À Barcelone, une congrégation religieuse au service de la vie à naître - France Catholique
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Le journal de la semaine

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À Barcelone, une congrégation religieuse au service de la vie à naître

La Congrégation religieuse des Servantes de la Passion accompagne les futures mamans vulnérables ou en difficulté afin de les aider à devenir mères. Elles accueillent des jeunes femmes de cultures et religions différentes, et leur offrent un soutien dans le don de la vie.
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Témoin des ravages que provoque l’avortement clandestin en Espagne en cette fin de siècle, Theresa Gallifa Palmarola décide de fonder en 1886 un foyer destiné aux femmes confrontées à des grossesses éprouvantes. Elle-même mère de sept enfants tous morts avant l’âge de 17 ans, celle qui a été reconnue vénérable par saint Jean-Paul II prend également très vite conscience du manque de moyens accordés aux femmes enceintes et à leurs bébés. Les Sœurs de la Visitation, devenues les Servantes de la Passion et titulaires de l’approbation pontificale depuis 1983, naissent ainsi dans l’objectif d’accompagner ces futures mamans. La Congrégation est aujourd’hui présente en Espagne, au Cameroun et au Mexique et compte plus de 80 religieuses réparties dans 14 maisons.

« Défendre la vie, c’est défendre le don divin »

Parmi elles, la Sœur Josiane Désirée Bongo, missionnaire à la maison mère de Barcelone. Dans le podcast mensuel « les Témoins de l’Espérance » diffusé par Radio Vatican, cette religieuse originaire du Cameroun évoque ainsi la nécessité de « tendre la main » aux femmes enceintes en difficulté, souvent victimes de viols, mais désireuses de porter leur enfant et quelle que soit « leur nationalité, leur culture ou leur religion », afin de défendre la vie tout en donnant aux femmes la possibilité de vivre leur maternité dans « la joie et dans la paix ». Elle assure, par ailleurs, travailler main dans la main avec « les services sociaux de la localité » tant au niveau social – la plupart des résidentes étant sans-papiers – que psychologique et spirituel. La missionnaire dit trouver sa force dans la spiritualité même du catholicisme qui la « pousse à accueillir chaque personne qui vient à elle ». Malgré l’avancée des lois mortifères que connaît la société européenne en particulier les projets de loi sur l’avortement et l’euthanasie, Sœur Josiane Désirée s’attache à redonner espoir aux femmes fragilisées en réaffirmant le message de l’Église : « Défendre la vie, c’est défendre le don divin. Personne n’a le droit d’empêcher l’autre de vivre. » « Derrière chaque enfant, il y a vraiment un rêve de Dieu » conclut-elle.