Traduit par Pierre

Orlando : Vérité, gage de liberté.

Mary Jo Anderson

mercredi 10 août 2016

Dimanche 12 juin, avant l’aube, le ciel d’Orlando (Floride) ronronne de l’incessant flop-flop d’hélicoptères. À quelques kilomètres, une horreur indescriptible : un musulman solitaire armé a ouvert le feu dans une boîte de nuit homo. Les équipes d’intervention tentaient de sauver les otages.
À 5 heures du matin, les agences de presse commençaient à diffuser l’information : le massacre en Floride avait dépassé en horreur tous les évènements analogues de l’Histoire des États-Unis — même la tuerie de Fort Hood au Texas — quarante neuf jeunes Américains étaient morts, cinquante trois étaient blessés.

C’est à Orlando que se trouvent Disney World, Sea Worlld, les Studios Universal, et l’équipe de basket-ball Orlando Magic. J’y habite. Nous étions nombreux à avoir pensé qu’un jour ou l’autre le djihad se manifesterait ici. Et il ira dans d’autres villes, dans la vôtre, à n’importe quel instant, à moins qu’avec un courage collectif nous nous dressions face à notre véritable ennemi.

Le "Pays de la Liberté", tout comme le monde entier, est agressé. L’Amérique ne pourra se défendre — défendre ses enfants, ses travailleurs, ses homos, ses athlètes, ses religieux ou ses visiteurs américains ou étrangers — sous de mauvais prétextes. La France ou la Belgique ou toute autre nation non plus, tant que nos têtes politiques s’inclineront devant le "politiquement correct" et refuseront de reconnaître que le djihad islamique a déclaré la guerre à la Civilisation Occidentale.

Au lieu de quoi on nous gave de faux arguments qui non seulement sont inutiles, mais compliquent le problème. Un exemple : l’autre jour Owen Jones, journaliste du Guardian, a quitté, en colère, le plateau de "Sky News Sunday" au Royaume Uni, parce qu’un intervenant, à propos du massacre d’Orlando, a déclaré que la communauté gay « n’a pas le monopole de l’horreur », que les homos doivent résister à la tentation de prétendre qu’Orlando les concerne seuls. Car en vérité tout le monde est visé. Furieux, Owen maintenait que seuls les gays étaient visés.

Ils l’étaient bien, d’une certaine manière. Tout comme les enfants étaient pris pour cibles par les séparatistes islamiques quand 186 d’entre eux furent massacrés à Beslan, en Russie en 2004. Ou comme les "cols blancs" étaient visés par les partisans islamiques lorsque deux avions percutèrent les tours du World Trade Center le 11 septembre 2001. Ou les amateurs de musique et consommateurs sur des terrasses furent pris pour cibles quand des terroristes islamiques balancèrent leurs bombes à un concert à Paris en novembre 2015. Ou encore les voyageurs visés par les islamiques, qui assassinaient 32 passagers et en blessaient 300 à l’aéroport de Bruxelles en Mars dernier.

Il est une mauvaise raison — fanatisme religieux, haine, extrémisme — donnée à la recrudescence d’agressions. Mais ces façons de parler évitent soigneusement l’identification des racines réelles du problème. Et cette volonté de se boucher les yeux ne peut qu’alourdir notre peine.

Selon certains, désigner le djihad islamique comme une tentative pour dominer le monde ne peut qu’inciter à de pires carnages. On a la preuve du contraire : ne pas identifier l’idéologie du djihad islamique comme l’ennemi est interprété par l’ISIS comme notre fuite devant les réalités. Bonne façon d’encourager l’ennemi.

L’administration Obama et les centaines d’organismes non gouvernementaux "politiquement corrects", les groupes de réflexion [Think Tanks], les lobbyistes qui imaginent apporter leur aide en soutenant n’importe quelle forme de raisonnement refusent d’accepter l’identité proclamée par ISIS. À moins de mettre enfin les pieds sur terre nous ne pourrons nous en prendre qu’à nous-mêmes pour ce qui va advenir.

La fréquentation du club n’en faisait pas les victimes désignées d’une "haine insensée", telles que même S.S. François décrivait à propos de l’horreur. Cette agression avait bien sa signification — stratégique — pour le mouvement djihad, ISIS, et les légions de sympathisants secrets. L’attaque d’une "cible molle" plutôt que d’un objectif militaire ou tactique est astucieusement conçue pour déboussoler le monde occidental dans la crainte planant sur des rencontres sportives, des concerts, et des évènements populaires. C’est alors que le djihad jubile. Les voyages devenant un coup de roulette mortelle, l’économie va s’effondrer, et le djihad triomphera. C’est parfaitement pensé pour le djihad islamique.

Mgr. Robert Lynch, évêque du Diocèse de St. Petersburg (Floride), a tout faux en battant une coulpe insensée : « C’est la religion, hélas y-compris la nôtre, qui vise plutôt verbalement, et entretient le mépris envers gays, lesbiennes et transsexuels... Les attaques actuelles contre hommes et femmes LGBT sèment le mépris, puis la haine pouvant aboutir à la violence. » Un évêque catholique en Amérique peut-il vraiment croire que l’enseignement de l’Église sur l’homosexualité aurait à voir avec ce qui s’est passé au club "The Pulse" ? De telles déclarations sont simplement affligeantes.

Certains membres de la communauté gay ont une attitude provoquante dans leur comportement et sont particulièrement intolérants envers des organismes tels que l’Église Catholique. Et cependant ils ne pratiquent pas le meurtre de ceux qu’ils réprouvent chez eux ou de par le monde. Les écologistes extrémistes n’assassinent pas les consommateurs. Omar Mareen [N.d.T. : le meurtrier d’Orlando.] n’a pas assassiné des gays en raison d’opinions anti-homosexuelles extrémistes — ce serait une interprétation trop restreinte de ses motifs. Il s’est présenté comme membre du djihad, hostile aux comportements libres de la civilisation Occidentale.

Oui, les victimes d’Orlando étaient jeunes pour la plupart, gays, hispaniques. Mais ils ont été assassinés par Omar Mateen, rêvant d’un Califat en Amérique. Mateen, qui avait déjà fréquenté le club, s’était identifié comme membre de ISIS par un appel au 911 [N.d.T. : N° d’appel de la police aux U.S.A.] après son arrivée au club.

Dans l’heure suivant la tragédie les commentateurs avaient métamorphosé cette vérité en un crime commis par un "fanatique religieux". L’attribution d’un préjugé religieux à Mateen ou à des centaines d’autres terroristes islamiques est une injure envers un peuple animé par la foi. C’est également un mensonge mortel pouvant entraîner encore plus de carnages.

Le "Politiquement Correct" met l’accent pour requalifier le djihad contre l’Occident en une fumeuse "haine", ou une "sorte d’extrêmisme". Pourquoi ? À mon avis, le mot "extrêmisme" semble acceptable. Mais la vérité est plus inquiétante et difficile à affronter : Il s’agit d’une guerre de civilisations, que nous ne pourrons mener sans un total engagement dans tous les domaines de notre culture — militaire, politique, éducation, technique, social.

Le discours pontifiant de nos lâches politiciens — qui nous invitent à prétendre que le djihad islamique n’est pas notre ennemi — est notre mort. Nous en mourrons tous, et non quelques éléments particulièrement visés, car ils veulent continuer à morceler notre propre culture en petites chapelles au lieu de nous unir contre notre ennemi mortel.

15 juin 2016.

Source : https://www.thecatholicthing.org/2016/06/15/orlando-the-truth-will-set-us-free/

Illustration : La presse à Orlando.

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