Le débat lancé par Éric Besson sur l’identité nationale ne pouvait que déchaîner les passions. Comment s’en étonner, dès lors qu’il devenait un enjeu idéologique, partisan et électoraliste ? Personne n’est innocent dans cette affaire, et sûrement pas les vertueux donneurs de leçons de l’opposition. J’écoute les uns et les autres, je suis de plus en plus perplexe. Et pourtant, comment dénier la légitimité d’une telle interrogation, à un moment où notre socle culturel se trouve bouleversé ? Ce n’est pas (…)