Entretien avec Tugdual Derville

Les chrétiens face au second tour de l’élection présidentielle

propos recueillis par Frédéric Aimard

lundi 30 avril 2012

Pourquoi certains chrétiens pensent-ils voter blanc pour ce second tour ?

Dans ce que j’appellerais «  la tentation du blanc  », il y a au départ une lucidité sur l’ampleur du mal et un refus — que je partage — de cautionner l’accumulation des lois qui transgressent la loi naturelle, inscrite dans le cœur de tout homme. Mais je parle de tentation parce qu’il y a à mes yeux une confusion entre le devoir d’objection de conscience lorsqu’il s’agit de voter ou pas une loi, et l’abstention ou le vote blanc quand il s’agit de choisir entre des hommes. Celui qui vote blanc pourra difficilement se plaindre en cas de vote d’une loi gravissime promise par un candidat et récusée par l’autre.

Peut-on attendre davantage d’un candidat que de l’autre sur ces questions vitales ?

Le programme du candidat socialiste prévoit, dès la première année de son éventuel mandat, le «  mariage  » homosexuel, assorti d’un droit d’adopter des enfants voire d’un droit à la procréation artificielle, et l’ouverture à l’euthanasie, déguisée en «  assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité  ». C’est un nouveau basculement de société qui menace avec chacune de ces deux réformes. La profession de foi et les déclarations du président sortant les récusent clairement.


Pourquoi des catholiques optent-ils pour François Hollande ?

En France, la gauche reste assimilée à l’idée de générosité et de progrès. Dans certaines familles, voter à gauche est une tradition, presque un réflexe du cœur… Il faut un peu de recul pour réaliser que la gauche a changé, véhiculant désormais une idéologie qui n’est pas cohérente en matière de solidarité.

Pourquoi ? Parce qu’elle est établie sur le déni de la famille, de la sexualité véritable, de l’importance de certains droits fondamentaux, à commencer par le droit à la vie. Elle porte en elle, sous un déguisement d’humanisme, trois dérives mortifères : scientisme, eugénisme, laïcisme.

La majorité sortante n’est-elle pas responsable des mêmes dérives ?

C’est incontestable, mais à un degré moindre. Dans les discussions bioéthiques, nous en avons été témoins de façon concrète. Nous avons déploré ce qui a été aggravé dans la nouvelle loi, mais il serait injuste d’oublier ce qui a été préservé. Parmi les parlementaires de l’UMP, certains ont cédé aux sirènes libérales-libertaires, mais d’autres ont su leur résister, d’une façon nouvelle. Sans être inféodé à aucun parti, je suis au regret de constater qu’il est pratiquement impossible pour un élu de gauche de contester certaines dérives éthiques, tant elles semblent être devenues le socle idéologique de leur pensée.

Ne voyons-nous pas émerger à gauche une pensée différente, par exemple avec les Poissons Roses ?

Je veux saluer l’intention qu’ils affichent : que la gauche s’exprime autrement que dans la surenchère «  anti vie  » et anti famille  ». Les initiateurs de ce mouvement sont droits et généreux. Mais je me demande s’ils n’arrivent pas soit trop tard soit trop tôt. Leur irruption dans la campagne peut laisser croire à certains qu’un courant socialiste respecte la vie. Apporter au candidat Hollande des voix ainsi «  rassurées  » serait entretenir une illusion. Maintenant, si la gauche passe, je souhaite une belle réussite aux Poissons Roses — et aussi bon courage — pour décom­plexer une parole qui concilierait respect de la vie et sensibilité sociale ancrée à gauche. Pour le moment, donner bonne conscience à un vote de gauche quand la gauche promet de mettre par terre les repères essentiels à l’épanouissement des hommes, c’est plus que risqué.

Ne croyez-vous pas que Nicolas Sarkozy a sa part de responsabilité dans la désaffection de certains chrétiens ?

Évidemment. Nous recevons encore des témoignages de personnes qui ont été stupéfaites de certaines prises de positions, voire de l’ouverture à des personnalités dont le témoignage public est scandaleux. Le débat autour du «  gender  » à l’école a été traité «  à la française  », c’est-à-dire avec cette tendance d’une certaine intelligentsia à s’inféoder à l’idéologie libertaire, comme si on avait peur de passer pour «  ringard  ». C’est ce qui s’est passé pendant cinq ans sur l’avortement avec Roselyne Bachelot comme ministre.
Mais Madame Bachelot a résisté avec détermination aux pressions pour l’euthanasie. Et elle a montré une vraie fermeté sur deux autres sujets, celui des «  mères porteuses  » — qui était mal parti — ou celui des «  aidants sexuels  » (accès à des prostituées fonctionnarisées pour les personnes handicapées).

Vous voulez dire qu’il faut de la nuance ?

Pas sur les principes, mais quand nous rencontrons des élus, c’est une exigence de justice que d’être en mesure de les féliciter aussi chaleureusement sur un point que nous sommes capables de les contester avec sévérité sur un autre.

Et si l’on vous dit que l’on ne peut faire confiance aux candidats sur leurs promesses ?

Je trouverais cela un peu gros ! Certains affirment que Hollande, en réalité, récusera l’euthanasie. Mais nous voyons les efforts en sa faveur de ceux qui la promeuvent. Ne jouons pas avec ce feu. La naïveté est dangereuse en politique. Oserais-je dire que la dissimulation du mot «  euthanasie  » nous semble un risque supplémentaire dans la confusion actuelle ? Car il y a une guerre des mots : certains voudront imposer l’euthanasie tout en modifiant sa définition pour ne pas trop choquer. C’est un moyen de passer en force en anesthésiant toute opposition. Déjà les débats d’interprétation autour de la mesure 21 entrent dans cette logique de confusion.

Vous choisissez donc de dramatiser ?

Avons-nous vraiment conscience que nous sommes dans une veillée d’armes ? Notre société est marquée par de fortes contraintes budgétaires. La marge de manœuvre est faible au plan économique, et la gauche est tentée de se rattraper par une surenchère sur les questions de société… Le mariage homosexuel ne coûte presque rien. Certains promoteurs de l’euthanasie, comme le philosophe André Comte-Sponville, osent avancer qu’elle serait source d’économies pour la Sécurité sociale.

Faire comprendre à toute personne dont le pronostic vital est engagée qu’elle a «  droit à une mort digne  » est facile. Il n’y a pas de pire exclusion que celle qui exploite la vulnérabilité des plus fragiles. Et ne croyons surtout pas que c’est une tentation qui nous est étrangère. Bien des drames du XXe siècle sont nés d’un prétendu «  humanisme  ».


Pour vous la question de la vie est donc centrale dans ces élections ?

Oui, il y a eu une cristallisation très forte pendant cette campagne autour des questions qui nous mobilisent et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai voulu publier mon livre La Bataille de l’euthanasie avant la présidentielle. Il faut avoir l’honnêteté de reconnaître que les mots utilisés par le candidat Sarkozy pour récuser l’euthanasie et le mariage homosexuel mais aussi ré-impliquer les parents sur les questions de sexualité sont d’une force inédite à cette étape de notre vie politique, bien plus qu’en 2007. Pourquoi faire la fine bouche alors que nous étions habitués à des leaders cultivant au mieux le flou sur ces questions ?

Donc, vous êtes en train de vous jeter dans les bras de Nicolas Sarkozy ?

Aucunement. Ceux de ma femme suffisent ! Sérieusement, vous savez bien que l’action d’Alliance VITA reste libre de tout ancrage partisan et que nous agissons avec tous les élus, quelle que soit leur sensibilité. Ces derniers mois, j’ai été auditionné devant François Bayrou, Christine Boutin ou Jean-Louis Borloo ; j’ai aussi débattu publiquement avec plusieurs leaders socialistes ; notre secrétaire générale Caroline Roux a été reçue par une proche d’Eva Joly, notre président, le docteur Xavier Mirabel, a été auditionné par des parlementaires de tous bords.

On nous respecte d’autant plus que nous sommes fermes dans nos convictions, précis dans nos arguments et justes dans nos évaluations. De toutes les façons, quelle que soit l’issue du scrutin, nous garderons la même implication vis-à-vis du monde politique.

Comment expliquez-vous qu’un certain nombre de chrétiens récusent radicalement Nicolas Sarkozy ?

Vous connaissez leurs motifs : sur la forme, le démarrage «  bling bling  » de son quinquennat a laissé des traces qui mériteraient tout de même d’être dépassées pour préserver l’avenir. Pour certains chrétiens attachés à la dignité de la fonction présidentielle, Nicolas Sarkozy n’a pas été à la hauteur à ce moment-là : il l’admet.

Ne doit-on pas reconnaître qu’il est sorti de certains discours compassés pour affronter plusieurs enjeux internationaux avec une énergie qui a forcé l’admiration  ? J’ai bien vu aussi qu’il y a eu une focalisation sur des questions sensibles comme celle du travail dominical, mais faut-il mettre ce sujet au même niveau que celui du respect de la vie déclinante ?

Considérez-vous que l’intérêt des chrétiens pour la politique s’est accru pour ce scrutin ?

Oui. De plus en plus de chrétiens prennent la mesure de l’importance du politique. Et en même temps que de plus en plus de politiques prennent la mesure de l’importance des chrétiens. Nous l’avons bien vu lors des états généraux de la bioéthique. C’est réjouissant.
Pour les leaders politiques, les chrétiens vraiment engagés sont de «  sérieux clients  ». Ils sont à la fois respectés, admirés, craints et rejetés, comme Jean-Baptiste en son temps par le roi Hérode.


Pourquoi cette ambivalence des politiques vis-à-vis des chrétiens ?

C’est une constante. En principe, les chrétiens diffèrent de la plupart des autres électeurs car ils se positionnent moins en fonction de leur (petit) intérêt personnel et davantage selon une vision du monde, une vision cohérente et complète, généreuse et altruiste. Non seulement les chrétiens ont des convictions solides et étayées — ce qui tranche de plus en plus dans une société relativiste — mais ils se sentent appelés à les mettre en pratique en étant personnellement solidaires.

Cela se voit dans une société devenue individualiste. Les grandes idéologies se sont effilochées après s’être révélées meurtrières  ; une bonne part de nos contemporains sont désenchantés ; ils ont perdu leurs repères. Les politiques les savent versatiles et manipulables au gré des modes et des émotions… Devenu minoritaire, le «  petit troupeau  » joue plus naturellement sa mission de sel de la terre, et pourrait s’avérer « sel régénérant » de la politique… Il l’a été — on l’oublie souvent — dans l’émergence du mouvement écologiste, avant que ce dernier ne dérive, par défaut d’anthropologie, jusqu’à ignorer complètement l’écologie humaine.


Y aurait-il une connivence naturelle entre l’engagement politique et l’engagement chrétien ?

Les personnalités qui ont eu le courage de s’engager en politique ont en commun avec les chrétiens le sens de l’engagement pour la cité. Ils n’ont pas baissé les bras. Ils ont souvent renoncé à beaucoup pour servir leur pays. En cela, ils se trouvent au moins sur un terrain commun avec les chrétiens. Pour eux le monde n’est pas seulement à prendre tel qu’il est, pour en jouir égoïstement : il est à développer, à faire grandir, à changer pour transmettre un monde meilleur aux générations futures.


D’où vient alors la fracture peut-être croissante entre le monde et le christianisme ?

Pas d’hier, comme la question de Pilate : «  Qu’est-ce que la vérité ? » Mais il n’y a pas seulement la gangrène du relativisme. Dans une société où l’athéisme est devenu militant, le risque de l’utopie prométhéenne, celle de la toute-puissance orgueilleuse a émergé : le politique, au lieu d’être le fleuve qui irrigue paisiblement la société sort de son lit, entre dans la sauvagerie.

C’est notamment ce qui arrive quand des lois démocratiquement votées cautionnent le racisme, la stigmatisation de l’étranger, l’eugénisme, la manipulation des embryons humains, et l’élimination des plus faibles (personnes non encore nées, handicapées, dépendantes, en fin de vie, etc.). à ce titre les dérives bioéthiques sont totalitaires, emblématiques de la dérive individualiste libérale-libertaire qui domine désormais notre société.

Le christianisme le voit parce que c’est la religion de l’humilité devant la vérité. Une vérité qui libère la parole des chrétiens. Ils sont donc les premiers à entrer en résistance. Ils le font au nom de l’option préférentielle pour les pauvres qui est une clé de l’Évangile. Leur priorité est la protection des personnes les plus fragiles.

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Messages

  • "Comment expliquez-vous qu’un certain nombre de chrétiens récusent radicalement Nicolas Sarkozy  ?"
    Et la politique sur les Roms, et les réactions de nombreux évêques face à cette politique, ça ne vous rappelle rien ?
    Non, il n’y a pas que le côté "bling bling" qui peut déplaire. Il y a aussi des vrais problèmes politiques, détestables.
    (qui ne changent rien aux problèmes qu’on rencontre de l’autre côté, bien sûr)

    • A Novice : Je me permets une explication à propos des Roms car il y a eu tromperie et la Presse étant trés à gauche personne n’a rétabli la vérité : A Lille le père Arthur est "tombé" dans un traquenard de journalistes (de gauche mais ici dans le Nord il n’y a que cela : c’est la mafia PS/PC). En effet, alors qu’un huissier dressait son etat des lieux (restes d’un camps de Roms expulsés la veille à la demande comme d’habitude de Martine Aubry, maire de Lille) 1 voiture, avec des journalistes et le prêtre trés en colère, est arrivée. On avait raconté des mensonges au prêtre, et d’autres journalistes étaient sur place (montage total de l’affaire en vue de discréditer le président pour exciter l’Eglise et les populations !) avec un enfant Rom que l’on s’est empressé de mettre à la main du père Arthur... Vous connaissez la suite ! Trucage total !
      Et aujourd’hui : La communauté urbaine dirigée par Mme aubry, décide de mettre sur les communes de droite les camps de Roms... Et laisse s’implanter le long du périférique des camps de toutes sortes : Véritables bidonvilles qui grandissent de mois en mois...

    • François Hollande : transgresse certaines lois naturelles. De plus, il aurait tendance à "zapper" les RACINES chrétiennes de la France.

      Sarkozy : il dit vrai et son contraire. Du coup, il n’inspire plus confiance. A-t-il des idées extrémistes ? NON ! Juste envie de dire ce que les électeurs du FN veulent entendre (pour avoir leurs voies).

      ALORS CHRÉTIENS, FH ou NS ? A mon avis Hollande, MAIS ATTENTION : aux législatives de juin, voter majoritairement la droite pour empêcher les lois non naturelles d’être adoptées au parlement.

    • Une fois Hollande sur le siège il sera vraiment trop tard pour "faire attention" C’est d’abord maintenant, et surtout maintenant qu’il faut faire attention ! Mais en fin que nous promet Hollande, ça veut dire quoi faire attention après , . C’est ça la maturité politique, maturité sociale, maturité citoyenne, maturité caritative, où est ton prochain, qu’as-tu fait de lui ?

  • Bravo et merci à Tugdual Derville pour cet article comme toujours extrèmement clair ,percutant et d’une grande hauteur de vue sur les enjeux de cette élection et des années à venir.

  • Vos propos ne sont pas clair ! Les catholiques sont en danger.

    Hollande est une menace sérieuse, l’islamisme radical est déjà partie prenante dans le PS. Le mariage homo-sexuel est programmé, les réunions d’anniversaires se font dans d’ancienne sex shop et dans des rues de perditions.

    Le PS n’a absolument aucune morale. La franc maçonnerie est omniprésente à tous les échelons la destructions de la chrétienté est en marche. Le PS brade des terrains pour construire des mosquées, que deviendrons les églises avec eux.

    Ouvrez les yeux !

  • Je joins une réponse que je viens de proposer à un article de Mr Arduin qui rejoint un peu les propos de Mr Tugdual-Derville de façon à ouvrir les perspectives honnêtes pour ceux qui, en conscience, s’apprêteraient à voter blanc.
    Le vote blanc a des raisons hautes et sérieusement étayées pour être légitime et très porteur d’un message constructif, même s’il est crucifiant car, on le voit, il fait d’abord l’objet d’une opprobre et non d’un examen régulier, pesé, nuancé de tous les arguments qui peuvent le motiver en vérité Or, il est aujourd’hui la voix de cette Sagesse dont Dieu dit lui-même, Mr Derville, qu’elle est folie aux yeux des hommes.
    Il est vrai que, si à sa source, il n’y a que confusion comme vous l’argumentez alors il n’y a pas vote en conscience, alors la motivation est indigne d’être traitée même. Or, il y a bien d’autres ressorts plus pertinents pour l’expliquer. Pourquoi ne pas les étudier ?
    Pour faire court, j’invite tout le monde à lire l’extrait de la note doctrinale sur le sujet du Cardinal Ratzinger de 2002 (fin de mon propos) qui montre que, même dans l’isoloir, joindre la réalité présente et la réalité de la vie éternelle peut conduire au vote Blanc du chrétien celui-ci a sa mission irremplaçable : affirmer la jonction, le lien entre la réalité horizontale et la vie éternelle dans tous nos actes et les actes de la cité. Je dois choisir le 6 mai, entre deux candidats qui certes sur des degrés divers, mais réunis sur le fond, ne défendent ni la vie humaine fondée sur la dignité humaine héritée de la nature humaine de la conception à la mort naturelles, ni la famille (dans leur vie même, c’est un fait), ni la France (son sang, pensez, pas un mot pendant cette campagne sur la Défense, sur le sang versé par nos soldats pour des raisons que l’histoire jugera...pas de clarté sur la France, surtout à moyen et long terme, sur la liberté religieuse (pas seulement de culte) et pour l’éducation (...)

    Enfin, monsieur Derville vous figurer par vos arguments l’utopiste décrit par le Cardinal Ratzinger et une forme de naïveté selon moi. Lorsque vous avez été emmenés sciemment, par le gouvernement, sur des issues où il avait décidé au préalable qu’il n’irait pas jusqu’au bout (mère porteuse), c’est de la stratégie machiavélique pure et simple, de base, pour vous offrir un soi-disant succès tandis que sur l’essentiel il ne lâche rien (l’avortement, recherche sur les cellules souches...).

    Au fait une question : le crime barbare de l’enfant à naître - non pas cautionné par nos lois comme vous dites - ce terme est une erreur de fond presque une insulte à la gravité de ce phénomène barbare -mais légalisé, autorisé, ayant donc droit de cité comme un bien dans notre cité, ce qui est une abjection barbare - qu’y-a-t’il de plus gravissime que nous devrions attendre pour motiver un acte libre, éclairé, servant à rappeler à tous que la France a un besoin vital d’une politique, d’autres chefs que ceux qui prétendent nous guider actuellement ? Vous semblez oublier une réalité : nous sommes dans des temps d’exceptions, eschatologiques, dramatiques - le sang humain coule à flot et c’est dû à notre commandement politique, à nos lois autant qu’à ceux qui s’y adonnent.
    Voter Blanc, c’est par exemple dire :Halte au feu, on tue et vous en êtes les responsables. On ne vous veut pas à notre tête car c’est un dommage gravissime pour la France et voter pour vous, c’est désormais, nos parents s’y étant déjà essayés, nous compromettre gravement (...) c’est le devoir du Chrétien que de rappeler les réalités d’en Haut dans l’ordinaire de la vie présente, de l’isoloir - Note du Cardinal Ratzinger. Notre Vote peut justement ne pas être banalisé, comptabilisé comme sécularisé (...)

    Ce commentaire de Mr Arduin nous interpelle évidemment sur une question de fond. Je conteste la démonstration mais le remercie car elle nous permet d’en parler et d’aiguiser notre pensée car l’heure est grave, très (...surtout lorsque 80% des Français ne se retrouvent pas derrière le Président sortant...ni sur son adversaire d’ailleurs)
    Le problème de la démonstration réside dans son a priori, ressenti comme tel - il n’y aurait pas d’espace au vote blanc en conscience, notamment pour les catholiques. On fait appel au Saint Père pour confondre ceux qui ont décidé en conscience de voter Blanc. Cela donne du coffre, nous oblige mais il se trouve des iotas ailleurs, de sa part, qui montrent la chose sous des degrés autres plus éthérés qui libèrent des perspectives encourageantes pour ceux qui opteraient pour cette voie. Je terminerais donc en citant la Note doctrinale de 2002 du CARDINAL RATZINGER - concernant certaines questions sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique - qui permet à la conscience de trouver une base saine sur laquelle motiver notamment le choix du vote Blanc (...) C’est comme si à la guerre, tout bien considéré, il n’y avait pas d’occasions légitimes de hisser le drapeau blanc. Certains, contre l’avis commun, se sont honorés à le faire en conscience tout bien pesé au risque de leur condamnation. Et ceci comme le vote blanc n’est pas un non choix, c’est une détermination courageuse parfois, plus haute, qui dépasse la seule vision des choses vues sous l’angle d’une dualité stérile (comme le débat publique gauche/droite en France) perçue uniquement de façon horizontale pour relier dans le contexte radical, à la vie à la mort, le choix de la valeur humaine à défendre au prix de l’opprobre peut-être mais en créant l’événement qui sauve d’abord quand tout a été épuisé en vue du succès (...) Je considère que tout a été épuisé en France en 40 ans (une sorte d’épopée dans le désert politique ; les 40 honteuses ! Un camp jugule les porteurs de valeurs avec une stratégie homéopathique qui amadoue mais n’en pense pas moins, stratégie de contournement libertaire - on ne peut agir pour le Bien commun en se faisant élire avec une femme et en gouvernant avec une autre, sans se prononcer ouvertement sur la vie humaine, car à la clé il y a ou pas le crime barbare contre l’enfant à naître - pareillement lorsqu’on veut "euthanisier" (...)
    Mr Denis Merlin le montre dans un commentaire,entre autres, il y a bel et bien un espace béant actuellement, dont la béance résulte du déni sur la valeur non négociable de la dignité humaine irréductible à tout être humain de sa conception à sa mort naturelles ; déni que porte les candidats restants, déni aussi sur ce qu’est la France pour les deux, toujours objet d’un discours ambivalent, jamais net quant aux conséquences sur le long terme. Ensuite, nous avons trop conscience d’être les héritiers de ceux qui, toujours, ont voté compte tenu du moindre mal depuis 1969 : pour quels succès ? Le mal progresse étonnant non, se banalise et surtout se légalise (action de l’Etat français...)- Doit-on attendre l’étape du mal par obligation légale pour tous ?
    Le poisson pourrit par la tête. La personne humaine a pour devoir élémentaire de prétendre être gouvernée par une tête saine lorsqu’elle peut choisir et, ceci-fait, doit rendre à César ce qui est à César et notamment de savoir lui retendre la joue gauche si nécessaire, c’est à dire risquer sa vie pour les autres dans la rue par exemple (comme en 1986) pour défendre la vie, la famille, la liberté religieuse (et non pas seulement de culte). Or, l’instant est pour certains en conscience une impasse - les deux têtes sont pourries en outre pour chacun 80% du peuple français ne se retrouve pas derrière l’un d’eux. Le vote Blanc trouve-là son espace d’expression catholique (reliant l’horizontal et le vertical, l’impasse et sa solution ; le dépassement par le haut, une sorte de halte au feu, nous désirons une "tête saine" n’est-ce pas une saine ambition puisque le choix est entre le statu quo qui endort ou la radicalité libertaire qui oppresse mais réveille (?) D’ailleurs, qu’était-il plus facile de retourner Pilate ou Saül ? La victoire de 1986 a eu lieu sous un gouvernement de gauche ... Fondamentalement, la Vérité haït les Cœurs partagés et non ses adversaires. Car un adversaire se livre et se faisant peut être retourné, le cœur partagé ne se livre pas, s’accommode de tout et finit par tout violer. Toutefois, pour le coup il me semble hasardeux de donner sa voix à l’un ou à l’autre sans se compromettre pareillement (...) Et si, comme une digue blanche, le vote Blanc, sérieux dans ses arguments, devenait l’argument du grand nombre ? La France tiendrait là son printemps. Un chef d’état élu avec dans les urnes 40% de vote blanc serait obligé de s’ouvrir à une "refondation" du contrat social de la France.
    Bref, en Conscience, pour ceux qui éclairés choisiraient le vote Blanc (pas l’abstention), il y a à mon sens un possible honnête, sans honte et doublement constructif (horizontalement et verticalement) commandé par une ambition : celle d’un droit d’inventaire urgent, j’ose dire vital, des états-généraux de la France sans leur relent révolutionnaire sanguinaire bien-sûr, une explication des responsabilités prises par ceux qui ont gouvernés depuis 30 ans, pour en connaître des compromis et de leurs conséquences avérées, enfin il faut refondre le pacte social à partir d’une valeur : la dignité de la personne humaine de sa conception à sa mort naturelle.
    Finalement, la Note doctrinale du Cardinal Ratzinger : "extrait chapitre IV : ...il faut rejeter les positions politiques et les comportements qui s’inspirent d’une vision utopique qui, transformant la tradition de la foi biblique en une espèce de prophétisme sans Dieu, manipule le message religieux, en dirigeant la conscience vers un espoir purement terrestre, qui annule ou réduit la tension chrétienne vers la vie éternelle. Voyez-vous, le vote Blanc c’est justement une forme d’action qui exprime jusque dans l’acte de voter cette tension ; cette croix de fait mais cette nécessité à mon sens aujourd’hui - aller voter avec le Seigneur dans l’isoloir. Oser lui demander pour qui voter, pour quoi voter, comment voter ? Suivre son inspiration, tous les pans de notre vie l’intéresse, l’instant du vote aussi.
    Je vous invite à noter l’impact fondamental, la pointe en cristal du Cardinal, là où il applique l’utopie : chez tous ceux qui prennent conscience de l’ordinaire des choses sans les relier, chacune, avec la vie éternelle. C’est pourquoi, je pense que la démonstration et les propos de Mr Collin sont des propos utopistes en ce qu’ils fracturent le lien que le catholique doit vivre, proclamer et défendre entre l’ordinaire de la vie réelle et la vie éternelle, jusque dans l’isoloir. Bon vote en conscience à tous - sachez que sa forme peut être diverse mais le vote blanc est loin d’être une insulte à l’identité catholique fondée dans le magistère. Vous avez compris où sont les utopistes selon le Cardinal Ratzinger, Benoît XVI aujourd’hui. Ce point est plus cardinal que le résultat du 6 mai car Notre Seigneur est maître de l’Histoire, surtout de celle de la France car il l’aime et la veut pour elle-même. Le 600ème anniversaire de Sainte Jeanne d’arc nous en rend témoignage. Merci encore à Mr Arduin pour avoir ouvert ce débat. Quant à mon vote (...)

    • Je demande au modérateur de bien vouloir rajouter un guillemet que j’ai oublié à la citation de la note doctrinale du Cardinal Ratzinger juste après les termes vie éternelle. Vers la fin de mon propos.
      Merci, très cordialement

    • je reçois le texte du Cardinal Ratzinger (plus long et complexe que vous ne le reproduisez) exactement à l’opposé de vous : si l’on peut un petit quelque chose contre le mal, il faut savoir accepter de renoncer à l’utopie et accepter le compromis (il emploie le terme) afin de faire barrage au pire et, actuellement, tant pour le respect de la vie que pour la liberté religieuse et pour la liberté scolaire, le danger est grand côté gauche.

  • Bonjour,

    Je voudrais dire que tous les problèmes évoqués lors de cette émission ne sont pas à hiérarchiser car ils sont tous liés les uns aux autres. la crise qui affecte notre pays est systémique et structurelle : c’est-à-dire à la fois morale, politique et spirituelle, et comme l’homme n’est pas un être désincarné cela se manifeste sur le plan démographique, économique et matériel.
    On peut en effet comme Chantal Delsol se résigner à vivre dans une société dont les principes seraient profondément anti-chrétiens, mais le Christ nous appelle-t-il à une telle résignation ?
    Une société qui a fini par banaliser la pratique de l’avortement (qui consiste à tuer un être humain à l’état embryonnaire ou fœtal, et donc avec un potentiel de vitalité dynamique) peut fort bien admettre la pratique de l’euthanasie (qui consiste à tuer un être humain dont la vie ne semble plus avoir de valeur selon une axiologie hédoniste),mais le Christ nous appelle-t-il à nous résigner à vivre dans un monde où les valeurs sont subverties à ce point ?
    Sur la question de l’immigration, l’Eglise semble prêcher un accueil inconditionnel de tous les étrangers qui souhaiteraient vivre en France. Or, si comme certains économistes justifient une telle immigration par un besoin de main d’œuvre, pourquoi les français ne seraient plus capables de peupler leur pays et de fournir par la même une main d’œuvre ?
    Sur la question du logement, il faut bien comprendre qu’elle insoluble au sens où il n’y aura jamais assez de logement dans une société où il y a tant de divorce et d’immigration car ces deux phénomènes rendent plus grave la crise du logement.
    Sur la question de l’immigration, il est aussi assez drôle que le nombre d’avortement correspondent au nombre d’entrées légales sur notre territoire. Etrange coïncidence des chiffres !
    Il faudrait peut-être que l’Eglise de France se batte pour le droit de séjour de ces petits français qui sont encore dans le sein de leur mère. Si les évêques de France remettait leur légion d’honneur pour signifier leur réprobation ?
    Ma conviction est que l’Eglise de France se réveille un peut tard pour lutter contre toutes ces déviances, laissant aux papes successifs le privilège de prendre sur toutes les réactions hostiles à l’enseignement de la foi chrétienne...
    Je propose une question pour comprendre pourquoi la foi chrétienne a été si marginalisée et ravalée à une opinion parmi d’autres tout aussi valable ?
    Demandons-nous quelles idéologies ont détourné et divisé les chrétiens...Il y aurait un beau livre à écrire sur l’histoire des idées en Occident en prenant comme axe d’analyse et de réflexion le judéochristianisme...
    On s’értonne voire on s’effraie de la montée des extrêmes dans notre pays, mais pourquoi ne s’étonne-t-on pas de l’extrême mollesse de l’idéologie dominante qui consiste dans un individualisme libertaire et sournois, car finalement notre société ne s’achemine-t-elle pas vers l’idéal du surhomme, cet être prétendument mettre de la vie et de la mort dans toutes ses dimensions ?

  • Le vote blanc n’est pas, à mes yeux, qu’une "tentation" qu’il faudrait écarter dans le cas présent. Il a une valeur éminemment politique même lorsqu’il s’agit d’élire un candidat à la magistrature suprême. En effet, qu’on le veuille ou non, et c’est tout à fait normal, le prétendant est lié au programme qu’il soumet au jugement des électeurs. C’est le cas de M. François Hollande dont il me paraît impossible (je ne parle que pour moi) non seulement en tant que catholique, mais par raison politique, de soutenir certains projets qui, en mettant en cause des lois non écrites sur lesquelles repose toute société humaine, portent atteinte gravement à son bien commun. C’est aussi le cas de M. Nicolas Sarkozy qui, certes pour l’heure, résiste à la plupart de ces projets, mais poursuivra (comme M. Hollande du reste) une politique européiste et ultralibérale qui, en revanche, peut lui valoir l’hostilité d’électeurs (dont je suis).

    Le vote actuel, au-delà des conflits partisans qui se dissimulent derrière discours et programmes, n’a pas d’autre enjeu que l’avenir de la France. Et l’on peut très bien, en votant blanc (même si je sais qu’il est anormal qu’en France ce choix soit considéré comme nul), signifier que l’on se fait une autre idée de la France, de sa culture, et de sa nécessaire indépendance.

  • Sarkozy moins pire que Hollande ? Pas si sûr. Certes il apparait hostile à certaines mesures comme l’euthanasie ou le mariage homosexuel mais c’est pour récupérer les voix des chrétiens. S’il est réélu, il s’en moquera bien par la suite. Il continuera à favoriser l’ouverture des magasins le dimanche, flattera les musulmans sur leurs prétendues racines de la France, protègera l’euro et restera un mondialiste. Désolés mais dimanche prochain nous resterons chez nous sauf pour la messe bien sûr. Si Dieu protège la France, alors nous le supplions de nousenvoyer un Roi.

  • Je déplore cette déferlante catho qui appelle au vote sarko une fois le 1er tour passé...
    Pourquoi les bonnes questions n’ont elles pas été posées AVANT ??
    La pensée unique et le pouvoir des médias agit bel et bien dans l’esprit des cathos...
    Petit rappel (lu sur un blog) du bilan de M. Sarkozy en la matière :
    - remboursement à 65% de la pilule abortive ;
    - autorisation d’expérimenter la pratique de l’IVG par les sage-femmes (annulée par le Conseil d’Etat) ;
    - Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, soutient que l’avortement est un “bien” et que l’accès à l’avortement reste l’une de ses priorités ;
    - signature de l’arrêté sur le dépistage de la trisomie 21 ;
    - adoption de la loi bioéthique et maintien de la recherche sur les cellules embryonnaires ;
    - Nadine Morano, s/secrétaire d’Etat à la Famille, déclare être favorable à l’euthanasie ;
    - baisse des allocations familiales ;
    - alignement du PACS sur le mariage ;
    - loi Alliot-Marie sur la simplification du divorce ;
    - Nadine Morano se dit favorable à l’adoption des enfants par les homosexuels ;
    - etc.

    Face à un tel constat, quelques propositions de Marine Le Pen :
    - déremboursement de l’avortement de confort
    - Arrêt des financements de mosquées en France
    - création d’un revenu parental pour les mères qui choisissent d’arrêter de travailler pour élever leurs enfants
    - mise en place d’un statut juridique pour les ceux qui auront choisi ce revenu parental
    - abaissement de l’âge de la retraite pour les mères ayant élevé au moins 3 enfants ou un enfant handicapé
    - défense de la structure familiale (un père et une mère)
    - etc.

    Bien que le candidat idéal pour un vrai vote catho n’existe pas je pense, le discernement doit être mené loin de la démagogie et du laminage médiatique dont nous sommes tous les victimes potentielles.

  • Il est triste de voir les catholiques en France verser eux-aussi dans le communautarisme : dans aucune autre élection, je n’ai assisté à une telle confusion entre vote et l’appartenance au catholicisme. Je ne comprends pas le mélange fait entre politique et les problèmes "sociétaux". La question "sociétale" est certes primordiale mais elle est de l’ordre du combat des idées et de la culture : l’église doit repartir à la conquête de l’intelligence et gagner la bataille qu’elle a perdue depuis des décennies, les politiques dans ce domaine seront toujours des suiveurs. Rien ne sépare profondément la génération post-soixantuitarde de droite et de gauche sur la culture de mort ou l’hédonisme. Alors dire en "catholique" que le vote de dimanche est capital me semble une absurdité,surtout que le débat d’hier a bien montré pour qui sait déchiffrer que rien ne séparait en profondeur les deux hommes, si ce n’est le tempérament ou le caractère.
    Je suis inquiète de voir des catholiques revenir au "millénarisme" que j’aimais tant adolescente (la lecture de léon Bloy y était pour beaucoup : l’attente des cosaques faisait frissonner et était "le grand soir" des catholiques insatisfaits), mais je n’ai jamais abandonné la réfléxion politique tout de même, elle semble absente complètement dans certains milieux catholiques français. Me tromperais-je en disant que ces catholiques ont abandonné la Cité et se replient au sein du groupe et de la famille comme si les catholiques en France se voyaient et surtout se vivaient déjà comme une minorité ? J’en suis désolée car le christianisme a donné une âme à la France et on aimerait que l’église nous parle de sa fille aînée, je note qu’elle emploie de moins en moins la fière dénomination "Eglise de France", elle se voit plus comme une église/communauté située dans un terrain vague qui s’appelle encore "france".J’apprends avec satisfaction qu’il y a des prières pour la France mais j’espère que cela s’accompagne d’une réflexion politique et d’un engagement pour la Cité également. Les catholiques français croient-ils encore en la France ou défendent-ils uniquement leurs droits à côté d’autres droits ? Moi, je récuse le terme "vote catholique", si sur le plan des valeurs, un catholique ne peut adhérer à la culture de mort, il peut voter différemment : ainsi je n’ai jamais pu voter démocrate chrétien ou centriste, sur le plan "politique", je n’adhère en rien à leur vision de l’europe et de notre nation.
    A la vue du débat d’hier, je voterai blanc car ces deux hommes ne peuvent rien faire, ce ne sont que des petits fonctionnaires "acceptés" par bruxelles ou francfort, ils ne sont plus "souverains". A la différence de Sarkozy, mon coeur saigne de voir les grecs, les espagnols, les portugais nous précéder dans l’horreur, une grande politique serait de prendre la tête des pays humiliés et sacrifiés, d’offrir un grand projet qui allie rigueur et réindustrialisation, défense de nos vieilles nations face à la guerre qui est menée mais visiblement le "protecteur des catholiques " a les yeux fixés sur la ligne bleue des vosges et rêve derrière son voisin aux grandes plaines de l’Est...Quant à l’autre, il fait des bulles et s’alignera au nom de "l’idéal européen". Pas un mot sur la crise de la zone euro, pas un mot sur notre sortie de l’histoire, pas un mot sur notre mort programmée. Les catholiques qui ont contribué à faire la France et l’Europe n’ont rien à dire à cela ???? L’europe des nations crève "spirituellement" mais aussi "politiquement", les catholiques n’ont rien à dire ??? ah oui on attend une déclaration "importante" de Monsieur Bayrou le démocrate chrétien devenu un puritain de la rigueur ..
    Cordialement

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