Affaire Vigano : prise de parole du p. Lombardi et du p. Rosica

mercredi 5 septembre 2018

Des accusations « extrêmement agressives qui mélangent des éléments de vérité avec beaucoup d’éléments faux qui sèment la confusion et surtout tendent à créer une situation de division dans l’Eglise ». C’est ainsi que le père Federico Lombardi, ancien directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, a qualifié la lettre de Mgr Carlo Maria Vigano, l’ex-nonce aux Etats-Unis, mettant en cause le pape François dans sa gestion de la lutte contre les abus sexuels.

http://www.cathobel.be/2018/09/04/affaire-vigano-prise-de-parole-du-p-lombardi-et-du-p-rosica/

Messages

  • A ceci près que les RR. PP. Lombardi et Rosica noient le poisson en traitant de la venue à la nonciature en 2015 de Mme Kim Davis, une femme plusieurs fois divorcée, lors de la visite du Saint-Père à Washington, et dont il n’en est nullement question dans les 11 pages d’accusations précises de l’ancien nonce, qui traite de la complaisance au moins apparente pour des homosexuels (ou pro-LGBT) avérés dans les rangs du clergé américain. On nous dit que les accusations de Mgr Vigano "mélangent des éléments de vérité avec beaucoup d’éléments faux" - peut-être, mais il faut alors dire lesquels et en quoi ils sont faux, sinon cette critique n’a aucun crédit. D’ailleurs, il a déjà répondu à l’affaire Kim Davis (voir par exemple : https://www.lifesitenews.com/news/archbishop-vigano-responds-to-vatican-pushback-about-popes-meeting-with-kim)
    Par ailleurs, cela n’explique pas non plus pourquoi des personnes ouvertement pro-LGBT, comme le P. James Martin sj, ou un chanteur irlandais pro-avortement, se sont produits récemment au rassemblement mondial des familles à Dublin.
    Comme le disait le cardinal de Retz (qui était loin d’être un saint, comme quoi les problèmes ne sont pas d’aujourd’hui), "on ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment". Peut-être, mais pour le bien de l’Eglise et des fidèles, il va falloir le faire.

  • Je ne sais pas si Mgr Vigano cherche à créer des divisions dans l’Eglise ou autres arguments compliqués. Je me contente de ce qui apparaît comme des faits, tels que rapportés par les médias, notamment par Le Figaro.

    Il y a de graves désordres dans l’Eglise notamment des scandales répétés de nature sexuelle, et plus précisément homosexuelle. Il apparaît que de nombreux évêques n’ont pas voulu, ou n’ont pas su faire cesser les désordres apparus dans leur diocèse. Nous découvrons avec effarement qu’il existe au sein de l’Eglise, et au plus haut niveau, un "lobby homosexuel", ce que le Pape François lui-même reconnaît. Enfin, nous découvrons que le Pape François a retenu comme conseiller un évêque, le Cardinal Mac Carrick, dont il connaissait la conduite scandaleuse depuis 2013.Face au scandale, il a décidé de garder le silence, mais cela signifie 2 choses :
    1/ Il reconnaît les faits, puisqu’il ne les nie pas.
    2/ mais il refuse de s’expliquer.
    Cela ne peut que troubler profondément les fidèles, et nuire très gravement à l’image de notre Mère, l’Eglise.
    Face à la présence d’homosexuels actifs dans l’Eglise, la phrase que nous entendons : "qui suis-je pour juger ?" m’apparaît comme une réponse trompeuse, indigne d’un responsable de l’Eglise. En effet, face à une situation de ce genre, il n’est pas demandé au supérieur de "juger" une personne, mais d’exercer ses responsabilités en empêchant le prêtre ou l’évêque dévoyé de continuer à nuire. Je suis sûr que toute personne sensée est capable de comprendre cela, sauf ceux qui sont adeptes d’une idéologie quelconque, et ne veulent pas comprendre.
    Nous ne devons pas juger les hommes, mais nous avons le devoir de juger les actes, en particulier lorsqu’ils émanent de personnes sous notre responsabilité.
    Et si nous n’avons pas le pouvoir de juger les hommes, ils seront tout de même jugés un jour, comme nous tous, et devront répondre de leurs actions, ou absence d’actions.
    Il est évident que l’Eglise, qui malgré son manque de divisions blindées ou non (comme le disait Staline avec mépris) est une force spirituelle qui dérange certains. A ce titre, elle est attaquée de toutes sortes de façons, et notamment par des "infiltrés". Il semble qu’il y ait une armée d"infiltrés" dans l’Eglise.
    Je souhaite vivement qu’un responsable de notre mère l’Eglise se lève, et remette de l’ordre au Vatican et dans les différentes églises du monde.
    R. de Carpentier

  • Le Père Thomas Rosica assistant du service de presse du Vatican
    >> pour les
    >> pays anglophones, a écrit le 28 juillet dernier, dans un long article consacré aux "qualités jésuites" publié
    sur son site " salt and light" les lignes suivantes : >>
    >> « Le pape François rompt avec les traditions catholiques quand il
    >> le
    >> veut parce qu’il est exempt d’attachements désordonnés. Notre
    >> Église est
    >> en effet entrée dans une nouvelle phase : avec l’avènement du
    >> premier
    >> pape jésuite, elle est gouvernée par un individu plutôt que par
    >> l’autorité de l’Écriture seule, ou même par l’autorité de la
    >> Tradition
    >> plus les Écritures. »

    Nonobstant les qualités personnelles de ce prêtre, il me semble qu’une telle appréciation obère largement
    l’objectivité de ses commentaires sur l’affaire Vigano.

  • Le "qui suis-je pour juger" du pape François est à être mis et compris dans son contexte. Si, dans le cas Vigano, il était perçu comme une "réponse trompeuse indigne d’un responsable de l’Eglise, càd indigne de François, ce serait comme un jugement sur la personne. La nécessité de nettoyer ce qui est pollution dans l’Eglise est évidente, mais souhaiter "vivement qu’un responsable de notre mère Eglise se lève et remette de l’ordre au Vatican et dans les différentes églises du monde" fait comme écho à la demande de Mgr Vigano à François de renoncer.

    "Il est fondamental d’affirmer que le discernement quant à l’accord entre la nature du ministère pétrinien et les modalités de cet exercice est un discernement qui doit être accompli "in Ecclesia", c’est-à-dire sous l’assistance de l’Esprit-Saint et dans le dialogue fraternel du Pontife Romain avec les autres évêques selon les consignes concrètes de l’Eglise. Mais en même temps, il est clair que seul le pape (ou le pape avec le Conseil oeucuménique) a, en tant que successeur de Pierre, l’autorité de la compétence pour dire l’ultime parole sur les modalités d’exercice de son ministère pastoral dans l’Eglise universelle". (cf. "La primauté du successeur de Pierre..." par J. Ratzinger, Préfet, Congrégation pour la doctrine de la Foi).

    Mettre de l’ordre au Vatican et ailleurs dépasse la pouvoir d’un seul homme, aussi le fait que plusieurs évêques des Etats-Unis aient décidé de se réunir après les accusations de Mgr Vigano est une initiative susceptible d’aider le successeur de Pierre, s’il tenait compte d’éventuels résultats, à étudier les solutions appropriées.

    De toute évidence et quelles que soient les décisions à prendre dans le contexte actuel, sans l’intervention de l’Esprit-Saint n’est-ce pas...

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