PRIÈRE composée à l’occasion du tricentenaire du vœu du Roi Louis XIII le 24 juillet 1938

par le comte de Paris, son descendant direct

dimanche 23 juillet 2017

SEIGNEUR,

Vous avez toujours eu pour la France une prédilection dont témoignent les multiples manifestations de Votre divine bonté pour Elle.

Vous avez voulu qu’Elle grandît et prospérât, qu’Elle trouvât son unité en suivant Vos préceptes : un peuple docile et des rois soumis à Votre volonté Vous servirent d’instruments pour faire de la France la grande nation chrétienne.

Hélas insensiblement les rois et le peuple se sont écartés de la pratique de Votre Loi. Avec le temps le mal a développé ses funestes conséquences. – Le peuple alors paya par le sang ses erreurs et notre famille subit les justes châtiments qu’elle méritait.

À cette France néanmoins, malgré ses égarements, Vous avez souvent dans Votre miséricorde montré quelle était la voie de son salut. Mais sitôt le danger passé, elle se replongeait dans ses errements. Après avoir imploré Votre prière et Votre pardon, elle s’éloignait à nouveau de Vous.

Écoutez aujourd’hui, Seigneur, les prières de ceux qui Vous sont fidèles, et je Vous demande la grâce de m’admettre et de me conserver parmi eux.

Sainte Vierge,

Mon aïeul Louis XIII a remis entre vos mains maternelles les destinées de notre pays. – Combien souvent vous lui avez témoigné votre bonté en manifestant en France votre présence pour y rallumer la foi ! Les Français, cependant, bien qu’ils vous aient entendue et malgré vos interventions, persistent à ne pas s’écarter de la mauvaise voie dans laquelle ils se sont engagés.

N’abandonnez pas ce peuple qui se montre si obstiné ! Prenez-le en pitié ! Venez à son secours !

Écoutez aussi la prière fervente du chrétien que je veux être et acceptez de vous faire mon avocat auprès de Dieu pour qu’il ne rejette pas mon dévouement et qu’Il accepte mes humbles services. Dans le désir de Le servir, je m’efforce à me préparer à la tâche que par ma naissance j’ai le devoir de considérer.

N’étant pas chargé devant Dieu de conduire le peuple de France je ne puis renouveler le vœu de Louis XIII solennellement. Cependant, Sainte Mère de Dieu, je puis vous consacrer et je vous consacre ma personne et ma vie, pour que la France revienne à Dieu et qu’il me soit donné de Le servir en restaurant dans mon pays un ordre social, économique et politique imprégné des principes de l’Évangile.

Seul devant cette immense tâche, je vous supplie d’intercéder auprès de Dieu, pour qu’Il me donne la grâce de l’accomplir et de refaire une France chrétienne en parfait accord avec l’Église.

Sainte Vierge,

Unissez de nouveau le Roi à son peuple, dans le commun amour de Dieu, notre créateur et notre souverain. Obtenez pour l’un comme pour l’autre la rosée des grâces pour que le Roi fasse en toutes choses son devoir de roi très chrétien et que le peuple retrouve son bonheur en rentrant dans les voies de Dieu.

Daigne votre Toute Puissance suppliante faire en sorte que par cette nouvelle union bénie de Dieu, la France redevienne enfin la fille aînée de l’Église.

HENRI

Comte de Paris

Orval, 24 julllet 1938

Imprimatur :

Florent, Michel, marie

Archevêque d’Aix

Aix-en-Provence, le 11 Mai 1941

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