Le diocèse de Toulon organise un colloque sur la cause animale

mercredi 30 janvier 2019

Peut-on être vegan et chrétien ? L’antispécisme est-il le symbole d’une révolution anthropologique ? Que dit la Bible sur le rapport entre l’Homme et l’animal ? Les nouvelles manières de consommer n’impliquent-elles pas des dérives dans la façon de traiter les animaux destinés à finir dans nos assiettes ? Quelles sont les différences fondamentales entre l’Homme et l’animal ? La cause animale est un véritable enjeu pour les années à venir. C’est pourquoi, l’Observatoire sociopolitique de Toulon, association diocésaine qui a pour vocation de former les chrétiens et de les aider à s’impliquer davantage dans la vie politique, a choisi ce thème pour son colloque annuel.

Le titre de cette journée de conférences : "L’animal est-il un Homme comme les autres ? ". Le rendez-vous est fixé ce samedi 2 février 2019 au Palais des Congrès de Toulon de 9h à 17h30.

Une série de 6 conférences auront lieu.

Jean-François Braunstein, professeur de Philosophie à l’Université de Paris I, qui a écrit La philosophie devenue folle, parlera de l’antispecisme.

Philippe Legrand, professeur à l’agrocampus de Rennes et directeur du laboratoire Inra de biochimie et de nutrition humaine expliquera que l’Homme est omnivore. De nombreux autres intervenants d’envergure seront aussi là pour évoquer le mouvement vegan, la théologie des animaux, et un ornithologue viendra témoigner de sa passion pour les animaux. Des chrétiens, les uns animalistes, les autres pas, échangeront, lors d’une table ronde sur leurs différents points de vue.

Si vous êtes intéressés, il reste encore quelques places pour s’inscrire sur ce lien :

https://agenda.frejustoulon.fr/osp/evenement/colloque-lanimal-est-il-legal-de-lhomme/0/2-2-2019/

Messages

  • Chers amis,

    Regrettant de ne pouvoir assister à votre colloque, je serais heureux de confronter mes réflexions personnelles avec celles des intervenants.
    Je vous propose dans ce but deux textes qui ne me paraissent pas hors-sujet. En espérant que l’on pourra disposer des compte-rendus de ces rencontres.
    Merci en tous cas pour votre belle initiative.

    De tout cœur avec vous.
    J. Michelet

    1 - Étude « Homme et Femme, mâle et femelle »
    http://www.hebrascriptur.com/Genese/Fhf.html

    2 - Étude « L’animal et la considération »
    http://www.hebrascriptur.com/Etudes/Fhombib.html

  • Il semble qu’il faille opérer une nette distinction entre "végétarien" et "végan".
    Nous allons bientôt entrer dans la période du carême pascal. Les chrétiens orthodoxes, pour leur part, sont strictement végétariens durant le grand carême (et, normalement, également durant les trois autres carêmes de l’année).
    Il n’y a donc aucune incompatibilité entre le fait d’être chrétien et celui d’être végétarien.
    En revanche le véganisme franchit les limites des comportements raisonnables. Ses excès mènent à des incohérences qu’il serait un peu trop long d’analyser ici.
    Citons seulement la prohibition de la consommation de miel. Le miel « appartient aux abeilles », les hommes n’ont donc pas à s’en emparer !
    Les végans ne se soucient pas savoir si cette substance est favorable à la santé de l’homme et a longtemps participé à la subsistance et à la survie de nos ancêtres bipèdes. Ils s’en tiennent à un raisonnement doctrinal totalitaire. Le même qui leur fait proscrire l’usage de la laine (dont la récupération ne semble pourtant guère troubler la gent bêlante...).
    Peu importe, pour eux, que l’on remplace ce produit naturel aux nombreuses vertus par des matières synthétiques issues du pétrole. Pétrole qui ne figure pas en tête du palmarès des produits non polluants et non toxiques !
    Quant à l’anti-spécisme, qui fait partie du package végan (un peu comme l’adhésion à l’Otan est liée à l’adhésion à l’U.E....), on pourrait écrire des romans sur les délires de ses adeptes et de ses idéologues.
    Il n’y a pas très longtemps, l’un de ceux-ci (j’ai malheureusement égaré la référence) pondait un texte abracadabrant fustigeant les possesseurs de chats laissant leurs félins se livrer dans la nature à la chasse de proies animales (souris et diverses bestioles) !

    Assurément, le monde se porterait infiniment mieux si l’on arrivait à convaincre chouettes, renards, crocodiles, lions, vautours et belettes de se préparer des poêlées de légumes aux petits oignons plutôt que de se nourrir très méchamment d’autres animaux...

    Étrangement, les anti-spécistes sont très souvent pro-avortement. Comme quoi leur prétendue défense de la vie est à géométrie variable. Incohérence qui ne gêne pas trop la secte...

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