Accueil du site > Actualités > Revue de presse > Un des tenants du CNEF et du CPDH réagit à la maladresse de l’appel à la (...)

envoyer l'article par mail envoyer par mail Imprimer cette page

Un des tenants du CNEF et du CPDH réagit à la maladresse de l’appel à la prière évangélique contre le mariage gay

Par Daniel RIVAUD

mercredi 12 septembre 2012


Depuis un certain temps déjà, je vois passer de plus en plus de réactions concernant le site Actu Chrétienne et les propos tenus par certains de ses animateurs. Les attaques régulières contre le CNEF, le CPDH et d’autres encore interrogent à juste titre sur l’objectif poursuivi par ce site. Une chose est de parler « sans langue de bois », une autre est d’attaquer et de critiquer nommément des organismes et même des personnes.

http://www.blogdei.com/21790/un-des...

2 Messages de forum

  • 15 septembre 2012 13:24, par Réginald de Coucy

    Le texte de Daniel RIVAUD, évoqué dans l’article ci-dessus, reproche, en effet au pasteur Franck Pecastaing, animateur du site Actualité Chrétienne, de dire les choses un peu brutalement :

    Lancer un « Appel à la prière » en soit est une bonne chose. Mais lorsqu’on y associe « contre la dénaturation du mariage et l’adoption pour les couples de même sexe » et que l’on cite brutalement des versets bibliques de jugement et de condamnations sans autre explication, et surtout sans aucune expression de l’amour de Dieu manifesté pour tous les hommes, déjà dans l’église ce serait inacceptable, à plus forte raison lorsqu’on le fait sur la place publique. On conforte ainsi dans leur position non seulement les personnes homosexuelles, mais également un grand nombre d’élus, de médias et de citoyens de notre pays qui ne voient dans la position des églises que l’expression d’un rejet légaliste et dogmatique

    Pourtant, il m’a semblé, après m’être propulsé sur le site de ce pasteur pour constater de visu que si son appel est certes sans détour (et fidèle à la rhétoriquehabituelle des évangéliques), il n’en est pas moins rigoureusement exact.

    Je ne peux même résister à l’envie de le citer in-extenso afin que les commentateurs jugent facilement sur pièces.

    La critique émise par D.R. ne serait-elle donc que le fruit d’une réaction institutionnelle face à un franc-tireur dont le succès fait de l’ombre ?
    N’étant pas très versés dans les querelles internes du monde protestant, complexe et parfois atomisé, je ne me prononcerai pas là-dessus...

    § § § § §

    L’APPEL A LA MOBILISATION DU PASTEUR FRANCK PECASTAING

    « Appel lancé le mercredi 15 Août.

    Jean-Marc Ayrault a indiqué à l’Assemblée nationale, « que le droit au mariage et à l’adoption sera ouvert à tous les couples sans discriminations », à compter du « premier semestre 2013 ». Il est temps pour les chrétiens et les églises de se mobiliser dans l’intercession.

    « Notre société évolue, les mentalités changent », avait encore déclaré le Premier Ministre, indiquant que le nouveau gouvernement souhaitait accompagner ces évolutions. Mais en réalité, s’agit-il d’une évolution ou d’une régression ?

    La sexualité entre personnes du même sexe n’est pas un fait nouveau, cela existe depuis des centaines, et même des milliers d’années. Dans les premiers livres de la Bible, ce comportement est mentionné : « Tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination » (Lévitique 18v22). Dans le Nouveau Testament, l’apôtre Paul en parle dans sa lettre aux Romains (1v26b-27) « … car leurs femmes ont changé l’usage naturel en celui qui est contre nature ; et de même les hommes, abandonnant l’usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres, commettant homme avec homme des choses infâmes ». Dans ces deux textes de la Bible, l’un de l’ancien testament, l’autre dans le nouveau testament, il est fait mention d’un usage contre nature.

    Il est aussi très clair, sans faire d’exégèse, que le Dieu de la Bible, dans l’Ancien et le Nouveau Testament (Il est le même hier, aujourd’hui et éternellement), n’approuve pas ce comportement contre-nature…

    Alors en quoi la société française serait elle plus évoluée en changeant la loi sur le mariage ? Ce serait, bien au contraire, ouvrir une sorte de boîte de Pandore où les conséquences d’une telle loi sur la structure de notre société ne sont pas mesurables aujourd’hui.

    Il est temps de prier, afin que nos élus écoutent la voix de la sagesse : « Ne déplace pas la borne ancienne que tes pères ont posée » (Proverbes 22v28).

    Dans la ville de Sodome, les hommes avaient perdu la raison. Souvenez-vous : « Ils appelèrent Lot, et lui dirent : Où sont les hommes qui sont entrés chez toi cette nuit ? Fais-les sortir vers nous, pour que nous les connaissions » (Genèse 19v5). Deux anges sont entrés dans la ville de Sodome et sont allés chez Lot qui les a accueillis. Les habitants de la ville souhaitent avoir des rapports contre nature avec eux (Dans ce contexte, le mot connaitre est associé à un rapport intime). Ne perdons pas la raison !!!

    Il est plus que temps, que les chrétiens nés de nouveau en France se mobilisent dans la prière d’intercession, afin de lutter contre cette loi inique.

    2 Chroniques 7v14 : « Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie, et cherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies, je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays ».

    DU 2 AU 9 SEPTEMBRE, j’invite tous les chrétiens nés de nouveau, toutes les églises de France, ainsi que tous les intercesseurs qui aiment la France, en partenariat avec Actu-Chretienne.Net, à prendre part à ce combat spirituel.

    Pasteur Franck Pecastaing »

    http://actualitechretienne.wordpres...

    Répondre à ce message

    • L’appel à la prière de Franck Pecastaing à suscité plus de 350 commentaires sur son site.
      Je n’ai pas voulu être en reste et ai participé à mon tour au débat en réagissant à quelques interventions de commentateurs avec lesquels je n’étais pas vraiment d’accord.

      En voici donc la copie, non par complaisance narcissique pour ma propre prose, mais pour faire part ici d’un certain type d’argumentation dans ce débat inégal et biaisé contre l’instauration légale d’un “mariage gay” (sic) ou “mariage pour tous” (re-sic) :

      « Ce que fait “sourire”, à ce que j’ai pu constater sur ce site que je viens de découvrir, c’est ce qu’on appelle une activité de troll…

      Pas la peine de faire diversion et de chercher à noyer le poisson en venant asséner des suites d’affirmations loufoques telles « la mal bouffe fait bien, bien plus de mort que l’homosexualité » !!!

      Sourire” éprouve une sympathie manifeste, ou éprouve un complexe de culpabilité, je ne sais, à l’égard de l’homosexualité.
      Ce n’est pas une raison pour enfermer quiconque n’est pas d’accord avec l’idéologie et la nouvelle morale que le lobby gay cherche à imposer à la société, à enfermer, dis-je, les contradicteurs dans la catégorie des “homophobes”.

      Non, l’être humain ne résume pas à deux catégories antagonistes : les [pro]homosexuels et les homophobes !

      Cette partition est encore une des astuces sournoises de la propagande du lobby GLBT et de leurs sympathisants. Il s’agit, en utilisant ce néologisme (de fait, un barbarisme) à connotations péjoratives, de stigmatiser un adversaire d’opinion. On ne discute pas sur des faits, on ne raisonne pas, on n’accole pas un verbe d’action à un sujet. Non, on fige irrémédiablement l’adversaire au moyen d’un substantif attribut : il EST homophobe…pouah !

      Peut-être que les responsables de ce site ont commis des maladresses dans l’énoncé de leurs appels à la prière (ça reste encore à démontrer). En attendant, le fond de leur démarche est totalement justifié.

      Les demandes et les campagnes concernant l’instauration d’un “mariage gay” sont fondées sur une escroquerie intellectuelle. En inventant de toutes pièces une anthropologie fantaisiste, uniquement fondée sur les modes de vie et les pratiques d’une communauté qui se définit par une attirance sexuelle prévalente vers le même (homo), les propagandistes de ce communautarisme essaient de faire passer une escroquerie pour une vérité ontologique.

      La moindre des honnêtetés, lorsque on tente de saisir une vérité essentielle, consisterait à se livrer à une réflexion objective en ce qui concerne l’homosexualité. On n’est même pas obligé de partir du postulat de départ de la condamnation définitive de l’homosexualité par le premier testament (encore que cela soit une piste féconde de réflexion).

      L’être humain est soit homme, soit femme (ça, la Bible l’a elle aussi déjà dit ; et cela dès ses premières pages…). D’ailleurs, dans l’ensemble du règne animal, à part quelques escargots, vers de terre et autres animaux anecdotiques (à l’exemple des bactéries et virus, mais on est là à des années-lumières de l’être humain…), la partition s’établit entre mâles et femelles. Toute procréation (ovipare ou vivipare) s’opère à la condition que cette complémentarité mâle-femelle s’opère. Faute de celle-ci, rien ne se produit et l’espèce concernée court à l’extinction. Chez les mammifères (dans la catégories desquels on classe l’homme), la règle est absolue et sans exception.

      Si l’on se pense sur les aspects anatomiques, en particulier du système génital, on ne peut que constater que les organes mâles et femelles sont parfaitement complémentaires et s’emboîtent à la quasi perfection. La fonction (de reproduction) et l’organe sont en phase. Pour ce qui concerne les aspects physiologiques, qui réclament une analyse un peu plus attentive et détaillée que la simple observation, on constate la même complémentarité mâle-femelle très largement ordonnée autour des conditions permettant la perpétuation de l’espèce et la transmission de la vie.

      On peut également ajouter que si les espèces dites supérieures ont quelques latitudes dans l’exercice de leurs fonction de reproduction (en matière de périodicité, notamment), le règne animal est enserré dans un conditionnement étroitement dépendant de facteurs environnementaux qui conditionnent rigoureusement la mise en oeuvre de l’activité sexuelle.
      Mis à part le bonobo, il n’y a que l’homme qui puisse s’affranchir de ces conditions (liberté toute relative ; vraie seulement si l’on néglige le conditionnement puissant résultant des pulsions de la libido) pour se livrer à une activité génitale plus ludique qu’orientée vers la reproduction de l’espèce.

      A moins d’être bouché ou doté d’un QI de mollusque, on doit pouvoir commencer à tirer quelques conclusions intéressantes et logiques de tout cela. La sexualité possède bien ce caractère universel d’une répartition en deux principes complémentaires, mâle-femelle, ordonnés en vue de la procréation des espèces.

      Que chez l’être humain il y ait, depuis la nuit des temps, un “mariage” hommes-femmes et que la cellule familiale soit (dans la plupart des cultures) centrée autour d’un couple homme-femme, n’apparaît, dès lors, plus très surprenant !

      Les défenseurs de l’homo-parentalité (autre barbarisme) poussent des hurlements quand on leur oppose l’argument d’un mariage et d’une cellule familiale découlant des lois naturelles. Pourtant, ainsi qu’on l’a vu ci-dessus, c’est bien la loi de la nature que d’unir (d’une manière ou d’une autre) un homme et une femme puisque c’est le seul moyen naturel de faire des enfants et de perpétuer l’espèce humaine.

      Après, la nature humaine étant ce qu’elle est, avec ses étonnantes faiblesses (conséquences “naturelles” du péché originel, précisent les chrétiens), on peut observer de multiples comportements qui n’ont que peu à voir avec ce qu’un usage raisonné et naturel des diverses fonctions humaines semblerait appeler.

      Là où un animal n’absorbe que la quantité de nourriture nécessaire à sa survie, l’homme est capable de se s’empiffrer jusqu’à en devenir hideusement difforme, malade, impotent et finalement en mourir !

      Volontairement, l’homme fait également appel à des paradis artificiels qui inhibent sa conscience et son cheminement intellectuel.

      De même avec le sommeil ou avec l’activité ludique, l’animal dort en fonction de ses besoins de son espèce et des rythmes naturels et s’il se livre à des jeux, ceux-ci sont ordonnés à son développement et au maintien de sa condition physique. L’homme est capable de se perdre dans des activités prétendument ludiques mais en fait addictives qui l’asservissent et pour lesquelles il est capable de sacrifier son sommeil, entrant ainsi dans des cycles pervers de dépendance.

      Si l’animal ne tue que pour sa survie, l’homme, mésusant de sa liberté, peut se complaire dans des violences meurtrières gratuites ou dictées par des intérêts très immédiats et contestables.

      Pour l’exercice de sa sexualité, l’homme étant libéré des conditionnements stricts des espèces inférieures, devrait avoir pour guide de ses propres choix et conduites ce que n’ont pas ces mêmes espèces : son intelligence.

      Au lieu de cela, certains individus (pour diverses raisons) se laissent déborder par leurs pulsions instinctuelles jusqu’à parfois devenir prisonniers de comportements compulsifs. Autrement dit, la palette des comportements observables en matière d’exercice de la sexualité et de la génitalité est très vaste. Ce ne sont pas les psycho-thérapeutes (ni les confesseurs) qui diront le contraire !

      Ce qui est étonnant, pourtant, c’est que certains groupes d’individus partageant les mêmes intérêts déviants (déviants par rapport à ce que la nature attend) prétendent instaurer comme norme leurs propres pratiques ; en prétendant que celles-ci résultent elles-mêmes de la nature humaine.
      Ainsi, la sodomie – qui n’est qu’une des innombrables variantes de ce que la très féconde imagination humaine à inventé depuis des siècles en matière d’activité génitale génératrice de plaisir – deviendrait, aux dires de ses pratiquants, une norme susceptible d’égaler, voire supplanter, l’exercice naturel de la fonction génitale et qui devrait, de ce fait, être reconnue dans le cadre d’un statut social particulier, dès lors qu’elle est pratiquée entre individus de même sexe !

      Parallèlement, le choix préférentiel d’une activité génitale féminine exercée uniquement en direction d’une personne de même sexe (assemblage par nature infécond) devrait être le déterminant du même statut social que celui d’un couple “naturel”, celui dont la complémentarité sexuelle est la condition d’une fécondité naturelle, inhérente à l’espèce.

      Lorsqu’on emploie le terme de “dénaturation”, il s’agit donc bien de cela. On nie la nature intrinsèque des choses et, pour des intérêts personnels ou catégoriels, on falsifie la réalité des choses en les prétendant autres qu’elles ne sont en fait.

      Si la nature (ou la Providence) a fait naître l’enfant au sein d’une complémentarité de gamètes (et de leurs porteurs) mâle-femelle, c’est qu’il y a manifestement de bonnes raisons à cela. On peut le déplorer, pourquoi pas (encore que cette déploration soit étrange et suspecte) mais on peut difficilement le nier, à moins de refuser malhonnêtement la réalité des choses au nom d’une idéologie ou d’intérêts personnels. La raison naturelle devrait pousser à faire le choix de ce qui est dans la nature des choses d’être (ce doit être, je suppose, une des définitions de la morale naturelle), ce pour quoi elles sont faites.

      Que quelqu’un choisisse d’utiliser sa génitalité comme il l’entend et de choisir des orientations sexuelles particulières, c’est une chose. Que ce même ose prétendre que ces choix sexuels doivent être reconnus par la société et bénéficier d’un statut apporteur d’avantages, on tombe là en pleine manipulation, voire en plein délire.

      D’ailleurs, qu’on ne s’y trompe pas, ces même prétendants, regroupés sous une bannière un peu fourre-tout de “communauté gay” ou encore “lgbt” (lesbiennes-gay-bi trans (sic)) plaidant, dans les apparences, pour une égalité généreusement universelle et transgressive ont eux même des codes qui, pour être très élastiques au regard du commun, n’en sont pas moins extrêmement féroces en ce qui concerne leurs propres interdits à l’encontre des groupes qui ne partagent pas leur “morale”.

      Un enfant a besoin (même la psychanalyse est là pour le confirmer au travers du complexe d’Oedipe) d’un père et du mère. Il suffit des accidents de la vie qui en décident autrement, et qui sont souvent sources de traumatisme, pour ne pas choisir délibérément d’imposer à un être humains, à son entrée dans la vie, une paire d’individus de même sexe qui vont jouer “au papa et à la maman” tout en refusant à cet enfant un papa ET une maman (qui pourtant, nécessairement existent biologiquement quelque part !) ; puisqu’ils ne peuvent à la fois être papa et maman (chacun ne pouvant être appartenant que d’un sexe à la fois, indépendamment de toute simulation fantasmatique et pathologique).

      Quant à la vieille lune de l’argument pitoyable et éculé et qui se voudrait tétanisant et définitif ; non, dire qu’il vaut mieux avoir des parents homosexuels qui s’aiment que des parents (le terme de “parents” n’est pas ici symétrique, il n’a pas la même signification) hétéro-sexuels qui se déchirent, n’est jamais qu’une galéjade, une couillonnade absurde dont la paresse cérébrale n’a d’égale que l’apparente logique formelle imparable dont elle est revêtue.

      Quelques médias paresseux (relayés par une opinion publique qui ne réfléchit guère et gobe n’importe quelle pochade) se répètent goulûment cet argument qui n’en est pas un. Il n’y a pas à se laisser démonter par cette fadaise, mais à la démonter pour en montrer la béance…

      R. de Coucy »

      http://actualitechretienne.wordpres...

      Répondre à ce message

Répondre à cet article