Traduit par Bernadette Cosyn

L’aveuglement religieux en Europe – et ses conséquences

par le père Mark A. Pilon

vendredi 29 juillet 2016

La dramatique perte de la foi chrétienne en Europe est historiquement sans précédent. Même si certains pays se portent légèrement mieux que les autres, le continent dans son ensemble ne peut plus être décrit comme de civilisation chrétienne. Les causes de cette perte de foi sont nombreuses – et un peu mystérieuses. Les conséquences sont terriblement auto-destructrices.

Même la dernière horreur, la décapitation d’un prêtre de 85 ans en Normandie, et les révélations de tortures cruelles opérées sur les victimes du Bataclan à Paris en novembre (informations qui ont finalement fuité dans la presse [1]) ne semblent pas avoir fait beaucoup grandir la compréhension de la nature de la menace.

L’aspect le plus surprenant de de cet effondrement radical du christianisme est peut-être le fait qu’il augmente plutôt que ralentir ou prendre le chemin inverse après deux guerres mondiales d’importance, surtout la seconde, qui ont dévasté nombre des pays européens.

Suite à ces horribles guerres, vous auriez pu attendre l’effet contraire ; qu’ayant vu et expérimenté les conséquences dévastatrices de l’idéologie sans Dieu qui a jeté toute l’Europe dans le conflit, la tendance aurait été de se tourner de nouveau vers Dieu comme la base de la civilisation.

Et pourtant, c’est l’inverse qui s’est produit. L’Europe est maintenant quasi sans Dieu, un continent presque totalement sécularisé, avec une dimension spirituelle réduite ou absente dans les différentes nations qui constituent l’Union Européenne.

Bien sûr, la perte de la foi au sein de ces peuples et la déchristianisation de leur culture et de leur vie publique ont pris naissance bien avant la Première Guerre Mondiale : dès les Lumières et la sécularisation totale des états européens et de la vie publique, qui a commencé avec la Révolution Française et s’est ensuite répandue à travers l’Europe.

Deux siècles d’éducation de plus en plus sécularisée et de déchristianisation ont produit leurs effets délétères antérieurement aux deux grandes guerres du 20e siècle. Ce n’est pas que l’Eglise ait failli à proclamer l’Evangile, c’est plutôt que les effets de cette sécularisation progressive ont fermé les esprits et les cœurs à la parole de Dieu.

Lorsque que le Christ a proclamé l’Evangile pour la première fois, il a rencontré une résistance, surtout parmi les élites : les autorités intellectuelles, religieuses et civiles.A cette époque, c’était dû à une forme intense de piété religieuse extérieure qui avait vidé de nombreuses âmes de leur réceptivité à la parole de Dieu. Jésus avait résumé succinctement le problème : ils regardent mais ne voient pas, ils entendent mais ne comprennent pas.

A notre époque, c’est également vrai, mais la cause est différente. La sécularisation a tué la réceptivité à la parole de Dieu, et même, de façon générale, à la religion.

Ce développement historique est bien plus nocif que la désunion et l’hostilité religieuse qui ont suivi la Réforme Protestante, car il laisse maintenant l’Europe en péril face à une grave menace pour la simple survie de sa culture et de son mode de vie, menace venant d’un ennemi héréditaire, la résurgence d’une forme militante et déterminée d’un Islam extrémiste recherchant avec ardeur la domination de ce continent autrefois chrétien.

Durant les mille ans de l’expansion islamique, le christianisme, et plus particulièrement l’Eglise Catholique, a joué un rôle dominant dans la défense de l’Europe. Avec la défense de Vienne en 1683 (par une armée catholique venue de Pologne), la menace islamique envers l’Europe fut jugulée jusque l’époque moderne. La version ottomane de cet effort millénaire des puissances islamiques pour conquérir l’Europe a effectivement pris fin. Mais cette menace renaît de nos jours sous une nouvelle forme, vaguement tenue ensemble par les moyens de communication moderne bien plus que par un empire bien défini. Mais la menace est très réelle et non moins périlleuse que dans les époques passées.

De fait, dans un sens, la menace est même plus périlleuse de nos jours pour deux raisons. D’abord, un aveuglement très répandu chez les Européens pris individuellement et chez leurs gouvernements quant à la nature précise et à la gravité de cette menace. Cela rappelle une parole de Jésus, « ayant des yeux, ils ne voient pas », et par là ils ne comprennent pas.

Etant devenus presque entièrement irréligieux, ils ne peuvent tout simplement pas comprendre ce qu’ils voient, ils ne peuvent pas comprendre la sorte de motivation religieuse qui se cache derrière les attaques terroristes, une conviction religieuse profonde qui croit à la guerre totale et au caractère inéluctable d’une domination mondiale. Voilà ce qui se trouve au cœur de cette menace existentielle de la civilisation européenne.

Deuxièmement, le plus grand péril découle de la décision des Européens de ne plus se reproduire. Là encore, ils semblent aveugles aux conséquences à venir de cet effondrement démographique. Aucune nation européenne n’atteint le seuil de remplacement, quand les naissances sont au moins égales aux décès. Et beaucoup d’entre elles sont largement en-dessous, et vont rapidement commencer à voir décroître leur population.

Une population qui décroît, avec conjointement les besoins croissants d’une population vieillissante et un état-nounou de la naissance à la tombe, entraîne inévitablement le recours à une immigration de masse pour maintenir les choses en l’état. Cette immigration devra forcément provenir principalement des pays musulmans, qui ont une courbe démographique inverse. Ces nouveaux immigrants continueront d’avoir plus d’enfants, et la conquête rien que par le nombre est inévitable. Le terrorisme actuel n’est que la première salve ; la victoire viendra finalement des urnes.

Les anciens Juifs, qui étaient aveugles à l’Evangile du Christ, n’étaient pas aveugles à la menace contre leur existence même venant d’un ennemi extérieur. Et ils n’étaient pas aveugles au point de décimer leur population en refusant d’avoir suffisamment d’enfants pour perpétuer et défendre leur civilisation. Le terrorisme quasi journalier que nous voyons maintenant est une menace sérieuse. Mais il semble que l’aveuglement des âmes causé par une sécularisation extrême est autrement sérieux.

Il est peut-être malheureusement trop tard pour l’Europe s’il n’est pas remédié rapidement à cet aveuglement religieux et à ces tendances démographiques. Prions et espérons qu’il ne soit pas également trop tard pour nous et que nous apprenions de l’Europe les terribles conséquences du refus de voir l’Evangile.


Le père Mark A. Pilon, prêtre du diocèse d’Arlington (Virginie) a obtenu un doctorat de théologie sacrée à l’université de la Sainte-Croix à Rome. Il a enseigné la théologie systématique au séminaire de Mount St Mary, a été collaborateur de rédaction au magazine Triumph et professeur à l’école supérieure de 3e cycle Notre Dame de Christendom College.

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Illustration : « le roi Jean III Sobieski envoyant un message de victoire au pape après la bataille de Vienne » par Jan Matejko, 1880 [musée national de Cracovie]

source : https://www.thecatholicthing.org/2016/07/27/religious-blindness-and-its-consequences-for-europe/


[1Ndlt : elles ont été démenties par des proches de l’enquête pour qui les blessures causées par les explosions ont été interprétées à tort comme des actes de torture

Messages

  • Sans commenter cet article du père Mark Pilon,
    il ne serait pas inutile, d’essayer d’en restituer l’idée générale. En soulignant, encore une fois, que le style d’un catholique des USA est différent de celui d’un Européen ce qui n’empêche pas une compréhension du contenu.

    Loin de voir dans ce billet une critique malveillante du fait religieux chrétien en Europe, il serait indiqué d’y relever au moins une réalité difficile à contredire : la dénatalité, si on peut s’exprimer ainsi, qui porte un coup dur à une sage procréation dans ce qu’elle a de plus positif pour un équilibre sain et indispensable d’une société. Ce phénomène, la dénatalité, est aussi réel aux Etats-Unis, mais il semble que l’auteur désigne spécifiquement ici la frange de la population inscrite ou comprise comme faisant partie des chrétiens dans cette région du monde.

    En résumé, la déchristianisation de l’Europe est un fait visible, et tenter d’en analyser les causes dans un simple espace forum relèverait de la témérité. Toutefois, dans un précédent message j’avançais que, depuis des décennies, l’islam ne se développait plus par le sabre mais par un taux intempestif de la natalité, pendant que nos sociétés "avancées" encouragent exactement le contraire. Cela posé, le père Pilon exprime, sauf erreur, que la déchristianisation - osons le mot- en Europe, engendre forcément bien des phénomènes à présent facilement décelables. Pourrait-on nier que la notion de "famille", socle de la société, a volé en éclat ? On ne lit et on n’entend parler que de familles recomposées, de concubins ou couples en "union libre" et, mais passons. D’où un déséquilibre à tous les niveaux et, qui plus est, chez les jeunes qui, plus que souvent, sont en recherche de vrais repères et de valeurs...alors qu’ils représentent un potentiel de générosité...

    "Nos valeurs" est un terme qui revient quotidiennement dans le langage, sauf que ces valeurs ne sont pas mentionnées ou simplement rappelées. En refusant de porter jugement sur les assassins du père Hamel il m’a semblé qu’il était plutôt nécessaire de revoir, en mon âme et conscience, la ou les raisons pour lesquelles nos sociétés en sont arrivées à ce point de déshumanisation. On aura beau jeu de désigner l’EI, Daech et autres comme les responsables de ce qui se passe, il n’est pas inutile de souligner que Adel K. et Malik Petitean ont égorgé le père Jacques Hamel sans avoir eu à se déplacer, en Syrie pour, comme il est dit, maintenant, "faire le djihad".

    Et à propos de "vocabulaire", ne pourrait-on pas éradiquer des expressions, comme justement, "ils sont allés faire le djihad" comme on dirait aller en pèlerinage à la Mecque ou à Lourdes, "radicalisation", etc... Un responsable n’a-t-il pas craché, l’autre soir à la télé, à propos de Adel K., citation : "il voulait aller faire LA guerre en Syrie" avant de corriger aussitôt son "lapsus" par : "enfin SA guerre"... Il aurait mieux fait de ne pas se corriger, le "lapsus" serait passé inapperçu...

    A quoi cela servirait, sur le moyen et long termes, de calmer une douleur sans en soigner les causes. Les discours ne semblent pas être à la hauteur de la situation. Et s’obstiner à camoufler les réalités serait plus nuisible qu’inutile. Hier, le maire de Saint-Etienne-du-Rouvray a dit à peu près ceci : "Nous voudrions être les derniers à pleurer"... Oui, bien sûr. Pour arrêter les larmes, les moyens existent. Encore faut-il que la volonté soit au rendez-vous...

    L’article de father Pilon n’est pas une attaque contre qui que ce soit ou quoi que ce soit, mais plutôt comme une invitation à réfléchir sur quel avenir nous souhaitons pour nos enfants et par là, nos sociétés.

    MERCI.

  • Je n’ai qu’un commentaire à faire.
    Après la défaite de la France en 1759 à Québec, dans ce qui allait devenir la Province de Québec, les Français qui y restèrent et qui voulaient rester français et - catholiques - firent beaucoup d’enfants et formèrent de nombreuses familles nombreuses, par exemple en organisant eux-mêmes leurs écoles catholiques, et ce, durant presque deux siècles. Sinon ils savaient bien qu’ils allaient devenir anglais et protestants.

    C’est le catholicisme qui fut le lien constructeur du Canada français. Et ils y réussirent jusqu’aux années environ de 1970 à 1985.

    Depuis, ce que les Québécois appellent la ’révolution tranquille’ (qui fut une sorte de mai 68 dilué durant 10 à 15 ans dans la société québécoise) à fait un effet de dissolution et de liquéfaction comparable à ce qui s’est produit en France et toutes la déréliction qui s’en suit aujourd’hui.
    Il y aurait beaucoup plus à dire. Mais on devrait lire l’actualité car celle-ci parle d’elle-même. Le grave, c’est que la décatholicisation a fait perdre l’essentiel des points de repère de la Vie et de sa conservation. Il en va de même pour la culture et la civilisation.

    C’est pour ça que nos "brillants" dirigeants et leurs intellos sont devenus prématurément gâteux après nous avoir crétinisés...

  • Il est difficile de dater la perte de la foi de la France avant le milieu du20e siècle. Les lumières est un mouvement intellectuel, mais sans elles, la licence des mœurs et l ’irreligion s’étaient répandues dans les grandes villes. L e 19e siècle fut riche en manifestations de la foi conservée : je pense aux Missions étrangères de Paris en Asie, en Afrique, au succès des artistes : Liszt (Via Crucis), Verdi (Requiem), à l’Angélus de Millet dont la popularité dans le peuple n’eut rien à envier aux chanteurs d’aujourd’hui, Berlioz qui composa l’hymne du Vatican. Au 20e siècle des milieux intellectuels se veulent affranchis de toute religion, mais le peuple ne les connaît pas. Pour que le peuple perde la foi, il faut atteindre les gens chez eux, en flattant leurs faiblesses, ce que firent les médias modernes : cinémas, radio, télévision, internet., après la 2e guerre mondiale, de plus en plus séducteurs ; les gens ayant plus d’argent, cela est rentable. Il y a 60 ans, les films montraient des héros mariés tentés par l’adultère, mais retournant vers leur conjoint, ce qui faisait pleurer les âmes sensibles (film Casablanca). Plus tard les héros quittaient leur conjoint pour le bonheur avec une autre personne. Puis le bonheur devient des relations sexuelles, les films x, les assassinats, les viols). En même temps que les médias séduisent le peuple et s’enrichissent, l’Eglise est de moins en moins présente : on aurait dit qu’Elle voulait plaire au monde au lieu de le guider. On peut noter l’évolution des mœurs et de la pratique religieuse en même temps que l’évolution des médias. Dans ma ville là où il y avait 4 églises pleines le dimanche et 2 prêtres chacune, il reste une cathédrale 1 prêtre. Sans messe, sans prêtre, qui répandra la foi ? Je me souviens dans mon lycée mixte, le prêtre aumônier disait à un élève voulant être père blanc : pour garder la foi, il faut prier, maintenir le contact avec Dieu, sinon on ne peut pas tenir. La foi n’est pas individuelle, elle s’enrichit à la messe. Faute de vocations en France, la foi aura disparu dans quelques années

    • Je désire corriger mon erreur : c’est Charles Gounod qui a composé la Marche pontificale ; Il composa de nombreuses œuvres d’inspiration chrétienne

    • Oui, en effet, c’est Charles Gounod qui a composé la Marche pontificale.

      Sur un autre registre : je lis un peu dans tous les media que les musulmans s’invitent ou sont invités (on ne sait plus très bien tant l’info diffère sur le sujet) à aller à l’église dimanche avec les chrétiens, et les termes solidarité et fraternité sont cités plusieurs fois. Faire preuve d’unité face à l’innommable comment s’en plaindre, bien au contraire. Toutefois, un aspect me pose problème, j’ai un peu de mal à l’expliquer mais rien n’empêche d’essayer.

      Partir d’abord du simple fait qu’une mosquée est un lieu de culte, un espace où les croyants se réunissent pour prier, si on en est d’accord. Alors qu’une église catholique ce n’est pas pareil, sauf erreur, ou alors je me trompe. - Et surtout que mon propos ne soit pas interprété comme un quelconque refus ou rejet -. Il faut cependant mettre, comme on dit, les points sur les i pour éviter, autant que possible, tout malentendu. Un exemple pour illustrer les faits :

      J’avais entendu dire qu’au Proche Orient, Syrie, Liban, Egypte... des musulmans vouaient une ferveur spéciale à Ste Thérèse de l’Enfant Jésus, et qu’ils entraient dans les églises pour la prier, que ces visites avaient lieu à des moments bien précis même si les églises sont ouvertes à tous. C’est-à-dire, que dans une église il y a la Présence réelle, preuve en est la petite flamme qui brille pour nous rappeler qu’"Il" est là. Ce qui explique aussi qu’une église n’est pas une simple salle de prière, un espace de réunion pour écouter une homélie, ou la classe d’une école pour dispenser des leçons de lieu catéchisme, n’est-ce pas. Il y a ce qu’on appelle l’adoration du Saint Sacrement, l’Eucharistie que l’on reçoit à la Messe et en dehors de celle-ci etc... Voilà pourquoi là-bas, les musulmans qui désirent prier Ste Thérèse, sont les bienvenus après la liturgie et après que le Saint Sacrement ait été transféré, momentanément, dans la sacristie par exemple. Il parait qu’une fois la différence entre une église et une mosquée expliquée fraternellement, avec les mots appropriés et en soulignant le fait que c’est aussi par respect pour leur propre sensibilité religieuse, les musulmans comprennent et trouvent normal de "fréquenter" les églises en dehors des horaires de la Messe et autres célébrations.

      (Et aussi que lorsque les chrétiens d’Orient invitaient à déjeuner des amis juifs et musulmans ensemble ou séparément ils prévoyaient, bien entendu des mets "halal" et "casher", et la bouteille de vin n’était pas considérée comme franchement indispensable quand des musulmans partageaient le repas. Encore que, ayant demandé si la vue du vin gênait, les uns ayant dit que pas du tout, les autres (moins nombreux) ayant esquissé une petite grimace, on savait donc à quoi s’en tenir).

      Pour en revenir à l’entrée dans une église - et même s’il est vrai que l’expérience des autres ne sert à rien - pourquoi ne pas s’inspirer, le cas échéant, disons du "savoir-faire" de nos coreligionnaires d’Orient ne serait-ce que pour éviter de possibles malentendus et/ou prétextes pour les chrétiens de s’entendre dire qu’ils font du prosélytisme et autres genre de manigances... Les "bonnes âmes" ne manquent pas qui cherchent la moindre occasion - s’ils ne l’inventent pas - de semer la zizanie...

      Quoi de mieux que l’accueil pour briser les murs, à condition qu’il s’exerce à bon escient et avec, comment dire, le doigté et la juste mesure qui assureront une véritable fraternité puisqu’elle s’exprimera dans le respect mutuel. Le respect mutuel dans le ferme respect des expressions religieuse et spirituelle éviterait peut-être le "surfait" ou le "paraître" au bénéficie du plus "authentique".

      La Présence Réelle n’est pas négociable.

      Sous toutes réserves.

      MERCI.

    • En période de vacances, les églises sont visitées par des personnes de toutes religions ou sans religion, le Saint Sacrement reste présent sur l’autel heureusement Le problème n’est pas l’entrée à l’église, mais pour quoi y faire. Qu’est-ce que le christianisme pour un musulman ? si l’on en croit le coran, Jésus Christ est un prophète, l’avant dernier prophète avant Mahomet, sa présence sur l’autel est donc impossible. Le coran dit bien que les chrétiens sont des mécréants qui ignorent le vrai Dieu et qu’il faut combattre (sourate 8-12, 14 par exemples) de plus, les prières ne se font pas en français ; dans ma ville il y a 2 mosquées : l’une en langue arabe, l’autre en langue turque, on ne peut donc pas connaître le sens de leurs prières. Je pense donc que la prière commune devant l’autel du Saint Sacrement, des catholiques et des musulmans est sacrilège. De plus les discussions sur la foi seraient pour les musulmans une occasion de tenter des conversions, les catholiques en général ne connaissant pas le coran, ils sont en état de faiblesse. Puisque le coran et les hadiths règlent aussi la vie matérielle, c’est sur le vécu ensemble que l’on peut discuter. Mais est-ce bien le lieu dans une église ?

  • Encore un article du Catholic truc qui raisonne à faux.

    Le paradoxe dans la guerre asymétrique que nous font les djihadistes, c’est qu’eux ont mieux conscience que nous que les fondements de nos sociétés politiques sont chrétiens et radicalement incompatibles avec l’islam. Ce n’est pas pour rien qu’ils continuent à nous qualifier de "croisés"...

    Nos pays ne seraient pas déchristianisés que cela ne changerait rien à l’affaire et à la façon de combattre ces possédés diaboliques : ce sont nos moeurs occidentales qui leur sont insupportables. Notre tare rédhibitoire n’est pas d’être déchristianisés, mais de ne pas être islamisés.

    De plus, poser le problème en terme de combat entre "chrétienté" et "islamistes" est complètement décalé et anachronique. Nous n’avons pas affaire à une guerre de religion mais au dernier avatar de folie meurtrière à laquelle les hommes sont en proie de temps en temps dans l’histoire lorsqu’ils se font le bras armé d’idéologies meurtières.
    L’islam s’y prête particulièrement car il n’est jamais parvenu à expurger la violence qui est à la fondation du message coranique.

    Je continue de penser que cette irruption de folie djihadiste nous détourne de l’essentiel que Pierre Manent, bis repetita, a parfaitement appréhendé dans son livre sur la situation de la France : la refondation de notre société politique et l’intégration des Français musulmans dans la citoyenneté française qui passe par une mise à distance de la religion par rapport à l’espace civique.

    C’est parce que la grande majorité de la classe politique est embourbée dans une vulgate libertaire et laïciste que nous avons du mal à nous donner les moyens de cette réforme.

    L’actualité, aussi traumatisante soit-elle, ne doit pas nous détourner de cet aspect essentiel.

    • Je reprends le clavier pour souligner qu’une nouvelle fois, malheureusement, le pape n’est pas bon sur l’islam : ceci ne va pas contribuer à la clarification des esprits...

      On ne peut que comprendre et approuver son intention d’affirmer avec force que les musulmans pris en tant que personnes ne sont pas plus prédestinés à la violence que les autres hommes. C’est toute l’espérance que nous devons avoir et entretenir dans le rapport interpersonnel et fraternel : les rencontres entre chrétiens et musulmans après l’assassinat du Père Hamel en donnent de beaux témoignages.

      Mais le pape entretient une fâcheuse confusion entre l’islam et les musulmans qui sont d’abord des hommes, heureusement raisonnables le plus souvent, en dépit de tout ce que l’islam peut avoir de déraisonnable...

      Et le pape s’aventure sur un terrain qui n’est pas le sien, à mon avis sans fondement solide, lorsqu’il affirme que l’islam n’est pas violent. Le simple fait que l’islam prohibe la liberté religieuse et la liberté de conscience est déjà une violence intolérable. De celle-ci découle d’ailleurs toutes les autres.

      Décidément, depuis Nostra Aetate, l’Eglise a du mal à parler juste à propos des musulmans et de l’islam sans contribuer à entretenir la confusion...

    • Il ne faut pas rendre les Musulmans otages de l’Islamisme et les aider en toute virilité dans un dialogue franc à se défendre contre le fléau qui nous menace et les menace. . Une remarque : les assassins qui tuent avec préméditation ne sont pas des solitaires absolus, ils ont des complices , au moins par omission et des soutiens même si on n’en , connait pas le nombre exact ni la proportion..
      Il est bien, par ailleurs, de de ne pas mettre de l’huile sur le feu et de sa savoir combien cette situation est difficile pour un grand nombre de Musulmans sincères qui veulent vivre leur foi sans être compromis par ces fous furieux ; Et il en existe , j’en ai rencontrés.
      Faire preuve de délicatesse , soit, mais il est curieux , déroutant de voir que le pape François, sans délicatesse cette fois encore, s’engager sur un terrain qu’il ne connait ni de domine. Comparer les maris " chrétiens " qui tuent leurs femmes avec ce qui se passe dénote un manque total de clairvoyance. Et même dans ce domaine si on songe aux crimes d’honneur . Il serait charitable que des chrétiens avertissent le pape, laïcs autres qu’il s ’engage sur un terrain qu’il ne maitrise pas, et où , là aussi, il n’est pas spécialement compétent .mais il en déroute et plus encore il perd de sa crédibilité sur d’autres.
      Je suis bien obligé de reconnaitre que la position par ailleurs de p. Pouzoulet était aussi nécessaire et je la comprends.

    • En appui à ces réflexions, celle particulièrement autorisée de Rémi Brague. Le ton est trop poli pour laisser planer un doute sur la vigueur de la critique...

      Espérons effectivement que la "hiérarchie" fera remonter à Rome l’expression d’une respectueuse mais sincère préoccupation qui est, je présume, partagée par de nombreux catholiques français...

      http://www.lefigaro.fr/vox/religion/2016/08/01/31004-20160801ARTFIG00080-remi-brague-ne-pas-renvoyer-dos-a-dos-islam-et-christianisme.php

    • Quand on a cherché en vain l’intégralité de la conversation du pape avec des journalistes en plein vol de retour de Pologne, on ne peut pas avoir une idée exacte de sa pensée. C’est bien le cas ici, et je ne peux, honnêtement, que me limiter à ce que j’ai eu sous les yeux. (Juste une parenthèse pour constater que, depuis que les papes se déplacent en avion, c’est presque toujours dans ces engins qu’ils sont sollicités par des journalistes et que leurs mots dérangent et même scandalisent encore plus que sur la terre ferme).

      Apparemment, le pape François est parti de faits divers (les maris catholiques qui tuent leur belle-mère, etc...) pour rejoindre l’actualité. C’est un peu léger comme comparaison. Mais en essayant d’aller plus en profondeur dans sa pensée, elle pourrait être comprise en terme de "violence". C’est, sauf erreur, la violence, à tous les degrés, que François a voulu aborder. C’est une option. Mais ce n’est pas une preuve que le pape, dans ce contexte, parle comme quelqu’un qui ne connait rien ou ne comprend rien à l’Islam. En avançant cela j’engage sa responsabilité, alors que si je le suspectais d’ignorance sur le sujet ce serait l’absoudre (pardonnez-lui, Père, il ne sait pas ce qu’il dit...).

      L’essentiel pour François était, peut-être, d’arriver à dénoncer d’autres formes de terrorisme dans lesquelles baignent nos sociétés, et il ne s’en est pas privé : la drogue, le chômage, l’alcool, etc... Il aurait dit : "combien de jeunes nous, Européens, avons-nous laissés, vides d’idéal...", autrement dit l’esclavage de l’argent et ce qui va avec. Ce qui m’a le plus surpris c’est ce : "Nous, Européens...", parce que je croyais qu’il était Sud-Américain né en Argentine de parents italiens émigrés... Il a aussi mentionné l’apôtre Jacques qui a écrit, à propos d’une arme terrible, la langue : "Par elle, nous bénissons le Seigneur, notre Père, et par elle nous maudissons les hommes faits à l’image de Dieu"..." (Jc. ch.3).

      Concernant le premier crime, n’a-t-il pas eu lieu à l’aube de l’Humanité : Caïn et Abel ? Et que de violence et de barbarie dans ce qu’on a appelé "les guerres de religions" en France, 1959, l’Edit de Nantes en avril 1598, sauf erreur, la Défenestration de Prague et la Guerre de Trente Ans, au siècle dernier, la croix gammée, Hiroshima, Nagazaki et depuis six ans maintenant... Mais bon... Pour que nous prenions toute la mesure de l’innommable il aura fallu qu’il se produise dans notre maison et, en dernier, que Jacques Hamel, prêtre, tombe sous les couteaux de deux jeunes de 19 ans chacun... dont l’un, Abdel Malik Petitjean n’aurait jamais connu son père biologique.

      Il serait peu probable qu’à son âge le pape François puisse changer sa manière d’être, sa façon de parler. Que faire, alors, à notre niveau, sinon seulement essayer de décrypter ses mots en creusant plus profond dans sa pensée. Son entourage spécialisé fera probablement le reste. Mais à un autre niveau, si on peut dire en plus sérieux à
      propos de mots ou "expressions", quelques perles du JT : "Dimanche a eu lieu à Notre-Dame une messe interconfessionnelle entre chrétiens et musulmans". Voyez-moi ça, une "messe interconfessionnelle" !... Plus loin : "Mgr Barbarin échappe à la Justice", Oui, il "échappe à la Justice" mais qu’on se tranquillise puisque le dévoué présentateur-mercenaire d’ajouter : "pour le moment".

      "Avec la langue on peut adoucir la douleur, soulager le désespoir, aider son semblable...". "Avec la langue on peut salir, détruire des réputations, semer la discorde..." (Esope).

      MERCI.

    • Le mot" confusion" est faible quand on lit l’entretien accordé par le pape dans l’avion de retour de Pologne. Si l’on est charitable, on dira que François était fatigué mais si on analyse les propos du chef de l’Eglise, la consternation et la tristesse voire la révolte doivent submerger tout catholique qui se respecte.
      Oser comparer au XXIème siècle la violence islamique à la violence catholique en faisant des comparaisons douteuses, il fallait l’oser, il est vrai que toutes les radios de désinformation le font mais enfin venant du saint père, cela surprend.
      Ainsi, la violence contre les chrétiens persécutés ressemble à la violence du baptisé qui tue sa belle-mère ou sa femme...les islamistes qui tuent au nom de leur dieu et qui appellent dans leur revue Daquib à mener la guerre au christianisme en ciblant Rome se conduisent donc comme des hommes irascibles et imprévisibles.
      Un prêtre égorgé dans une église en France (oui il s’agit bien de la France) au nom d’un Dieu qui n’est pas le mien et qui ne peut être celui des chrétiens, cela s’apparente pour notre pape à la violence d’un mari baptisé mais jaloux ou aviné ?
      Il est grand temps que le pape américain lise ou relise Pascal et abandonne des lectures un peu trop jésuitiques.
      Ces paroles dites dans un avion sont insultantes pour nos frères d’Orient, et elles le sont pour nous chrétiens d’occident qui savons à la différence des princes de l’Eglise ce qui nous attend.
      Les mots de notre pape font écho à tous les discours lénifiants que l’on entend, ces embrassades qui sont fausses, et les déclarations de certains hauts dignitaires qui ne sont pas à la hauteur de la tragédie en cours en France et en Europe.
      C’est bien le christianisme et son église en décomposition que l’islamisme a en ligne de mire dans sa guerre contre l’Europe.

      Laurelo

    • Le Figaro met en relief les propos de François sur la "violence islamique et la violence catholique". De là il donne, pour ainsi dire, la parole à Rémi Brague pour développer le thème de "conquêtes". L’éminent spécialiste - que j’ai évoqué à plus d’une reprise lors de précédents billets sur l’Islam - explique parfaitement les lignes de François. Pour mémoire : "L’idée de conquête est inhérente à l’âme de l’Islam il est vrai. Mais on pourrait interpréter avec la même idée de conquête la fin de l’évangile de Matthieu où Jésus envoie ses disciples dans toutes les nations". (Pape François).

      Ce n’est qu’en lisant attentivement ces lignes du pape que le vrai sens peut en être déduit. En effet, le "on" tel que cité pourrait aussi bien désigner des chrétiens peu habitués à une lecture éclairée des Ecritures que des musulmans encore bien moins instruits qu’eux, voire ignorants, et à la limite, mal intentionnés. Sinon, le Saint Père aurait écrit, par exemple : "...la même idée de conquête se trouve dans l’évangile de Matthieu...". Mais non : "... on pourrait interpréter...".
      En tout état de cause, le texte de Rémi Brague, qui est toujours le bienvenu, a l’avantage d’éclairer le lecteur sur l’évangile de Matthieu avec un sens de la délicatesse qui lui est propre. Par contre, je me méfie un tantinet de l’initiative du Figaro de publier "de nouveau" comme il l’avoue ce texte paru une première fois le 24 mai dernier...

      Pour en revenir aux lignes de François : "...on pourrait interpréter..."
      - et avant d’oublier -, je me dois de confirmer ces mots du président d’un Etat arabe à propos des missionnaires chrétiens occidentaux : "Ils sont venus à nous l’Evangile à la main et ils ont volé nos terres"... Etait-ce au moment de la plus qu’arrogante : stupide agression tripartite de Suez (1956) ? Je n’oserais l’affirmer, mais cette phrase est dans mes dossiers. "Ils sont venus à nous l’Evangile à la main et ils ont volé nos terres". De quoi éclairer également les lignes du pape. D’autre part, bien d’arabo-musulmans n’ont de cesse de nous renvoyer à l’ère des Croisades (dans lesquelles ils incluent, bien entendu, les chrétiens que les terroristes persécutent depuis six ans maintenant) en passant par les diverses colonisations. Comme quoi, le "cahier des charges" est épais... Il fait les choux gras des mercenaires de tous horizons et de tous poils, embrigadés, payés, formatés, armés, et jetés en terroristes barbares ici et là et qui, parce que bientôt peut-être au chômage, reviennent à la maison... Tout ça pour quoi ? Mais laissons... Sauf, qu’avant d’ouvrir une fenêtre, il vaudrait mieux s’assurer que le vent ne va pas s’y engouffrer.

      Ceci dit, loin de nous afflubler d’un complexe de culpabilité ou autres oripeaux paralysants, il nous faut redoubler d’ingéniosité et aussi de largeur de vue pour apaiser les tensions, sans céder à la peur, sans faiblesse et sans tomber dans des excès regrettables. Retourner à l’avantage de la paix les coups bas et les divisions. L’entreprise est de taille. Pourrait-elle se faire sans l’aide du Seigneur ?

      MERCI.

    • "Le pape confus sur l’islam", et Mgr Vingt-Trois clair sur les moeurs ?

      Mgr André Vingt-Trois a osé dénoncer les "silences des élites devant les déviances des moeurs et la légalisation de ces déviances lors de son sermon fleuve..." à la "messe interconfessionnelle" en hommage au père Jacques Hamel. "Mais ces propos sur les déviances des moeurs ont été interprétés comme une allusion au mariage homosexuel". Et voilà le "spot" braqué aussitôt sur ledit mariage occultant du même coup les déviances des moeurs ayant pour nom euthanasie, GPA, GMA, GPS, oups ! je ne sais plus ! C’est cette "occultation" qu’il faut mettre en relief pendant que, coïncidence, les paroles du pape roulent sur les vagues très précises des mêmes media...

      Serait-il possible que dans notre pays plus un seul mot ne puisse être prononcé sans que les "indignations" fusent de toutes parts aussitôt relayées par les fidèles et très empressés courroies de transmission, véritables caisses de resonnance à cacophonie invariable ! Et voilà le sujet détourné au seul profit du mariage homosexuel...

      Et voilà aussi l’hommage au père Jacques Hamel, la messe en présence de musulmans venus par "solidarité", les efforts pour prévenir et enrayer discorde et zizanie battus en brèche ipso facto par le ressac des "indignations" de lobbies et autres. N’est-ce pas cela qu’il faut avant tout comprendre, surprendre et dénoncer ?

      Ou alors simplement me résoudre à vouloir mourir idiot.

      MERCI.

    • Je n’ai pas bien compris où vous vouliez en venir au terme de vos messages sinueux...Passons.

      Je maintiens que la violence qui peut aussi être le fait individuel de personnes catholiques n’a rien à voir avec la violence propagée dans le monde entier par le wahhabisme dont l’Arabie séoudite se fait depuis des dizaines d’années le propagateur : cet islam sectaire et agressif a infesté non seulement le monde arabe, dont le Maghreb, mais aussi le monde islamique non arabe et les pays occidentaux.

      L’islam qui est traditionnellement celui de l’Afrique du Nord et de l’Afrique francophone, notamment celui des confréries, n’a rien à voir avec le wahhabisme. Mais il a des moyens bien faibles au regard de l’argent que les Saoudiens déversent sur le monde pour développer leur réseau.

      Le système saoudien fait penser à celui des terroristes d’extrême-gauche qui avaient le soutien de certains pays communistes et de leurs alliés (Syrie des Assad) pour préparer leurs actions violentes dans les pays occidentaux.

      Le pape devrait s’entourer de connaisseurs plus avisés de l’islam car manifestement son expérience argentine est insuffisante.

    • La violence pourrait se déplier, me semble-t-il, en plusieurs types :

      violence d’Etat - violence économique - violence naturelle - violence politique - violence criminelle - violence entre personnes etc...

      et il est bien entendu que ce thème : "le pape confus sur l’islam" ne sera pas dévié sur toutes les déclinaisons de la violence. Même si laquelle violence est, hélas, omniprésente en tout et partout. Il n’est, pour s’en convaincre, que d’en reconnaitre l’illustration immédiate et apparemment incompressible. Mais des précisions s’imposent :

      Il ne peut y avoir, à mon avis, de comparaisons possibles entre la violence d’ici et celle de là-bas, la violence de ceux-ci et celle de ceux-là, la violence par untel et par l’autre, Ce serait prendre le grand risque, ce faisant, de tomber - et faire tomber autrui - dans le piège de faire miroiter l’illusion que la violence X est une violence acceptable par rapport à une violence Y qui ne l’est pas. Toutes les formes de violences sont à dénoncer pareillement faute de quoi on tomberait dans les approximations les plus douteuses et répréhensibles. Tout bêtement : "qui vole un oeuf vole un boeuf"... Souvenir de caté...

      Plus explicitement, la violence de la volonté des grands prêtres qui, subrepticement, essayent de faire tomber le Rabbi dans le piège, pensent-ils, de ses paroles et de ses actes, n’est pas moins répréhensible que celle du Malin, plus directe et apparemment plus aigue qui sussure à Jésus de se jeter du haut de la falaise... Désolé, il ne saurait y avoir de violence plus ni de violence moins.

      Pour en terminer, n’étant pas spécialiste des affaires de Rome ni des arcanes vaticanesques, il m’est interdit d’apporter le moindre avis sur la compétence qualitative ou autre des conseillers du pape François. Il ne me reste qu’à compenser mes limites en priant l’Esprit-Saint de guider l’Argentin (soit dit sans aucune forme de racisme)...

      Ce sera tout. Définitivement.

      MERCI.

    • cf. : 2 août 01:40
      @ Laurelo

      Loin de me suggérer des commentaires insipides, les lignes ci-dessus m’amènt à essayer de comprendre et évaluer la détresse que les paroles du pape François font naitre - et ce n’est pas la première fois - dans le coeur et l’esprit de bien des baptisés de bonne volonté. (Détresse est le mot qui est venu naturellement sur mon clavier, mais s’il était inopportun je le retirerais sans autre).

      Chacun à le droit, parfois le devoir aussi, de dire ce qu’il pense, ce qu’il ressent, d’autant plus qu’en criant son incompréhension, sa répréhension et sa douleur il pourrait aider les autres à avoir un regard plus averti sur les faits et situations qui s’imposent.

      Ayant été amené à donner - et longuement - mon point de vue sur le sujet, il serait inopportun et très malvenu de récidiver. Sauf que pour souligner que ce qui a attiré le plus mon attention dans le billet ci-dessus, c’est la phrase : "Ces paroles dites dans l’avion sont insultantes pour nos frères d’Orient et pour nous chrétiens d’Occident...
      Me souvenant des mots tout récents de Mgr Jean-Clément Jeanbart, archevêque d’Alep : les chrétiens de Syrie partagent votre douleur et prient le Tout-Puissant de vous épargner la coupe que nous avons bue, j’ai ouvert la Bible et j’ai lu dans Jn 6.20 : les disciples furent pris d’effroi dans leur barque en voyant une silhouette s’avancer sur l’eau. Et Jésus de les rassurer : N’ayez pas peur, c’est moi.".

      Merci, Laurelo, de m’avoir donné l’occasion d’ouvrir cette page de l’Evangile. Elle me donne encore plus le désir de prier l’Esprit-Saint pour guider les pas et les paroles du pape François, et de guider aussi mon esprit pour mieux le comprendre ou, à défaut, de lui pardonner.

      Fraternellement.

    • Les musulmans mêlant la vie matérielle et spirituelle disent naturellement que les chrétiens ont colonisé leurs terres, comme si Jules Ferry le grand colonisateur était chrétien
      En lisant l’histoire, c’est à dire des documents authentiques, la vérité est bien différente
      Les croisades : Les armées musulmanes ont conquis la Palestine chrétienne aux Byzantins au 7e siècle. J ’avais trouvé un livre de documents (je n’ai malheureusement pas noté les références) de documents historiques des lettres de pèlerins en Palestine prisonniers , la plupart des pèlerins étaient capturés pour une rançon après un séjour en prison long et pénible s’ils étaient riches ; lettres de pèlerins chrétiens et juifs. Arracher par une croisade Jérusalem aux conquérants arabes d’un ancien territoire chrétien, je ne trouve pas cela scandaleux ; et Selim 1er l’a reconquis par les armes
      Il y a un livre de documents authentiques que tout chrétien devrait connaître : "À la découverte de l’Asie avec les missions étrangères de Paris" de Gilles van Grasdorff édition Omnibus. Cela commence en 1656 , on dit aux partants " Ne mettez aucun zèle, n’avancez aucun argument pour convaincre ces peuples de changer leurs rites, leurs coutumes et leurs mœurs" Pourquoi sont-ils partis . Beaucoup moururent en route ou en arrivant à destination et au 19e siècle, beaucoup furent martyrs. Pourquoi sont-ils partis ? Dans l’évangile de Matthieu "Allez de toutes les nations faites des disciples" comprenons : lorsque l’apôtre André a trouvé Jésus il s’est empressé d’en faire part à son frère Simon Pierre qui a voulu aussi le connaître, le bonheur cela se communique à ceux qu’on aime
      La prise d’Alger en 1830 : un excellent livre explique ce que l’on a oublié :"la piraterie barbaresque en Méditerranée XVI- XIX e siècle" de Roland Courtinat (ce nid de vipères qu’était Alger attirait les trafiquants qui de chargeaient du rachat à vil prix des cargaisons et des victimes qui finissaient aux fers sur les bancs de chiourme, au bagne et vendues au plus offrant sur le marché des esclaves) le contrôle de la côte de l’Afrique du Nord a permis la sécurité de la Méditerranée
      Pour les guerres de religion, lire "la révolte des gueux" d’Alain Lottin professeur honoraire de la faculté de Lille . Comment les disciples de Calvin ont envahi les Pays-Bas espagnols en 1566,détruisant les églises ou s’en emparant pour leur usage ; certes la répression du duc d’Albe fut féroce, mais l’Eglise catholique n’est pas responsable du calvinisme enragé
      Pour en finir avec l’Eglise colonisatrice :
      l’AED a versé plus de 94 millions d’euros aux chrétiens dans le monde en 2015, SOS chrétiens d’Orient et l’Œuvre d’Orient ont aussi contribué au bien-être des nécessiteux

    • cf. : 2 août 20:23

      Voilà une rétrospective qui donnera, aux musulmans qui s’aventurent parfois sur ce forum, une idée élargie et plus réelle de ce qu’ils savent sur les sujets évoqués.

      Les Croisades semblent, en général, le fait le plus marquant et, il faut le dire, le plus facilement mis en exergue pour essayer d’aiguiser la haine contre les chrétiens, et non seulement parmi les musulmans. Il m’est arrivé de prêter des livres, entre autres ceux de l’excellente médiéviste et chartiste qu’était Régine Pernoud dont le livre sur le sujet a fait réfléchir nombre de lecteurs. Comme quoi il n’est jamais vain d’échanger, de préférence avec du concret.

      MERCI.

    • L’Islam "n’a rien à voir avec le wahhabisme". J’en doute.
      L’Islam a à voir avec le Coran, dont jamais un verset ne sera retiré par aucun musulman, même alaouite, on ne touche pas au Coran, un point c’est tout. Je pense que s’il existe (beaucoup, Dieu merci, ils ne sont pas 1.600.000 meurtriers) des musulmans ’modérés’, c’est qu’au-dessus de leur croyance erronée, il y a des dons naturels que Dieu a donné à chacun, comme la conscience, la charité, l’amour. Mais ils professent une religion meurtrière, malgré toute leur indignation qui est celle de chaque personne normalement constituée devant un horrible assassinat.
      Le terrorisme islamiste existera tant que les musulmans ne seront pas convertis. Ce qui ne pourra se faire que par la prière, bien plus que par cérémonies contrites, arbres plantés, dialogues stériles. Prions donc avec Saint François-Xavier pour la conversion des infidèles

    • cf. : 3 août 00:19

      Ce n’est pas que je sois en retard à réagir aux messages de Denys, c’est que je n’ai pas voulu le faire dans la précipitation. J’adhère à la phrase "on ne touche pas au Coran". Lire plutôt ce qu’en dit le père Samir Khalil Samir qui sait de quoi il s’agit. Dans une interview il a bien dit que l’"Islam n’est pas réformable". Ce prêtre, islamologue, est doublement qualifié pour s’exprimer au même titre que le Père Henri Boulad. Ils savent de quoi il parlent, à cause surtout de leur expérience personnelle, de leur vécu, qui sous-tend leur titre de théologiens. Troisième dimension : leur vocation de pasteurs. Prêtres tous deux, ils ont forcément une approche différente de ce que ma petite personne, en l’occurrence, et avec toute ma bonne volonté, ne pourrait logiquement suivre exactement.

      Pour ce qui est du fait "terrorisme islamiste existera tant que les musulmans ne seront pas convertis", puis-je ajouter : et aussi tant que les politiciens de tous poils les utiliseront à des fins purement économiques et politiques. Il existe des musulmans charitables, généreux, avec le sens du partage inhérent à la culture orientale, qu’on le veuille ou pas. Ces vertus ils les ont acquises de par l’éducation reçue de leurs parents, alors que le chrétien, en plus de l’éducation, c’est la référence au Christ.

      Ignorant le fond de ce qu’on appelle les dialogues inter-religieux ou autres, je ne puis m’octroyer le droit d’en parler. Tout ce que je pourrais avancer, c’est que si dialogue il y a il ne pourrait couvrir que des aspects de mieux vivre avec les différences, question de garder le contact. J’ai lu ici même, il y a des années, les mots de quelqu’un qui disait à peu près ceci : on ne peut pas discuter religion avec les musulmans, on ne doit pas le faire, mais seulement les aimer. Cet homme savait par expérience de quoi il parlait.

      Mention a été faite de la prière "avec Saint François Xavier pour la conversion des infidèles". Il me semble que la prière est la bonne réponse et la seule. Sauf que pour ma part, si je ne pourrais utiliser le terme "infidèles" (terme de l’époque) car il ne saurait être attribué aux musulmans. En effet, on ne peut être infidèle qu’à quelque chose et/ou à quelqu’un qu’on aime, à un ami. En tant que baptisé c’est plutôt moi qui cours des risques d’être "infidèle", quand je m’éloigne de Jésus, mais le musulman ne saurait être "infidèle" puisqu’il ne Le connait pas. Quelqu’un dans ma famille disait toujours à propos des musulmans : "Ils n’ont pas la Lumière". Et la prière s’inscrivait dans cette optique.

      Ce sera ma réaction au message référencé avec l’assurance de mes prières avec Saint François Xavier pour la conversion des musulmans et, quelque part, un peu (ou beaucoup) aussi pour ma propre conversion là où et quand je manque à mon baptême.

      MERCI.

    • Après avoir lu tous ces commentaires, il me reste une question à poser à leurs auteurs :
      "Selon vous, il n’y a donc jamais eu de violence chrétienne (encore moins catholique ....) au cours de l’histoire ? "
      Il me semble que c’est à cet examen de conscience historique que le Pape François fait référence ; il ne fait aucun doute que ce genre de proposition peut sembler très mal venu à tous ceux qui de toute façon tirent leur bonne conscience de leur pratique pieuse de la religion ; à chaque époque donc ses pharisiens.

    • La réponse est : bien sûr que si...

      Sauf qu’à la différence du message coranique, la violence ne trouve aucune légitimation dans la Parole du Christ. Les conditions de son arrestation au jardin des Oliviers et sa Passion ne laissent planer aucun doute là-dessus. Le Christ ne fait violence qu’au mal et au diable car il est sans idée du mal. Il renvoie le diable d’où il provient, du néant qui est le refus de l’amour. Cette douce violence de l’amour sans limite est insupportable à Lucifer.

      Seul l’Evangile, inspiré par l’Esprit saint, a rendu possible la purification de la doctrine politique catholique de toute tentation théologico-politique (j’entends par là la sacralisation du politique et de la violence politique au nom de la foi).

      Le Coran n’est pas inspiré par l’Esprit Saint, si l’Evangile dit vrai et si le Christ est le Fils de Dieu Sauveur du monde. L’islam est au mieux une hérésie post-chrétienne apparentée à l’arianisme puisqu’il nie la divinité du Christ.

      Si le Coran n’est pas inspiré par l’Esprit Saint, je vous laisse déduire par qui...

      Je maintiens encore une fois que le pape entretient une confusion lorsqu’il met sur le même plan la violence individuelle dont certains catholiques peuvent être les auteurs (cette violence subsistera jusqu’à la fin du monde car tout péché est une violence en réalité, violence du refus de l’amour de Dieu, qui se répercute sur notre prochain) et la violence inhérente à la volonté de conquête de l’islam qui est structurelle dans le monde islamique et qui configure les moeurs, la doctrine politique, l’approche des non-musulmans etc...Les djihadistes sont les "possédés" de cette violence mais elle se manifeste toujours en islam, ne serait-ce que par l’exclusion de toute liberté de conscience et de religion et le crime d’apostasie.

      L’islam tend à l’instauration d’une cité terrestre entièrement régie par loi de Dieu. C’est un impérialisme théocratique. Il est fondé sur une théologie politique, la pire de toute, puisqu’elle légitime la guerre et la violence comme instrument d’établissement de la cité de Dieu (Dar al islam) qui nécessite que tous se soumettent à la loi coranique même d’ailleurs sans y croire. L’islam de ce point de vue s’apparente plus aux religions d’Etat des empires antiques qu’au christianisme dont il a ressaisi un certain nombre de matériaux.

      Certes, on pourrait rapprocher cette forme de conquête islamique des missions coloniales catholiques ou encore de l’empire constantinien qui impose le culte chrétien. Sauf que depuis l’Eglise a elle-même été conduite à faire repentance de ses propres erreurs. C’est l’acquis essentiel du jubilé de l’an 2000. A cet égard, la théologie d’Israël est capitale pour éradiquer la violence du christianisme.

      Nous ne sommes plus au 3ème siècle ou au 16ème siècle...L’islam, lui, en est resté au 7ème siècle...C’est en réalité une religion antique fossilisée projetée dans un monde post-moderne et globalisé. D’où l’effet de déflagration.

      On ne peut pas expurger la violence de l’islam, sans que l’islam politique et religieux tombe en ruines. L’islam a peur de la liberté : peur de la liberté de conscience, peur de la liberté politique. C’est pourquoi il est d’abord et avant tout prescriptif. Il n’a aucune confiance en l’homme qui doit être soumis. Niant la divinité de Christ, fait homme, il nie la divino-humanité. Il ignore la grâce. L’islam est en fait une prison. La seule façon de sortir de cette violence, de cet enfermement, c’est de s’enfuir de l’islam. Courage des musulmans qui se convertissent, prophétisme...

      Il ne peut pas y avoir de "bon islam non violent". Il ne peut y avoir que de bons musulmans non violents en dépit de l’islam.

      En revanche, tout chrétien qui entend imposer le christianisme par la violence est ipso facto disqualifié. Il n’est pas un disciple du Christ, mais du Mauvais.

    • cf. : 4 août 14:51

      A question posée, obligation de répondre. Tant pis ou tant mieux si la réponse devait m’échoir, en tous cas en premier, d’autant plus que le message cité arrive après ma réponse du 3 août 16:25.

      Puisque tous les commentaires ont été lus, ce que je ne mets pas en doute, il y en a au moins un qui aurait, peut-être, échappé à cette lecture : celui du 1er août 23:53, § 4. Cernant plus exactement la violence sous maintes formes, un très bref tour d’horizon y englobe quelques épisodes historiques et contemporains. Sans stigmatiser telle ou telle sensibilité chrétienne, ce passage s’est voulu comme un rappel d’événements dont on ne pourrait contester le déroulement (Caïn et Abel relevant de la Bible proprement dite). Le commentaire du 2 août 03:08 § 3 cite, lui, l’exemple de la perception de l’Occident toujours assimilé au christianisme dans des pays ayant connu la colonisation (remarque : j’ai évité le terme "colonialisme" par précaution de ménager d’éventuelles susceptibilités - ou "pharisaïsmes" -.

      "...c’est à cet examen de conscience historique que le pape François fait réponse" est une interprétation non dénuée de bon sens. Le reste étant, pour ma part, laissé à la considération de chacun.

      MERCI.

  • Plusieurs éléments ne sont toujours pas clairs pour moi dans la religion catholique, en ce qui concerne surtout le dialogue avec les autres religions, l’Islam en particulier. Pour ne pas juger - qui suis-je pour le faire, je suis tout sauf théologien - donc j’essaie de m’en tenir au Catéchisme de l’Église Catholique, pour base de réflexion.
    Je puis donc dans cette ’confusion’-là répondre sans me tromper :
    en priant aux intentions du souverain pontife, ainsi que pour la conversion de tous ceux qui ne connaissent pas, ou plus, Dieu. le musulmans en particulier.

    - Le ’dialogue’ inter-religieux : à quoi sert-il ? Je comprends parfaitement que l’on puisse prier en présence de personnes d’autres religions, je le fais moi-même, Dieu connaît le cœur de chacune de ses créatures et la vraie prière ne peut qu’apporter des fruits. Mais le dialogue inter-religieux devrait être en priorité pour les catholiques une des démarches qui nous est demandée pour ’évangéliser toutes les nations’. J’ai 67 ans, je n’ai jamais pu voir un quelconque avancement vers Rome, une quelconque vérité catholique reconnue de la part des autres responsables religieux. Au contraire, l’Église elle-même a fait des concessions contestables comme - en français au moins - ce stupide tutoiement de Dieu, alors qu’on dit pratiquement toujours ’Vous’ aux saints que l’on prie, cette mauvaise traduction du Notre Père, comme si c’était Dieu qui nous soumettait à la tentation. Avec en plus ces larmoyantes demandes de pardon, qui sont en fait des accusations de catholiques d’autrefois qui ne sont plus là pour se défendre ou expliquer les actes mentionnés. Et finalement cette étonnante compassion pour l’Islam, dont le but explicite est convertir le monde entier par tous les moyens. Il n’y a qu’une Vérité, celle, catholique, du Christ ; est-ce qu’on la mentionne seulement au cours de ces rencontres ?

    - Peut-on critiquer certains agissements, paroles ou écrits du pape, tant qu’ils relèvent pas d’une valeur dogmatique ? De plus en plus de catholiques malheureusement se mettent maintenant à détester le pape, en allant presque jusqu’à jeter le bébé avec l’eau du bain, et de rejeter la juste autorité du successeur de St Pierre, rien qu’à cause des propos malheureux de ces derniers jours. Je n’ai pas tout lu St Jean-Paul II, loin s’en faut, mais je sais qu’il soulignait, lui, "la proximité particulière que nous avons avec les musulmans « en raison de leur monothéisme »". Argument à mon avis beaucoup plus sentimental que théologique. Il a même embrassé le Coran (!!!) devant un imam ravi, qui s’est bien gardé de lui rendre son geste avec la Bible. Je ne pense pas que ce soit ce geste qui a contribué en quoi que soit à sa sanctification...

    • Réaction à votre message :

      Sur l’approche de l’islam dans le catholicisme, je pense que vous pourriez trouver intérêt à lire Alain Besançon (dans "Problèmes religieux contemporains") qui fournit une critique motivée de la déclaration Nostra Aetate où le couplet sur les musulmans est en fait un additif imparfait à un texte qui visait d’abord les juifs.

      Quant à la "critique du pape", je crois qu’il faut se comporter en catholiques adultes et responsables et pas en moutons de panurge :

      - la fidélité du catholique ne peut pas se concevoir sans la fidélité à l’enseignement de l’Eglise que le Pape est chargé, primus inter pares au sein du collège épiscopal, d’expliciter ;

      - mais le Pape est aussi un pasteur avec ses limites personnelles et tout ce qu’il dit et fait n’est pas marqué du sceau de l’infaillibilité...L’Eglise ne va pas s’effondrer parce qu’on émet une critique sur les propos du Pape à propos de l’islam...

      L’unité de l’Eglise ne doit pas être confondue avec l’unanimité dans l’Eglise ou sinon ce ne serait plus un Corps vivant mais un truc fossilisé dans le genre du parti communiste...Le ministère d’unité du Pape, ce n’est pas le centralisme non démocratique !

      Enfin, oui, c’est vrai, on a souvent l’impression que ce sont les cathos qui font toujours le pas en avant. Les musulmans n’ont rien à faire des chrétiens en réalité. Il n’y a pas de théologie des autres religions dans l’islam alors qu’elle existe dans le catholicisme même si c’est sous une forme encore embryonnaire.

      Mais même dans l’oecuménisme on doit vivre avec la même asymétrie. Nous nous décarcassons pour mettre en valeur tout ce que nous avons en commun avec les orthodoxes ou les protestants tandis que ces derniers s’acharnent à surexposer tout ce qui nous sépare...Les orthodoxes ont investi les instances oecuméniques avant l’Eglise catholique pour se rapprocher des opposants à Rome...C’est pareil avec les juifs qui adorent taper sur Saint Paul...

      Il faut vivre avec ce complexe de minoritaires et le supporter charitablement...

    • « ce stupide tutoiement de Dieu »

      Si j’avais pu être déconcerté au moment du changement, j’ai depuis pris le temps d’intégrer parfaitement cet usage du tutoiement divin. Celui-ci n’est pas une « concession » mais un retour aux sources (les orthodoxes, que l’on ne peut guère soupçonner de concessions à l’esprit du temps, tutoient Dieu ! Slava tébié, Bojé nach...) !

      Ce n’est que la force des habitudes (et des conventions sociales, quelquefois rigides, transposées dans la vie de prière) ainsi que la répétition mécanique qui a pu susciter des aigreurs chez des paroissiens dont les habitudes ont été bouleversées.

      Dieu est notre Père et l’on ne pourrait pas Lui dire Tu ?

      Ce qui est incohérent, en revanche, c’est de continuer à vouvoyer la Vierge dans un « Je vous salue, Marie,... » alors qu’il existe un très beau « Réjouis-toi, Marie, comblée de grâces... ».

      Il en va de même pour l’Angelus pour lequel certains s’obstinent à poursuivre le vouvoiement.
      Pourtant, il n’y a aucun irrespect, bien au contraire à dire « Prie pour nous, Sainte Mère de Dieu ». Qu’il suffise d’aller écouter les Fraternités Monastiques de Jérusalem (à chaque office du Milieu du Jour) (*), communautés qu’il y aurait mauvaise grâce à taxer de modernisme...

      * sur KTO, à défaut d’être sur place...

    • Pourrait-on ajouter qu’en dehors des sensibilités religieuses différentes, orthodoxes, catholiques, etc... il existe des pays dont la langue ne comprend pas expressément le tutoiement ou le vouvoiement. Par exemple - soumis à éventuelle rectification des traducteurs s’ils le voulaient bien - en anglais : le "you" est indifféremment utilisé pour les "tu" et "vous" en français. Sauf, qu’en s’adressant Dieu, le "thee" est utilisé. En italien c’est Lei (eux) pour "vous", en allemand pareil, en arabe le vouvoiement n’existe pas non plus, sauf qu’en s’adressant à un personnage d’important dans la société on ajoutera un terme respectueux comme pour "renflouer" le tutoiement, on dira : votre honneur, ou Madame et Monsieur etc..Mais dans les Notre Père et Je vous salue, Marie, c’est le "tu-vous" qui est utilisé le contenu de la prière elle-même reflétant le respect filial.

      MERCI.

    • En rappelant également que dans le notre Père latin (Pater noster), nous tutoyions Dieu (sanctificetur nomen tuum...) !

      De même pour Marie dans le Salve Regina.

      Comme quoi, voyez-vous, la tradition était plus tutoyante que vouvoyante...

  • Un peuple qui n’a plus de religion chrétienne en est réduit à faire des graffitis sur la statue de la République en guise de fresque...

    Degré zéro de la communion nationale...

    Depuis les Charlie, une chape de sentimentalisme vulgaire, crade, inesthétique, servi par une médiocre liturgie médiatique de style "sulpicien cathodique", recouvre le pays...

    Chacun est prié de s’incliner devant les autels improvisés au nouveau culte...Honni soit qui mal y pense. Et il faudrait laisser en place les gribouillis ?

    Cette ersatz de religion n’est pas la moindre des nuisances collatérales du terrorisme dans un pays où le christianisme est ostracisé au point qu’il faut qu’un prêtre se fasse égorger pour que le Président de la République communique avec le Pape...

  • L’aveuglement spirituel et ses conséquences...

    Je n’ai pas retrouvé le verbatim des déclarations papales (je n’ai pas non plus poussé mes efforts pour les découvrir). Un peu comme tout le monde je les ai entendues à la radio et sur des chaînes TV. En tout cas, la traduction en français, avec toutes les incertitudes attachées à des traductions médiatiques.

    Rien ne m’a choqué dans les propos de François, même s’ils m’ont interrogé.

    Justement, je crois que c’était l’un des buts : susciter des questionnements chez les auditeurs, les sortir de leur torpeur et d’un prêt-à-penser qui guette immanquablement tout un chacun.

    Plutôt que de critiquer stérilement les déclarations du pape - un peu à la manière des libéraux néo-conservateurs ou bien des intégristes qui savent tout mieux que tout le monde, et sûrement que le Pape - il faut s’efforcer d’entendre et de recevoir son discours comme un discours prophétique qui bouscule quelques-uns de nos réflexes archaïques et de nos certitudes acquises.

    Nous ne comprenons pas nécessairement tout, embrumés que nous sommes par notre propre péché et par le déluge d’analyses, toutes plus “autorisées” les unes que les autres, qui nous submerge.

    Certes, nous avons tous des idées sur la question de l’Islam, sur les migrations, sur le terrorisme. Nos idées et nos solutions ne sont pas nécessairement toutes sottes. Mais sont-elles vraiment dans l’esprit de l’Evangile ?

    Il me semble qu’il est nécessaire de se mettre à l’écoute et si les propos du pape nous bousculent, un peu ou beaucoup, plutôt que les rejeter avec l’orgueil de celui qui croit avoir raison (chacun d’entre-nous est spécialiste de quelque chose...), peut-être faut-il se dire - avec raison - qu’il y a là un point d’interrogation qui mérite de s’arrêter, d’écouter, de s’ouvrir, de méditer, voire de se remettre en question.

    Tout cela sous la lumière de l’Esprit saint.

    Ce n’est pas la peine d’être chrétiens si c’est pour avoir une approche exclusivement profane des propos et des enseignements du successeur de Pierre.

    Le Saint Esprit y est un peu pour quelque chose dans le choix de ce successeur ! C’est donc aussi dans l’Esprit qu’il faut recevoir ce que celui-ci énonce, en faisant un peu confiance à Celui qui est le pourvoyeur des charismes... Et en lui demandant de nous éclairer sur la dimension prophétique de tels propos pontificaux qui nous bousculent ou qui nous font sursauter.

    Rappelons-nous et revoyons dans le premier Testament comment, très concrètement, les prophètes posaient des actes prophétiques, suscitant l’interrogation, l’étonnement, parfois les ricanements ou la colère de leurs concitoyens...

    Aurions-nous la tête plus dure que celle de nos pères dans la foi ?

  • — Bergogliophobie néo-libérale, islamophobie maniaque et Evangile

    « Le pape confus sur l’islam »
    @ 1er août 13:40

    Quelques articles glanés sur la Toile et qui apportent une réponse à cette étrange accusation.

    « Combien de jeunes que nous, Européens, avons laissé vides d’idéal, qui n’ont pas de travail, s’approchent de la drogue, de l’alcool ? Ils vont là-bas et ils s’enrôlent dans les groupes fondamentalistes... Le terrorisme est partout. Pensez au terrorisme tribal dans certains pays africains... Je ne sais pas si je peux le dire car c’est un peu dangereux, mais le terrorisme grandit lorsqu’il n’y a pas d’autre option. Et au centre de l’économie mondiale, il y a le dieu Argent (et non la personne, l’homme et la femme) : voilà le premier terrorisme. Il a chassé la merveille de la création, l’homme et la femme, et il a mis là l’Argent. Ceci est un terrorisme de base, contre toute l’humanité. Nous devons y réfléchir. »

    (le pape François dans l’avion, cité par
    http://plunkett.hautetfort.com/archive/2016/08/01/le-terrorisme-premier-est-la-tyrannie-de-l-argent-5832347.html 1/08/2016)

    « (...)François a constaté que l’assimilation de tout islam au terrorisme était "inexacte" ? Scandale en ligne chez les ultras ! Leur énergie était consacrée depuis dix ans à démontrer que tout musulman est un terroriste en puissance, et voilà que le pape se permet de dire le contraire ! (...) »

    http://plunkett.hautetfort.com/archive/2016/08/02/pour-combattre-daech-ne-pas-faire-son-jeu-5832768.html (02/08/2016)

    « Il faut ABSOLUMENT signaler (et pardon de ne pas l’avoir fait plus tôt !) UN PROBLEME DE TRADUCTION. Quand le pape François dit : "Se parlo di violenza islamica...", la presse française traduit : "Si je parle de violence islamique..." Cela fait penser à "violence islamiste", et cela produit un effet désastreux. Pour être rigoureux, il faut absolument traduire : "Si je parle de violence musulmane..."
    En effet, les Italiens, pour désigner les musulmans, disent spontanément "gli islamici" et non "i musulmani". Mais les francophones, s’ils savent un peu d’italien, ne traduiront évidemment pas "gli islamici" par "les islamiques".
    Bien plus, le contexte montre que, dans les propos de François, "violenza islamica" signifie "violence commise par des musulmans". Le pape ne compare pas deux religions considérées dans leurs idées respectives, mais des faits concrets du quotidien, des actes individuels.
    Il invite les catholiques, non à une réflexion sur une "essence" de l’islam et une "essence" du catholicisme, mais tout simplement à un examen de conscience personnel. »

    http://plunkett.hautetfort.com/archive/2016/08/03/de-quoi-ou-de-qui-le-pape-a-parle-en-realite-5833070.html (3/08/2016)

    NB Non seulement ces (courts) articles sont à lire dans leur intégralité mais également les riches commentaires qui les suivent.

    • Merci beaucoup Réginald, j’apprécie toujours énormément vos interventions, concises mais non sans style, et qui apportent toujours un éclairage intéressant.

    • Le titre de votre message est tendancieux.

      Pour ma part, j’ai attiré l’attention sur la formulation du point 253 de l’exhortation apostolique Evangelii Gaudium que je pense peu heureuse sous la plume d’un pape de l’Eglise catholique pour les raisons que j’ai déjà mentionnées ("le véritable islam et une adéquate interprétation du Coran s’oppose à toute violence").

      Il n’y a là ni "bergogliophobie néo-libérale, ni islamophobie maniaque.

      Nous avons un Pape remarquable, un pasteur providentiel d’une rare énergie, le porte-parole de la conscience de toute l’humanité qui intervient avec une pertinence exceptionnelle sur les grandes questions de notre temps, notamment l’écologie avec l’encyclique Laudato si, un texte majeur. Mais le Pape François n’a pas toujours l’acuité intellectuelle d’un Pape Benoît dans un discours de Ratisbonne et son approche de l’islam n’est pas assez approfondie. Chacun son charisme (Saint Paul)...

      Vous tombez dans le même amalgame et la même confusion que je ne cesse de vous reprocher à propos des questions russes : une critique motivée de Poutine n’est pas de la russophobie et pas davantage une critique motivée de l’islam n’est-elle une condamnation sans appel des musulmans. Ceux-ci font d’ailleurs preuve en France, en ce moment, d’une remarquable retenue, propre à mettre en échec les projets diaboliques de Daech.

    • Eh bien, naviguez sur la Toile, sur les sites dits “pieux”, lisez les articles, écoutez les commentaires des médias (ceux des chaînes d’information, notamment), cherchez les déclarations des néo-cons et des libéraux dits chrétiens (d’outre Atlantique, en particulier).

      Vous constaterez que la “bergogliophobie” n’est pas une vue de l’esprit.

      Quant à l’islamophobie obtuse et sans nuance développée par certains milieux conservateurs elle leur sert de ciment identitaire mais fait le jeu de ce (et ceux) qu’ils croient dénoncer...

    • 1° Une observation de méthode : ce n’est pas parce qu’une critique est instrumentalisée par un groupe de pression qu’on doit renoncer à la formuler si elle est fondée. Sinon, dès lors qu’une question serait préemptée par un tel groupe, elle serait exclue de tout débat parce que discréditée...

      On a trop longtemps commis cette erreur avec l’immigration sous prétexte que c’était le cheval de bataille du Front national.

      Ceci vaut, au passage, pour la question ukrainienne sur laquelle vous faites la même erreur d’appréhension sous l’influence de la propagande russe : que la cause nationale ukrainienne soit instrumentalisée par un nationalisme très dur mais minoritaire dans le pays (tous les pays d’Europe ne sont-ils pas contaminés par ce mal avec moins de raison que l’Ukraine ? ) n’interdit pas d’examiner les fondements légitimes et authentiques de l’idée nationale ukrainienne approuvés d’ailleurs par une majorité d’Ukrainiens qui ne sont pas des "nazis". Je n’ai cessé de défendre cette position contre toutes vos attaques dépourvues de nuance envers les "nazis de Kiev".

      2° Quant à la bergogliophobie plus ou moins subliminale, merci, j’avais repéré, notamment dans les articles du Catholic Thing dont nous gratifie FC. Essayez d’alerter vos amis qui boivent cette littérature comme du petit lait...

      Je pense avoir été clair sur ce point dans mes interventions...

      3° Quant à votre critique du catholicisme hyper-conservateur voire réactionnaire, j’observe toutefois que ces milieux professent plus une xénophobie dirigée contre la communauté française musulmane (comme ils professent encore souvent un antisémitisme rance) qu’une islamophobie. Pour ces gens-là, l’islam, si ça plait aux Arabes chez eux, pourvu que ça ne prospère pas chez nous...En d’autres termes, il s’agit d’un rejet ethnique plus que religieux ou théologique alors que sur le sujet, ma position est théologique comme je me suis efforcé de l’exposer. J’ajoute que les tradis schismatiques sont d’accord avec les musulmans sur le rejet de la liberté de conscience : d’où le fait que j’ai parlé de "salafistes chrétiens" à leur propos. En fait, les tradis sont souvent fascinés par la cité islamique qui leur rappelle le paradis perdu (selon eux...) de la "cité chrétienne" où les infidèles devaient filer droit et communient avec les musulmans dans le rejet viscéral de la mécréance ambiante. Fort heureusement, la violence a été discréditée dans le christianisme donc on en reste aux discours "entre soi" ...

      Je n’ai pas de grief à formuler contre les honnêtes citoyens français musulmans qui respectent nos lois, jouissent paisiblement des droits de citoyenneté qui sont les leurs comme les nôtres et qui s’abstiennent dans leur religion de tout ce qui est incompatible avec nos lois et nos moeurs. C’est sur eux qu’il faut compter pour venir à bout du satanisme de Daech.

    • cf. : 06 août 11:25

      Il est important d’attirer l’attention du lecteur sur des problèmes de traduction dans les media, souvent cause d’incompréhensions et de tensions. C’est la raison pour laquelle, comme il m’est arrivé de le souligner plus d’une fois dans cet espace, je préfère écouter et lire, quand je le peux, tel personnage et tel document dans la langue originale. L’intervention de de Coucy arrive à point nommé, et ne pourrait ni ne devrait supporter, à mon avis, aucune contradiction, mais bien le contraire.

      Que des erreurs de traductions soient involontaires, ou voulues et exploitées pour semer le doute, il ne m’appartient pas d’en juger, mais la prudence est toujours la bienvenue. A part des erreurs de traduction il existe aussi des erreurs dans la présentation des faits, un seul exemple : à propos des réponses du pape François à des journalistes dans l’avion de retour de Pologne, j’ai cherché en vain "l’intégralité de l’entretien" comme annoncé devant me contenter d’entendre François parler dans le micro à propos de ce qu’il a comparé à de la macédoine, etc... quelques phrases en italien et c’est tout.

      Le message référencé est clair et il propose des liens accessibles et précis qu’il y aurait lieu de consulter. De plus, oui, il existe bel et bien une "bergogliophobie néo-libérale" et autre aussi, peut-être, tout autant qu’une "islamophobie maniaque". Quand on a bien compris le sens de ces mots on reconnait qu’il n’y a pas matière à opposition. De plus, ayant plusieurs fois stigmatisé les comparaisons entre tel et tel pape, il devient à présent urgent de les éviter.

      On a le droit, comme dit et répété, de se voir dérouté ou déconcerté ou encore les deux par certains propos et actions de François et de le dire, cela pourrait et devrait déboucher sur une discussion paisible et constructive, voire enrichissante. N’est-ce pas l’objectif premier d’un échange ? D’autre part, il est tout à fait légitime et admissible de revenir sur une opinion première, mais toujours avec le sens de la responsabilité individuelle et collective, clarté et pondération. Mais, plus que franchement, on en a assez de voir le thème débattu dériver lamentablement sur un sujet qui n’a rien à y voir !

      Et le comble de la stupéfaction - j’allais dire indignation - est atteint quand on se souvient de la manière dont François a été défendu face à quelques mots de réprobation et de le voir maintenant comment il est revu et corrigé... Si, pour une raison ou pour une autre le pape François ne convient plus, eh bien on n’a qu’à aller lui demander de - où donc ai-je lu ceci ? - rendre le bâton du berger ou les clés du royaume !

      MERCI.

    • Excellente prestation à retenir sous le titre approprié "Bergogliophobie néo-libérale, islamophobie maniaque et Evangile".

      1° ..".la question ukrainienne....Ukrainiens qui ne sont pas des"nazis"...Je n’ai cessé de défendre" (tiens ! on ne se décarcasse plus, selon le terme consacré - ndlr) ;

      2° "...bergogliophobie + ou - subliminale, j’avais repéré...dans les articles du Catholic Thing (où donc est passé le "truc" ?...)...amis qui boivent cette littérature comme du petit lait "(les crétins, celle du 6 août 16:30 est tellement plus reluisante et digeste) ;

      3° "...l’islam, si ça plait aux Arabes chez eux, pourvu que ça ne prospère pas chez nous" (on est scotché au au stade des souhaits...)"...alors que ma position est théologique" (absolument, telle que l’explication de la transubstantiation, souvenirs... souvenirs...)... "salafistes chrétiens"...discours "entre soi"...

      Conclusion : "Je n’ai pas de grief à formuler" "...c’est sur eux qu’il faut compter pour venir à bout du satanisme de Daech..." (dans ce cas, on n’est pas sortis de l’auberge)

      Comment ne pas avouer qu’un tel consommé de littérature se laisse boire comme... A votre santé, cher Socrate !

      MERCI.

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