Eléments d’anthropologie philosophique permettant de comprendre l’humanité de l’embryon - l’être en puissance, actualité et information

par Benoît A.Dumas

mardi 12 avril 2016

Hommes et femmes de notre temps qui s’affrontent souvent, et en arrivent même parfois à s’insulter, au sujet de l’avortement, à cause de positions opposées apparemment irréconciliables, pourraient peut-être trouver dans les réflexions suivantes au moins l’opportunité de situer précisément les enjeux. Qui, quel est celui ou celle que l’on veut sauver à tout prix, ou que l’on est prêt à supprimer ? (pour des raisons qui ne sont pas examinées ici)

Intermédiaire entre l’être complet, doué de tous ses organes en état de fonctionnement (le vivant achevé, par exemple) , et le rien, à savoir l’absence pure et simple d’être, l’inexistence ou le non-être, il y a ce qu’on appelle l’être en puissance.

Ce terme, qui vient de la philosophie d’Aristote (IV ème siècle avant Jésus Christ), signifie : l’être en devenir, l’être en train d’acquérir sa forme achevée, c’est à dire de se constituer, de se faire et se parfaire. Alors, il connaîtra sa pleine actualité. On peut parler également à son égard de processus de transformation ; ou encore d’acheminement progressif vers une plus grande qualité (actualité) d’être.

C’est une évolution du sujet qui comporte des stades ou étapes repérables que, dans le cas de l’embryon, l’observation biologique permet de saisir. Si bien qu’on peut dire à quel point ou degré de son développement est parvenu l’embryon ou le foetus au bout de tant de jours, tant de semaines, tant de mois... et ainsi jusqu’à la naissance. Quant au bébé une fois né, il va poursuivre encore son évolution en plein jour, devenir un petit enfant, un enfant, un adolescent ...jusqu’à l’âge adulte.

Il est important de comprendre, et, en conséquence, d’admettre et reconnaître, trois choses.

1) Le processus de développement et de transformation de l’embryon dans le sein de sa mère est un changement continu, une évolution qui s’opère peu à peu, de façon imperceptible. A partir de l’œuf fécondé, tout se met en place et se prépare progressivement : l’embryon commence à développer son potentiel de vie. Il passe certes par des étapes repérables comme il a été dit, il y a le franchissement de certains seuils, mais il existe une infinité de situations intermédiaires entre le déjà là de l’organe apparu et le pas encore qui le précède et y conduit. De telle sorte qu’on ne saurait dire catégoriquement : à tant de jours ou à x semaines, il a des yeux, des mains ou un cerveau... qu’il n’avait absolument pas quelques semaines ou quelques jours auparavant, ou quelques heures... En vérité, tout cela existait en puissance, c’est-à-dire : était en train d’advenir et de se former, était en préparation - en gestation.

Si le processus de transformation est continu, cela veut dire que c’est le même être qui en est le sujet et qui se développe du commencement à la fin sans changement d’identité. Le foetus de quelques mois n’est pas un sujet autre que l’embryon de quelques semaines, c’est toujours le même, mais parvenu à un stade plus avancé. Et vous qui me lisez, vous avez été vous-même cet embryon et ce foetus..., plus tard, cet enfant ou cet(te) adolescent(e)...

Que la loi fixe une limite temporelle au-delà de laquelle il n’est plus légal d’avorter -10, 12 ou 14 semaines - ne signifie pas que la qualité humaine de l’embryon soit niée avant cette date, qualité humaine qu’il acquerrait subitement ou instantanément - et arbitrairement - à partir de cette date limite.... La loi fixe une limite pour nous laisser libres et responsables en cas de difficultés graves, et pour nous délivrer du sentiment accusateur de commettre un infanticide, sentiment de culpabilité d’autant plus obsédant que la décision d’éliminer l’enfant intervient à un stade plus avancé de la grossesse... Mais qu’on se débarrasse de l’embryon à peine celui-ci conçu, à deux jours, huit jours, trois semaines ou trois mois, cela revient à l’élimination décidée d’un petit être humain vivant...

2) En second lieu, pour toutes celles qui sont enceintes, j’attire l’attention sur le facteur temps. L’estimation de la valeur de l’embryon, ce petit être humain en préparation que la maman porte en elle, doit inclure le facteur temps et en tenir le plus grand compte. Car c’est dans le temps que le vivant, cet être en puissance depuis sa première germination, se développe et accomplit son « ontogénèse »

La difficulté est que l’appréhension du temps n’est pas forcément donnée d’emblée et spontanément : il faut réfléchir sur le temps, le penser, le projeter et l’anticiper mentalement. Attitude qui n’est pas si évidente pour celle qui se trouve prise ou surprise par l’urgence d’avoir à prendre une décision...
Si on reste rivé à l’instant, à l’immédiat, on s’interdit de percevoir la valeur totale de ce qui est en train de se réaliser et de s’accomplir : en effet, un embryon, dans l’instant, abstraitement séparé de son histoire, n’est pas grand chose apparemment, ou si peu, il n’est presque rien...!

Tandis que si la mère le voit, le projette, s’efforce de le sentir comme le petit être et l’enfant qu’il est devenu et qu’il devient encore ; si elle anticipe sa forme (son essence, sa nature) finale et achevée, son sourire, l’éclosion de son esprit, ses premiers mots, son affection, ses premiers pas..., nul doute qu’elle ne sera pas tentée de dire, comme certains qui minimisent l’ "inestimable valeur de la grossesse" (IVG), qu’il n’est guère qu’un amas de cellules dont on peut se débarrasser sans faire de drames... Ceux et celles qui parlent ainsi n’ont pas intégré le facteur temps qui est pourtant un facteur capital chez les humains, et d’abord dans notre apparition dans le monde.

Pour cela, la mère est dotée d’une capacité phénoménale de communier à la vie nouvelle qui est en elle. Tout son être et sa sensibilité, son amour et son intelligence y sont impliqués. Son propre cycle de vie, son corps, sa psychologie sont modifiés par l’être nouveau qui est apparu, et celui-ci happe et attire à soi le centre de gravité de sa maman (bien souvent l’homme n’y comprend rien...). Le temps de la mère se déplace et s’unit peu à peu au temps de formation du bébé en elle. La gestation uniformise et, en quelque sorte, fait fusionner leur temps.

3) Enfin voici la troisième observation qui confirme et précise, s’il en était besoin, les deux premières. Elle se résume en une phrase : l’embryon, dès son apparition, possède en lui-même la capacité de s’auto-transformer :il n’est pas seulement le sujet de ce qu’il se passe en lui et lui advient : il en est l’auteur (l’acteur) ! Auteur non pas conscient et volontaire, certes, mais principe actif de la vie qui est en lui et lui est donnée, le traverse et le constitue tel vivant ; qui est la cause de son organisation et de sa croissance. (ce principe actif d’organisation, qui traverse le vivant, le définit et fait de chacun ce qu’il est ; qui se trouve à l’origine d’opérations auto-centrées, conduisant son développement, faisant concourir au bien de l’ensemble une multitude d’éléments matériels et de réactions physico-chimiques d’une complexité presque infinie, certaine philosophie, inspirée d’Aristote, l’appelle : l’âme, c’est à dire la forme du vivant)

La culture scientifique moderne (biologie et génétique) est en mesure dʼaffirmer que, dès lʼapparition de lʼoeuf, fruit de la rencontre des cellules germinales des parents (ovule et spermatozoïde), un être nouveau est présent, doté de son équipement génétique complet, de lʼinformation et du potentiel vital qui vont lui permettre dʼassurer son propre développement et sa transformation. [1]

Aucune autre cause extérieure à lui nʼinterviendra, hormis la demeure et le milieu nourricier fournis par la mère. Lʼaccueil de la mère est bien sûr essentiel, mais ce nʼest pas cet accueil qui confère sa qualité humaine à lʼembryon. Il lui donne seulement son statut : celui dʼêtre un bébé reconnu et accepté, mieux encore désiré, ou bien celui dʼêtre ce même bébé devenu un hôte incongru, indésirable et rejeté.

Cette vérité scientifique renforce une sagesse anthropologique séculaire, également réaliste : quʼest-ce quʼun embryon ? un être humain en devenir ou en puissance, doté dʼune capacité interne stupéfiante de croissance et dʼauto-transformation (il opère par lui-même), le conduisant par un processus complexe et “ininterrompu”, de lʼœuf initial jusquʼà la naissance (ontogénèse). [2]

La révélation biblique amplifie cette constatation et la met avec émerveillement en relation directe avec la Providence de Dieu. Il faut lire absolument si on ne l’a pas encore fait, quelques textes admirables : Psaume 139, 13-16 ; 2 Maccabées 7, 22-23 ; Job 10, 8-12 ; Jérémie 1, 4-5 ; Isaïe 49, 1. 5...

En conséquence, il est souhaitable que lʼon donne à la femme enceinte, par des images du développement embryonnaire du « bébé » semaine après semaine, les lumières dont elle a besoin. Ainsi pourra-t-elle mieux apprécier les merveilleuses séquences de la croissance programmée qui se déroule en elle et à laquelle il lui est donné de participer...


[1La Cour européenne de Justice (CEJ), le 18 octobre 2011 a donné de l’embryon une définition claire et complète : «   Tout ovule humain doit, dès le stade de sa fécondation, être considéré comme un ‘embryon humain’ dès lors que cette fécondation est de nature à déclencher le processus de développement d’un être humain ».

 : Mieux vaut, au tout début, ne pas parler de l’embryon comme d’une “personne”, parce que le mot “personne” fait penser à l’être humain dont la forme naturelle a atteint un certain état de perfection et d’achèvement. Mais il faut sûrement, dès son origine, parler de l’embryon comme d’un être humain en formation (que pourrait-il être d’autre ?) et, à cause de cela, ayant droit à la considération et au respect qui sont dus à la personne. En ce sens, le Comité français d’éthique avait lancé le concept de « personne potentielle »

[2Michel Nodé-Langlois : Cours de Philosophie ; on pourra consulter aussi La Philosophie pour Les Nuls, de Christian Godin, qui présente au chapitre 5 : « puissance et acte » d’après la philosophie d’ Aristote.

Messages

  • D’abord dire que j’ai lu ce texte avec respect et intérêt et ce n’est que parce que j’ai pris au mot ce que son titre annonçait que j’ai cru à la nécessité de le compléter plutôt que le critiquer.

    Si l’anthropologie se présente comme le savoir le plus général sur l’espèce humaine distinguant ce qui lui est le plus générique (son propos même) et ce qui est relatif et historique, on est étonné de constater, dans ce texte, par ailleurs impeccable dans les bornes qu’il se donne (la théorie très abstraite de la puissance et de l’acte), l’absence de ce qui constitue pour l’anthropologie le critère d’humanité, le symbolisme et son système le plus achevé le langage.

    Une anthropologie de l’être humain en gestation dans le corps de sa mère, renvoie en tout premier lieu à une relation, portée à son degré optimum d’intimité entre un homme et une femme, c’est à dire deux personnes humaines dont la complémentarité permet à la fois la perpétuation de l’espèce, mais dit aussi le degré d’humanisation, (valeurs morales esthétiques sociales...). La qualité de cette relations est évidemment primordiale même s’il faut se garder d’opérer des classements en valeur (par ex. le viol justifiant l’avortement ?, argument pour le moins non nul)

    Avec une théorie aussi abstraite ne pourrait-on dire que tout acte sexuel complet (génital) entre deux adultes sans filtre anticonceptionnel, induit l’idée d’une fécondation en puissance ? Cette généralité, en un moment historique de l’anthropologie catholique qui reconnait la valeur humaine d’une sexualité épanouie dans la perpétuation de l’amour du couple (J P II, Benioît XVI, François), affaiblit la démonstration proposée qui n’est plus spécifique du "fetus".

    Mais plus fondamentalement ce qui manque à une anthropologie de l’enfant en gestation c’est la symbolisation antérieure à la naissance. On sait désormais que l’apprentissage des phonèmes de la langue maternelle est déjà effectué, que la voix de la mère et de son entourage sont reconnus, que des mélodies sont enregistrées, que la structure temporelle des ritualisations (sommeil, repas, échanges) etc.., est déjà inscrite, au total nombre de socialisations qui constituent l’humanisation, ici par trop abusivement réduite à la nature. Indépendamment des toujours plus nombreuses expérimentations qui multiplient la connaissance que nous avons de l’imprégnation de ce bain symbolique, et qui sont (cette fois ci vertueusement) du domaine de la science, je recommande la lecture de l’immense écrivain qu’est Pascal Quignard et de la merveilleuse élaboration qu’il a développée sur le "jadis".

    Mon propos n’est pas ici d’être conclusif (par exemple sur la détermination d’un moment de cette humanisation non exclusivement organique). Je ne veut dire que deux choses. D’abord si on veut parler de l’anthropologie de l’embryon (abstraction faite ici par l’auteur comme par moi-même des multiples statuts de l’embryon dans les cultures humaines), on ne peut s’arrêter à cet aristotélisme abstrait, dont je ne nie pas la fécondité, mais de dont il faut souligner le caractère relatif et, je crois, non suffisamment spécifique à la question traitée.

    Ensuite si on veut, comme certainement l’auteur de l’article, et comme moi-même, promouvoir un concept de la valeur intangible de l’embryon humain, et le protéger des menaces que le nihilisme mondialisateur prétendant s’imposer à tous les peuples et toutes les cultures, fait peser sur lui (mais aussi sur la mère provisoirement justifiée en son déni), souffrances, tortures (multiplication des avortements "tardifs", Barcelone, Hollande...), l’argumentation doit être à la fois humaniste (empathie avec l’en soi, de plus en plus conscient de l’embryon), et religieux. La sacralité de la vie engendrée par l’amour humain. Resterait à faire une exégèse du mot amour. Mais cela suffit pour un propos déjà long.

    • Vous avez tout à fait raison ; et plutôt que d’anthropologie, il aurait mieux valu parler sans doute de philosophie de la nature, car ma réflexion n’attire pas l’attention en effet sur ce qu’il y a de spécifiquement humain, au sens phénoménologique où vous l’entendez me semble-t-il, dans l’apparition et le développement de l’embryon humain. J’en reste au stade générique et abstrait (mais qui inclut cependant le spécifique...) Merci donc de compléter et par là- même de rectifier et d’enrichir cette brève réflexion. Je me sens très honoré de votre réponse. Tellement que je désire poursuivre le dialogue.

      Je voudrais vous signaler ceci : pour de nombreux couples qui optent pour l’avortement dans nos sociétés et les idéologues qui les soutiennent, le produit de l’union sexuelle - l’embryon - quand il est accidentel, non désiré, incongru (ou tout autre adjectif exprimant qu’il ne fait aucunement partie d’un projet parental), n’accède même pas à la qualité d’être humain ; il est comme un corps étranger, "de trop". Et la justification de l’avortement pratiqué alors sans état d’âme, se fonde sur l’idée erronée que c’est seulement la relation d’acceptation parentale au nouveau-né qui le fait accéder à l’ humanité et lui confère cette humanité ! Sans cet accueil volontaire, le nouveau-né n’aurait aucune existence de droit, comme tierce personne en devenir.
      C’est pourquoi il me paraît que seule une philosophie de la nature - outillée des connaissances biologiques modernes - et de la reproduction du vivant, même si elle n’est pas spécifique de l’humanité, au sens où vous le souhaitez, peut malgré son incomplétude, défendre , auprès de cette partie de l’opinion qui ne goûte pas aux richesses de l’union amoureuse et des engagements qu’elle implique, le statut naturellement, ontologiquement, juridiquement humain, du fruit potentiel de l’union sexuelle. C’est une vérité qui peut être dure à entendre, certainement.
      C’est pourquoi toute position philosophique, humaine, religieuse... tendant à bannir l’avortement doit être impérieusement accompagnée d’une critique radicale du libéralisme sexuel ambiant et d’une tentative de (re)construire l’amour humain sur des bases psychologiques et morales imprégnées d’humanisme. Tout ce que l’on sait en outre de magnifique sur la relation mère-enfant in utero pourra certes nous prévenir de meurtres irréparables, mais à la condition qu’on ait reconnu sa place indéniablement "humaine" au tout-petit.

  • Je ne suis ni philosophe, ni anthropologue, mais médecin. Pour moi parler de l’embryon comme un « être en puissance » peut être trompeur dans la mesure où cela pourrait laisser entendre qu’il n’est pas encore un être « humain ». Pour moi, il est clair que dès la conception, la fécondation de l’ovule par le spermatozoïde, dès la fusion des membranes cellulaires, se constitue un être vivant « humain », différent de la mère et du père. Il s’agit bien d’un « corps étranger » ou si vous préférez d’un étranger incorporé. Il est, dès ce moment, radicalement différent du père et de la mère tant au point de vue du génome que des caractéristiques immunitaires, etc.. et il est dès le début pleinement « humain », « en devenir » comme il le sera jusqu’à la fin de sa vie. Et cette « humanité » ne dépend absolument pas de la qualité de la relation entre les géniteurs.
    John-Paul Lucas

    • Vous n’êtes peut-être pas philosophe au sens professionnel du terme, mais vous apportez avec bonheur une précision philosophique décisive. J’avais renoncé à la signaler pour ne pas ouvrir ici un débat trop technique et qui comporterait de multiples aspects, et je vous remercie de l’avoir clairement fait.

      Dire que l’embryon est un être humain en puissance n’est pas juste, en effet, du point de vue de la philosophie aristotélicienne et thomasienne. La notion d’être en puissance est trop "élastique" - si l’on me permet de m’exprimer ainsi - pour s’appliquer de cette manière. C’est pourquoi la notion de "personne potentielle" retenue en France par le comité d’éthique ressemble à un compromis qui ne saurait satisfaire personne.

      C’est en ses géniteurs (dans le gamète mâle ou spermatozoïde et dans le gamète femelle ou ovule) que l’être humain est puissance, car il y a là une aptitude à une actualité éventuelle réalisable, mais non encore réalisée. Même saint Thomas, qui pensait que l’infusion de l’âme humaine n’était pas immédiate (position qu’il serait difficile de tenir aujourd’hui, à mon avis, en raison de nos connaissances biologiques dont ne disposait pas l’Aquinate), ne le dit jamais.

      Deux êtres humains ne peuvent engendrer qu’un être humain. Que celui-ci, à l’état d’embryon, soit en puissance à un développement ultérieur, c’est évident. Mais il est déjà réellement un être humain, ce que l’on peut dire du reste déjà du zygote ou ovule fécondé qui a son individualité caractéristique.

      Pour être précis, c’est donc à une autre distinction aristotélico-thomasienne qu’il faut recourir : la distinction entre acte premier ou initial et acte second. L’embryon est humain en acte premier et il est en puissance (au sens où il n’a pas encore développé toutes ses capacités) à cet acte second qui est l’état d’achèvement de son être. En ce sens, on peut reprendre l’expression de Tertullien que citait l’encyclique Evangelium vitae de saint Jean-Paul II : "C’est un homme déjà ce qui doit devenir un homme".

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