Le P. Ariño témoigne pour son frère Philippe

jeudi 20 décembre 2012

<< "Le Philippe Ariño dont on parle en ce moment... ce ne serait pas le ’tien’ ?" Une question que j’ai beaucoup entendue ces derni

http://plunkett.hautetfort.com/archive/2012/12/20/louis-marie-ari%C3%B1o-o-p-temoigne-pour-son-frere-philippe.html

http://www.itinerarium.fr/breves/philippe-arino-victime-dune-rumeur-son-frere-dominicain-repond/

Messages

  • Merci au père Louis-Marie Ariño pour la noblesse de sa réaction. Je n’ai pas eu connaissance de ces ragots, encore moins de leur origine, mais J’ai eu cependant l’occasion de le dire à plusieurs reprises : attention ! attention ! La trop grande médiatisation (d’où qu’elle vienne) de ce témoignage courageux, mais qui demeure très personnel et, à mon avis, formulé d’une manière que l’on est en droit de contester, peut avoir, hélas ! sans les excuser d’aucune manière, des conséquences tout à fait ignobles de cet ordre.

    La diffamation est souvent, on ne le sait que trop, la seule arme de ceux qui sont incapables de développer le moindre argument. Philippe Ariño ainsi que son frère le Frère Louis-Marie ont le soutien et la prière de tous ceux qui savent ce que veut dire une diffamation, surtout dans ce domaine qui devrait relever strictement de la vie privée. Mais je suis d’autant plus navré, une fois encore, du manque de discernement à cet égard de ceux dont on serait en droit d’attendre qu’ils en donnent l’exemple.

    Saint François d’Assise, à une époque où le tohu-bohu médiatique n’était pourtant pas celui par lequel on se laisse trop aisément tenter aujourd’hui, avait quant à lui prévenu ses admirateurs un peu trop ardents. Loin de donner en exemple son respect des voeux qu’il avait pourtant prononcés, il laissait le soin à Dieu et à son confesseur d’en juger, pensant probablement que cela relevait strictement de l’intimité de la conscience, et il n’hésitait pas à dire : "Ne me canonisez pas trop vite, je peux encore faire des enfants !"... Il n’ignorait pas, en effet, que nombreux sont ceux qui peinent sur le chemin de la perfection et que l’on ne saurait désespérer les âmes qui, implorant l’aide de la grâce, tendent vers le meilleur sans pouvoir encore y atteindre. Max Jacob s’est confessé humblement chaque jour pendant longtemps, car il ne parvenait pas à maîtriser ses penchants comme il l’aurait souhaité. Il s’agit certes là d’un cas extrême, mais Jacques Maritain, qui concevait bien la force du témoignage ainsi donné, le rangeait néanmoins avec lucidité dans l’ordre de la sainteté "non canonisable".

    • Il faut laisser vivre son moment de gloire à Philippe Arino — je dirai, si le webmaster laisse passer cette expression ici — lui « lâcher la grappe »... et cesser les polémiques comme les leçons. C’est de lui — et de son livre quasi miraculeux — dont on a besoin aujourd’hui dans le cadre de la préparation de la manifestation du 13 janvier 2013, pour comprendre ce qu’il se passe et pour faire équilibre à d’autres personnalités comme Frigide Barjot, Xavier Bongibault ou Tugdual Derville voire Chritine Boutin ou le cardinal Vingt-Trois. Ce n’est pas le temps des références littéraires hyperintellectuelles et plus ou moins inaccessibles aux lecteurs ordinaires (quel est l’impact de Jacob, Green ou Maritain sur le débat autour de la loi Taubira ?).

      Dominique Angeli

    • Il ne s’agit pas d’entretenir des polémiques, encore moins de donner des leçons à quiconque, mais plutôt d’en tirer sur les aspects négatifs que peut avoir une médiatisation à outrance de l’intimité des consciences. La fin, si juste soit-elle, ne justifie pas certains moyens, tout au moins ceux qui ne relèvent pas d’un supposé "miracle".

      Pardon également pour les références prétendument "hyperintellectuelles". Les auteurs indiqués - particulièrement Max Jacob ou Julien Green - auraient été du reste fort surpris du qualificatif. Quant au témoignage plus discret qu’ils ont donné, il a touché et touche encore plus de personnes que vous ne le pensez. Du moins les touche-t-il en profondeur et non l’espace d’un moment de gloire auquel ils n’ont d’ailleurs guère aspiré.

      Ce qui me pose plutôt question, quelle que soit la pertinence des causes défendues, c’est la société du spectacle que nous sommes en train de construire, la société du témoignage sans retenue, de l’intimité dévoilée, de la curiosité sans limite, bref cette société de la transparence qui est un autre nom de la société totalitaire.

    • Pour qui s’intéresserait à l’actualité du poète catholique Max Jacob, qui fait actuellement l’objet de plusieurs parutions, cf. http://www.fondationlaposte.org/article.php3?id_article=1470

    • Merci à Yves Floucat de son témoignage et de rappeler combien est dangereux le tohu bohu médiatiquequi veut nous pièger.
      Notre démarche pour défendre la filiation n’est pas médiatique , c’est à dire n’est pas en consonance avec les médias, qui représentent assez exactement "le monde " dont il est parlé dans l’Evangile. que certains ne jouent pas non plus ce jeu. .
      Défendons ceux qui en sont victimes et qu’ils sachent que nous sommes avec eux quand ils sont attaqués.

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