La drogue en Espagne - France Catholique
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Le journal de la semaine

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La drogue en Espagne

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Dans les années 90 la consommation de l’héroïne s’ajoutait aux drogues courantes de la marijuana d’importation du Maroc et était devenue une pratique tolérée en Espagne.

Elle fit de nombreuses victimes et inquiéta la société civile qui demanda des mesures drastiques aux Autorités pour empêcher la propagation de l’héroïne dans le pays.

Aujourd’hui la police espagnole tire à nouveau le signal d’alerte devant la diffusion de l’héroïne de manière diffuse dans toutes les villes du pays, particulièrement dans les zones portuaires et aéro-portuaires les plus exposées à cette importation illicite.

Les médias espagnols ne cessent depuis plusieurs mois de faire le constat du retour de l’héroïne auprès de toutes les tranches d’âge de la population.

Les autorités sanitaires tempèrent en soulignant que “cette consommation n’est pas supérieure à celle des alcools et des drogues communes depuis dix ans, elle serait stabilisée dans la population auprès des 6 à 7 % des consommateurs potentiels.”

L’Observatoire Européen des Drogues et des Addictions parle d’une rémission notable sur le continent mais les avis divergent en divers pays.

Les autorités policières espagnoles ne sont pas convaincues de ce constat.

Si l’héroïne est présente au Royaume Uni et aux Pays Bas ainsi qu’au Portugal de manière visible, d’autres pays européens ne semblent pas connaître le même phénomène pour l’heure ou n’en disposent que de manière cyclique, non avérée et commune, disent les observateurs de ces institutions sanitaires en Europe.

L’héroïne semble être dans l’opinion la drogue par excellence et s’ajoute au symbole attesté de tous les maux qui l’accompagnent, à savoir les vols, les violences et les viols pour son commerce et sa propagation.

On évaluerait à Barcelone même près de 70 lieux situés à Raval reconnus de vente et de commerce du produit que des Associations de Surveillance sanitaire tentent d’entourer de mesures d’hygiène pour éviter la diffusion du virus VIH et des comportements à risques de la part des consommateurs habitués de ces milieux.

Sachant de la part des policiers que des locaux, des touristes venus de l’étranger et des visiteurs occasionnels alimentent ces réseaux suspects de consommation et de diffusion à plus grande échelle.

La Brigade Centrale de Lutte contre les stupéfiants, espagnole maintient sa vigilance et sa répression continue devant le fléau, sachant qu’en 2017, 60 000 personnes furent victimes de l’usage des drogues et de l’héroïne aux USA, que la Hollande est et demeure la plaque tournante de la confection de ces drogues de consommation et que le commerce d’importation illégale depuis l’Asie est toujours latent.

On évalue selon ces sources policières à 9000 tonnes la production d’opium en Afghanistan sachant que de dix kilos d’opium on peut extraire un kilo d’héroine et que 900 tonnes d’héroine ont emprunté en 2017 les chemins du monde pour leur commercialisation.

Le kg d’héroïne rapporterait 27 000 euros de dividende aux producteurs, les bénéfices générés par les différentes sophistications au cours de la diffusion dans les pays consommateurs sont impossibles à évaluer, les trafiquants n’ayant aucun scrupule à mettre en danger la santé des consommateurs par des traitements chimiques hasardeux.

Le profil des utilisateurs semblerait avoir changé. Dans ces années 90 le point commun des clientèles était la jeunesse, aujourd’hui la consommation d’héroïne s’est répandue chez les cols blancs, et des adultes d’âge mûr, que rien ne distingue en apparence. Mais les autorités sanitaires et policières espagnoles disent surtout leur préoccupation devant le retour de l’héroïne dans l’espace public des grandes cités, des quartiers à risques, et des associations diverses.