Grèves des enseignants-chercheurs - France Catholique
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Le journal de la semaine

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Grèves des enseignants-chercheurs

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Les amis de la liberté et de l’autonomie ne peuvent que remercier Le professeur Naudet. Il a fait dans « Liberté politique » un examen très complet de la situation de l’enseignement supérieur français alors que se poursuivent les grèves. Mais pourra-t-on trouver une solution à un problème insoluble ? En effet, si les chercheurs qui ne cherchent pas ne sont pas aptes à enseigner – mais qu’en faire ?- , il faudra que les enseignants enseignent davantage. Alors qui cherchera ? C’est peut-être ce que cherchent les manifestants sur les pavés.

Seuls 300 d’entre eux, dit-on, se sont déclarés grévistes. Ils ont fait beaucoup de bruits ! C’est une performance ! A moins que quelques autres, une cinquantaine de mille, excusez du peu, trop occupés à expliquer leur motivation, n’aient pas eu le temps de faire les démarches nécessaires ? Que le contribuable se rassure, ces hommes et ces femmes sont conscients d’être des références pour la jeunesse. Ils se savent responsables de la former aux habitudes « citoyennes ». Ils vont donc au plus tôt, régulariser leur situation et refuser honnêtement un salaire qu’ils n’ont pas gagné !. La seule chose qui pourrait les arrêter c’est le scrupule d’accabler de travaux supplémentaires les malheureux ATOS qui les ont soutenus dans leur combat. C’est qu’on a de la solidarité tout de même.

Restent les étudiants. Il est évident qu’ils sont inquiets de leurs examens. Qu’ils se rassurent, disent leurs maîtres. On ne va pas les interroger sur le programme qu’ils n’ont pas pu étudier. On se limitera à tout ce qu’ils auront trouvé en cherchant avec nous dans la rue. Une compétence qui ne sera pas perdue pour tout le monde.

H.-M. HOUARD