11 novembre : « La Victoire »

samedi 27 octobre 2018

Dominique Decherf a pensé que l’on ne pouvait pas célébrer le centenaire de la Victoire de 1918 des Alliés sur l’Empire allemand, en ce 11 novembre 2018, sans se replonger dans l’œuvre du grand écrivain Henry Bordeaux (1870-1963) – aujourd’hui oublié alors qu’il connut toute sa vie la gloire des forts tirages.

Dominique Decherf s’est donc lancé dans un exercice littéraire très réussi où le beau style de l’académicien français – racontant sa vie de témoin privilégié et très attentif de la Grande Guerre puis des Années folles – et les analyses subtiles de l’ambassadeur de France – qui a suivi tous les soubresauts des crises géopolitiques de la deuxième moitié du XXe siècle – donnent un cocktail détonnant. Celui-ci nous fournira l’occasion de réviser notre histoire politique de tout le siècle passé, en ouvrant des perspectives pour celui qui a commencé. Henry Bordeaux fut aussi une signature de La France Catholique dans les années cinquante et cela augmente notre plaisir de saluer la parution aux éditions France-Empire de La Victoire dans les Mémoires d’Henry Bordeaux, 255 pages.


Le livre « La Victoire dans les Mémoires d’Henry Bordeaux », par Dominique Decherf, est disponible à la librairie 49, rue Gay-Lussac 75005 Paris. 24 euros. Ouverte du lundi au samedi de 12 h 30 à 19 h.

Vous pouvez aussi le commander à votre libraire habituel en lui précisant qu’il a été édité par France-Empire et qu’il est diffusé par Salvator-Diffusion.

Les petits-fils d’Henry Bordeaux seront présents à la signature organisée par la DRAC au 49 rue Gay Lussac le mercredi 7 novembre à partir de 19 h. Nous vous y espérons nombreux.

https://www.lesalonbeige.fr/les-clercs-de-leglise-catholique-dans-la-grande-guerre/

Messages

  • Cette parution paraît dans un pays dont les dirigeants indignes et séniles organisent des courses dans les cimetières pour commémorer Verdun, ignorent Austerlitz quand tous les peuples européens revivent la bataille quel que soit son camp, quand un président néfaste décide que la marine française paradera lors du bicentenaire de Trafalgar.
    Un jeune vieux président, lui, vient de déclarer qu’il ne commémorera pas militairement le 11 novembre car des civils furent enrôlés pour la boucherie et de peur d’offenser sa "patronne" Angéla sur le départ.
    Le vieux pays devenu amnésique, sénile, gâteux ne réagit pas plus que cela : bof ! quelle importance !! on n’est plus à une gifle et à un crachat près, cela fait quarante ans que l’histoire de France est déchirée et réécrite, nulle doute que l’on invitera des historiens "officiels" pour approuver cette décision si pacifique qui cloue le bec aux méchants "nationalistes".
    L’ancien royaume de France est devenu un grand hôpital psychiatrique ou chaque meurtre est expliqué par la folie, où la barbarie progresse chaque jour davantage, il semble que la "douce France" se soit envolée définitivement au paradis des civilisations englouties, chassée et tuée par les descendants indignes que nous sommes d’un peuple qui fut fier et épris de grandeur.
    Toutes les nations européennes connaissent une crise d’identité, je ne crois pas que l’Angleterre soit dans un état meilleur que le nôtre mais du moins les godons ne crachent-ils pas sur leurs morts. Il est toujours surprenant pour nous les amnésiques de voir à l’approche de novembre, tous les touristes anglais arborer le coquelicot, moi avec mon bleuet calamiteux dans le métro, mes hideux compatriotes me considèrent comme un pot de fleur et se demandent pourquoi en plein mois d’octobre et de novembre, je mets fièrement cette épinglette. Quand on me demande pourquoi j’ai un bleuet, beaucoup restent la bouche ouverte puis la referment : ah bon !!! et haussent les épaules .
    La France a été trahie par ses élites certes mais on attendrait quand même que le peuple se lève mais existe-il encore un peuple dans ses millions d’individus qui se foutent bien de la France et de son histoire, les infâmes ont presque réussi à tuer notre âme. On a envie de crier "debout les morts" ! pourront-ils nous sauver des zombies et des rhinocéros que nous autres français sommes devenus.

  • Merci à 29 octobre, 12:18, par Patricia Lambert . Bravo pour votre réponse, juste et courageuse.

  • Au travers des fenêtres de la vieille demeure que j’ai rejointe pour les quelques jours qui vont de la Toussaint au 11 novembre, je peux contempler pensivement le monument qui lui fait face - aujourd’hui nimbé d’un linceul blanc glacial qui recouvre opportunément tout le village - sur lequel sont gravés les quelques dizaines de noms de ceux d’ici qui sont "morts pour la France".

    C’est entendu, il n’y aura pas de défilé militaire pour commémorer ceux, innombrables, qui ont été offerts en holocauste au Moloch de la tragique boucherie que fut "la der-des-der". Zupiter l’a décidé !
    C’est [lui] le Chef, il l’avait d’ailleurs fermement signifié en son temps à un prestigieux militaire étoilé...

    La réconciliation entre les peuples qui se sont affrontés sur les champs de bataille est une chose (nécessaire).
    Le devoir de mémoire envers ceux qui se sont (qui ont été) sacrifiés pour la survie de la nation en est une autre que le juvénile adulescent immature et narcissique qui trône à l’Élysée semble ne pas bien avoir compris.
    Sûrement que le sujet ne devait pas figurer dans ses cours de théâtre, négligeant le fond et privilégiant les postures (les postures et le verbiage creux, ça, il a bien assimilé)...

    Avec l’avènement du néo-libéralisme, nous sommes entrés de plain-pied dans une autre ère, toute faite d’artifices et de trompe-l’oeil destinés à égarer et désorienter les citoyens qui pensent encore naïvement qu’ils sont autre chose que des pions (chtuks, disaient naguère les tenants casqués de l’Europe allemande) sans valeur dans le grand jeu de Monopoly mondialisé.
    Après un Giscard qui supprimait allègrement la fête de la Victoire, un Sarkozy qui a subordonné les armées françaises à la tutelle de l’Otan, un Hollande qui snobait le 70e anniversaire de la Victoire commémoré à Moscou, c’est maintenant Macron - l’homme de la technocratie et des oligarchies apatrides - qui refuse de présider un défilé militaire national, celui du centenaire de la fin victorieuse des hostilités, lui préférant la compagnie de la vieille chancelière sur le déclin.

    Ça ne froissera pas les poilus, ils sont tous morts jusqu’au dernier...

    https://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/11-novembre-l-elysee-ne-veut-pas-commemoration-trop-militaire-166057?utm_source=twitter

    https://m.huffingtonpost.fr/2015/05/09/hollande-commemorations-russes-victoire-1945-critiques_n_7247436.html

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