Bonjour,
Dans le cadre et au moment de cette année de la Foi, à mon sens,
I. Ce qui importera le plus consistera à faire le lien entre "le rétroviseur" et "le GPS", et ce qu’il y a de plus fondamental, dans le "rétroviseur" magistériel, en matière d’explicitation des fondements et du contenu de la Foi catholique, c’est bien le Concile de Trente, Concile qui a été achevé puis appliqué, et qui comporte des définitions à caractère dogmatique, à la différence
du Concile Vatican I, qui n’a été ni achevé, ni appliqué, mais qui comporte des définitions à caractère dogmatique,
du Concile Vatican II, qui a été achevé et appliqué, mais qui ne comporte pas de définitions à caractère dogmatique.
II. Ce qui importera le plus consistera à faire le lien entre cette année de la Foi et,
d’une part, la célébration, dans et par l’Eglise, du 450ème anniversaire de la conclusion du Concile de Trente, le 4 décembre 2013,
d’autre part, une véritable restauration, en plénitude, de l’autorité et de l’identité de la Foi catholique, dans ses trois dimensions
la dimension contemplative : la contemplation du mystère de la Foi,
la dimension compréhensive : la compréhension du message de la Foi,
la dimension missionnaire, opérative : la propagation, au sein et autour de l’Eglise, du goût pour et du sens de la contemplation du mystère et de la compréhension du message de la Foi.
III. Ce qui importera le plus, ce sera que cette année de la Foi débouche sur un mouvement, durable et profond, d’appropriation et de communication inter-générationnelles du contenu doctrinal de la Foi catholique, quitte à ce que cela se fasse à travers une réorientation du contenant pastoral qui a été envisagé par le Saint-Siège, dans le cadre des linéaments (préoccupants, précisément, de par leur "pastoralocentrisme") du synode des évêques qui est prévu pour l’automne 2012, ces linéaments pouvant être consultés sur le site internet du Vatican.
IV. Ce qui importera le plus, en d’autres termes, sera qu’il soit tiré parti et profit de cette année de la Foi pour prendre ENFIN de saines distances critiques, libératrices ET responsabilisantes, avec l’horizontalisation et l’humanitarisation des vertus chrétiennes, horizontalisation et humanitarisation qui sévissent à l’intérieur de l’Eglise depuis le début des années 1960, le Concile Vatican II n’en étant pas le seul responsable : un certain complexe d’infériorité intellectuelle catholique, vis-à-vis des sciences humaines et des sciences sociales, y compris dans ce qu’elles peuvent avoir de plus sécularisateur du regard et du discours chrétiens, en étant également responsable.
V. Ce qui importera le plus sera que l’on redécouvre, et que l’on fasse redécouvrir, que la Foi aussi (et pas seulement les moeurs) comporte
des points incontournables et indispensables, à contempler et à comprendre, mais aussi à proclamer et à propager, à promouvoir et à défendre, car ils ne sont ni mutilables, ni négligeables, ni négociables, ni occultables, ni oubliables, ni périssables ;
des points non agréables à entendre, mais profitables à écouter, car ils disent très bien toute la grandeur du seul vrai Dieu, toute la faiblesse de l’homme pécheur, mais aussi toute la vocation de l’être humain à se détourner de la tentation de la perdition à se retourner vers la promesse de la rédemption, sous la conduite et en direction de l’unique Médiateur ;
des points contrariants et dérangeants, y compris sur la cause première de la présence et de l’action du mal dans le monde, comme sur les fins dernières des êtres humaines, au terme de leur vie terrestre ;
tout cela au bénéfice surnaturel et théologal, à destination doctrinale et pastorale, des catholiques, bien sûr, mais aussi des chrétiens non catholiques et des croyants non chrétiens, surtout si l’on tire parti de cette année de la Foi pour rappeler ENFIN l’existence, la solidité ET la validité du document Dominus Iesus, dont la non lecture, au sein même de l’Eglise, contribue grandement et gravement à la fragilisation contemporaine de la Foi catholique.
VI. Ce qui importera le plus, pour conclure, résidera dans la réactivation, la redécouverte, la remise à l’ordre du jour du fait que la Foi catholique est, par essence, par vocation et non par prétention, surnaturelle et théologale, et non "une émanation ascendante d’origine immanente".
J’espère n’avoir rien oublié de ce qui, à mes yeux, importera le plus, dans le cadre et au moment de cette année de la Foi, pour la gloire de Dieu et le salut du monde.
Bonne journée et à bientôt.
A Z
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