Les nombreuses sources prouvant l'existence de Jésus - France Catholique
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Le journal de la semaine

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Les nombreuses sources prouvant l’existence de Jésus

Les sources ne manquent pas pour le chercheur attaché à serrer au plus près la vérité du Jésus de l’Histoire.
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Saint Jean l'évangéliste écrivant. © Julian Kumar / Godong

De menues notations peuvent être glanées chez certains auteurs romains, tels Pline le Jeune, Tacite, Suétone. Plus importants sont les apports de Flavius Josèphe, historien juif romanisé du Ier siècle, qui évoque dans ses Antiquités juives, écrites en 93-94, la figure de Jean le Baptiste et celle de Jésus, « un homme exceptionnel » accomplissant des « choses prodigieuses » : « Pilate le condamna à être crucifié et à mourir. […] Ses disciples disaient qu’il leur était apparu trois jours après sa crucifixion et qu’il était vivant : ainsi il était peut-être le Messie au sujet duquel les prophètes ont raconté des merveilles. »

La thèse mythiste ne tient pas

Le traité Sanhédrin du Talmud de Babylone, qui synthétise les traditions des cinq premiers siècles du judaïsme moderne, l’évoque également : « La veille de la Pâque, on pendit [au bois de la croix] Yeshû ha-notsri [Jésus le Nazaréen] parce qu’il avait pratiqué la sorcellerie et qu’il a séduit et égaré Israël… »

Tous ces textes prouvent que Jésus a bien existé, contrairement à ce qu’avance le courant ultra-minoritaire des « mythistes » né au XIXe siècle, qui nie l’existence historique de Jésus, courant aujourd’hui représenté par Michel Onfray. Au IIe siècle de notre ère, même un polémiste très antichrétien comme Celse n’a pas mis en doute ce fait.

Faut-il se tourner vers les évangiles apocryphes (c’est-à-dire secrets, cachés) ? Hélas, ces écrits tardifs, emplis de légendes, certains imprégnés de doctrines gnostiques étrangères au christianisme, ne nous apprennent rien du Jésus de l’Histoire.

Restent les quatre évangiles canoniques. Tout en respectant pleinement leur portée spirituelle, l’historien est cependant en droit de les traiter comme des documents historiques, de s’interroger sur leur genèse et leur fiabilité, puis de déterminer les hypothèses les plus plausibles. Écrits avant la destruction du Temple et la déportation des populations de Jérusalem en l’an 70, ils datent d’une époque où beaucoup de témoins étaient encore vivants.

Le plus important sur le plan historique est celui de Jean, le « disciple bien-aimé », un témoin oculaire qui, avec André, Pierre, Philippe et Nathanaël, a fait partie des cinq premiers disciples de Jésus au début de son ministère public, avant la constitution du groupe des Douze. Ce Jean, dit Polycrate d’Éphèse au IIe siècle, était un prêtre de Jérusalem, membre du haut sacerdoce de cette ville. Sa chronologie est à préférer à celle des évangiles synoptiques qui ont ramassé en une année, de façon très schématique, le ministère public de Jésus, qui se déroule en fait sur trois ans, du printemps de l’an 30 au 3 avril 33, date de sa mort.

La preuve par les reliques

Parmi les sources du dossier historique, pourquoi se priver de recourir aux reliques de la Passion, celles du moins que l’on peut raisonnablement considérer comme authentiques ? Des scientifiques américains, espagnols et français ont établi que les taches de sang figurant sur le linceul de Turin, le suaire d’Oviedo, ce linge qui aurait été appliqué sur le visage de Jésus aussitôt après sa mort, et la tunique d’Argenteuil, que Jésus aurait portée sur le chemin de croix, se superposaient parfaitement. Le groupe sanguin est le même, AB, un groupe rare. On a également retrouvé sur ces linges des pollens de plantes ne poussant qu’au Proche-Orient. Bref, on peut considérer que ces trois reliques s’authentifient elles-mêmes, constituant une source très précieuse pour éclairer le déroulement de la Passion : le chemin de croix, le crucifiement, la descente de croix et la mise au tombeau.