitaine. Le statut sérologique des cinq personnes touchées n’est pas connu mais on sait que le premier étudiant malade n’était pas vacciné, indique le vice-président de l’université. Si le site n’a pas été fermé, des rappels à la vaccination ont été lancés pour faire face à ”cette maladie très contagieuse et aux conséquences pouvant être graves”.

Il est peu probable que de nouveaux cas apparaissent puisque la période de contagion comme celle d’incubation de la maladie, depuis l’apparition du dernier cas, est dépassée.

En Angleterre : la rougeole gagne du terrain
Actuellement on compte 122 cas de rougeole après trois années sans circulation du virus.

Le taux de vaccination ROR élevé de la population anglaise est à 95 %, mais les autorités rappellent à ceux qui veulent se rendre en Roumanie, Italie ou Allemagne, de vérifier leur statut vaccinal pour s’assurer de ne pas être contaminés et de ne pas être vecteurs de la maladie.

En France, en juillet 2017 : la couverture vaccinale à l’âge de 24 mois pour le ROR est passée de 89,2 % avec 1 dose et 60,9 % avec 2 doses en 2010, à 90,5 % avec 1 dose et 78,8 % avec 2 doses en 2015.
En ce qui concerne la vaccination contre la rougeole seule (incluant Rouvax® et tous vaccins ROR), la couverture vaccinale en grande section de maternelle (5-6 ans) est passée en dix ans (pour les années scolaires de 2002-2003 à 2012-2013) de 93,2 % à 96,4 % avec 1 dose, et de 28,1 % à 83,2 % avec 2 doses.

Curieusement les cas de rougeole ont augmenté alors que la couverture vaccinale n’a cessé de croître.

En Suisse en février 2017

Un enfant meurt de la rougeole alors qu’il était vacciné contre la Rougeole. C’est le premier décès lié au virus en Suisse depuis 2009, selon l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).

« Le jeune homme est mort aux soins intensifs à cause d’une défaillance pulmonaire. Il avait la leucémie et suivait une thérapie qui mettait fortement sous pression son système immunitaire. Le vaccin contre la rougeole qu’on lui a administré n’a pas pu le protéger suffisamment contre les attaques du virus. » Le vaccin était donc contre-indiqué. Il peut même avoir été à l’origine d’une fin de vie plus précoce. Cela démontre que s’il y a des indications de vacciner, il y a aussi des cas où il ne faut surtout pas vacciner.

On comprend donc que certaines personnes ne doivent pas être vaccinées contre le virus pour des raisons de mauvaise santé. Leur immunité étant affaiblie, on ne peut leur injecter des virus vivants inactivés qui peuvent s’activer et créer la maladie la plus grave. Ces personnes ne bénéficient pas d’une bonne protection malgré la vaccination. Leur système immunitaire ne développe pas assez d’anticorps pour éviter la maladie.

Ce que vous devez savoir de la Rougeole maladie
Chez le nourrisson, l’enfant et même l’adulte l’importance de la Vitamine A

La loi récente impose la vaccination ROR pas avant la première année. Avoir une rougeole en étant en bonne santé est sans danger. On sait que la nutrition de l’enfant ou de l’adulte est d’une grande importance, en particulier l’apport en Vitamine A, nécessaire pour avoir de bonnes défenses immunitaires. En Afrique où les enfants peuvent être fortement carencés la vitamine A à fortes doses a fait ses preuves [1].

Chez nous la consommation alimentaire régulière de cette vitamine (en µg pour 100 g) avec le beurre cru en petite quantité (800), le jaune liquide de l’œuf à la coque (235), le foie de volaille (14 500) suffisent, sans oublier les aliments les plus riches en bêta-carotène, les végétaux de couleur orange ou verte : potimarron, patate douce, carotte, persil, potiron, abricot, mangue, melon, salade romaine, épinard, laitue…

Le responsable et la transmission

La rougeole est une maladie strictement humaine. On ne connaît pas de réservoir chez l’animal. C’est une affection due à un virus de la famille des paramyxoviridés, le responsable est le morbillivirus.

Il se développe dans les sécrétions du nez et du larynx et se transmet par la toux et l’éternuement, pendant les 4 jours avant qu’apparaisse l’éruption cutanée et les 4 jours qui suivent. Le virus est actif et contagieux dans l’air ou sur les surfaces contaminées pendant 2 heures.

A partir du moment où le virus a atteint l’organisme, le durée d’incubation ne dépasse pas 12 jours. Face au diagnostic posé, l’éviction scolaire est de 5 jours. Ceux qui ont eu la maladie sont immunisés à vie.

Des dangers réels pour les enfants en mauvaise santé

Les flambées de rougeole peuvent entraîner des épidémies susceptibles de provoquer de nombreux décès, notamment parmi les jeunes enfants malnutris en Asie, Afrique ou chez les réfugiés en mauvaise santé. Dans les pays où la rougeole a été en grande partie éliminée, les cas importés restent une source importante d’infection, d’où le nécessaire contrôle sanitaire des réfugiés, par les professionnels de santé en fin d’étude, que nous réclamons depuis plusieurs années.

Les signes de la rougeole 

D’abord une forte fièvre qui peut monter à 40°C et le nez qui coule, de la toux, des yeux rouges et larmoyants et des petits points blanchâtres sur la face interne des joues. C’est le signe de Köplik qui permet le diagnostic à ce stade : un semis de petites taches blanches, grosses comme une tête d’épingle, sur une muqueuse rouge à la face interne des joues en regard des prémolaires. Trois ou quatre jours plus tard, le signe disparaît pour être remplacé par l’éruption.

L’invasion dure 4 jours avec fièvre élevée, une conjonctivite, des paupières gonflées, des yeux bouffis, un écoulement nasal, une toux, une diarrhée, des douleurs abdominales, une perte d’appétit, parfois des vomissements. L’enfant est très grognon, pleure semble-t-il pour rien.

L’éruption est typique : petites plaques rouges plus ou moins en relief (maculo-papules) de quelques millimètres de diamètre qui confluent en larges plages mais laissant toujours entre elles des intervalles de peau saine.

Certains éléments cutanés peuvent être couleur sang, on dit purpuriques du fait de la baisse du taux des plaquettes, c’est la thrombopénie que l’on peut retrouver aussi après vaccination.

L’éruption débute sur le visage derrière les oreilles et s’étend progressivement. Au 2 e jour, elle atteint tout le visage, le cou, la partie supérieure du thorax. Le 3 e jour, le tronc et les membres supérieurs sont atteints. Les membres inférieurs sont touchés le 4 e jour.

Au cours de cette phase éruptive, la fièvre reste élevée, la toux et le "catarrhe oculo-oto-naso-pharyngo-laryngo-intestinal" persiste (écoulement oculaire, otite, rhinite, angine, laryngite, diarrhée). L’enfant est fatigué.

Lorsque l’éruption s’efface, elle fait place à une desquamation fine et sèche visible quelques jours et ne laisse aucune trace. La fièvre disparaît sauf en cas de complications. L’enfant reste fatigué une dizaine de jours.

Les possibles complications de la rougeole

Les complications concernent, avant l’âge de 5 ans, les enfants malnutris carencés en vitamine A. Généralement bénigne, la maladie peut entraîner chez les enfants particulièrement immunodéprimés de moins d’un an ou de plus de 20 ans, des complications telles que la cécité, l’encéphalite, la pneumonie [2] ou de sévères diarrhées.

Les complications atteignent environ une personne sur six. Chez nous, on observe surtout de la diarrhée dans 6 % des cas, des surinfections respiratoires dans 7 à 9 %, jusqu’à la pneumonie dans 1 à 6 % des cas, chez les personnes immunodéprimées. Des troubles neurologiques par encéphalites sont possibles dans un cas pour mille avec des risques de séquelles graves. La plus grave est la pan-encéphalite sclérosante subaiguë dans un cas pour un million.

Les risques neurologiques post vaccination imposent un examen neurologique avant vaccination

Il est évident que si une telle maladie peut déclencher de telles complications neurologiques, on peut admettre que le vaccin contenant le virus vivant atténué puisse être responsable de troubles neurologiques tels que l’autisme, plus ou moins prononcé surtout si en plus il est associé aux deux autres virus vivants atténués. C’est pour cette raison que les médecins anglais réalisent toujours un examen neurologique des enfants avant vaccination. Chez nous il faut l’imposer par sécurité pour l’avenir des enfants.

C’est le médecin et lui seul qui décide et explique l’importance de la vaccination.
Il doit donc connaître les indications, les contre-indications et ce qui protège au mieux l’organisme.

Pas de vaccination de la femme enceinte

La rougeole augmente les risques maternels de complications pulmonaires et, par altération de la circulation placentaire, celui d’accouchement prématuré. Les rougeoles congénitales et néonatales sont associées à un risque augmenté de survenue de pan-encéphalite subaiguë sclérosante de l’enfant. La vaccination est donc contre-indiquée chez les femmes enceintes. Aucun cas d’embryo-fœtopathie liée au vaccin n’a été rapporté dans la littérature.

Le nouveau-né est protégé du fait de la transmission des anticorps maternels [3], ces derniers étant à des niveaux plus élevés si la mère a attrapé naturellement la rougeole plutôt que si elle a été vaccinée.[4]

La grossesse doit être évitée dans les trois mois qui suivent la vaccination.

De plus un délai de neuf mois est à respecter entre une injection d’immunoglobulines (cas d’une situation de contage) et une vaccination ROR.

Dans le cas particulier d’un enfant de 6 à 11 mois exposé à des cas de rougeole autour de lui, une dose de vaccin monovalent contre la rougeole sera effectuée dans les 72 heures suivant le contact présumé. L’enfant recevra ensuite deux doses de vaccin ROR suivant le schéma standard  : une dose à 12 mois et une dose à 16-18 mois.

Les spécialistes de l’Inserm précisent cependant à juste raison  : «  L’administration à 9 mois de la première dose du vaccin ROR (rougeole-oreillons) chez les enfants admis en collectivité n’a pas de justification en dehors des périodes épidémiques.   »

Le vaccin seul contre la Rougeole ou associé

Le vaccin anti-rougeoleux est souvent associé au vaccin contre la rubéole et/ou au vaccin contre les oreillons dans les pays où ces maladies posent problème. Il est aussi efficace seul qu’associé chez les enfants en bonne santé.

il est recommandé d’administrer deux doses de vaccin car environ 15% des enfants vaccinés n’acquièrent pas une immunité dès la première dose. Remarquons que la 2ème dose ne devrait pas être généralisée.

Le vaccin monovalent uniquement contre la rougeole  : le Rouvax, efficace pendant vingt ans. Constitué d’un virus vivant atténué il ne contient pas d’aluminium ni de protéine d’œuf. Il est conseillé à l’âge de 9 mois pour les enfants qui fréquentent une crèche ou une nounou, et pour les autres à l’âge de 12 mois. Si la maman allaite son enfant même seulement matin et soir, et hors épidémie, la vaccination peut être reculée jusqu’aux deux ans de l’enfant.

Le vaccin bivalent contre rougeole et rubéole, Rudi-Rouvax, constitué des deux virus vivants atténués. Il n’est plus commercialisé !

Le vaccin trivalent ROR contre rougeole-oreillons-rubéole est remboursé à 100 % jusqu’à 17 ans révolus. L’ordonnance doit comporter le nom, le prénom et la date de naissance de l’enfant concerné et la mention «  vaccin ROR gratuit   ».

Il s’agit surtout de M-M-RVAXPRO ou ROR Vax de Sanofi Pasteur, son concurrent Priorix de GSK.

Le vaccin est efficace contre les 3 maladies de l’enfance  : rougeole, oreillons, rubéole. Deux injections sont nécessaires (à 12 mois et entre 16 et 18 mois).

Ces vaccins ne contiennent pas d’Aluminium.

L’administration de la première dose du vaccin ROR se fait pour tous les enfants à l’âge de 12 mois et quel que soit le mode de garde (en dehors de période épidémique). La deuxième dose est recommandée à l’âge de 16-18 mois. La durée d’efficacité n’excède pas 20 ans, tandis que la rougeole bénigne vous vaccine à vie.

Les complications de la vaccination

Après les vaccinations contre la rougeole, les oreillons et la rubéole, qui injectent des virus vivants atténués, des troubles neurologiques sont possibles. J’ai évoqué l’autisme et les incertitudes des spécialistes dans mon livre. On doit signaler aussi la chute du taux des plaquettes (thrombocytopénie ou plaquettopénie) pouvant atteindre 30 000/ mm3 créant des troubles de la coagulation au lieu de 300 000/mm3. Ce taux normal habituellement se récupère assez vite sous corticoïdes, mais l’enfant reste fatigué plusieurs semaines. C’est la vaccination qui augmente de 3,4 fois les risques de chute des plaquettes avec des taches purpuriques.

Les neuro pédiatres anglais réclament depuis des années un bilan neurologique avant et post vaccinal, car ils redoutent les effets délétères sur le développement psychomoteur du nourrisson. En France, on vous répond inutile, alors qu’il faudrait l’imposer.

Les 7 contre-indications vaccinales que le médecin et toutes les familles doivent connaître

1- Les déficits immunitaires congénitaux ou acquis touchant l’immunité cellulaire.

2- Les enfants nés de mère VIH séropositive (Sida). Car le passage naturel des anticorps maternels de type Immunoglobuline G à travers le placenta rend ininterprétable la sérologie de l’enfant jusqu’à 9-10 mois environ (la persistance des anticorps maternels a été détectée jusqu’à 14 mois). Le système immunitaire de l’enfant peut rejeter les anticorps contre le VIH de sa mère passés dans son sang, le virus lui même n’étant pas passé. Ce sont les seuls cas connus, chez le nouveau né, de négativation de la séropositivité au virus du Sida.

Rappelons qu’en Afrique on recommande l’allaitement maternel même si mère est porteuse du virus.

3- Les allergies à l’antibiotique néomycine ou à tout autre constituant du vaccin, tel le sorbitol en cas d’intolérance au fructose.

4- Une fièvre ou une maladie aiguë

5- Un risque connu de réaction anaphylactique du fait de piqures d’insectes ou d’allergie alimentaire certaine. Elles sont de plus en plus nombreuses.

6- Des antécédents d’allergie aux protéines de l’œuf.

7- Les enfants ayant reçu des gammaglobulines, une transfusion sanguine : la vaccination devra être repoussée d’au moins 3 mois, en raison du risque d’échec vaccinal dû aux anticorps dirigés contre la rougeole, les oreillons et la rubéole acquis de façon passive, reçus par l’intermédiaire donneur.

Trois précautions majeures

Ne jamais injecter le vaccin dans un vaisseau.

Risque d’anergie (pas de réaction immunologique) qui peut durer 4 à 6 semaines, si par exemple le test tuberculinique est réalisé après vaccination ROR.

Administration simultanée possible mais en 2 sites séparés : Hexavalent et ROR. On ne peut que déconseiller cette double vaccination simultanée, trop agressive pour le nourrisson.

Faut-il rappeler que l’acte vaccinal est un acte médical sérieux qui exige une prescription, dont le médecin seul est responsable avec le fabricant en cas de défaut de fabrication ou de contenu délétère.

Le médecin généraliste ou le spécialiste n’est ni vaccinologue, ni infectiologue, ni immunologue, ni allergologue, ni expert… Ne seraient-ils pas capable de savoir quelle personne a besoin ou pas d’être vaccinée contre telle ou telle maladie ? Quant aux nécessités de ses propres vaccinations, c’est à lui aussi à en juger, selon la compétence qu’il a le devoir d’acquérir, ni des fabricants, ni du conseil de l’ordre, ni des experts ministériels.

Avoir la rougeole pendant l’enfance présente moins de risque que de l’attraper à l’âge adulte où les complications peuvent être bien plus graves. Nous savons que les vaccins ne sont pas fiables à 100%. Donc vacciner en masse l’ensemble des nourrissons ne changera en rien le problème. Au contraire, car la durée de la vaccination n’excède pas 18 à 20 ans. Ainsi nous aurons une population vaccinée dans l’enfance qui, si elle développe à l’âge adulte la rougeole risquera des complications graves alors que si on l’attrape étant petit, on est immunisé à vie. Preuve que la nature est bien faite.

Comme nous l’avons dit les vaccins contre la Rougeole ou contre les 3 maladies Rougeole-Oreillons-Rubéole ne contiennent pas d’aluminium.

Concernant l’aluminium des autres vaccins : nous attendons la décision du Conseil d’Etat

Je rappelle qu’actuellement une action devant le Conseil d’Etat est en cours au nom de 3055 personnes, visant à obtenir le RETRAIT de l’adjuvant aluminique dans les vaccins toxique pour l’organisme.

Cette juridiction suprême doit se prononcer. Àce jour nous attendons la réponse de la Ministre de la Santé qui ne répond pas. L’avocate Maître Jacqueline Bergel-Hatchuel demande la clôture du dossier au Conseil d’Etat afin qu’il rende une décision, même en l’absence de la réponse de la Madame ministre de la santé.

Vous voilà informés chers amis de la Santé. Faites passer à votre médecin référent et à tous les jeunes parents inquiets qui veulent savoir.

Voir aussi sur mon site l’Appel à la Raison, destiné tant aux professionnels de santé qu’au grand public.

Bonne Santé à tous
Pr Henri Joyeux

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Sources :

[1] Pour les spécialistes Le rougeole chez l’enfant
« Deux doses de vitamine A (200 000 unités internationales (UI) quotidiennes pendant deux jours consécutifs) ont réduit la mortalité chez les enfants âgés de moins de deux ans (RR 0,21 ; IC à 95 % 0,07 à 0,66) ainsi que la mortalité due à la pneumonie (RR = 0,57 ; IC à 95 % 0,24 à 1,37). Deux doses de vitamine A réduisaient l’incidence du croup (RR 0,53 ; IC à 95 % 0,29 à 0,89), mais pas la morbidité pneumonique (RR 0,92 ; IC à 95 % 0,69 à 1,22) ni la morbidité diarrhéique (RR 0,80 ; IC à 95 % 0,27 à 2,34). Aucune des études incluses dans cette revue n’avait fait état d’effets indésirables. »

[2] La pneumonie à cellules géantes est une complication gravissime survenant chez les sujets immunodéprimés. Elle est due à la réplication du virus dans les cellules épithéliales du système respiratoire. Soulignons que les images radiologiques pulmonaires anormales sont banales au cours de la rougeole bénigne.

[3] Caceres VM, Strebel PM, Sutter RW, Factors determining prevalence of maternal antibody to measles virus throughout infancy : a review [archive], Clin Infect Dis, 2000 ;31:110-119

[4] Leuridan E, Hens N, Hutse V, Ieven M, Aerts M, Van Damme P, Early waning of maternal measles antibodies in era of measles elimination : longitudinal study, BMJ, 2010 ;340:c1626

Messages

  • Brocarder ceux qui ne pensent pas comme soi, c’est tellement facile ! Surtout lorsqu’on dispose d’une audience régulière dans les médias.

    Le discours dominant se dispense de réfléchir aux objections qui lui sont opposées. Il se dispense même de contre-argumenter ; comment, d’ailleurs, pourrait-on argumenter quand on traite pour valeur méprisable les positions adverses ?
    Ne restent que les arguments d’autorité... et l’autorité tout court pour imposer une politique sanitaire souvent contaminée par des présupposés idéologiques et gravement infiltrée par des intérêts marchands (les deux étant, par ailleurs, intimement liés).
    À quand une étanchéité salutaire entre la finance industrielle pharmaceutique et le monde médical et hospitalo-universitaire (formation, information, etc.) ?

    L’approche de la problématique vaccinale en France est emblématique d’un autoritarisme qui se rit et de la démocratie et des réalités du terrain. Les technocrates n’ont que faire des chemins de traverse de la recherche, ni des effets collatéraux des décisions arbitraires en matière de santé publique.
    Le tandem Macron-Buzin est à cet égard remarquable.

  • Merci§ professeur Joyeux Pour vos interventions judicieuses
    Il y a de plus en plus de maladies auto immunes

  • J’ai d’ailleurs remarqué une évolution désolante.

    Quand j’étais enfant, le médecin procédait à une examen approfondi avant de faire la vaccination. Il lui est arrivé à plusieurs reprises de surseoir, pour moi ou l’un de mes frères, car nous avions de la fièvre, étions fortement enrhumés...
    Je constate que maintenant, certains médecins considèrent la vaccination comme un acte anodin, à faire obligatoirement à une date précise. Pourtant, si le patient est en mauvaise santé, la simple raison nous dit qu’il y a un risque qu’il ne développe pas une réaction suffisante pour lui assurer l’immunité, donc que la vaccination ne sera pas efficace, avec cet inconvénient supplémentaire d’escompter une protection illusoire.

  • @ Bernadette
    Bien plus fâcheux encore, c’est l’effet multiplicatif sur les adultes car on oublie de rappeler plusieurs choses dans cette affaire.

    La rougeole est une maladie infantile bénigne qui procure une immunité quasi complète face à toute récidive ultérieure chez celui qui l’a déjà "faite" étant enfant.

    Le vaccin contre la rougeole n’est efficace (et pas à 100% !) que durant une vingtaine d’années.

    Avec la généralisation de la vaccination contre cette infection - qui supprime l’immunisation naturelle procurée par la maladie pendant l’enfance - on voit apparaître de plus en plus de cas de rougeole adulte.
    Or la rougeole chez les adultes est plus compliquée et peut avoir des effets graves, en particulier si elle est associée à d’autres pathologies (lesquelles pathologies pouvant être la cause réelle d’un décès, alors même qu’on accuse la rougeole...).

    Paradoxalement, la vaccination systématique infantile contre la rougeole va fragiliser la population adulte !

    Très clairement on voit ici que la médecine choisit de faire "contre la nature" plutôt que de composer "avec" celle-ci et s’y appuyer.

    Bien sûr, cela impose quelques contraintes matérielles que de laisser les enfants développer tranquillement leurs maladies infantiles (organiser la quarantaine, composer avec les obligations professionnelles, etc.).

    Il y a quelque chose de l’ordre d’une volonté de toute puissance à prétendre dominer la nature par la force et d’une foi aveugle en la Science supposée répondre à tout et tout résoudre.

    C’est là même chose - le parallèle va encore faire hurler la bien-pensance - avec le sida.

    On dépense en effet des sommes astronomiques pour tenter d’élaborer un vaccin contre le VIH (qui permettra à des populations favorisées de continuer à se livrer à toutes les fantaisies que les sociétés modernes et riches autorisent), alors que quelques règles morales naturelles, assorties de fidélité à son "partenaire sexuel", peuvent très efficacement limiter et contenir la propagation d’un fléau apparu dans un milieu qui, précisément, prétendait s’affranchir de toute contrainte (en particulier de celles d’un "ordre naturel").

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