« La patronne de Radio Maria, c’est la Vierge Marie », s’exclame Hugues Dollié, président de Radio Maria France. Dans une Europe sécularisée, déchristianisée, la piété mariale de millions de fidèles est une réponse à l’athéisme. Et coïncide avec un renouveau visible de la foi. C’est le leitmotiv de Radio Maria, première radio catholique au monde. Née en Italie en 1983, elle diffuse aujourd’hui dans 85 pays, sur les cinq continents, et touche 740 millions d’auditeurs sur de nombreuses plateformes. Au service de l’Église, soutenue par les Papes successifs, elle constitue un véritable instrument d’évangélisation universelle. « L’Église ne craint pas les médias ; au contraire, elle en a besoin pour sa mission de salut, c’est-à-dire pour l’évangélisation. Les médias, utilisés à bon escient, rendent un grand service à l’humanité. […] Votre travail est un service rendu à l’Église », déclarait le pape Jean-Paul II en 1997.
La prière est l’ossature des programmes de Radio Maria, puisqu’elle occupe un tiers du temps. Rosaires, offices, messes égrènent les journées en direct, de 7 heures à 20 heures. « Car la foi enracinée se nourrit par la prière, explique le Père Matthieu Rey, directeur éditorial de Radio Maria France. Nous prions en direct, les auditeurs peuvent ainsi participer, confier leurs intentions ou leurs actions de grâces. » Quand l’Église prie la Vierge Marie, la porte de l’âme des fidèles s’ouvre au Seigneur, en grand. « Comme il est important que notre communication soit accompagnée par la prière ! assurait le pape Léon XIV en octobre 2025, s’adressant aux employés du dicastère pour la Communication. Je dirais que cela fait toute la différence. »
La foi se nourrit également de l’enseignement millénaire de l’Église. Média de formation, Radio Maria diffuse des témoignages, organise des tables rondes, ainsi qu’une catéchèse quotidienne, donnée par le prêtre qui en est le directeur. « Nous nous appuyons sur le Catéchisme de l’Église catholique, précise le Père Rey. Nous n’inventons rien, mais nous offrons aux personnes qui cherchent. Durant des années, il y a eu une véritable carence dans ce domaine. Nous méritons tous d’être enseignés. » En 1997, s’adressant aux pèlerins venus de Pologne avec Radio Maria, Jean-Paul II insistait : « Le peuple a besoin d’une parole pure, simple, qui proclame l’amour et la vérité. Le message de la Rédemption est de cette nature. C’est le Christ lui-même. Et vous êtes les porte-paroles de cette Parole. […] Que votre radio contribue à la formation des consciences humaines dans l’esprit de l’enseignement du Christ. »
Fidèle au magistère, le directeur agit en pasteur, offrant aux auditeurs un discours simple, accessible. « Radio Maria peut être entendue aussi bien par un cardinal que par le moins intellectuel de tous : la Vierge Marie ne s’adressait-elle pas, le plus souvent, à de simples bergers ? interroge Hugues Dollié. Tout le monde se retrouve dans le chapelet ! »
Pour le salut des âmes
La Vierge Marie est la voie royale qui mène à Dieu. Par son fiat, elle est un modèle de fidélité et d’obéissance à la volonté divine. Marie laissa son empreinte maternelle aux quatre coins de notre pays, martelant l’urgence de la conversion, rappelant la force du chapelet, trésor confié par l’ange Gabriel qui connecte le fidèle au Ciel. « En officiant pour la Vierge Marie, nous sommes le maillon d’une chaîne qui transmet au monde son amour maternel. Avec Radio Maria, elle se rend présente chez les gens, dans leur voiture, dans leur cuisine, dans le métro… C’est une grande chance et un honneur de travailler pour elle ! », s’enthousiasme Hugues Dollié.
Par la prière, la méditation, et la formation humaine et spirituelle, le programme de Radio Maria est ordonné au salut des âmes, à la conversion et à la sanctification des auditeurs. Un processus entretenu quotidiennement. « Cette urgence de la conversion trouve une réponse dans le service de la vérité que les médias catholiques peuvent offrir à tous, y compris à ceux qui ne croient pas », déclarait Léon XIV aux médias catholiques français en janvier. Âme missionnaire par excellence, Notre-Dame en est la mère et protectrice, autant qu’elle l’est de notre vie intérieure, contre Satan et les vicissitudes du monde. « Pour nombre d’auditeurs, cette radio est une compagne du quotidien, indique Caroline Di Modica, coordinatrice de Radio Maria aux Pays-Bas. Elle démontre la force de la piété populaire, trésor de l’Église. »
Et la récolte est abondante. Diffusant parmi les langues, cultures, et traditions du monde entier, elle comble la soif de millions d’auditeurs. « Et cela ne devrait pas nous surprendre ! affirmait le pape François en 2015, s’adressant aux membres de la Famille mondiale de Radio Maria, venus en pèlerinage à Rome. Car Marie, la Mère de Dieu et notre Mère sait comment accomplir de grandes choses à partir de rien. » Par cet engagement, devenu une véritable mission mariale, « la station de radio devient un instrument de premier ordre pour transmettre l’espérance véritable qui découle du salut apporté par le Christ Seigneur, […] l’espérance chrétienne qui est bien plus qu’une simple consolation spirituelle, car elle repose sur la puissance de la Résurrection », ajoutait le Saint-Père.
Une espérance scandée infatigablement par Notre-Dame aux fidèles qui eurent la grâce de l’approcher. En 1917, à Fatima, le message était clair : « À la fin, mon Cœur immaculé triomphera. »
À écouter sur radiomaria.fr, l’application Radio Maria ou le canal 6D sur DAB +.
Chaque jeudi à 17 h 05, la rédaction de France Catholique présente le contenu de son nouveau numéro sur Radio Maria.