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Une année de la Foi

par Gérard Leclerc

lundi 17 octobre 2011


2012 sera donc «  une année de la Foi  ». Benoît XVI l’a annoncé, dimanche 16 octobre, aux participants de la première rencontre organisée par le nouveau Conseil pontifical pour la promotion de la Nouvelle Évangélisation. Le début* de cette année, le 11 octobre 2012, coïncidera avec le cinquantième anniversaire du Concile Vatican II et le rapprochement avec ce grand événement ecclésial dont Jean XXIII fut l’initiateur n’est nullement fortuit. On l’a peut-être oublié aujourd’hui, mais le dessein du bienheureux pape était d’offrir au monde moderne les richesses de la Révélation du Christ. Déjà il apparaissait qu’une logique de sécularisation, issue de l’incroyance des Lumières du XVIIIe siècle, conduisait à une déchristianisation des anciennes nations de chrétienté, tandis qu’il fallait poursuivre l’évangélisation des autres continents dans une conjoncture mondiale alors bouleversée par les idéologies prétendument «  progressistes  ».

En un demi-siècle, l’optimisme progressiste — communiste ou technocratique — a cédé la place à un pessimisme «  écologique  » guère plus raisonnable, tandis que la dictature du «  Marché  » produisait ses effets délétères, mais la tendance d’un décrochage massif de l’Europe par rapport à son patrimoine originel s’est confirmée. On assiste par ailleurs à une redistribution des forces spirituelles et l’Église catholique se trouve souvent en butte avec l’offensive des évangéliques et un impérialisme islamiste. C’est dans ce contexte chamboulé que beaucoup de chrétiens ont conçu la nécessité d’un redéploiement de la mission, aussi bien dans nos nations sécularisées que dans toutes celles dont le destin est en train de tourner avec les révolutions induites par la mondialisation.

Ce nouvel âge de l’Histoire, dont parlait déjà le Concile, a donc rendu caduques nombre de théories du siècle dernier et surtout obsolète la mentalité de repli qu’impliquait un trop grand alignement sur les idéologies séculières. Le temps est venu d’un réveil, y compris là où le sentiment de la fatalité et du déclin a pris le dessus. L’année de la Foi sera mise à profit pour un réveil des énergies, celui qui suscite l’Esprit de force, l’Esprit de Pentecôte qui renouvelle la face de la terre. n

* Elle se terminera le 24 novembre 2013.

3 Messages de forum

  • 18 octobre 2011 13:43, par M.J.

    L’islamisme (modéré, radical, salafiste, Frères Musulmans,...) est la nouvelle idéologie.

    Je note que Gérard Leclerc, qui semble s’être enfin réveillé, ose avancer "impérialisme de l’islam" !

    En effet plus que de "printemps arabe" il vaudrait mieux parler de « Révolution islamique », en Egypte, en Lybie, en Tunisie, à Gaza (où ils ont remporté une immense victoire sur Israël, du point de vue des masses musulmanes, même si le choix israëlien est avant tout pour diviser les Palestiniens et une conséquence du discours de M.Abbas à l’ONU), au Liban, en Turquie, en Irak, en Mauritanie, au Nigeria, et en Afrique Noire, bientôt en Syrie...puis ce sera la Jordanie, l’Algérie, le Maroc...puis la reconquête « d’Al Andalus » (qui est déjà bien avancée...) puis le reste de l’Europe où ils bénéficient de la complaisance, quand ce n’est pas de la complicité, des Gouvernements et des Eglises Chrétiennes.

    Le mimétisme et l’apologie de la religion islamique qui touchent les Eglises chrétiennes en général, et l’Eglise Catholique sont affligeants.

    A Lyon, à Vaulx-en-Velin, Mgr Barbarin a fait construire une Eglise aux allures de mosquée...avec clocher en forme de minaret !

    Mgr Tauran exprime le voeu qu’il y ait un Coran dans chaque séminaire (dixit C.Roucou Directeur du SRI) !

    Benoit XVI dans son homélie de Dimanche dernier (Messe pour la nouvelle évangélisation) parle des "droits de Dieu"...

    L’Eglise Catholique a renoncé à l’évangélisation des musulmans, obnubilée qu’elle est a lutter contre la sécularisation (Elle me fait penser à Byzance plus occupée par le sexe des anges qu’à lutter contre l’envahisseur turc...).

    En ce qui concerne St François d’Assise venu convertir le Sultan au péril de sa vie, Frère Roger Michel nous expliquent :

    "sans doute ignorait-il ce que le Coran prescrit aux musulmans :"Ne discutez avec les gens du Livre que de la manière la plus courtoise, sauf avec ceux qui sont inhjustes" (Coran 29,36)...(..)...François lui-même espérait verser son sang pour imiter le Christ, mais il n’obtiendra pas cette mort en insultant Mohammed On n’imite pas le Christ avec la haine et le mépris de l’autre." (sic !). Extrait de "Seul l’amour restera" du père Roger MICHEL Ed. Peuple Libre - Préface Jean-Christophe LAGLEIZE - Evêque de Valence.

    *** Le Père MICHEL est prêtre redemptoriste à Valence, enseignat a l’Institut Catholique de la Méditerrannée et fait partie de l’équipe du Service National pour les Relations avec l’Islam de l’Eglise Catholique en France.

    Pire encore, elle s’associe à l’Arabie Saoudite et la Ligue Islamique Mondiale pour demander des lois contre le blasphème !

    Il est clair que culturellement et idéologiquement l’islam a pris le pas dans l’esprit même de certains chrétiens et jusqu’au plus haut de la hierarchie catholique !

    Pendant ce temps les chrétiens sont assassinés partout dans le monde musulman, et ce ne sont pas quelques messages de protestations du Pape qui vont les protéger, ni impressionner les assassins.

    En France, l’Eglise Catholique béate (et terrorisée par un emflammement des masses musulmanes vivantes sur notre sol) ne cesse de parler de "Dialogue", de louer la foi des musulmans, d’inaugurer des mosquées, de seriner à ses ouailles que "l’islam est une religion de paix et de tolérance", "de ne pas faire l’amalgame"....même quand ses fidèles se font lapider en pleine messe (à Carcassonne l’année dernière) ou "qu’on" (des jeunes...) brûle deux fois une Eglise, comme à La Sauvegarde à Lyon .

    Toutes les voix chrétiennes qui s’élèvent pour crier "au fou !" sont étouffées, caricaturées ou exilées (comme le Père François Jourdan après le succès de son best seller "Dieu des Chrétiens, Dieu des Musulmans").

    Je crois que le mal est fait et qu’il est profond !

    Pour ma part, j’essaie d’être la voix qui crie dans le désert, mais je commence à me demander si c’est bien utile...

    Peut-être les chrétiens doivent ils subir la persécution pour leur collaboration active ou leur indifférence face au danger réel qui les menace et aux assassinats de leurs frères chrétiens dans le monde ?

    Seigneur, prends pitié de nous, et que Ta Volonté soit faite et non la mienne.

    Michel J.

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  • 24 octobre 2011 10:53, par domremy

    POUR UNE FOIS QUE NOUS PARVIENT DE HOLLANDE UNE BONNE NOUVELLE PARTAGEONS LA ....

    Quand les Carmélites se mettent à internet cela donne :
    Sister Elvira Maria de Witt , ex chanteuse d’opéra hollandaise devenue carmélite et que l’on surnomme "la nonne digitale"
    http://www.rnw.nl/english/article/s...

    http://www.facebook.com/srelviramar...

    http://carmeldcj.hyves.nl/

    http://www.carmelitedcj.org/

    Et l’on a envie non de crier "allez les bleus " mais "allez les nonnes " :notre combat pour la foi a besoin de vous .

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  • 26 novembre 2011 09:29, par A Z

    Bonjour,

    Dans le cadre et au moment de cette année de la Foi, à mon sens,

    I. Ce qui importera le plus consistera à faire le lien entre "le rétroviseur" et "le GPS", et ce qu’il y a de plus fondamental, dans le "rétroviseur" magistériel, en matière d’explicitation des fondements et du contenu de la Foi catholique, c’est bien le Concile de Trente, Concile qui a été achevé puis appliqué, et qui comporte des définitions à caractère dogmatique, à la différence

    - du Concile Vatican I, qui n’a été ni achevé, ni appliqué, mais qui comporte des définitions à caractère dogmatique,

    - du Concile Vatican II, qui a été achevé et appliqué, mais qui ne comporte pas de définitions à caractère dogmatique.

    II. Ce qui importera le plus consistera à faire le lien entre cette année de la Foi et,

    - d’une part, la célébration, dans et par l’Eglise, du 450ème anniversaire de la conclusion du Concile de Trente, le 4 décembre 2013,

    - d’autre part, une véritable restauration, en plénitude, de l’autorité et de l’identité de la Foi catholique, dans ses trois dimensions

    - la dimension contemplative : la contemplation du mystère de la Foi,

    - la dimension compréhensive : la compréhension du message de la Foi,

    - la dimension missionnaire, opérative : la propagation, au sein et autour de l’Eglise, du goût pour et du sens de la contemplation du mystère et de la compréhension du message de la Foi.

    III. Ce qui importera le plus, ce sera que cette année de la Foi débouche sur un mouvement, durable et profond, d’appropriation et de communication inter-générationnelles du contenu doctrinal de la Foi catholique, quitte à ce que cela se fasse à travers une réorientation du contenant pastoral qui a été envisagé par le Saint-Siège, dans le cadre des linéaments (préoccupants, précisément, de par leur "pastoralocentrisme") du synode des évêques qui est prévu pour l’automne 2012, ces linéaments pouvant être consultés sur le site internet du Vatican.

    IV. Ce qui importera le plus, en d’autres termes, sera qu’il soit tiré parti et profit de cette année de la Foi pour prendre ENFIN de saines distances critiques, libératrices ET responsabilisantes, avec l’horizontalisation et l’humanitarisation des vertus chrétiennes, horizontalisation et humanitarisation qui sévissent à l’intérieur de l’Eglise depuis le début des années 1960, le Concile Vatican II n’en étant pas le seul responsable : un certain complexe d’infériorité intellectuelle catholique, vis-à-vis des sciences humaines et des sciences sociales, y compris dans ce qu’elles peuvent avoir de plus sécularisateur du regard et du discours chrétiens, en étant également responsable.

    V. Ce qui importera le plus sera que l’on redécouvre, et que l’on fasse redécouvrir, que la Foi aussi (et pas seulement les moeurs) comporte

    - des points incontournables et indispensables, à contempler et à comprendre, mais aussi à proclamer et à propager, à promouvoir et à défendre, car ils ne sont ni mutilables, ni négligeables, ni négociables, ni occultables, ni oubliables, ni périssables ;

    - des points non agréables à entendre, mais profitables à écouter, car ils disent très bien toute la grandeur du seul vrai Dieu, toute la faiblesse de l’homme pécheur, mais aussi toute la vocation de l’être humain à se détourner de la tentation de la perdition à se retourner vers la promesse de la rédemption, sous la conduite et en direction de l’unique Médiateur ;

    - des points contrariants et dérangeants, y compris sur la cause première de la présence et de l’action du mal dans le monde, comme sur les fins dernières des êtres humaines, au terme de leur vie terrestre ;

    tout cela au bénéfice surnaturel et théologal, à destination doctrinale et pastorale, des catholiques, bien sûr, mais aussi des chrétiens non catholiques et des croyants non chrétiens, surtout si l’on tire parti de cette année de la Foi pour rappeler ENFIN l’existence, la solidité ET la validité du document Dominus Iesus, dont la non lecture, au sein même de l’Eglise, contribue grandement et gravement à la fragilisation contemporaine de la Foi catholique.

    VI. Ce qui importera le plus, pour conclure, résidera dans la réactivation, la redécouverte, la remise à l’ordre du jour du fait que la Foi catholique est, par essence, par vocation et non par prétention, surnaturelle et théologale, et non "une émanation ascendante d’origine immanente".

    J’espère n’avoir rien oublié de ce qui, à mes yeux, importera le plus, dans le cadre et au moment de cette année de la Foi, pour la gloire de Dieu et le salut du monde.

    Bonne journée et à bientôt.

    A Z

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