La tradition jubilaire

par Gérard Leclerc

mercredi 16 décembre 2015

Dans le long texte qu’il a rédigé en vue de la Journée mondiale pour la paix du 1er janvier prochain, le pape François demande à tous les gouvernements, qui maintiendraient encore en vigueur la peine de mort, de l’abolir, notamment dans le cadre du Jubilé de la miséricorde, où l’Église est maintenant engagée. Il associe cette demande à diverses suggestions comme celle d’une possible amnistie dont il ne précise pas nettement le contenu. Mais on devine bien son intention fondamentale, qui se rapporte à la tradition des jubilés, marquée par des mesures exceptionnelles qui rompent avec les habitudes et même les lois courantes, afin de renouveler le corps social, l’amener à un retour sur soi, une conversion. N’est-ce pas aussi l’Église qui se convertit dans une démarche où elle change éventuellement certaines de ses conceptions ?

En ce qui concerne la peine de mort, l’évolution et même la mutation est certaine. Il me semble qu’elle s’est amorcée sous le pontificat de Jean-Paul II. Au moment de l’élaboration du Catéchisme de l’Église catholique, un document de référence essentiel, il y eut comme une hésitation de la part des rédacteurs. En un premier temps, la possibilité de la peine capitale fut admise avec une justification qui renvoyait à des motifs traditionnels, tellement il était difficile de rompre avec une histoire immémoriale. Mais le pas fut franchi par saint Jean-Paul II, qui milita résolument en faveur de l’abolition, dépassant toutes les réticences de certains moralistes.

François se situe dans la même ligne. Son appel sera-t-il entendu ? Un pays aussi important que les États-Unis demeure encore acquis au châtiment suprême. Le Pakistan l’applique avec une rigueur et une fréquence qui affolent les observateurs attachés aux droits de l’homme. Peut-être une nouvelle réflexion théologique devrait-elle se développer à partir du grand tournant de l’Église catholique. Elle pourrait s’inspirer de la thématique de l’Agneau de Dieu, l’agneau pascal, l’agneau sans tâche, dont parle Isaïe, celui qu’on amène à l’abattoir sans qu’il ouvre la bouche. La Nouvelle Alliance scellée dans le sang de l’Agneau n’annonce-t-elle pas une nouvelle économie, une autre civilisation, à l’encontre de l’horreur des sacrifices anciens ?

Chronique diffusée sur Radio Notre-Dame le 16 décembre 2015.

Messages

  • Pour ce qui en est de la peine de mort, et dans le cadre de la journée mondiale pour la paix, la requête du pape est tout à fait à sa place, et François dans son rôle. Comment contester une telle démarche sans se positionner, à la limite, dans le camp des, qu’on veuille me pardonner, "tortionnaires".

    Ce billet de G. Leclerc est à lire avec, en mémoire, cette peine de mort, dont le pape demanderait l’abolition là où elle est encore en vigueur. En conclusion, ces mots : "La nouvelle économie, une autre civilisation à l’encontre de l’horreur des sacrifices anciens". En effet, la peine de mort, loi encore en vigueur ici et là, et appliquée, dans bien des cas, abusivement, mérite d’être mentionnée.

    Pour ma part, je me suis permis une lecture dans une dynamique encore plus qu’audacieuse, si je puis dire. A tort ou à raison, je n’en sais vraiment trop rien, mais me serait-il permis de me poser cette question : ces pays mis à sac pour des raisons x, y et z, et les peuples réduits à des troupeaux en déshérence, chassés de chez eux, dépossédés de leur lopin de terre, de leur terre, du peu dont ils disposent, quand ils ne sont pas, n’ayons pas peur des mots, chassés de chez eux, persécutés et massacrés, cela ne relèverait-il pas, dans une certaine mesure, de "l’horreur des sacrifices anciens" ? Et, dans ces cas précis, à qui et à quoi sacrifie-t-on ?

    Serait-ce mal comprendre la démarche de François en pensant que, peut-être, à travers la peine de mort comme perçue et comprise, c’est une vision plus lointaine et plus vaste qui continue son chemin ?

    MERCI.

  • Quelques rappels pas complètement inutiles :

    1° Catéchisme de l’Eglise catholique :

    En 1997 (1998 pour la version française), des modifications ont été apportées au contenu de l’édition du Catéchisme de l’Eglise catholique N° 2267 :

    "L’enseignement traditionnel de l’Eglise n’exclut pas, quand l’identité et la responsabilité du coupable sont pleinement vérifiées, le recours à la peine de mort si celle-ci est l’unique moyen praticable pour protéger efficacement de l’injuste agresseur la vie des êtres humains.

    Mais si des moyens non sanglants suffisent à défendre et à protéger la sécurité des personnes contre l’agresseur, l’autorité s’en tiendra à ses moyens, parce que ceux-ci correspondent mieux aux conditions concrètes du bien commun et sont plus conformes à la dignité de la personne humaine.

    Aujourd’hui, en effet, étant donné les possibilités dont l’Etat dispose pour réprimer efficacement les crimes en rendant incapable de nuire celui qui l’a commis, sans lui enlever définitivement la possibilité de repentir, les cas d’absolue nécessité de supprimer les coupables sont désormais assez rares, sinon même pratiquement inexistants."


    2° Mitterrand pour et contre la peine de mort.

    Il n’est pas inutile de rappeler également que l’homme qui, en 1981 dans notre pays, a fait abolir la peine de mort, mesure qu’on espère irréversible, est aussi celui, qui, ministre de premier plan pendant à la guerre d’Algérie, a fait guillotiner le plus. Le film qui vient d’être réalisé par Arte évalue à une cinquantaine (45 selon des estimations plus précises) les peines de mort exécutées lorsque Mitterrand était Garde des Sceaux de la 4ème république de février 1956 à mai 1957).

    A l’époque, Mitterrand était partisan d’une politique répressive dure pour mater la rébellion algérienne et conserver l’Algérie à la France. Ceci correspondait évidemment à la demande des Français d’Algérie.

    Mais avec le recul, le souvenir des condamnés à mort mais non-exécutés puis finalement amnistiés de l’Algérie française (les généraux putschistes d’Alger) fait à lui seul beaucoup plus de bruit que les dizaines d’Algériens qui, eux, ont été exécutés entre 1956 et 1961...et "amnésiés"... Près de 200, sans compter les disparus, les victimes de la torture militaire etc.

    N’oublions pas non plus les peines de mort infligées par le FLN aux supplétifs algériens de l’armée française (harkis) abandonnés en Algérie : assurément une tâche ineffaçable au bilan du Général de Gaulle.

    Benjamin Stora rappelle que c’est Edmond Michelet, alors Garde des Sceaux, qui obtint du Général De Gaulle en 1960 qu’on cesse de recourir aux exécutions. Il existe dans les archives du ministère de la justice un volumineux dossier contenant également les grâces demandées par Edmond Michelet au Général De Gaulle.


    3° Edmond Michelet et la réquisition de la peine de mort

    Je ne mettrai certainement pas sous le boisseau la réquisition de la peine de mort contre les généraux putschistes demandée par Edmond Michelet au Parquet au nom du gouvernement,qui n’est nullement incohérente avec ce qui précède.
    Cette mesure se justifiait complètement dans le contexte insurrectionnel de l’époque. Edmond Michelet a eu le courage de l’assumer avant de quitter ses fonctions de ministre de la justice. Ce cas de figure correspond à une hypothèse dans laquelle, il me semble, la peine de mort, dans les circonstances de l’époque, ne contredisait pas l’éthique chrétienne. Elle a évolué, tant mieux. Le sujet a été amplement abordé dans ce forum avant et au moment de la mort d’Hélie Denoix de Saint-Marc. Il suscitera toujours autant de controverses.

    Mais il ne faut pas non plus oublier qu’une peine de mort requise du Parquet, n’est pas une peine de mort demandée par le Parquet au tribunal, pas non plus une peine de mort prononcée par le juge et encore moins une peine de mort exécutée. En l’occurrence je suis convaincu qu’elle ne l’aurait pas été si elle avait été prononcée.


    4° La peine de mort après la guerre d’Algérie

    Entre la fin de la guerre d’Algérie (exécution de Bastien-Thiry, auteur d’un attentat contre le Général de Gaulle) et l’abolition de la peine de mort, il n’y eut plus "qu’" une quinzaine d’exécutions capitales, la dernière en 1977.


    5° La privatisation de la peine de mort après son abolition

    L’abolition complète de la peine de mort pose la question de l’IVG qui consiste à détruire des êtres humains au commencement de leur vie sans autre forme de procès qu’une aspiration ou une médecine létale (avortement furtif à domicile).

    Environ 220 000 morts par an en France. Lourde chape d’amnésie collective. Il paraît que le Planning familial, financé à plus de 90% par le contribuable, utilise ses moyens pour conseiller les possibilités de pratiquer l’IVG dans les pays voisins après le délai légal. Qui s’en soucie ?

    • Tous ces messages ont été reçus 5/5. Tout est donc OK !

      Toutefois, il ne serait pas complètement inutile de répéter une fois de plus mais en d’autres termes, que cet espace de FC n’est pas une salle annexe des tribunaux de l’Eglise catholique romaine, seule habilitée
      à déclarer - après maintes soumission de dossiers, preuves, témoignages etc.. - que untel et unetelle seraient susceptibles de faire l’objet d’une demande de procès en canonisation.

      Servir de, paix à son âme, l’ "Edmond Michelet" ici et là, dans tout sujet présenté, que ce soit l’Eglise et la politique, la société et les chrétiens, le jubilée de la Miséricorde et la Syrie de Bachar El Assad, ou encore, Sputnik, Poutine et l’avion de la Malaysian Airlines et, mais passons... franchement, cette persévérance - j’allais dire obstination - est en voie de devenir un sujet de "faits divers" infligé à la mémoire du personnage qu’on veut voir accéder au rang de "saints". Chacun ses options, mais, bis repetita, cet espace n’est pas du tout, et ne saurait être un tremplin comme panneau publicitaire pour le personnage Edmond Michelet qui, soyons sérieux, mériterait, au même titre que tous les pécheurs et enfants de Dieu un peu plus de silence dans le respect et la dignité.

      MERCI.

    • PS. Je me permets de mettre les points sur les i...

      Il y a déjà bien longtemps, je me suis risqué à soutenir en discutant avec le regretté Jean Charbonnel, fidèle d’Edmond Michelet et historien, qui se montrait dubitatif, que la question de la réquisition de la peine de mort contre les généraux félons serait un point très délicat du procès en béatification de ce dernier.

      Je le maintiens.

      Il est évident que l’évolution de la doctrine de l’Eglise va encore renforcer la nécessité de scruter cette question avec énormément d’attention. Et c’est très bien ainsi. Je ne redoute pas cet examen car je suis convaincu qu’Edmond Michelet a bien agi sans aucunement trahir son éthique chrétienne. Ne pas oublier que l’homme qui a requis la peine de mort est le même que celui qui l’a côtoyée tous les jours dans le camp de Dachau 15 ans plus tôt. Aurait-il été incohérent ?

      Ce qui est incroyable avec Edmond Michelet, c’est que 45 ans après sa mort, les choix qu’il a effectués sont encore d’une brûlante actualité. De ce point de vue, c’est un candidat à la béatification beaucoup moins commode que Robert Schuman...Et c’est encore très bien ainsi.

      Qu’il soit ou non béatifié, demain ou dans deux siècles, m’importe finalement assez peu...L’important me semble ailleurs.

      Je suis pour ma part toujours aussi impressionné par la justesse et la finesse de son discernement qui l’a conduit à prendre des positions parfois à contre-courant de l’établissement catholique et de la grande majorité des catholiques. Sur la guerre d’Algérie notamment, il a été extraordinairement perspicace alors que Mitterrand n’a pas compris que l’empire colonial, c’était fini...

      Edmond Michelet a compris, lui, que les cadres de la rébellion algérienne n’étaient autres que les cadres de la future Algérie indépendante et c’est d’ailleurs pourquoi, après un rapport (en un seul exemplaire : c’est dire si l’Etat était sûr...) remis par une jeune magistrate dénommée Simone Veil, il en a rapatrié dans les prisons de la métropole pour éviter qu’ils se fassent assassiner lors d’une insurrection à Alger...Il n’était pas du genre à croire que la guillotine était une politique...

      J’ajoute pour finir un détail méconnu de l’histoire. C’est encore Michelet (aidé de Joseph Rovan, conseiller à son cabinet qui y a joué un rôle important) qui a conseillé à De Gaulle de ne pas faire un martyr de Mitterrand après le vrai faux attentat de l’Observatoire alors que Michel Debré poussait dans l’autre sens pour ruiner la carrière de Mitterrand...J’ai tenté d’accéder aux archives du ministère de la justice mais elles étaient introuvables...Mitterrand n’a jamais pardonné à Edmond Michelet de l’avoir tiré de ce faux pas...Edmond Michelet ne doutait pas que Mitterrand était, en politique, un cynique à l’état pur, et ce cynisme, aux antipodes de sa propre conception de la politique, lui répugnait viscéralement. Un type qui pouvait mentir avec un aplomb incroyable. Duplicité en politique, double vie privée, comme on l’a appris tardivement... De Gaulle disait plus méchamment : une arsouille...

      Ces convictions se sont forgées au moment de la guerre d’Algérie.

      Et le tribunal de l’histoire a déjà rendu son verdict, même si, comme le montre bien l’émission d’Arte, Mitterrand a eu la chance que cet aspect de sa carrière ne ressorte pas sous ses septennats et que sa collusion avec l’extrême-droite ainsi que les guillotinés qui devaient servir sa politique "Algérie française" ne soient remis en lumière que tout à la fin de sa carrière. Il est vrai qu’il avait toute la presse en main car c’est un type qui n’hésitait pas à détruire ce qui lui faisait obstacle...Comme dit Mazarine : tout le monde le craignait, ça filait doux dans les journaux.

  • Est-ce vraiement le moment ? Si mettre à mort pose un problème de conscience quasi insurmontable et si on peut demander la grâce ou des moratoires dans des pays où la peine de mort elle est pratiquée de manière atroce , Arabie, Pakistan , ou cruelle aux USA est-ce vraiment le moment de la supprimer dans son principe contrairement à la tradition ? A l’heure où la violence criminelle se déchaine , culture de mort pour les handicapés de la vie ou à naitre et la folie criminelle des Djihadistes, doit -on admettre une arme , qui n’est que réservée aux cas extrêmes et marque le souci d’une société de se défendre contre ceux qui veulent la détruire. Doit -on la refuser dans tous les cas ? Fallait-il appliquer aux héros certes fantasmés du divin Marquis , pratiquant l’inceste meurtrier ? Il n’en reste pas moins que les révolutionnaires eux, qui voulaient l’abolir , ont répandu des torrents de sang bien réels .
    On aurait pu réaffirmer sa lutte contre la culture de mort, et y adjoindre l’usage de la peine de mort, en laissant l’hypothèse ouverte de son éventuel recours
    Je m’interroge encore une fois sur la tactique de François ? Maintenant en faire un affaire de principe, balayant toute objection n’est pas tenable à l’heure où les enfants survivants de l’avortement sont condamnés souvent à mourir et où en Belgique une personne en bonne santé peut demander à être exécutée si elle a peur de vieillir, jusqu’à ’au jour où forcera la main aux vieillards que nous serons bientôt. .

    • cf. : 17 décembre 15:17

      S’il est peut-être vrai que le ton du message référencé puisse être compris, pourrais-je ajouter que le contenu m’échappe. Ou alors je
      n’ai pas lu ce billet avec l’ouverture d’esprit nécessaire.

      Cependant, le fait de demander la suppression de la peine de mort partout où elle est encore appliquée serait-ce ignorer, contrarier ou
      dénoncer les autres formes de mises à mort comme citées plus haut ?
      Ce n’est pas une erreur que de rappeler que les "révolutionnaires qui
      voulaient la supprimer (peine de mort) "ont fait couler...", et j’irai même plus loin, mais je me trompe quelque part, je ne sais pas, si j’ajoutais que la guillotine (présentée comme étant, parait-il, plus efficace que la hache, le glaive, l’épée et, en plus, empêchant les souffrances car tranchant net en séparant minutieusement, au centimètre près, la tête du corps des condamnés...), cet engin très sophistiqué n’est-il pas créé et utilisé par ces mêmes révolutionnaires ?Dont bon nombre, ou je rêve, finiront par - échange de bons procédés - s’envoyer "les uns les autres" à l’échafaud ?

      Mais de là à admettre ce rappel dans le contexte de la volonté de François de demander la suppression de la peine capitale là où elle se trouve encore me dérange quelque part. Ou alors c’est une tournure involontaire que j’ai mal interprétée. Ainsi que je l’ai déjà exprimé dans cet espace en son temps, je ne cache pas que, dès le début, les mots de ce pape, sa manière comme musclée et, je dirais parfois inédite et péremptoire de, pardon, "balancer" ses phrases m’ont souvent laissé perplexe, même plus, interloqué. Rien que de parler du Seigneur en le présentant comme "le grand timonier" m’avait fait dire que Mao débarquerait-il sur le siège de Pierre...

      Puis, avec le temps, j’ai appris d’abord à "domestiquer" mes premières impressions en essayant de comprendre ce langage en tous points étranger, disons, à ma culture et aussi à ma manière de voir et d’interpréter les événements. Cette tentative "filiale" d’entrer dans la pensée de François n’étant pas chose aisée, la culbute s’est, bien des fois, présentée. Puis, avec le temps, beaucoup de patience et...oserais-je l’avouer, quelques dizaines de jurons...j’ai fini, du moins me semble-t-il, par comprendre, et encore peut-être pas exactement comme il se devrait les expressions, sujettes à décryptage, de ce prêtre Bergoglio sud-américain, amené "du bout du monde" par ses frères, parait-il sous la lumière de l’Esprit Saint, pour l’installer dans (l’inconfortable) fauteuil du Vatican.

      Pour en revenir au sujet dont je me suis, on dirait, écarté, j’ai comme l’impression que ce pas de François concernant la suppression de la peine de mort englobe, au contraire de l’oublier ou de l’écarter, la dénonciation de l’euthanasie, de la suppression de l’embryon, de la torture, des guerres et crimes de celles-ci, bref, bien de ces idées "new world" et oh combien mortifères qui nous sont pourtant offertes, pour ne pas dire assenées, dans un emballage-cadeau rutilant avec promesses de lendemains qui chantent.

      Loin de me faire comme "l’avocat" de François qui, pourtant, continue parfois de me désarçonner sur bien de questions, j’avoue qu’il n’est pas aisé de saisir tout de suite une idée qu’il envoie, comme ça, comme imprudemment, sur nos têtes, qu’il bénit, pourtant, d’un grand signe de croix... Faudra-t-il encore beaucoup de temps pour arriver à comprendre à fond cet "argentino" de pape qui n’est pourtant pas superficiel ? A chacun son option.

      Ayant ainsi exposé mon point de vue sous toutes réserves, je conclus en pensant que nous ne sommes pas au bout des surprises que nous cacherait encore ce successeur de Pierre envoyé, mais je n’en sais rien, par "le grand timonier" (!).

      MERCI.

  • En France on prône la paix sous toutes ses formes. A Neuville-Saint-Vaast dans le Pas-de-Calais aujourd’hui F Hollande et X Bertrand ont inauguré le monument de la Fraternité, ils se sont longuement serré la main 4 jours après l’élection de X Bertrand avec les voix socialistes. On dirait une plaisanterie, mais non il s’agit de la fraternité des soldats ennemis en 14-18 (les Allemands ne pensaient pas à retourner chez eux et personne ne leur a dit de le faire)

    • cf. : 17 décembre 20:08

      Et vlan ! Ah ces petites cocottes en papier qui arrivent, comme par enchantement, au-dessus de cet espace de liberté et virevoltant sans en avoir l’air pour tomber, plouf ! sur nos pifs !....

      Gilberte est, me pardonnera-t-elle, avare en dissertations...Mais, je pense avoir compris le truc : il suffit d’un ou deux mots très courts qui en disent bien long... Pour ne citer que ceux-ci : "On dirait une plaisanterie, mais non il s’agit de la fraternité...".

      En tous cas, en voici une de bien bonne, comme disait l’autre.

      MERCI.

    • Dans son discours de Stockholm, Svetlana Alexievitch, Prix Nobel de Littérature, déplore que les Russes aient fait le choix de régresser dans le langage de la force et de faire la guerre à leurs frères ukrainiens (elle est elle-même de mère ukrainienne).

      Un jour, dans le Donbass, on inaugurera un monument russo-ukrainien à la mémoire des pauvres types qui sont allés s’entretuer à cause de la politique impérialiste de Poutine.

      Ce sera bien émouvant...On aura oublié tous les imbéciles qui auront soutenu ce crime de guerre et qui, eux, seront morts tranquillement dans leur lit à un âge respectable...

      Mme Alexievitch dit que les Russes sont un peuple amnésique. Et nous ?

  • Cette question récurrente de l’abolition, ou non, de la peine de mort, renvoie au moment où elle se pose, et forcément après un long processus (y compris procès), compliqué, aléatoire, pour les individus et les groupes, etc, qui aura abouti à exercer, ou non, cette sentence. Ceci ne concerne que les pays où cette sentence n’a pas été supprimée.

    À mon humble avis, il ne faudrait pas abolir la peine de mort, mais seulement faire en sorte qu’elle ne soit, finalement, jamais appliquée puisque l’on sait bien que le droit du pays qui devrait appliquer la peine de mort se voit forcé à faire la même chose (même si c’est avec des "gants") que ce qu’a fait le condamné. C’est évidemment contradictoire. Mais qu’est-ce qui n’est pas contradictoire ici bas ?

    Mais comme cette pratique de la peine de mort est très "spectaculaire" et frappe beaucoup les esprits et les imaginations, cela lui donne une dimension sans commune mesure avec tant et tant d’autres drames et de souffrances de très grande ampleur qui aboutissent à la même conclusion : peine de mort. Mais là, la caisse de résonance médiatique n’est pas souvent au "rendez-vous"...
    On est pour les droits de l’homme oui ou non ??

    Tient, en voulons-nous ? En voilà des thèmes de peines de mort.

    Travaille-t-on vraiment à l’abolir ??

    https://www.google.fr/search?q=photos+bateaux+migrants+entre+libye+tunisie+et+italie&biw=1280&bih=895&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ved=0ahUKEwj-6qzb--XJAhVBVhoKHZiABkYQsAQIHg&dpr=1

    • cf. : 19 décembre 15:21

      Il me semble que ce message rejoint dans son essence le billet d’Henri sur le sujet. Ou alors je me trompe, dans lequel cas, je le regretterais.

      Pour ce qui est de l’abolition ou pas de la peine de mort, puis-je avancer, sans trop m’éloigner de la réalité, que dans certains pays elle n’est pas abolie, mais pas non plus appliquée. Il faut cependant admettre que c’est là un exercice assez compliqué mais, malgré tout, des progrès ont été enregistrés sur la question. Les deux intervenants principaux, Henri et Renaud, savent de quoi ils parlent, c’est clair, et sont en mesure, s’ils l’acceptent, de fournir encore d’autres éléments intéressants sur le sujet ; mes propres connaissances sur la peine de mort, son abolition et/ou sa non application sont, je l’avoue, assez limitées.

      La démarche de François est sujette à discussion, et pourquoi pas et, soit dit sous toutes réserves, ne pourrait-elle pas être interprétée pas quelque chose comme, vulgairement parlant, demander le maximum pour obtenir le minimum ...

      Aucun complexe ne me torture d’ignorer bien de considérations sur tel ou tel sujet, voilà pourquoi les éclairages conséquents sont toujours les bienvenus.

      MERCI.

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