Le Parvis des gentils, le premier acte s’est déroulé à Paris.
Le cardinal Ravasi – président du conseil pontifical de la Culture – a exprimé sa satisfaction.
Des chrétiens restent sur leur soif inapaisée de dialogue…
Il faut les rassurer.
Ce n’était que la petite chiquenaude d’un grand mouvement, appelé à s’amplifier.
La source de Lourdes, avant d’être limpide et abondante, donnait une eau boueuse, mais prometteuse.
Le parvis des Gentils ne doit pas commencer par des coups d’éclat triomphalistes, sinon, le dialogue est impossible.
Donc ça commence petit et c’est bien ainsi, mais ce n’est qu’un début et comme début, Ravasi est content : il encourage ses troupes.
Les troupes ont suivi, c’est un premier bilan positif.
Les cathos ont soif de s’engager dans le dialogue avec les non-croyants: ce n’était pas gagné d’avance!
Et le Cardinal remercie les non-croyants qui ont accepté le dialogue !
Cela non plus n’était pas si évident !
Pas assez nombreux ? A eux comme aux croyants, il faudra du temps pour s’habituer à un dialogue sans peur.
Et s’habituer à ce que le dialogue avec la foi re-fasse partie du paysage intellectuel : depuis quand n’était-ce pas arrivé ?
Plus encore, sous cette forme sereine, je ne pense pas que ce soit jamais arrivé.
C’est une nouveauté qui vient de la paternité spirituelle et intellectuelle de Benoît XVI.
Ce qu’il vit, il aide l’Eglise tout entière à le vivre: un dialogue que lui pratique au niveau personnel, mais pas tous les chrétiens en tous cas pas à un niveau institutionnalisé, même si beaucoup dialoguent avec ceux qui ne croient pas au niveau personnel, ne serait-ce que dans leurs familles!
Avec cette grande difficulté de laisser de côté l’affectif pour favoriser la raison. On n’est pas d’accord, disait un ami à un parent – pour que le dialogue ne s’éteigne pas – mais ce n’est pas pour cela qu’on est fâchés !
Il est vrai que dialoguer, cela ne s’invente pas, cela s’apprend.
Il faut un tact et une préparation qui ne sont pas donnés à tous.
C’était un coup d’envoi, un galop d’essai, on peut se réjouir que cela ait eu lieu.
Certains restent sur leur soif ?
Comme Poulidor quand il n’avait pas le maillot jaune, on peut dire qu’on fera mieux la prochaine fois. On ajustera les choses, avec l’expérience.
L’aventure ne fait que commencer.
Et les prochaines fois sont déjà programmées !
Natalia BOTTINEAU
