Devant le Christ outragé, les larmes d’un seul enfant sont plus désarmantes que les armes de mille manifestants.

Lettre ouverte aux auteurs, acteurs et promoteurs de Golgota Picnic

par le Père Daniel-Ange

lundi 21 novembre 2011

« Nous devons subir en silence les absurdités de ceux qui dénigrent, déforment, ridiculisent nos convictions… Faudrait-il se laisser égorger en silence ?

Est-ce faire de la politique que de crier son désarroi devant la terreur ? »

(Pierre Claverie, évêque d’Oran, assassiné le 1.09.96)

J’ose être franc avec vous. Permettez-moi quelques questions. Je le fais au nom d’un grand nombre. Pourquoi ? Mais pourquoi donc ce déchaînement de christianophobie ? Ce besoin irrationnel de détruire le christianisme par le biais de la dérision, du cynisme, de l’ironie.

Peut-être n’est-ce pas du tout votre intention explicite. Peut-être n’en n’avez-vous pas conscience. Mais que vous le vouliez ou non, vos œuvres sont tellement provocantes qu’une multitude en est heurtée, blessée, bouleversée. Des chrétiens biens sûr, toutes églises confondues, mais aussi des croyants d’autres religions et simplement des hommes et des femmes, souvent non croyants, mais qui gardent encore un certain sens du respect, de l’honnêteté, de la dignité humaine. Et même des artistes, qui savent encore ce que signifie l’art.

Non et non ! On ne peut faire tout passer sous ce label. Cessons de prostituer la beauté.

La plupart sont des gens simples, des pauvres, des petits, qui en tant que tels méritent encore un plus grand respect.

Pourquoi, mais pourquoi ainsi les blesser dans ce qu’ils portent de plus intime, de plus profond, de plus vrai en eux-mêmes ?

Le saviez-vous ? Pour nous, pour une multitude, la personne de Jésus est ce que nous avons de plus précieux au monde. Il est tout pour nous. Il a transformé notre vie, illuminé notre existence, transfiguré nos souffrances. Il est Celui qui a livré sa vie pour nous ouvrir à tout jamais la Vie après la mort, nous donner ce Ciel dont vous vous moquez, mais qui demeure notre unique avenir. Un jour, vous le saurez… lorsque vous frapperez à la porte…

En attendant, ne prenez pas trop de risque d’en louper l’entrée faute de visa.

Qu’avez-vous contre cette personne qui ainsi vous questionne ?

Je vous le demande : qu’avez-vous contre Lui ? Quel mal vous a-t-il fait ? Pourquoi cette haine viscérale contre Quelqu’un qui n’a été que bonté, douceur, tendresse, totalement donné aux autres, ne faisant que du bien, qui n’a jamais eu des tas de concubines, n’a jamais violé ni massacré. Au contraire, préférant être lui-même tué, tout innocent, plutôt que de tuer ! Ou plutôt qui a tué en son propre cœur la haine, la jalousie, l’orgueil, bref – tous ces péchés qui provoquent 90 % de la souffrance dans le monde. Qui a partagé tout de mon existence, toutes mes souffrances, qui a connu l’exil, le rejet, la calomnie, la prison par pur amour de … toi et moi, pour te, me permettre après la mort – qui vient si rapidement – une éternité de bonheur.

Si vous le tournez en dérision, soyez logiques : moquez-vous aussi des malades, réfugiés, détenus. Jetez de la merde sur un agonisant, sur un enfant (que Lui-même a été).

Vous voyez, si ce qu’il y a de plus sacré au monde pour des milliards de croyants de par le monde ( leur fondateur de religion) n’est plus respecté, alors c’est bien simple : plus rien ne sera sacré, intangible, inviolable. Ni l’enfant en son état de zygote, ni la personne âgée en état de parkinson, ni un gosse qui sanglote, ni une maman qui voit – impuissante- mourir son petit, ni l’homme qui n’a que la rue pour maison. Allez-y, moquez-vous d’eux tous ! Peut-être n’y aura-t-il aucune réaction dans le peuple, tellement nous sommes blasés, amorphes, anesthésiés.

Ou bien, s’il vous faut absolument salir, dénigrer, conspuer, de grâce, jetez votre dévolu sur d’autres personnes de l’histoire (Je vous suggère Danton, Robespierre ou Lénine plutôt que Hugo ou de Gaulle)

Mais demeure cette question : Pourquoi de fait est-ce si souvent Jésus votre cible préférée ? Pourquoi vous questionne t-il à ce point, vous dérange t-il tellement ? Serait-ce qu’inconsciemment il vous interroge, vous pose des questions secrètes, vous rejoint au plus intime. Vous en semblez obsédés, pourquoi ? Oui, pourquoi ?

D’ailleurs, vos caricatures du Christ nous posent une autre question : S’il est si méconnu, si travesti, si peu connu sous son vrai jour, serait-ce en partie notre faute, à nous qui nous disons ses propres frères. Nos existences seraient-elles trop peu transparentes à son visage, béni entre tous ?

L’aurions-nous nous-mêmes défiguré, trahi, renié par nos comportements, nos attitudes, nos actes, si souvent peu conforme à son Evangile ? Si Jésus est pour nous, non pas le symbole, mais la Personne même de l’Amour encore si peu aimé, c’est sans doute que nous, ses pauvres disciples ne l’aimons pas encore.

En ce cas, nous vous demandons pardon, comme nous le demandons d’abord à notre Jésus. Et, provoqué par vos scènes immondes, nous nous décidons à faire resplendir sa beauté sur le tissu de nos vies quotidiennes.
De votre côté, soyez honnêtes : la splendeur de son visage resplendit partout où son Eglise se dévoue, se donne sans compter, avec une héroïque générosité, partout où l’homme souffre, quelles que soient ses souffrances, dans les pires situations, cela depuis 2000 ans, sous toutes les latitudes et longitudes. Se faisant l’humble servante de tous ceux qui sont en situations de détresse, de désarroi, de désespoir.

Notre souffrance interroge t-elle votre violence ? ..

… Et nos silences douloureux posent-ils question à votre arrogance ?

Certains clament leur très légitime indignation en manifestant publiquement devant théâtres ou salles d’expo. Sans doute certains sont-ils excessifs car excédés par ce déferlement christianophobe. Au moins, admirez leur courage juvénile. Dans leurs condamnables débordements, écoutez le cri de leur cœur. Ils ont le mérite d’au moins réveiller une certaine apathie chez trop de baptisés qui, par fausse pudeur, sont lâches et n’osent pas réagir, terrorisés qu’ils sont par l’opinion médiatique.

Si vous écoutiez vraiment ceux qui veulent dialoguer paisiblement avec vous, comme je le fais ici, si vous teniez compte de leurs plaintes, ils ne devraient pas en arriver là.

Autant n’avons-nous aucun droit aux armes, autant avons-nous tous les droits aux larmes. Bref, nous récusons la violence, mais exprimons notre souffrance.

Et franchement, dites-le moi : leur possible violence, n’est-elle pas réplique à la violence de vos scènes, de vos propos contre cet Innocent incapable de se défendre Lui-même ? Violences extrêmes oui, car elles violent la conscience, la foi de tant de vos frères en humanité. Et très spécialement les enfants. Avez-vous mesuré le traumatisme qu’éprouve un enfant catholique, protestant, évangélique, orthodoxe à la vue de tels spectacles, de telles affiches ? Un enfant dont le seul crime est d’aimer ce même Jésus que vous blasphémez.

Si nos Eglises, en leurs différentes instances hiérarchiques, réagissaient comme un seul homme, calmement mais fermement, de telles manifestations n’auraient pas de raison d’être. Mais devant le silence, ou simplement l’extrême prudence il ne reste à certains que ce langage : descendre dans la rue. Se faire voir. Espérer se faire enfin entendre. Puisque toutes les autres plaintes sont méprisées.

Encore ceci : ne vous suffit-il pas que les chrétiens soient actuellement les croyants les plus persécutés dans le monde entier (dans quelques 54 différents pays, brimés, rejetés, tués)

Qu’en ce moment, il ne se passe pas un seul jour sans que des baptisés soient emprisonnés, torturés, lapidés ou égorgés, leurs églises saccagées, incendiées ? Leur seul crime ? Etre tombés amoureux d’un certain Jésus.

Et voilà qu’en nos pays dont la foi chrétienne a été le liquide amniotique, nous voilà aussi la cible de votre méprisante arrogance.

Cela me fait penser aux affiches-caricatures sur les Juifs… L’avant-persécution commence par la dérision. La dérision n’est pas anodine. Elle cristallise le mépris et la haine et ouvre dans l’inconscient des foules la porte à une possible persécution. Le passage de la représentation symbolique (une pièce de théâtre, une affiche..) à l’acte réel ( un pogrom, un lynchage) est si vite franchi !

Et vous les artistes qui y jouez, y figurez, j’ose espérer qu’au moins l’un d’entre vous soit touché par les paroles même du Christ que vous prononcez ou entendez. Je pense à ces dernières paroles : ses ultimes, donc son testament, sachant que toute parole de mourant est considérée comme absolument sacrées. Par tout homme ayant simplement le sens de l’humanité.

Je pense à cette pièce blasphématoire à Moscou (en 1950), sous la dictature stalinienne. L’acteur principal très connu, bouleversé par les paroles des Béatitudes (correspondant aux 7 paroles du Christ en croix) éclate en sanglots et s’écrie : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton royaume ! » faisant sienne précisément celle du gangster à qui Jésus ouvre illico son paradis.

Et puis, comme artistes, vous avez sûrement le sens de la beauté. Au plus intime, vous devez bien sentir que tout ne peut pas s’appeler art, sans prostituer les mots.

On ne peut tout faire passer sous prétexte d’art, comme on ne pouvait faire passer les massacres de la Révolution sous prétexte de liberté. La vie est plus précieuse que la liberté. Et l’âme plus grande que l’art qui tente de l’exprimer. La beauté pour être belle n’exige t-elle pas le respect ? Au nom de ce qu’il y a de plus grand en vous : cessez de prostituer la beauté !

Pour vous : censurer revient à régresser au Moyen Age. Mais le fleuron de la civilisation ne réside t-il pas dans le fait d’accéder à un infini respect de l’autre ? N’est-on pas au contraire en pleine régression de civilisation ?

Je vous en supplie : laissez-nous au moins prier et pleurer !


A vous qui subventionnez, promouvez, protégez ces spectacles :

Et maintenant, je me risque à m’adresser à vous, les autorités françaises et européennes qui participez au financement de telles œuvres, avec notre argent, nous vos fidèles contribuables.. Comment avez-vous pu faire cela, sachant – au moins devinant- combien vos propres concitoyens en seraient choqués.

Auriez-vous oublié par hasard qu’aujourd’hui encore, des millions de Français sont chrétiens. C’est de la religion largement majoritaire dans ce pays dont vous avez la responsabilité. (Auriez-vous oublié les propos si nets du Président de la République voici quelques mois au Puy ?)

Combien de manifestations antichrétiennes avez-vous ainsi subventionnées ?

Auriez-vous pris le risque de financer des scènes blasphématoires de l’Islam ou du Judaïsme ?

En France, on soutient automatiquement les mouvements de contestation par instinct révolutionnaire. Les médias forgeant l’opinion publique, se rangeant de suite aux côtés des indignés de tous bords. Et les chrétiens seraient les seuls à ne pas avoir le droit de manifester leur désapprobation, leur indignation, plus profondément, leur douleur ? On les arrête comme des criminels, des brigands. Oserez-vous faire cela à la Gay-Pride, ou dans une manif de musulmans réclamant la charia dans leur quartier ?

Alors, si jamais certains d’entre nous sont là, dans la rue, sans aucunement troubler l’ordre public, simplement en silence ou priant, à mi-voix, je vous en supplie : laissez-nous tranquille, comme vous respectez la prière des musulmans dans la rue. (Aux USA et maintenant en Angleterre, on respecte les chrétiens de différentes confessions priant devant les avortoirs, évêques en tête)

Et vous, les responsables politiques qui laissez faire sans avoir le courage d’intervenir, je vous pose la question : votre stratégie politique, qui donc vise t-elle ?

Avez-vous pensé au retentissement de tels procédés sur les croyants d’autres religions. Un musulman bien né, un juif honnête ne peut être qu’horrifié de la manière dont on traite Celui qui est sacré pour un milliard et demi de personnes sur la planète ? Soyez au moins cohérents : pour ne pas faire de discrimination, faites les mêmes caricatures pour Abraham, Moïse, David, et surtout... pour Muhammed… Répondez-moi : pourquoi vous n’osez pas le faire ? Simplement parce que vous avez peur des bombes. Vous vous avez raison, car vous leur feriez 1 % de ces scènes, vous les auriez, les grenades ! Mais les gentils cathos, ces bonnes poires, ça se laisse faire, ça ne réagit pas, c’est mou sinon amorphe, donc aucun risque. Allons-y ! Vraiment, j’admire votre courage !

Mais je vous pose encore cette question : les larmes d’un seul enfant ne sont–elles pas plus terribles que les armes de mille manifestants ?

Pour qui donc roulez-vous ? Vous voulez vraiment saper le christianisme, le marginaliser de la vie sociale et finalement arriver à l’éradiquer ? Mais – par là même, vous êtes en train de faire le lit de l’Islamisme intolérant qui précisément est une réaction contre notre décadence morale occidentale, notre rejet de toute éthique et de tout valeur transcendante. Le meilleur pare-feu à cette galopante radicalisation islamiste est justement de lui couper l’herbe sous les pieds, en favorisent au contraire ce christianisme d’où nous viennent les droits de l’homme., la dignité de la personne, la promotion de la Femme, la justice sociale, le respect du petit et du pauvre, le sens de la vie, l’état de droit.

Serez-vous vraiment content lorsqu’on lapidera vos filles sur la place de la Concorde le vendredi soir ? Et que vos épouses confinées, reléguées à la maison devront porter la burka ? Peut-être alors vous commencerez a regretter ce bon christianisme que vous semblez vomir.. au moins renier, tel un ado crisant contre ses parents. Cessez d’être des adulescents en rébellion !

Sachez-le : s’il n’y a plus rien de sacré, plus aucune instance supérieure, plus aucune valeur de référence, plus aucune transcendance : alors nous sommes livrés pieds et poings liés aux caprices idéologiques de n’importe quel dirigeant, aux diktats de n’importe quel lobby grassement financé par les pouvoirs publics, n’importe quelle dictature. Il n’y a plus qu’à attendre de nouveaux Hitler, Mao, Staline. Leur ennemi n° 1 à tous les 3 : l’Eglise de Jésus. Leurs résistants courageux à tous les 3 : les croyants. Mais qui a fini par l’emporter ? L’Eglise. Car on ne construit pas indéfiniment une société, une nation sur du mensonge et de la dérision. La Beauté qui habite le cœur de l’homme finit pas l’emporter

Pour clore : pardonnez ma franchise, mais comment puis-je me taire la conscience tranquille ? Je serais seul en cause, je subirais, pâtirais, m’écraserais. Mais justement, je ne suis pas le seul visé. D’abord, il s’agit de mon Dieu, de Celui qui est la raison d’être de ma vie. Comment puis-je le laisser ainsi être outragé, assister à sa flagellation à son couronnement d’épines toujours actualisé, sans bouger de mon fauteuil devant la TV2. ?

Même le gangster à ses côtés s’est fait son avocat. Entendant les infâmes insultes, il a crié : « Celui-ci n’a rien fait de mal ! » Le chef de gang s’est fait l’avocat de l’innocence de Dieu. Et moi, je me défilerais ?

Ensuite, comment me taire devant les larmes des pauvres, des petits, des enfants, mes frères de chair et de sang (du même Sang de la même chair que Jésus) . Comment ne pas prendre la défense de l’enfant ainsi scandalisé ? Car tout ce que tu fais à Jésus, tu le fais au plus petit de ses frères. Et vice versa. Nous, c’est Lui. Lui, c’est nous, vous comprenez ? Tu me jettes excréments et crachats sur le visage, tu me plonges dans l’urine. Moi, cela passe encore, mais sur des enfants ? Non et non !

Faites cette expérience : si à la place du visage du Christ, vous mettiez le visage de quelqu’un qui est sacré pour vous : le visage de votre mère, de votre petite fille, de votre fiancée ? Là, vous comprendriez l’impact émotionnel que cela représente pour nous.

Alors, je vous en supplie : des larmes d’un enfant, de nos larmes, ayez pitié. De nos cœurs brisés, ayez un peu de respect ! Juste un petit peu.

C’est une cascade non stop depuis des décennies. Trop, c’est trop ! Nous existons ! Respectez-nous ! Pitié pour nos larmes amères, nos cris étouffés, nos cœurs meurtris ! Laissez-nous souffler ! On n’en peut plus !

Merci de m’avoir lu, écouté, entendu. Peut-être compris ?

Merci pour votre réponse. Nous sommes très nombreux à l’attendre.

Messages

    • JÉSUS TU ES TOUT POUR MOI

      Heureux celui qui fixe continuellement les yeux sur Toi, ô mon Paradis qui m’apparais en moi ! Ô Arbre de Vie, dans mon cœur Tu m’enflammes à tout moment de Ton désir !
      Heureux celui qui Te cherche en lui-même à tout moment, car c’est de lui-même que coule pour lui la Vie, afin qu’il s’en délecte !
      Heureux celui qui porte en tout temps dans son cœur ton souvenir, car son âme aussi est enivrée de ta douceur !

      Heureux celui qui fixe continuellement les yeux sur Toi au-dedans de lui, car son cœur aussi est illuminé pour voir les mystères cachés !
      Heureux celui qui, préoccupé de Toi, voit ses pensées réduites au silence, car l’Esprit fait sourdre en lui des fleuves de Vie pour sa délectation ; pour la sienne et pour celle de ceux qui ont soif de Le voir.
      Heureux celui qui étend sa couche dans l’admiration incessante de tes mystères et y repose silencieusement dans l’émerveillement qu’ils provoquent, car d’elle aussi s’exhale, pour la joie du cœur de celui qui est diligent, le parfum de la Vie produit par ton Esprit saint, Gardien de la pureté de ceux qui L’aiment !
      Heureux celui qui oublie les compagnies du monde en s’entretenant avec Toi, car par Toi tous ses besoins sont comblés !
      Tu es, en effet, sa nourriture et sa boisson, Tu es sa joie et son allégresse, Tu es son vêtement et c’est de ta gloire que sa nudité est revêtue.
      Tu es sa demeure et l’habitation où il trouve le repos, et en Toi il entre en tout temps s’abriter.
      Tu es son soleil et son jour, et c’est dans ta lumière qu’il voit les mystères cachés.
      Tu es le père qui l’a engendré, et comme un enfant il T’appelle : Père ! Tu lui as donné l’Esprit de ton Fils pour qu’Il demeure en son cœur, et Lui, Il lui a donné la liberté confiante de Te demander tout ce qui est tien, comme un fils à son père.
      À tout moment il vit en Ta compagnie, du fait qu’en dehors de Toi il ne connaît pas de père. Tu es uni à son âme, Tu es mêlé à ses membres, Tu brilles dans son esprit et Tu captives celui-ci pour qu’il s’émerveille à ta vue.
      Tu fais taire les mouvements de son âme par la véhémence de ton amour et Tu transformes le désir de son corps par la grandeur de ta douceur : il sent ton saint Parfum, comme l’enfant respire celui de son père et l’odeur de ta grâce s’exhale de son corps, comme celle de sa nourrice s’exhale de l’enfant. À tout moment, Tu le consoles par ta vision, lorsqu’il mange, il Te voit dans sa nourriture ; lorsqu’il boit, Tu resplendis dans sa boisson ; lorsqu’il pleure, Tu apparais dans ses larmes. Partout où il regarde, il Te voit, de sorte que de tous côtés, Tu augmentes son bonheur.

    • Merci à Daniel -Ange, oui merci de son beau texte.

      Je ne pense pas que la suggestion de l’autre Henri à propos de la mère de l’auteur soit la bonne. On ne rend pas le mal par le mal, ( comme le propsoe aussi un certain homme de radio, même si on a le droit et le devoir de protester. N’ajoutons pas une dérision à une dérision Laissons même cette mère tranquille. Peut être est -elle attristée de voir ce que fait sciemment son fils !

    • Merci mon père de réveiller nos consciences endormies et peureuses. Puissiez vous être entendus par tous les catholiques et chrétiens, à commencer par nos évêques français dont les (quelques) seules voix se sont élevées pour dire qu’il ne fallait rien faire. "France, fille aînée de l’Eglise qu’as tu fais de ton baptême" nous demandait le bienheureux JPII il n’y a pas si longtemps que cela....

    • C’est tout à fait comme Jésus a dit, nous serons persécutés pour Jésus. Aller dans la rue au nom de Jésus et on vous crachera à la figure et se sera gentil comparé à d’autres époques. C’est satan qui travail contre les chrétiens et celui qui a du pouvoir contre satan, sera tué. Même une personne qui propage l’amour est en danger. Les nations sont dirigées par satan et peu importe que le président soit chrétien ou pas, c’est satan qui dirige la nation. Ceux qui parlent contre Jésus, ils leur seront pardonnés, parole de Jésus. Laissez les gens parler, quand la souffrance arrivera plusieurs feront comme Saul. Ce n’est pas contre ce monde que nous sommes en guerre mais contre les forces des ténèbres. Que le Seigneur vous protège au Nom de Jésus. Amen !

    • Merci au Père Daniel Ange d’exprimer aussi bien ce que nous ressentons tous.
      Je ne comprends ni la haine de ces auteurs, acteurs , promoteurs, ni le but qu’ils cherchent à atteindre. Ou est la Culture, ou est la beauté, ou est la Connaissance ? A quoi répond leur besoin de blesser, choquer, faire mal, blasphémer ? Et pourquoi tant de lâcheté ? Malheur à celui par qui le scandale arrive. Je vous plains sincèrement d’être de ceux-là. J’espère que l’Esprit Saint vous touchera avant qu’il ne soit trop tard, en attendant vous faîtes beaucoup de mal, vous répandez le Mal et je n’arrive pas à comprendre vos motivations.

    • 1000 fois merci pour ce message qui condense tout ce que nous pensons les chrétiens de bonne volonté. Avec votre accord implicite je vais essayer de le faire diffuser dans toute la France pour inonder les coeurs chrétiens et les faire réagir.
      Amicalement
      Marc Olivier

    • Merci Père pour ce message.
      Prenant connaisance du contenu de ces pièces sur internet, j’ai senti l’indignation me gagner et l’envie de la manifester. Puis j’ai entendu différents commentaires sur Radio Dialogue condamnant les contre-manifestants : cela m’a déboussolée. Vos lignes nous montrent combien notre chagrin et notre indignation sont légitimes. Elles nous appellent aussi à la conversion. Que le Père pardonne à nous tous qui ne savons pas ce que nous faisons et particulièrement à l’auteur de Golgotha Pucnic qui affiche en plus un cynisme tellement mortifère.
      Bon Avent à tous. Quand je prépare Noel en catéchèse avec mes petits CP, je me dis que les trésors de l’Evangile ne peuvent pas nous être enlevés et atteignent même des enfants élevés sans référence religieuse.

    • Merci Père d’avoir osé "paraître incorrect" en disant la stricte vérité... Aujourd’hui, premier dimanche de l’Avent, la consigne du Seigneur est "Veillez et priez", c’est ce que vous nous invitez à faire. Vos paroles sont imprégnées de Mt 25,31-40 ; elles nous invitent à relire sans cesse cet évangile et nous en imprégner, pour suivre le Christ la tête haute, jusque sur le chemin du Golgotha, comme Lui-même l’a fait. NMP

  • Votre lettre est très émouvante .Bravo

  • Le Père Daniel-ange
    Je suis très surprise que le Père Daniel-ange pose la question du pourquoi du déferlement de christianophobie sous la République dite française, vu que cela dure depuis 200 ans.

    S’il faut poser les bonnes questions, il faut avoir le courage d’y répondre, et là-dessus, seule Alliance royale le fait :

    http://www.allianceroyale.fr/articles/actualites/247-profanations-antichretiennes--la-classe-politique-silencieuse-

    Pour guérir un malade, il faut faire le bon diagnotic, et Dieu sait si la France est malade depuis qu’elle est aux mains des régicides et des déicides !

  • Mon Père,
    J’ai lu avec beaucoup de compréhension et d’affliction votre article qui esprime les sentiments d’opprobes que ressentent les chrétiens de voir Notre Seigneur Jésus Christ ainsi blasphémé. Votre texte le démontre clairement.
    Cependant le sentiment général qui se dégage de votre témoignage est celui de la molesse que vous dénoncez fort justement. Vous vous adressez aux acteurs et promoteurs de golgota picnic sur un ton bien trop conciliant. Malgré le respect que je vous dois, il me vient à l’esprit ces paroles du Christ "ainsi parce que tu es tiède..." (Apocalyse 3 : 14-16)
    Cette sentence ne s’applique pas à vous personnellement mais au monde chrétien occidental (dont je fais parti) qui se doit urgemment de réagir vigoureusement à ces attaques et surtout de prier notre Mère du ciel, la Vierge Marie qui a écrasé la tête du serpent.
    Recevez mon Père mes salutations respectueuses.
    Alain.

  • Le problème avec ce genre de texte, magnifique, sincère, venant du coeur et assez entraînant... c’est qu’il fait aussi, à sa manière inversée, la promotion du fameux spectacle qui n’en demande pas tant...

    Charles

    • Charles,

      pour vrai que soit cet argument, cela fait des annees qu’on le sert pour ne rien faire et les attaques vont s’enpirant.

      Le Christ leur fait de la publicite... Des lors, il n’est pas aberrant de faire la "publicite" (au sens propre) du Christ a cause de leurs attaques.

      L’Eglise a toujours denonce l’erreur et prefere (jusqu’aux annees 70 en tout cas, et a nouveau depuis peu) la Verite au Silence. On ne cache pas la lampe allumee, meme si la scene qu’elle eclaire n’est pas rejouissante.

      Merci mon pere pour la Verite que vous servez.

      Ghislain

  • Cher Père Daniel Ange,
    MERCI. C’est trop grave de voir Notre Seigneur ainsi bafoué, les mots ne peuvent exprimer l’horreur que cela représente et ce qui rajoute à ma douleur c’est de constater le silence de l’épiscopat. C’est incompréhensible.Les chrétiens des derniers temps s’acheminent vers la même destinée que ceux des premiers et cela est déjà tellement vrai pour nos frères et soeurs persécutés par l’intégrisme islamique. Il nous faut redoubler de prière pour la conversion des coeurs et la nouvelle évangélisation de notre France en implorant l’intercession de tous les Saints qui ont fait d’elle la fille aînée de l’Eglise.
    _

  • le père Daniel-Ange mérite notre admiration et notre respect. Je ne crois pas que son texte, si juste et si bien inspiré, fasse une promotion quelconque au spectacle en cause , et vise d’ailleurs bien au delà de cette pièce de malotrus toutes les dérisions organisée et médiatiques où le lot des simili-penseurs tentent de se faire reconnaître en ramant dans le sens du courant qu’ils imaginent exclusivement anti-chrétien alors qu’heureusement l’influence du christianisme dans nos façons européennes de vivre se fait encore sentir pour le plus grand bien de tous. Mais il est vrai et inquiétant que cela s’amenuise, et il est indispensable qu’existent quelques courageux comme le père Daniel-Ange pour nous donner des arguments et documentations à conserver pour nous servir de "munitions" le cas échéant et nous faciliter de ne pas rester muets en entendant les dérisions habituelles des esprits (se croyant ) forts. Ceux -ci sont trop nombreux en effet qui qualifient les valeurs religieuses de choses dépassées, inutiles et même obscurantistes, issues de fanatiques intégristes.Il n’est pas de mots assez méprisants dans leur bouches ou leurs écrits, ne prouvant en réalité que leur superbe d’une débilité fréquemment intégrale sinon intégriste, en guise de culture ou de raisonnement, mais dont l’influence auprès des personnes vulnérables, ou en formation, conduit à la perte des repères et à l’abaissement des valeurs qui ont fait notre civilisation, et donc à son affaiblissement. Or, nous aurons besoin, et les jeunes tout spécialement, de toutes nos forces pour conserver notre mode de vie et nos valeurs (chrétiennes pour la plupart) dans les évolutions et concurrences qui se présentent de façon plus dangereuse aujourd’hui que jamais, et ce n’est vraiment pas rendre service à nos successeurs que de les affaiblir dans ce contexte. Grand merci donc au père Daniel-Ange, dont le témoignage en rejoint d’autres, périodiques et forts sinon très nombreux, qui prouvent qu’il n’est pas seul

  • Père Daniel-Ange
    un merci du fond du coeur pour vos paroles lumineuses , jointes à celles de quelques courageux de nos évêques qui ont su se lever pour défendre l’honneur de notre Seigneur et soutenir ces légitimes manifestants. Tant d’autres frileux et couards se taisent...Que Dieu ait pitié !.... Que Notre-Dame intercède pour la France ....
    Père Gabriel Roy missionnaire en Chine

  • Lancer un ou deux oeufs avec de l’huile, fusse-t-elle de vidange, fait-il de vous un Waffen-SS ? Il est vrai que la lessive est difficile ensuite, mais pas impossible.
    Lancer un pavé, des boulons, des fumigènes, ou des insultes sur des professeurs, des policiers, toute personne représentant la "classe" honnie, fait-il de vous un doux agneau ? Il est vrai que ces objets blessent le corps et l’esprit de celui qui les reçoit, et que les blessures peuvent être difficilement guérissables.

  • Bien que révoltée par ce déploiement de sacrilèges envers la personne du Christ, je me demande s’il ne serait pas plus judicieux de traiter ce genre de manifestation par un mépris total, ce qui ferait peut-être retomber le soufflé...
    En s’y opposant par des contre-manifestations comme récemment aussi au Châtelet, ne faisons-nous pas le jeu des medias, ne réagissons-nous pas comme les islamistes face à Charlie-Hebdo ?

  • Je viens de lire cet excellent article. merci de l’avoir écrit. mais paraîtra-il dans d’autre média notamment ceux qui sont accessibles à l’auteur ?

    En attendant m’inspirant de ce texte je propose qu’un poster de grande dimension représente la (les ?) femme (s) ou la fille ou la mère de l’auteur avec une "merde" en pleine figure soit affiché dans les rues ...

    Dans tous les cas je lui pardonne car il ne sait pas ce qu’il fait.
    Henri

  • Merci Père,d’être la voix qui crie dans le désert,merci de vous lever pour défendre le Christ,merci de tout coeur !Que Dieu vous bénisse et vous garde.

  • Oui c’est par notre dignité et nos prières que nous ferons reculer cet acharnement anti-chrétiens. La violence n’aura jamais le dernier mot et nous devons éviter de répondre à la violence par la violence. Mais cela ne signifie pas qu’il faille rester silencieux. Votre lettre ouverte, avec sa mesure et sa franchise, est un bon exemple de ce qu’il faut faire ... mais qu’il est difficile d’avoir l’écho des médias grand public !
    Roger

  • Mon Pere,

    Les concequances de cette marche diabolique anti Christ, anti catholicisme de la part des atheistes et autres, fortifient et facilitent les islamistes de realiser leur strategie de gouverner toute terre chretienne avec l’epee et la loi de Mahomet.

    Merci pour cet appel de conscience, merci d’avoir eu le courage de questionner l’injustice et la moquerie commises envers notre Christ et le christianisme, merci de nous encourager a dire la verite avec respect et sans peur.

    Puisse Dieu guarder notre foi, nos eglises et nos clerges.

    Respectueusement

    Renee
    (Australie)

  • Bonjour,

    L’antichristianisme n’a rien de nouveau et a commencé avec la personne même du Christ. Ce qui est assez significatif c’est que l’Occident soit devenu la matrice des pires idéologies ou idolâtries qui procèdent soit du rejet du judéochristianisme, soit de sa falsification. Le socialisme et le libéralisme, et leurs formes extrêmes que sont le national socialisme ou le communisme ont largement fait la démonstration de leur amour du Christ et du respect dû à chaque vie humaine...
    L’Occident a failli exterminer le peuple juif et dérive aujourd’hui dans un individualisme et un subjectivisme ravageurs, qui s’expriment à travers une crise artistique, religieuse, morale, politique, philosophique, et pour tout dire spirituelle...
    Ces attaques contre le christianisme sont les signes d’une décadence où l’Occident ne reconnaît rien de sacré si ce n’est l’argent. L’Europe ne s’est-elle pas bâtie autour d’une monnaie unique et d’un marché unique, tout en refusant de faire simplement mention de ses origines judéochrétiennes ?
    Tout cela se paiera, et la crise actuelle n’est que le début d’une longue série d’épreuves...
    La lettre du Père Daniel Ange arrive à point nommé, et je le remercie pour la finesse de son propos. Nous devons redoubler de prière et d’actions de grâce et être plus que jamais des signes de la présence du Christ dans nos vies...Mais ne nous leurrons pas, ils seront nombreux pour moquer la foi en Christ...

    Fraternellement dans le Christ !

  • Merci, très cher Père Daniel-Ange, pour votre article. Il exprime la pensée de beaucoup de ceux qui en notre pauvre France, en notre pauvre Europe et en notre pauvre monde, portent ce NOM glorieux de Chrétien.
    Glorieux non pas d’une gloire matérielle, temporelle et donc éphémère qui meurt avec la personne et le temps, mais de la GLOIRE Spirituelle et Eternelle que lui donne CELUI qui est l’Auteur de tout, notre Maître et Seigneur bien-aimé, JESUS-CHRIST.
    Nous sommes étonnés de cela, mais cela doit arriver car nous sommes dans un combat spirituel comme jamais depuis la création du monde, que ce soit par la persécution physique ou spirituelle : attaques contre l’Eglise, contre le Pape, contre les Prêtres, contre les fidèles de JESUS, contre la Vie, contre la Famille, et plus généralement contre l’Homme créé à l’Image de DIEU et à sa ressemblance.
    JESUS nous a annoncé tout cela. Dans certains de ses récents messages donnés à Medjugorje en 1991, 2008, 2011, la Sainte Vierge MARIE nous a averti de la puissance de satan qui veut faire croire que JESUS a perdu. En 2006 et 2009 Elle nous parle des Signes des Temps que nous vivons actuellement. Nous sommes dans les Temps de l’Apocalypse. C’est pour nous un Temps de grande ESPERANCE car nous savons qu’IL est déjà Vainqueur l’AGNEAU Immolé, le LION de JUDA, et qu’avec LUI nous sommes aussi vainqueurs. Mais nous ne pourrons pas faire l’économie de ce qu’IL nous a annoncé car sa Parole doit s’accomplir en plénitude.
    Alors que faire ? Notre MAMAN du CIEL nous donne la solution : les armes spirituelles de la PRIERE et de la PENITENCE.
    Elle a demandé, de façon très particulière mais très claire, ce grand Mouvement de PRIERE et de PENITENCE pour faire face à tout cela pour le salut de la France et du monde, car la PRIERE est l’arme des petits, des pauvres, des humbles, puissante de la Toute-Puissance de DIEU. Ce Mouvement existe, il est en train d’être lancé pour répondre à la demande de notre MAMAN du CIEL. Il veut couvrir l’Europe et le monde pour être dans Ses mains l’arme qui écrasera la tête de l’orgueillleux serpent.
    C’est un appel lancé à tous ceux qui veulent répondre à sa demande.

  • Merci, Père Daniel-Ange, pour ce texte VIGOUREUX et COURAGEUX !!
    Puisse-t-il être lu par de nombreux internautes !
    Il dit exactement ce qu’il faut dire. Et je ne crois pas que ce soit une publicité pour le "mauvais" ou tout simplement pour le "MAL" que de le dénoncer.... Au contraire, il le faut !
    Car... qui ne dit mot consent (comme dit le proverbe).

  • Devant de telles bêtises blasphématoires, Que dire ? La Parole de Dieu, tout simplement : "Qu’ils descendent aux profondeurs de la terre, qu’on les passe au fil de l’épée, qu’ils deviennent la pâture des loups !" Psaume 62.
    "Père, pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font (et ce qu’ils disent)" Jésus sur la Croix.
    "Ne t’indigne pas à la vue des méchants,...aussi vite que l’herbe, ils se fanent ... ne t’indigne pas devant celui qui réussit, devant l’homme qui use d’intrigues. Laisse ta colère, calme ta fièvre, ne t’indigne pas , il n’en viendrait que du mal ; les méchants seront déracinés,...Encore un peu de temps, plus d’impies". Psaume 36
    On n’a pas à faire justice, mais cela signifie qu’il leur faudra rendre compte devant Dieu.
    Je me sens bien solidaire de tout ceux qui protestent, mais je ne veux pas me troubler avec toutes ces inepties. J’ai entendu parler de tout ça, et je ne veux plus en entendre parler, je ne veux pas me rendre malade avec ça. Tout simplement, parce que c’est du néant, du vide. Pourquoi s’adresser à eux ? Une des paroles de la Sagesse dit qu’il faut fuir l’homme vain. Les Pères du désert ne disaient pas autre chose. Ne vous rendez pas malades avec tout ça chers frères et sœurs. Passez à autre chose. Je viens d’un mileu athée (vraiment athée et assez anticlérical), je peux dire que je les connais par cœur, il n’y a rien à leur dire, il faut tenir ses distances et ne pas se laisser troubler !!! Dommage qu’il n’y ait plus de Bernanos, Péguy, Léon Bloy. Une des seules réponses : la sainteté, la prière. C’est la manière de leur répondre et de les aider. Mais par pitié, arrêtez de vous lamenter, on ne se fait pas encore égorger, et même alors, c’est le lot du martyr chrétien. Les martyrs que nous vénérons avec tant de piété !!! Prenons exemple sur eux Souvenez-vous de l’attitude du P. Maximilien Kolbe dans la cellule de la mort, il avait une paix rayonnante, après des humiliations terribles.
    "Laisse ta colère, calme ta fièvre". Ps. 36. Nous cathos, on se berce en parlant toujours de la Parole de Dieu, Ah, la Parole de Dieu... et quand l’orage arrive, plus personne, on se met à pleurer, on oublie tout !!! et à chaque fois, c’est la même chose !
    Relisez Saint Antoine du désert, devant les louanges comme devant les critiques, garde le cœur en paix, garde le cœur en Dieu, et si vous n’y arrivez pas, apprenez à prier, et à bien prier, le Seigneur donne des secours : "Mets ta joie dans le Seigneur : il comblera les désirs de ton cœur." Psaume 36.
    Allez en paix , chers frères.
    Georges

  • Magnifique lettre aux auteurs acteurs et promoteurs : les chrétiens ne peuvent qu’applaudir des 2 mains, mais ce n’est pas à eux que s’adresse cette lettre, elle se termine par "peut-être compris" et c’est là la principale question, savent-ils ce qu’est une religion ces destinataires ? ils pensent sans doute que l’on entre en religion comme on prend une carte à un parti politique ; toute religion comprend une part de philosohie : conception du monde, de l’être humain de la société de soi-même, elle intervient dans la formation de la personnalité,est un constituant de l’être humain d’ou ce sentiment de destruction de soi de celui qui reçoit ce que véhicule ces pièces de théâtre. Mais ni les auteurs ni les promoteurs n’ont l’envergure et l’ouverture d’esprit pour comprendre. Garcia me fait penser aux médecins de Molière : des prescriptions en galimatias qui impressionnent les ignorants mais que les gens sensés trouvent ridicules

  • Mon Père,

    vous avez des accents qui emportent l’adhésion, quand ils prêchent le respect de la personne humaine, et encore bien plus, de la Personne divine.
    Cependant, je crains qu’emporté par votre élan, vous n’ayez dit des choses qui paraissent étranges : "La vie est plus précieuse que la liberté", écrivez-vous : cela résonne comme le slogan "plutôt Rouges que morts" des belles années du pacifisme de la Guerre Froide.
    Il me semblait que la liberté était le bien le plus précieux, du moins sur cette Terre ("La Vérité vous rendra libres"), le plus difficile à acquérir aussi, ou à conserver ("Débarrassons-nous de ce péché qui nous entrave si bien"). Car au Ciel, lorsque nous aurons vraiment exercé notre liberté en faisant le bon choix, alors nous pourrons jouir de la Vie. Eternelle. Mais d’ici là, n’est-ce pas la liberté qui est essentielle pour que nous puissions être vraiment vivants ?

  • Le Père Danie Ange a tout dit et très bien dit.
    Un grand merci pour les petits, les humbles, les sans voix... et tous ceux qui aiment Jésus-Christ. Il est de notre famille.

  • Le point de vue de Rodrigo García *

    On n’est pas totalement à l’abri qu’un prêtre cultivé aille voir le spectacle de Rodrigo García et dise en sortant qu’il s’agit d’un spectacle spirituel… Car l’auteur souffre d’une haine pathologique de Dieu qui pourrait émouvoir les croyants, du moins si elle ne se teintait pas de roublardise et de mépris comme on peut le lire ci-dessous… De toute manière, depuis quand sa propre souffrance est-elle une raison valable pour faire souffrir les autres ?

    Frédéric Aimard

    Comment le processus d’écriture de «  Golgota Picnic  » s’est-il déroulé ?

    L’idée de travailler sur la Bible remonte à loin. Disons que cette écriture a commencé sans écrire, elle a commencé comme toute écriture, à partir d’expériences vécues, que j’ai récupérées par la suite. C’est par exemple le cas de la peur que Dieu m’inspirait quand j’étais enfant. Ensuite, il faut donner forme à tout cela, et j’ai pensé qu’il serait plus élégant de parler d’iconographie (Mantegna, Grünewald, Giotto, Van der Weyden… ). Lorsque je cite ces fresques ou ces tableaux peints sur des toiles ou sur du bois, je fais des détours pour ne pas raconter ma peur de Dieu quand j’étais enfant, mon au revoir à Dieu et à la peur de Dieu quand j’ai cessé de croire, à l’âge de seize ans (grâce à un livre de Schopenhauer). J’ai tenté de me faire aider par un théologien, je voulais avoir et j’ai eu un dialogue avec lui. Cela a bien fonctionné, jusqu’à ce qu’il apprenne le titre de la pièce. Une fois que je n’ai plus pu compter sur l’aide de ce théologien, j’ai eu recours à l’imagination, j’ai revisité des passages de la Bible comme on lit une bande dessinée, et j’ai construit mon propre imaginaire
    biblique. Bien sûr, comparé à l’original, il est pauvre et maladroit.
    [...]

    La référence à la Bible est récurrente dans votre théâtre, et tout particulièrement dans Golgota picnic. Que représentent pour vous Les Saintes Écritures ?


    L’imaginaire. La beauté du langage. L’utopie. Et l’extrême violence. Et, surtout, l’injustice. Toute doctrine est réprouvable, parce qu’elle s’acharne à vouloir nous sauver. S’il faut choisir un texte biblique, je prends L’Ecclésiaste. Il est bourré de contradictions et n’offre pas d’issues. Il est à la fois comme le fiel et comme le miel.

    De quelle façon votre pièce a-t-elle été reçue lors de sa création en Espagne ?

    Mes pièces sont toujours mal reçues. Une bonne partie du public est bête : il continue à remplir les théâtres, parfois juste pour réprouver ce qu’il voit. C’est naturel : nous passons tous notre temps à réprouver les autres. Face à l’œuvre d’un artiste, ils peuvent unir leurs voix et se sentir plus forts. Normalement, ils font ça autour d’un dîner au restaurant, alors qu’ils devraient être en train de baiser chez eux. En ce qui me concerne, le comportement de ces gens porte ses fruits : vu qu’ils paient leur billet d’entrée, ils nous permettent de gagner de l’argent pour vivre.

    * Extrait des propos recueillis et traduits par Christilla Vasserot pour le Festival d’Automne à Paris, publié dans le dossier de presse disponible sur le site Internet du théâtre du Rond-Point.

  • Frère Daniel,
    J’ai lu attentivement ton texte , mais je n’y souscrits pas totalement en tant que baptisé catholique en Christ le vivant ressuscité . Le terme même de "CHRISTianophobie " ce néologisme barbare me paraît extrèmement ambigu .
    S’agit-il de la peur du Christ ?
    S’agit-il de la peur des chrétiens que nous sommes si peu, devant la manipulation de l’image de Jésus par les incroyants ?
    S’agit-il de la peur de l’Eglise et de son pouvoir sur les consciences de tout un chacun ? Liberté citoyenne ou soumission à un pouvoir politique théocratique ?
    S’agit-il de la peur de l’autre parce que sa prise de parole et son imaginaire fut-il sacrilège , remettent en question une image de notre identité chrétienne traditionnelle de justes ?
    (pharisiens dans nos églises ) Quand dans tout le nouveau testament voyons nous Jésus répondre à la violence ,à la ruse par la violence ?

    Que ces frères chrétiens ( ou qui se prétendent tels )commencent par faire leur examen de concience pour discerner en eux-mêmes les vraies raisons de leurs manifestations (service de l’Eglise corps spirituel du Christ ,le Tout amour// service de leur orgueil de croisés sans croisade )
    Tel est mon voeu le plus cher et ma prière pour ces frères égarés dont le comportement et l’agressivité desservent le message de l’Agneau immolé pour tous .

    C’est le voeu et la prière que je formule .
    Que ceux qui sont en charge de la Parole ne s’y substituent pas .

    • Christianophobie veut dire tout simplement ici haine des chrétiens qui suivent le Christ, qui se traduit par une persécution physique ou larvée et morale, qui aujourd’hui monte en puissance .
      Dire que le Christ n’a pas répondu à la violence est discutable : Ses persécuteurs il les a mis au pied du mur plutôt sans détour, c’est à dire violement, en mettant à nu leur violence, leur mauvaise foi ou lâcheté, même si sa violence ne fut pas physique.
      Nous ne sommes, et de loin pas le Christ, mais nous avons le droit en tant que chrétiens mais aussi comme citoyens de protéger ceux qu’on persécute par cette dérision , en protestant fermement, avec les risques que cela comporte. Où est la croisade ? Ou est l’orgueil sinon dans le procès d’intention d’agressivité, qui nous est fait , que vous faites et qu’on nous fait , à tous à ceux qui prennent clairement leur responsabilité de chrétiens, pour montrer clairement leur refus d’être complice ne serait que par les subventions accordées avec ces spectacles ? Rester fidèle à sa foi et le dire est toujours considéré comme de l’agressivité par les persécuteurs.
      Il ya un temps pour agir et un temps pour l’ ‘examen de conscience que nous réservons à notre confesseur Mais le devoir d’un chrétien est aussi de témoigner, c’est-à-dire exprimer son refus, quand il le faut,

    • Oui, christianophobie est bien un néologisme. Il permet néanmoins de bien se faire comprendre dans un monde médiatique où la cuistrerie inculte et le snobisme de la novlangue ont remplacé la connaissance des lettres et la simple maîtrise de la langue française courante. L’invective et l’insulte à l’opposant se substituant tristement au débat courtois et intelligent.

      On accuse, par exemple, quiconque a l’odieuse prétention de ne pas être en accord avec le moindre des codicilles de la doxa de la "communauté gay", d’être un malade, un "phobique". En un mot, son cas clinique (car ne pas partager les vues de la bien-pensance officielle est bien une maladie irrémissible et à relents psychiatriques) est étiqueté "homophobie".

      Phobie pour phobie, l’obsessionnelle hystérie dont font preuve certains individus à la simple évocation du rôle du christianisme au sein de l’humanité paraît légitimement relever de l’étiquetage commode à l’aide de ce barbarisme : la christianophobie.

      Au passage, remarquons qu’il est étymologiquement plus juste que son pendant évoqué plus haut. On assiste bien, en effet, à l’expression et aux manifestations diverses d’une phobie de ce qui est chrétien : sueurs, tremblements et éructations diverses, voire émissions incontrôlées et répétées de matières excrémentielles... Les sphincters sont au coeur de la pensée !

      Pour ce qui est du terme homophobie, en revanche, sa construction même, signe une certaine désorganisation de la pensée de ses auteurs puisque il dit l’exact contraire (ou à peu près) de ce qu’on prétend lui faire signifier.

      En quoi la "phobie du même" a-t-elle à voir avec une supposée phobie de la pédérastie, du lesbianisme et autres variétés sexuelles associées ?

      Il s’agirait plus, en l’occurrence, d’un refus de l’altérité (pour abonder dans le sens des promoteurs de l’accusation - un peu universelle et gratuite - d’homophobie) que d’un refus de la similitude.

      Peut-être me reprochera-t-on d’avoir changé de sujet en m’attardant sur l’homophobie.
      Eh bien, non, il se trouve que les accusateurs habituels, qui manient ce terme comme vilains assénant le fléau sur le blé, lient très largement, dans une même exécration les contradicteurs de leur nouvelle morale sexuelle et le christianisme.

      Plus généralement, leurs coups portent sur le catholicisme et sur l’Eglise catholique, accusée de tous les maux, d’entrave rétrograde à la libre jouissance et de terrorisme moral.

      Moyennant quoi, n’importe quel clampin demeuré se piquant de culture iconoclaste (mais subventionnée !) et voulant faire preuve d’« audace » ou se prenant pour un défenseur des libertés morales étouffées par le christianisme, se croit légitimement fondé à traiter le Christ et ses disciples comme le dernier des résidus de serpillère.

      Qu’on parle, dans ce cas, de christianophobie n’a rien d’usurpé.

  • Merci mon père pour ces sages paroles, pleine d’une "paisible colère" qui sonne juste. Vous me donnez de belles pistes pour réagir et parler à mon tour, sans peur mais aussi sans violence.

    J’ai aussi été surprise par la qualité des commentaires laissés sur le forum, beaucoup respirent eux aussi cette vérité. C’est précieux, car si rare dans les forums Internet (où les internautes s’affrontent hélas souvent avec violence).

    Une prière : Jésus le Christ, sois notre guide et conduis-nous dans nos relations avec ceux qui ne te connaissent pas ou te méprisent. Sans toi nous ne pouvons rien. Tu as les paroles de la vie éternelle.

  • Bonjour père,

    merci pour votre réponse équilibrée, juste, qui traduit le sentiment que nous portons au coeur.

    Entre la réaction violente des "intégristes" (qualifiés et voulus comme tel !) et la passivité de nos progressistes (qui ont oubliés le goût du sel de l’Evangile en se travertissant en sucre !) ;
    votre démarche fait acte de référence : le choix de la Parole et de la Vérité !

    Dans l’espoir et avec l’appui de nos prières, que votre texte se retrouve dans la main de nos bien-aimés clercs.

    Mille merci !

  • Oui, votre lettre est très émouvante, c’est vrai, mais pourquoi "’laissez nous prier et pleurer ? nous lamenter ?" . Toutes ces bêtises ne me donnent pas envie de rire, mais je ne vais pas pleurer non plus, vous voyez Péguy, Bernanos etc... se mettre à pleurer ??? Ils auraient pris de la hauteur, et les saints ne se sont jamais effondrés devant les persécutions. Si, le curé d’Ars a pleuré mais a dit "Je pleure parce que vous ne pleurez pas". Mais à côté de cela, il n’était pas particulièrement larmoyant.
    l’exemple à suivre , c’est quand même la vie des saints, Charles de Foucault disait " Nous devons à Dieu de n’avoir peur de rien" Maximilien Kolbe ne pleurait pas dans sa cellule de la mort, au contraire, il était rayonnant de sainteté, c’est ainsi qu’il a soutenu et apaisé les pauvres condamnés qui mouraient avec lui. Marie est restée debout devant la croix.
    Ce déchainement de christianophobie n’est pas nouveau dans l’histoire de l’Eglise. Comme si vous ne saviez pas que notre monde est un monde pècheur, tordu, compliqué. L’Eglise nous donne les moyens de nous donner la grâce de Dieu, l’Esprit Saint, alors laissons nous imprégner, irriguer.
    Comme je disais "Calme ta fièvre...il n’en viendrait que du mal " nous dit un psaume. Relisez le livre de la Sagesse et ce qu’il dit au sujet des hommes vains, et prenez en de la graine !!! laissez les choses vaines aux hommes vains, en attendant que , peut être , la grâce les touche. Mais arrêtez de vous lamenter !

    • A Georges mon frère que je ne connais pas,
      Permets moi de te faire remarquer que la lettre ouverte du père Daniel Ange n’est pas une lamentation.
      Loin de là ! Que fait Daniel Ange si ce n’est que de dénoncer, combattre au nom de Jésus et avec Jésus une injustice, le mensonge, la bassesse.
      Se lamenter, comme tu dis, est tout le contraire, c’est pleurer la tête dans le sable, se plaindre sans se prendre en charge, se désoler sans voir l’Espérance.
      Cher Georges que le Seigneur nous conduise tous les deux sur son chemin de vérité.
      Prions l’un pour l’autre.
      Benoit (Wx 62)

  • Mon Pere,

    Merci pour votre lettre, mais les questions me semblent en réalité infiniment plus simples :

    1) Questions à l’Artiste :
    * Oseriez-vous faire une pièce de théâtre qui insulterait Gandhi, Mère Thérésa, Martin Luther King ou... Coluche, et clamer "c’est de l’Art, je fais ce que je veux" ?
    * Pensez-vous que Jésus de Nazareth soit pire que ces personnes ?

    2) Questions pour nous, chrétiens :
    * Ce drame est-il compréhensible et qu’aurait fait Jésus face à cette situation ?

    Voici ma réponse personnelle (elle n’engage que moi...)
    * oui ce drame est parfaitement compréhensible, ce monde refuse aujourd’hui Jésus comme il l’a refusé de son vivant. C’est le scandale de la croix, scandale toujours d’actualité et qui le sera jusqu’à l’avènement de ce temps. C’est le résultat logique de la confrontation entre l’endurcissement et l’amour parfait.
    * Je pense que Jésus dirait la même chose que ce qu’il a dit sur la croix "Père pardonne leur, ils ne savent pas ce qu’ils font".

    Ma conclusion et mon invitation :
    * Imitons le Christ : pardonnons et prions pour nos ennemis. Que le Père leur pardonne et les éclaire de sa grâce. Saul de Tarse était un persécuteur, il est devenu l’un de nos plus grands saints : à Dieu, rien n’est impossible.
    * Alors rendez-vous jeudi 8 décembre à la cathédrale de Notre-Dame de Paris pour prier avec Mrg André Vingt-Trois.
    http://www.paris.catholique.fr/Veillee-de-priere-meditation-de-la.htm

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