Une année en présence de Dieu - France Catholique
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Le journal de la semaine

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Une année en présence de Dieu

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© Adobe Stock / Julian

En ce début d’année 2026, c’est peu de dire que les prévisions liées à l’actualité ne sont guère enthousiasmantes, que ce soit sur le front international, politique ou économique. Les vœux du Président de la République, le 31 décembre, n’ont pas échappé à cette tendance morose, avec la mise en avant du futur vote de la loi sur la fin de vie, au Sénat le 20 janvier. Pour mobiliser et réunir les Français, on a vu mieux !

Afin de trouver de l’élan, il est donc préférable de se tourner vers les valeurs sûres que nous indique l’Église, avec à sa tête un Souverain pontife qui inaugure sa première année pleine par une antienne qui revient à chacune de ses interventions : mettre Dieu au centre ! « Le fondement de notre espérance est l’incarnation de Dieu », et non les calculs humains, a-t-il ainsi rappelé lors de l’Angélus du 4 janvier, deux jours avant la clôture de l’Année sainte sur le thème de l’espérance.

Mais l’espérance ne s’arrête pas avec la fin du Jubilé ! « Délivre-moi, Seigneur, de la couardise et du découragement », demandait saint François de Sales, citant le roi David aux prises avec Goliath. Cela vaut également pour la vie spirituelle.

Une confidence de Léon XIV

En une rare confidence, Léon XIV avait ainsi mentionné au retour du Liban un des livres spirituels qui ont le plus compté pour lui – avec saint Augustin. Il s’agit de La Pratique de la présence de Dieu, écrit par le Frère Laurent de la Résurrection, Carme français du XVIIe siècle (1614-1691) qui a consacré une bonne partie de sa vie religieuse à réparer des sandales, dans son couvent parisien de la rue de Vaugirard ! « C’est ma spiritualité depuis des années », avait alors glissé Léon XIV, recommandant cet ouvrage comme source d’inspiration pour le troisième millénaire. De fait, bien que très peu connu en France, ce petit livre est aujourd’hui admiré dans le monde entier, en particulier chez les Anglo-Saxons, pour sa simplicité. Toute la vie spirituelle, recommandait ce religieux, consiste en effet à reconnaître la présence de Dieu en nous, au plus intime, à « travailler doucement, tranquillement et amoureusement avec Dieu », à travers des « entretiens familiers avec [Lui] », à la portée de tous. Nul besoin d’être théologien !

Il s’agit, précisait Léon XIV, de se souvenir constamment de Dieu, par « de petits actes continus de prière, de louange, de supplication et d’adoration ». Rien d’extraordinaire donc dans cette vie intérieure, pas de phénomènes mystiques mais de la persévérance, afin de faire de notre cœur « un oratoire » et un « temple spirituel ».

Pour autant, aucune passivité ni misérabilisme spirituel dans cette approche. Au contraire, toujours selon Léon XIV, c’est un chemin « de purification, d’ascèse, de renoncement et de conversion de la partie la plus intime de nous-mêmes, de notre esprit et de nos pensées ».

Et cela permet de traverser les plus grandes épreuves, comme lors des années de terrorisme au Pérou où le Pape a vécu… Cette confiance en l’action de Dieu en nous devrait ainsi être utile au monde de 2026, avec tous ses dangers… « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? », résume saint Paul.

Bonne et sainte année dans la meilleure compagnie : celle des saints !