Nouvelles élections en vue en Catalogne

par F.-X. Esponde

lundi 16 avril 2018

La Catalogne semble se diriger vers la convocation de nouvelles élections le 22 mai prochain en vue du 15 juillet, si la solution politique actuelle perdure et se termine en blocage institutionnel.

A la Moncloa, résidence du Premier Ministre espagnol Mario Rajoy on espérait in fine que “l’accord possible entre Puigdemont de Pdecat et Junqueras de l’Erc” finisse par la décision ultime du choix d’un candidat non soumis aux décisions judiciaires pour les délits déjà cités de rébellion, malversation, prévarication de fonds publics lors du référendum illégal du premier octobre 2017.

Les partis souverainistes n’ayant pas admis que ces élus de l’ancienne gouvernance soient interdits de figurer dans le choix présidentiel, le blocage institutionnel autour de Puigdemont, des prévenus dans les prisons espagnoles, et de la présence de l’ancien président en Allemagne ont rendu le projet initial de Mario Rajoy inextricable.

Pressé de lever l’article 155 en cours le Premier ministre se verra au terme de ce processus insoluble contraint d’accepter de nouvelles élections régionales en Catalogne en 2018 à la veille de celles de 2019 locales et européennes déjà programmées dans le pays.

Trop d’élections tue la démocratie, et à la Moncloa, dit-on “la stratégie du pire n’est jamais la meilleure”, face à la pression des indépendantistes à proposer leurs candidats indésirables par la justice espagnole, la situation se dégrade et s’envenime désormais.

Les pragmatiques de tous bords espéraient un ou une candidate en dehors de la justice, mais au fil de trois mois suivant les élections du 21 décembre dernier, le blocage actuel ne présage plus d’un consensus possible et on se dirige désormais vers la convocation de nouvelles élections en Catalogne.

On s’accorde à reconnaitre que la dérive actuelle conduit au chaos.

Mais ni à Madrid ni au coeur des Institutions européennes on recherche la voie de la médiation pour débloquer une situation inacceptable par les électeurs floués et déconsidérés par le comportement politique des partis souverainistes et constitutionalistes espagnols, toujours rivés à leurs positions.

La provocation extrême ayant conduit à la mise en doute de la décision de justice du juge Llarena à propos des candidats sécessionnistes proposés pour la candidature à la présidence catalane, La Moncloa exprime sa préoccupation et subit désormais les critiques de partis nationaux espagnols, tels le Psoe qui reprochent a Mario Rajoy d’avoir manqué de proposer des initiatives politiques pour faciliter la sortie de crise catalane.

En Allemagne la chancelière allemande Angela Merkel demande à son parti “de rester en retrait face au dossier Puigdemont, et d’éviter d’internationaliser le procès.”

Neutralité et distance mais en réalité tous les partis allemands se sont exprimés à ce propos.

Les uns rejoignant la position de la chancelière, d’autres dubitatifs et dissertant sur la justice espagnole, d’autres partageant implicitement la condition préventive a propos de Carles Puigdemont, résident allemand de facto, d’autres clairement favorables à une médiation allemande dans ce conflit espagnol, ainsi donc confrontés à la question catalane sans l’avoir voulu, ni souhaité.

Le Psoe ajoute, “Carles Puigdemont entretient le conflit permanent”, et à terme souhaite de nouvelles élections, qui lui laisseront encore de l’espace politique pour revenir au devant de la scène catalane qu’il n’a jamais quittée, et où ses anciens amis tels Junqueras comprennent que le piège catalan fait aussi des victimes collatérales parmi les indépendantistes eux mêmes !

F.-X. Esponde

Pax christi Bayonne

Messages

  • De grâce, demandez à M. Esponde de ne plus prendre la plume sur un sujet (la situation politique en Catalogne) qu’il connaît manifestement mal, ou dont il ne comprend guère la complexité.
    Cet article (au demeurant fort mal écrit) énonce sur un ton péremptoire un certain nombre d’appréciations qui ne correspondent nullement à la réalité (lorsqu’il oppose, par exemple, les "pragmatiques" à la recherche d’une solution de compromis raisonnable, aux "extrémistes" de tous bords, ou lorsqu’il en renvois dos-à-dos les indépendantistes, majoritaires au sein du Parlement catalan, et le gouvernement espagnol qui refuse de reconnaître les résultats d’une élection qu’il a lui-même convoquée le 21 décembre, instrumentalise le pouvoir judiciaire, fait jeter des élus en prison, poursuit pour "terrorisme" quelques individus qui n’ont fait qu’interrompre momentanément la circulation, etc.
    Bien cordialement.
    Gilles Serra

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