Famille s’écrit au singulier

mercredi 2 juillet 2008

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Gresham affirmait que « la mauvaise monnaie chassait la bonne », on peut dire aujourd’hui, en écoutant Mme Morano, que le mauvais mariage chasse le bon.

En instaurant le PACS, le gouvernement Jospin offrait une solution à une minorité de personnes liées par des pratiques sexuelles et des sentiments d’ordre privé sans lien avec l’intérêt public que constituent la fondation des familles et la succession des générations. Il a en fait torpillé le mariage. Il a accentué la précarité déjà inquiétante des unions hétérosexuelles. Les PACS sont passés de 6 211, en 1999, à 102 012, en 2007. Si en 1999, 42% des PACS étaient des unions homosexuelles, celles-ci ne sont plus que 7% en 2006. Les dissolutions de PACS entre 2006 et 2007 ont crû de 31,86% en 2007. Parallèlement, le nombre de mariages est en 2006 à son plus bas niveau depuis 1995, avec 274 000 mariages pour 77 362 PACS signés.

Il est aisé de comprendre qu’en raison d’un coût plus faible et d’une dissolution plus facile, le PACS tend à être choisi par beaucoup de couples qui anticipent la fragilité de leur union, quand il ne vise pas à obtenir frauduleusement l’accès à une mutation ou à un avantage fiscal. Solution peu propice à la création d’une famille, le PACS a donc favorisé, par sa précarité, le développement de liens distendus au sein de la société, en minant la perspective d’une famille pérenne. Il ne manquait plus que le ministre chargé de la Famille, Mme Morano, dans un entretien accordé à Valeurs Actuelles du 21 juin dernier, ignore ce détricotage suicidaire de notre société, et nie même la différence symbolique forte entre les familles et les prétendues « familles » homoparentales.

Cette ignorance plus ou moins volontaire et qui s’inscrit dans l’aveuglement collectif généré par l’esprit people dominant dans les médias entraîne deux erreurs majeures.

La première est une méconnaissance de la valeur suprême que doit respecter la politique : l’intérêt général. Jean-Jacques Rousseau voyait dans la volonté générale le seul guide du destin de la société. Or la loi du 15 novembre 1999 relative au PACS remet en cause cette vision fondatrice de notre démocratie au nom de l’intérêt particulier d’une minorité. De même, Mme Morano considère que les régimes familiaux étant bouleversés, l’Etat doit selon elle se contenter de constater l’évolution de la société en la légalisant. Je ne le pense pas. Le redressement de notre économie ne pourra se faire sans une restauration morale de notre société. La politique de la famille et celle de la croissance ont partie liée, il y bien longtemps que Sauvy l’a démontré.

La seconde erreur porte sur une ignorance des faits : des études, dont celle reprise par Jacques Corraze dans un ouvrage aussi inaccessible que le Que sais-je ? soulignent le caractère volage des unions homosexuelles. En moyenne, à trente-cinq ans, 94% d’homosexuels dénombrent plus de quinze partenaires, et 47% plus de cent. La durée moyenne d’un couple, ne dépasse pas trois ans. Et contre toute attente, la violence physique est particulièrement présente dans les couples de femmes.

Peut-être Mme Morano aurait-elle dû s’informer avant de lier ses engagements en faveur des « familles homoparentales » à la protection de l’enfant.

Il est curieux que dans un domaine aussi essentiel que celui de l’intérêt supérieur de l’enfant, et de l’avenir de notre société, on ne songe pas à appliquer le principe de précaution.

Christian Vanneste,
député du Nord,
président de l’association

famille.liberte@noos.fr

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Assemblée générale de Famille et Liberté

L’assemblée générale de Famille et Liberté s’est réunie le 3 juin sous la présidence de Christian Vanneste.

L’assemblée a approuvé à l’unanimité le rapport d’activité retraçant les actions menées depuis l’assemblée précédente pour :

- s’opposer aux menaces, mise sous conditions de ressources des allocations familiales, suppression de la carte de famille nombreuse, contre le pouvoir d’achat des familles,

- promouvoir, les unions durables entre un homme et une femme, seules conformes à l’intérêt des enfants.

Ont été élus administrateurs :

Philippe Auzenet, pasteur, auteur, responsable de l’association Oser en Parler,
Denis Chaigne, président de l’Association Familiale Catholique de Saint-Honoré-d’Eylau,
Jean-Marie Schmitz, directeur général de Lafarge Maroc.

Les autres membres du conseil d’administration sont, avec Christian Vanneste :

Henri de Benoist, membre du Conseil économique et social,
Alain Caillaud, statisticien économiste,
Douce de Franclieu, présidente du club Courbet,
Antoine Larbanet, trésorier,
Le recteur Pierre Magnin.

A la suite de l’assemblée, Elizabeth Montfort, ancien député européen et conseillère régionale d’Auvergne, a montré que le projet du statut du beau-parent est inutile puisque la loi du 4 mars 2002 permet déjà d’organiser les actes de la vie quotidienne entre un tiers et les enfants de son conjoint, et dangereuse puisqu’elle mettrait en concurrence plusieurs adultes vis-à-vis de l’enfant fragilisé par la séparation de ses parents.

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