Les sociétés occidentales : entre Harcèlement sexuel et omniprésence du sexe

par Jacques Rollet

lundi 6 novembre 2017

On assiste depuis une quinzaine de jours à un torrent d’articles, d’émissions de télévision ou de radio sur le thème du harcèlement sexuel à l’égard des femmes, ce déferlement étant dû au départ à l’affaire Weinstein. l’assassinat d’une jeune femme en Haute-Saône ne faisant que renforcer le déchaînement médiatique. On peut y ajouter les plaintes à l’égard de Tariq Ramadan. Cela nous éclaire sur le comportement de certains hommes et leur addiction au sexe ; cela nous éclaire également sur le rapport à la sexualité au sein de l’islam où la dissimulation des corps peut aller de pair avec l’obsession du sexe. Si tous ces événements pouvaient contribuer à un plus grand respect à l’égard des femmes, cela serait positif mais nous ne devons nous cacher qu’il y a dans nos sociétés occidentales qui se vantent d’être libérées, une omniprésence du sexe sous ses formes les plus provocantes.

Le sexe et plus particulièrement le sexe féminin est présent partout. Il est présent à la télévisions dans les publicités, présent sur internet avec la pornographie (il semblerait que 40% des enfants de primaire ont déjà vu des films pornographiques ! ). Il est présent dans la rue sur les affiches de publicité (particulièrement dans la publicité pour les automobiles). J’ajoute volontiers à cette liste la tenue de jeunes femmes. Il n’est pas rare de voir à l’université des étudiantes qui font savoir qu’elles portent un string. Il est possible également de voir que dans les boîtes de nuit de jeunes femmes portent en tout et pour tout un soutien-gorge transparent et une jupe au ras des fesses. Comment peuvent-elles s’étonner d’être l’objet d’un intérêt très profond de la part d’hommes qui y voient une invitation non dissimulée à une rencontre explicitement sexuelle ?

Tout cela nous renvoie à une déviation grave dans nos sociétés : le rapport entre les droits et les devoirs n’est plus équilibré. Beaucoup de nos contemporains réclament le droit de et le droit à . La formule : » mon corps m’appartient « en est une bonne illustration. Pour que des hommes et des femmes vivent ensemble dans la même société, il est nécessaire que la liberté de chacun tienne compte de ce qu’elle représente et évoque pour les autres. La domination masculine reste présente et il faut lutter contre elle mais il faut également que les femmes soient conscientes qu’il y a une différence à marquer explicitement entre séduction légitime et invitation explicite « à coucher ».

Il est très difficile de faire comprendre cela aux jeunes générations qui combinent une certaine naïveté avec une aimable perversion.
Jacques Rollet

Messages

  • Le titre de cet article était à la fois excellent et alléchant mais il interroge sur un premier registre et trouble par le second : On reste sur sa faim devant l’indétermination du jugement tant politique que moral concernant la banalisation du lynchage médiatique désormais mis au service d’un féminisme d’acharnement douteux après avoir été éprouvé sur le candidat "catholique" de la droite, et tendant à devenir un mode d’existence des post-sociétés transformée en jungle de tous (voir toutes ?) contre tous, alimentation l’identité négative de tous les peuples au profit des oligarchies médiatico-financières euro-mondialistes.

    Ce qui trouble en second lieu c’est la charge unilatérale sur les jeunes femmes qui constitue la substance du propos sur l’obsession sexuelle. N’y aurait-il pas là un vieux travers anti-féminin, qui a si souvent un travers du christianisme institué. Je dis bien institué et historique.

    Finalement on pourrait presque se demander, si on ne connaissait pas l’oeuvre de l’auteur et un premier propos très pertinent sur l’Islam, s’il n’y aurait pas (involontaire) convergence avec l’islamisme conquérant dont nous éprouvons les différentes modalités également grosses de péril tant pour notre liberté que pour notre culture.
    Bref au lieu du propos contradictoire et ferme attendu on reste dans une étonnante incomplétude. Trop et trop peu à la fois...

  • (puis-je simplement rectifier mes pataquès ?)
    Le titre de cet article était à la fois excellent et alléchant mais il m’interroge sur un premier registre et me trouble par le second : On reste sur sa faim devant l’indétermination du jugement tant politique que moral concernant la banalisation du lynchage médiatique désormais mis au service d’un féminisme d’acharnement douteux après avoir été éprouvé sur le candidat "catholique" de la droite, et tendant à devenir un mode d’existence des post-sociétés transformée en jungle de tous (voir toutes ?) contre tous, alimentant l’identité négative (la honte de soi induite) de tous les peuples au profit des oligarchies médiatico-financières euro-mondialistes.
    Ce qui trouble en second lieu c’est la charge unilatérale sur les jeunes femmes qui constitue la substance du propos sur l’obsession sexuelle. N’y aurait-il pas là un vieux travers anti-féminin, qui a si souvent été une dérive (?) du christianisme institué. Je dis bien institué et historique. Il n’y a, bien au contraire, rien de tel dans les évangiles..
    Finalement on pourrait presque se demander, si on ne connaissait pas l’oeuvre de l’auteur et son premier propos très pertinent sur l’Islam, s’il n’y aurait pas (involontaire) convergence (en tout cas danger de...) avec l’islamisme conquérant dont nous éprouvons les différentes modalités également grosses de péril tant pour notre liberté que pour notre culture, sans parler de nos vies.
    Bref au lieu du propos contradictoire et ferme attendu on reste dans une étonnante incomplétude. Trop et trop peu à la fois...

  • Je tombe, par hasard,sur votre article du lundi 6 novembre et je voudrais vous dire combien je le trouve pertinent. Tout est dit et tout est vrai même la "naïveté et l’aimable perversion" des jeunes générations.
    Moi, j’aurais ajouté ceci : une prostituée qui montre ses atouts ,c’est normal pour la vie qu’elle a choisie, mais qu’une femme s’habille comme elle ,cela prête à confusion.
    On ne fit pas étalage de ses bijoux quand on sait qu’il y a des voleurs...
    "on ne donne pas ses perles aux pourceaux"( et on n’aura pas besoin "de balancer son porc".)
    Mais certaines femmes ont tellement envie de plaire qu’elles manquent souvent de respect pour elles mêmes et pour les autres qui les regardent.

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