Je rentre d’une belle semaine parisienne avec entre autres différentes veillées (Ressuscito à Versailles, soirée Thérèse aux Apprentis d’Auteuil, Veillée : » Viens et Loue » à l’église saint-Leu, à Saint-Léon : « Investis sur un capital éternel » : présentation du dernier livre de ma collection de 12 volumes : Ces lieux où toucher Dieu.
Mais avant ces jours chargés, j’ai eu la grâce de participer à la grande marche pour la vie, rassemblant peut-être 30 000 personnes (on devrait être 1 million !). Premier aspect frappant : le très grand nombre de jeunes – ce sont eux qui tenaient les larges bannières transversales et assuraient le remarquable service d’ordre. Bravissimo à tous ces beaux jeunes volontaires !
Ainsi que le nombre de familles entières, parents avec ribambelle d’enfants : les meilleures places tenues par les petits juchés sur les épaules de papa. Cela contrastant avec le déploiement énorme des forces de l’ordre, en tenue anti-émeutes, comme s’ils s’attendaient à une insurrection (mais peut-être prévoyait-on une contre-manif). Ils devaient se sentir quelque peu décontenancés dans cette ambiance décontractée bon enfant.
Que de personnes retrouvées connues, vraies retrouvailles familiales. Entre autres tous ceux qui se dépensent dans les différents réseaux d’écoute téléphonique, pour éclairer, conforter, tant de femmes dans des situations de détresse, subissant de terribles pressions et souvent déjà blessées dans leur maternité.
Beaucoup m’avouaient le réconfort apporté par la présence de quelques évêques (J’y ai reconnu Mgr Aillet et les prêtres délégués de Mgr Cattenoz et de Mgr Rey). On rêverait bien sûr d’un bien plus grand nombre comme cela est courant aux USA dans ce type de manif.
Joie de retrouver quelques uns des grands témoins de la vie, telle notre courageuse Christine Boutin, la seule à oser affirmer clairement nos positions catholiques, telles que soulignées par nos évêques dont récemment par le cardinal Vingt-Trois. Sera-t-elle notre Jeanne d’Arc ? Et bien d’autres : Tugdual Derville et ses collaborateurs de l’Alliance pour la vie, Jean Marie Le Méné dont la vibrante harangue la nuit tombante sur la place de l’Opéra comble lui donnait l’allure d’un tribun romain. Le plus émouvant pour moi : Mme Birthe Lejeune, juchée sur un banc, que beaucoup venaient saluer au passage.
D’ailleurs, 3 jours plus tard j’aurais l’insigne privilège d’être reçu au siège de l’Institut et de la Fondation Jérôme Lejeune, pour y rencontrer quelques uns de ces nombreux bénévoles qui s’y dépensent sans compter, particulièrement bien sûr une Marie Odile Rethoré. Et même de pouvoir – avec quelle émotion ! - venir en pèlerinage dans cette maison de la rue Galland, illustrée, sanctifiée, par l’invisible présence de Jérôme Lejeune qui y a vécu tant d’années d’intense travail et de joies familiales. [1]
Jérôme Lejeune, Jean-Paul II, le Roi Baudouin : 3 figures de proue, qui s’estimaient, s’admiraient, s’aimaient réciproquement. Comment ne pas saluer ici tous ceux, qui, dans leur sillage de lumière, se dépensent sans compter, se dévouent sans mesure pour servir le Seigneur Jésus présent dans le plus faible, le plus pauvre, le plus fragile, le plus vulnérable, tel qu’il l’a été Lui-même, in sinu, dans la crèche et sur la croix. Tel qu’il est toujours en son Eucharistie, le plus faible, pauvre, fragile, vulnérable de nous tous.
Ce sont les grands héros de notre temps. Oui, héros, car ne faut-il pas être héroïque aujourd’hui, pour oser s’investir personnellement dans le gigantesque duel homicide- Prince de la vie, qui caractérise le combat apocalyptique de ces temps qui sont les derniers !


envoyer par mail