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Traduit par Pierre

Thomas d’Aquin et l’Islam

par Matthew Hanley

dimanche 29 janvier 2012


Il est de notoriété publique que les laïcs (laïcards) ont sur le christianisme un regard hostile, et un regard obséquieux sur l’islam — ou gardent le silence au sujet des conflits et même des atrocités — tel le massacre de Fort Hood [NDT : 5 novembre 2009 Nidal Malik Hasan tue 12 militaires et en blesse 31 dans un attentat meurtrier au Texas - rappelons-nous les récents événements en Afghanistan]. À part la lâcheté, on peut expliquer cette attitude par le vieil adage "les ennemis de mes ennemis sont mes amis". Mais qu’en est-il vraiment ?

L’érudit Ibn Warraq relève que divers intellectuels — dont Czeslaw Milosz, Carl Jung, et Karl Barth — ont repéré des similitudes frappantes entre l’islam et le communisme ou le national-socialisme ; pour l’athée Bertrand Russel, par exemple, "on rapprochera le mahometisme du bolchevisme plutôt que du christianisme ou du bouddhisme." L’estimable Theodore Dalrymple a, lui aussi, rapproché l’islam du marxisme contemporain, bien qu’à son avis ses tendances totalitaires soient dues à une faiblesse congénitale : l’incapacité à se soumettre à l’analyse philosophique. Face à ces différences évidentes, Benoît XVI postule (Voir le discours de Ratisbonne) que l’Islam et l’Occident laïque ont un important point commun : tous deux ont attribué le "Ballon d’or" à la Raison. Autrement dit, tous deux ont voulu tacler la Raison qui leur barrait le chemin.

Ce qui nous mène à St. Thomas d’Aquin — le "Docteur Angélique" — connu pour ses efforts à harmoniser foi et raison, et dont nous célébrons la fête ce 28 janvier. Il avait à dire bien des choses sur l’Islam, mais ne s’est exprimé explicitement que deux fois sur le sujet. Dans un traité "Témoignage sur quelques articles contre les Grecs orthodoxes, les Arméniens et les Sarrasins au chantre d’Antioche" il propose des arguments pour le Christianisme contre de nombreuses objections typiques des Musulmans et, dans la "Summa contra Gentiles, Somme contre les Gentils" il énonce avec concision des objections aux prétentions de l’islam : son fondateur n’a jamais accompli de miracles, et — à l’inverse du christianisme qui s’est épanoui sous les persécutions — l’islam s’est répandu par les armes. Les propos de Thomas d’Aquin dans les années 1260 méritent qu’on les scrute de nos jours : « Il (Mahomet) n’a présenté aucun signe d’origine surnaturelle qui seul aurait porté le témoignage approprié d’une inspiration divine ; car une action incontestablement divine révèle un maître inspiré porteur de la vérité. Au contraire, Mahomet a décrit son pouvoir comme justifié par les armes — un signe qui ne fait défaut ni aux bandits ni aux tyrans. »

Il poursuit en relevant que Mahomet interdisait formellement à ses disciples de lire l’Ancien et le Nouveau Testaments qu’il qualifiait de "pure invention", avant de conclure : « il est donc évident que ceux qui accordent foi à ces paroles sont des croyants insensés. »

On peut soutenir la liberté universelle de religion, reconnaître la piété et la sincérité de bon nombre de musulmans, et apprécier le dialogue ouvert, tout en notant que ces remarques médiévales, dénuées de tout euphémisme politiquement correct, peuvent faire réfléchir, à l’inverse des attitudes actuelles d’observation ayant accès à nombre d’informations, mais s’interdisant de voir et de juger.

Thomas d’Aquin remarque aussi que le fondateur de l’islam, tout comme bien de nos avant-gardistes laïques, « séduisait les gens par la promesse des plaisirs charnels vers lesquels la concupiscence nous aiguillonne. Son enseignement contient aussi des préceptes conformes à ses promesses, et il donnait libre cours aux plaisirs de la chair. Comme il fallait s’y attendre, les hommes, portés sur la chair, le suivaient en tout. » (Cf. Livre 1, chapitre 6). On a tendance à croire que les musulmans (généralement opposés à l’avortement) sont hostiles au penchant des Occidentaux à renverser les barrières à la poursuite des plaisirs de la chair. Mais on ne peut prendre pour des règles convenables les restrictions aux relations entre personnes de sexe opposé telles que pratiquées dans certaines parties du monde islamique ; une telle sévérité cherche à dissimuler les déviances capricieuses et dominatrices que les laïcards ne condamnent pas vraiment selon la tradition judéo-chrétienne. Comment les laïcards, promoteurs acharnés de toutes formes spéciales de prétendue "famille", par hostilité envers toute exclusion discriminatoire, peuvent-ils être opposés à la polygamie permise et communément pratiquée dans le monde islamique ?

Dans le même esprit, au nom de quoi les laïcards refusent-ils le mariage entre cousins germains — pratique très courante dans de vastes zones de l’islam ; environ la moitié des mariages dans des pays tels que l’Irak, la Libye, l’Arabie saoudite, sont consanguins. Au nom d’une rhétorique "égalitaire" pour promouvoir leurs prétentions relatives au "mariage", les laïcards s’alignent, consciemment ou non, sur l’unique religion permettant le mariage à un degré aussi proche (équivalence avec "demi-frère").

Bien moins connu est le code oral du "Dar al-islam" qui tolère la pédérastie. Les Afghans parlent ouvertement, dans un document diffusé par PBS Frontline [NDT : PBS=Service de diffusion publique - Frontline diffuse par internet des documentaires d’intérêt général.] du recrutement et des abus commis sur des "garçons danseurs" — une pratique choquante fort répandue. Un slogan local : "les femmes pour faire des enfants, les garçons pour le plaisir". (Un ancien combattant de retour au pays me disait que c’est aussi une pratique commune chez les Arabes).

Quel raisonnement tortueux, en vérité, que celui qui condamne de telles pratiques méprisables et exprime son hostilité mortelle envers l’homosexualité (sauf celle des hommes qui abusent de petits garçons). Les documentsrelatant de tels faits sont insoutenables ; on peut se demander comment des villageois d’un prétendu "âge de pierre" se complaisent à des séances de relations homme adulte / petit garçon. Et que penser des "érudits de progrès" du monde occidental s’exprimant sur "l’intimité inter-générationnelle" ? Ils doivent se hérisser en apprenant que le gouvernement grec (la sagesse n’a pas nécessairement grandi régulièrement au fil des siècles) vient de déclarer la pédophilie : "infirmité". Confucius trouvait, voici bien longtemps, que les gens perdent leur liberté quand les mots perdent leur signification ; ajoutons que les enfants perdent leur innocence quand les hommes perdent la tête. Il était donc important que Benoît XVI nomme les crimes qui ont pollué l’Église au cours de ces dernières décennies, et ont traumatisé tant de vies innocentes, pour ce qu’ils sont : "de l’ordure".

Bien des laïcards et bien des musulmans sont, bien sûr, mal à l’aise au sujet des divers moyens d’atteindre le plaisir charnel. Pourtant, soulager la souffrance humaine qui en résulte s’articule sur la nécessité, selon Thomas d’Aquin, de maîtriser par la raison les passions humaines.

Sanctus Thomas, ora pro nobis.


Illustration : Thomas d’Aquin - par Ardith Starostka

Texte traduit de : http://www.thecatholicthing.org/col...

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http://tele.premiere.fr/News-Videos...

http://www.abc.net.au/4corners/cont...

24 Messages de forum

  • 30 janvier 2012 09:40, par Michel de Lyon

    On se demande pourquoi FC a jugé bon de mettre en ligne cet article ?
    Il m’a fait perdre mon temps, aucun intérêt.

    L’Eglise Catholique n’a pas besoin des "laïcards" pour faire la promotion de l’islam, bon nombre de ses évêques et de ses prêtres s’en chargent, y compris en chaire, a tel point que chez certains cela semble tenir de l’obsession !

    Comme chacun sait : "l’islam est une religion de Paix et de tolérance"...inutile donc de faire appel à ceux du passé qui pourraient dire le contraire !

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  • 30 janvier 2012 17:58, par steph

    C’est vrai...le terme laicard enlève un peu de crédibilité au texte. Mais l’église se couche devant l’islam. Si jesus avait fait preuve d’autant de "tolérance" , il serait au panthéon des dieux romains et il n’y aurait aucun martyr.
    Le courage n’est plus de ce monde et les prêtres et évêques habillés en civil ne sont plus que des hauts fonctionnaires déguisés en cadre d’entreprise, lunettes au coin de la bouche et raie sur le côté.

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    • Le Prix à payer en poche ! (6,70€) 30 janvier 2012 23:25, par M.J.

      Je ne crois pas que l’Eglise tout entière se couche devant l’islam, heureusement, mais que certains de ses éminences, prêtres ou fidèles fassent son lit, ne fait aucun doute !

      Au fait, quand même une bonne nouvelle, "le prix à payer" de Joseph Fadelle (alias Mohamed Moussaoui), sans aucune promotion médiatique, est un best-seller, et vient de sortir en poche...

      Si le prix à payer reste toujours aussi lourd pour le martyr Jodeph Fadelle, il sera beaucoup plus abordable pour les acheteurs et les lecteurs :-)

      L’esprit-Saint travaille silencieusement pour que malgré tous ceux qui voudrait l’étouffer, la vérité soit proclamée !

      Joseph Fadelle sait qui a voulu le tuer et pourquoi...et ce n’était pas des "laïcards" !

      Faites la promotion de cet ouvrage édifiant, achetez le, offrez le, servez vous en comme référence face à ceux qui ne savent dire qu’une chose : "l’islam est une religion de paix et de tolérance", ce témoignage est précieux et il dit exactement le contraire :
      http://www.amazon.fr/prix-%C3%A0-pa...

      Les chrétiens lucides ne doivent pas se laisser impressionner par ceux qui ne savent que traiter d’islamophobes et d’ignorants ceux qui osent critiquer cette religion.

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  • 30 janvier 2012 20:21, par Ahmed Addoukkali

    Article obséquieusement raciste et qui démontre que l’auteur ne connaît absolument rien à l’Islam, c’est de la vile islamophobie.

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    • Thomas d’Aquin et l’Islam 30 janvier 2012 21:35, par Henri

      Cet article nous renvoie à des vidéos qui font mal au coeur.
      Quel régime défendons nous ? Pour quoi et pour qui nos soldats exposent leur vie ?
      Avons nous le droit de poser des questions ? Et de continuer à les poser ? N’en déplaise à certains.

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  • 30 janvier 2012 22:30, par Bernard Richard

    On sent surtout dans cet article étonnant (l’étonnant est bien sûr son accueil dans La France Catholique) une pruderie XIXe siècle, un effroi devant la chair qui fait plus victorien que catholique. L’islamophobie débridée (on y exprime, sans le dire explicitement, "les musulmans, des pédés"), les insultes contre la position de la hiérarchie catholique à l’égard de l’islam étonnent aussi dans ce journal.
    Un peu d’attention à ce que vous offrez à votre public, s’il vous plaît !

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    • Thomas d’Aquin et l’Islam 31 janvier 2012 00:32, par Charles

      Que ces catholiques américains dont le site The Catholic Thing est un des moyens d’expressions soient marqués par le puritanisme et que cela nous choque en tant que catholiques européens, c’est évident. Mais cela ne ressort pas tant d’un texte précis ou d’un autre mais d’un retour sempiternel aux mêmes thèmes eet d’une certaine maladresse (peut-être amplifiée par la traduction ?).

      Cela dit fallait-il que "France Catholique" censure le texte sur "Thomas d’Aquin et l’Islam" en particulier. A mon avis non car c’est un document intéressant :

      1/ sur l’état d’esprit de nos amis catholiques américains et leur manque de finesse (ah voici que nous faisons ici du racisme anti-américain !) qui leur fait oublier que s’ils veulent être traduits dans toutes les langues du monde dont le français, ils devraient essayer de se rendre plus acceptables. Mais non ils ont le chic pour se faire détester sur la planète entière, souvent avec les meilleurs sentiments du monde...

      2/ Il y a ce document sur les moeurs de certains seigneurs de la guerre afghans et de leurs hommes avec ces bouts de reportage y compris en français. C’est bien sûr beaucoup plus choquant pour nous que tout le reste. Mais il est quand même intéressant d’apprendre que

      A/ cela a un rapport lointain avec la civilisation de la Grèce ancienne ou de la Perse amenée au Pakistan par les troupes d’Alexandre sans doute ??? ; passionnant, mais bon !

      B/ c’est quand même un apport relativement récent pour ces guerriers afghans et que donc on ne peut pas vraiment dire qu’il s’agit d’une "tradition" avec ce que cela pourrait comporter de légitime au nom de l’anti-racisme et du respect des différences par exemple ;

      Tout cela à vérifier par des spécialistes bien sûr.

      C/ Que ce n’est pas une pratique islamique à proprement parler et d’ailleurs on peut supposer que les Talibans ne pratiquent pas ce genre de distraction.

      A vrai dire je n’en sais rien non plus...

      D/ Que cela a quand même un rapport avec le voile islamique que l’on veut nous imposer chez nous et que donc nous ferions bien d’y réfléchir pour notre propre compte. Il faut quand même lire ce témoignage plutôt savoureux d’un Afghan qui explique que les femmes afghanes étant cachées ont ne peut pas savoir si elles sont belles ou non, qu’on ne peut donc pas tomber amoureux d’elles, tandis que les garçons on les voit et on peut savoir s’ils sont beaux ou non... Deuxièmement c’est bien cette beauté qui est convoitée et fait l’objet d’une démarche de prestige de la part des chefs. Chez nous le Président épouse un ancien top-modèle et montre ainsi qu’il est le chef. En Afghanistan, le chef se doit également de montrer qu’il est le mâle dominant, non en montrant ses femmes - c’est interdit - mais en montrant ses garçons-danseurs - cela semble toléré par une tartuferie locale... que l’Université Al-Hazhar du Caire n’avalise sûrement pas !

      Oui la question finale est bien de savoir, pourquoi les Français se font tuer si-loin de chez eux. Est-ce pour protéger ce genre de moeurs ? Quant à savoir si cela à un rapport avec Thomas d’Aquin et l’islam, il faudrait que je relise le texte une fois encore, mais c’est un peu au-dessus de mes forces tant tout cela est, il est vrai, assez choquant et donc susceptible de provoquer des réactions exagérées dans un sens comme dans l’autre. Ce qui n’est jamais souhaitable...

      Charles

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  • 30 janvier 2012 23:18, par A Z

    Bonsoir à tous,

    Saint Thomas d’Aquin était-il intégriste avant la lettre, ou intégriste sans le savoir ? Evidemment non, il se limite ici à dire une assez grande partie de ce qui est : le christianisme est LA religion révélée, et l’islam est l’une des "differrantes" religions non chrétiennes, c’est-à-dire une religion

    - qui comporte certainement des éléments non contraires à la religion en tant que composante de la justice, vertu naturelle,

    mais

    - qui constitue également, en tant qu’ensemble, une religion non conforme à la vérité révélée.

    Si dire ce qui est, à propos de l’islam, équivaut à dire du mal des musulmans, cela signifie que l’islamocritique (en l’occurrence d’inspiration catholique) est impossible, puisqu’elle est aussitôt fallacieusement assimilée à de l’islamophobie, alors que la dénonciation d’une doctrine ou d’un système erroné(e) est une chose, tandis que la détestation des personnes qui y adhèrent, ou qui y sont...soumises, en est une autre.

    Je rappelle ici même ce que le futur Benoît XVI écrivait sur l’islam, il n’y a pas si longtemps :

    "L’Islam ne connaît absolument pas la séparation des domaines politiques et religieux, inhérents au christianisme dès le début. Le Coran est une loi religieuse totalitaire, qui règle la totalité de la vie politique et sociale et exige que toute l’organisation de la vie soit dictée par l’Islam. La charia impose sa marque à la société du commencement à la fin. [...]

    L’Islam a une tout autre conception des règles de vie, il en englobe tout simplement la totalité et ses lois sont différentes des nôtres. Il y a une très nette subordination de la femme à l’homme, le droit pénal, tous les rapports de la vie, sont fixés avec rigidité et opposés à nos conceptions modernes de la société".

    Il s’agit effectivement du Cardinal Ratzinger dans son livre « Le sel de la terre, entretien avec Peter Seewald », paru en 1997.

    Et il s’agit très précisément des pages 234 à 237, dans l’édition de 2005 (Flammarion/Cerf).

    A mes yeux, l’islam-isme, qu’il s’agisse de l’islam-isme légaliste ou de l’islam-isme terroriste, est une religion séculière, et la plupart des responsables politiques et religieux contemporains, dans le monde occidental, sont en train de commettre, avec l’islam-isme, la même "erreur manifeste d’appréciation" qu’avec le communisme, autre "religion séculière" (comme disait Raymond ARON), en d’autres temps.

    Qu’a-t-on fréquemment entendu, jusqu’à la fin des années 1980 ? A peu près ceci :

    " Les communistes, malgré leurs abus et leurs excès, se mobilisent et s’organisent en faveur de la justice ? Cela tombe bien, nous aussi ! Alors travaillons, les uns et les autres, en faveur de toujours plus de justice, les uns à leur manière, les autres à leur manière, et cohabitons, coopérons, voire, si c’est possible, convergeons dans l’orthopraxie politique ! "

    Et qu’entend-on fréquemment, depuis le début des années 1980 ? A peu près ceci :

    " Les musulmans, malgré leurs abus et leurs excès, se mobilisent et s’organisent sous l’inspiration du Dieu unique ? Cela tombe bien, nous aussi ! Alors travaillons, les uns et les autres, en faveur de toujours plus de d’amour, de dignité, de paix, les uns à leur manière, les autres à leur manière, et cohabitons, coopérons, voire, si c’est possible, convergeons dans l’orthopraxie religieuse ! "

    Je force un peu le trait, mais c’est dans l’espoir de bien me faire comprendre, et non parce que j’en veux à tel ou tel, en particulier.

    Que voulez-vous, nous sommes en présence du catholicisme humanitariste (le plus souvent épiscopal, dans le contexte hexagonal), qui est une authentique idéologie,

    - qui impose sa propre vision des choses, reconnaissable entre mille, et définissable en un mot : "apprécions" les réalités humaines, presque uniquement en fonction des intentions officielles des acteurs, et presque jamais en fonction des résultats effectifs des actions,

    - qui s’efforce de diaboliser, de ringardiser, de stigmatiser, de bannir, en dehors de l’Eglise, ou de faire taire, au sein même de l’Eglise, toute vision des choses à la fois catholique ET frontalement différente de la sienne, ou courageusement et explicitement réfractaire à la sienne,

    - qui s’ingénie à confondre ou à placer quasiment sur le même plan

    - la Foi en Jésus-Christ, Fils unique du seul vrai Dieu,

    ET

    - la "foi" en l’homme, en sa dignité et en sa liberté, mais aussi en sa conscience politique et en sa conscience religieuse, quasiment inerrantes ou infaillibles, à peine altérées ou menacées par le péché, dès lors qu’il dit respecter les droits de l’homme, sans que l’on voit toujours en quoi cela lui coûte, compte tenu de leur assez grande plasticité.

    Si j’étais sévère, je dirais que j’hésite entre la mise en cause de l’aveuglement ou de l’ignorance plus ou moins volontaire, du conformisme ou du court-termisme, sinon de la bêtise ou de la lâcheté.

    Mais comme je ne suis pas sévère, mais seulement critique, je mets en cause la PLEUTRALITE des clercs, le fait qu’ils soient ecclésiastiques, dont catholiques, intellectuels ou journalistes, catholiques ou non, ne changeant rien à l’affaire.

    Je vois venir le jour où le simple fait de rappeler ce que je me suis limité à rappeler ce que je viens d’écrire sera considéré comme à la fois dépassé, périmé, peu ou pas "charitable", peu ou pas "conciliaire", et surtout, horresco referens, INTEGRISTE.

    Pour autant, je distingue volontiers

    - entre islam-istes, qui veulent, par le rapport de forces légaliste ou par le rapport de forces terroriste, imposer le Règne social de leur prophète Mahomet, et qui bénéficient de bien des complaisances, connivences, complicités, duplicités, y compris en plein coeur de l’Eglise,

    - et les musulmans modérés et sincères, qui acceptent le plus souvent, à défaut de toujours les approuver, les lois de la République, et qui sont souvent témoins, parfois victimes, du fait qu’il y a plus de conformité que de contradictions

    - entre les catégories et les comportements qui caractérisent les islam-istes

    - et le fondement, le contenu, la logique, l’optique, de leur religion, en ce qu’il a de plus spécifique.

    Bonne continuation à tous,

    A Z

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  • 31 janvier 2012 13:57, par Jérôme

    Bonjour,

    Qu’est-ce qu’un intégriste ? Un homme de foi attaché à la préservation de l’intégrité de la doctrine à laquelle se nourrit sa foi...Est-ce donc si mal d’être un homme ou une femme de conviction ? D’ailleurs, l’intégrisme dans son acception la plus péjorative ne s’appliquerait-il pas aussi à d’autres modes de pensée que religieux ? Caroline Fourest, par exemple, n’est-elle pas une intégriste de l’idéologie libertaire, à telle enseigne que cette lesbienne patentée prétend dicter au pape ce qu’il devrait dire....sur le plan des mœurs sexuelles... C’est pour le coup, le monde à l’envers !

    Réveillez-vous, mes frères, il faut cultiver notre foi et son intelligence car nous avons en face de nous des gens qui ne nous feront pas de cadeau !

    Fraternellement dans le Christ !

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  • 31 janvier 2012 17:15, par Dr François Volff

    Quand on parle de généralités, il est impossible de nuancer. Il reste que l’index des persécutions donne la palme à la "laïcarde" Corée du Nord, talonnée par des états islamistes ou ensanglantés par des SECTES islamistes féroces (Nigéria). Mais chez nous, les "laïcards" n’hésitent pas à accuser les chrétiens convaincus (donc "extrémistes") de collusion avec les islamistes ("extrémistes" eux aussi, l’adjectif servant de preuve) dans le domaine de la morale sexuelle(?) et de l’avortement. Par ailleurs, il est plus facile de parler de Dieu et de Jésus ("parole de Dieu" et "fils de Marie") avec un musulman qu’avec un "laïcard", du moins ici. On notera aussi que des musulmans ont été présents lors des protestations contre la pièce sacrilège et excrémentielle subventionnée par le ministère de la culture (hum !). Conclusion, Jésus le Messie est mort et ressuscité pour tous les hommes, mais certains n’aiment pas ça. C’est leur libre-arbitre.

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  • 1er février 2012 11:07, par Melmiesse

    Muhammad a vécu à La Mecque, marié à une femme riche qui lui procure sa subsistance ; veuf sans argent, il part avec ses amis à Médine.En 2 ans il devient riche, chef de la cité avec droit de vie et de mort. Comment ? par des expéditions contre des caravanes passant à proximité : la razzia, le vol et le meurtre sont justifiés : il rédige le coran"tuez les infidèles etc...". Que les musulmans vivent suivant leurs coutumes ancestrales, c’est normal, mais ils ne voient pas qu’ils sont victimes d’une escroquerie croyant que Muhammad est prophète de Dieu, et il n’y a aucune raison pour nous de croire que l’islam est une religion au sens que l’on donne à ce mot

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  • 1er février 2012 14:14, par Jérôme

    Bonjour,

    Ce qui fait tenir à l’Eglise comme à d’autres groupes une position de tolérance à l’égard de l’Islam consiste en une idéologie qui s’appelle le libéralisme. Le libéralisme est la matrice du relativisme moral, intellectuel et culturel...Le libéralisme c’est le culte de la liberté et de la tolérance, et peu importe la Vérité tant que chacun vaque à ses occupations sans trop déranger son voisin...C’est le règne individualiste du chacun pour soi et du quant à soi. On pourrait dire que le libéralisme imite Dieu en prétendant laisser les hommes libres tout en leur promettant l’action d’une main invisible qui pourvoirait à leur bonheur malgré et par-delà leurs égoïsmes et leurs vices. Mais cette main invisible n’est qu’une contre-façon de la Providence.
    Alors que le socialisme a toujours prétendu se substituer au catholicisme, jusque dans l’affrontement le plus brutal avec les régimes communistes ou national-socialiste, mais aussi jusque dans sa forme molle qu’est la sociale-démocratie. N’oublions pas, mes bien chers frères qu’en France la dimension sociale de la vie a complétement phagocyté la dimension spirituelle de la charité, à telle enseigne qu’être charitable signifie être généreux au point de croire que la charité chrétienne consiste à distribuer de l’argent ou à regarder avec complaisance toutes les autres religions ou toutes les idéologies, et laisser nos frères en humanité persévérer dans l’erreur sans même soulever la moindre question dans un dialogue qui se voudrait à tout le moins animé par la quête de la vérité....
    Mais ne soyons pas trop durs avec notre Eglise car elle a accusé bien des coups pendant l’histoire, à commencer par la destruction de l’ordre des templiers, puis la révolution française, la crise anticléricale...On peut cependant regretter qu’il n’y ait aucun évêque qui ait assez de courage pour dire en quoi l’islam est une hérésie, car l’éclairage théologique permettrait de comprendre ce qu’est l’islam et ce qu’il implique sur le plan politique et moral, et spirituel !
    Pour comprendre l’attitude que l’on nomme le politiquement correct il faut aller à ses origines, c’est-à-dire à une synthèse de libéralisme et de socialisme qui produit un individualisme hédoniste et libertaire... D’ailleurs, la montée de l’Islam est vue comme une aubaine par de grands distributeurs qui voient dans le marché hallal une occasion de se faire du fric !!!!

    Fraternellement dans le Christ !

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    • Thomas d’Aquin et l’Islam 1er février 2012 23:34, par A Z

      Bonsoir à Jérôme,

      Nous n’en sommes plus, dans l’Eglise catholique, et depuis le Concile,

      - à la tolérance religieuse, qui pourrait être le fait de supporter, patiemment et prudemment, la présence d’une religion non chrétienne, donc erronée, qu’on ne pourrait combattre qu’en s’exposant au risque de commettre un mal plus grand, mais que l’on continuerait néanmoins à tenir pour une religion erronée,

      mais bien

      - à l’appréciation positive, pour ne pas dire à "l’estime de la religion des autres", pour reprendre le titre d’un ouvrage assez récent.

      Cette vision des religions non chrétiennes s’apparente, en quelque sorte, à une apologétique inversée, dans le cadre de laquelle l’objectif affiché est de dialoguer avec le croyant non chrétien,

      - non pour l’exhorter à renoncer à une religion erronée et à chercher le seul vrai Dieu là où Il se trouve, c’est-à-dire en Jésus-Christ,

      - mais pour l’inviter à partager son expérience de Dieu, le résultat de sa recherche de Dieu, avec ceux qui vivent leur expérience chrétienne de Dieu et avec ceux qui ont des résultats dans leur recherche chrétienne de Dieu.

      En d’autres termes, c’est le recyclage du libéralisme par le catholicisme humanitariste, et non le libéralisme, à lui tout seul, qui est à l’origine de cette IDEOLOGIE (car c’en est une, à plusieurs titres), alors que l’on peut très bien être libéral ET islamocritique, comme l’explique très bien quelqu’un comme Alain LAURENT (lire : "la société ouverte et ses nouveaux ennemis").

      C’est la détestation, le ressentiment, à l’égard de la vérité objective (exactement comme face au communisme !), qui expliquent en partie cette attitude, qui relève, par ailleurs, sous un angle moins doctrinal et plus pastoral, de la complaisance et de la connivence, de la vraie démagogie ou de la fausse diplomatie, en un mot de la propagande ou de la publicité confessionnelle,

      - non pour annoncer l’unique vérité qui libère,

      - mais pour dénoncer "le manque d’amour des autres" de ceux qui ont encore le courage et la franchise de contrarier et de déranger, non par plaisir humain, mais pour servir Dieu et les hommes, mais dans le Christ.

      Tout de même, depuis le temps que l’on pratique le dialogue interreligieux, donc, depuis le temps que l’on a l’occasion d’exhorter, en des termes polis, les responsables musulmans à condamner, à chaque fois, d’une manière explicite et spécifique, les persécutions dont leurs co-religionnaires sont, le plus souvent, les coupables, et dont nos co-religionnaires sont, le plus souvent, les victimes, il me semble que ces persécutions auraient pu commencer à diminuer, si vraiment le dialogue interreligieux était entrepris, d’une manière féconde, dans l’amour des hommes et dans la Vérité de Dieu ?

      Bonne continuation à tous.

      A Z

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      • Thomas d’Aquin et l’Islam 2 février 2012 18:36, par Jérôme

        Bonjour,

        Elle est belle votre idéologie ! Je vous suggère d’imaginer comment les apôtres et tous ceux qui leur ont succédé auraient réussi à convertir tant de gens à l’Evangile s’ils avaient raisonné comme vous le faites. S’ils avaient pensé que les païens pouvaient apporter leur approche du divin, et qu’après tout la paganisme valait bien le christianisme, ils ne se seraient pas donner la peine de proclamer l’Evangile !

        Vous faites comme celui qui enterra le seul talent que son maître lui avait demandé de faire fructifier...Ou si vous préférez, vous faites comme le fils prodigue qui brade son héritage et le laisse se gaspiller....

        Votre idéologie, je la connais par cœur, et quand on voit où elle nous mène c’est vraiment affligeant, mais rassurez-vous, vous êtes déjà dépassé puisque vous croyez au progrès...

        Votre lecture du Concile Vatican II procède d’une mentalité libérale qui n’ose avouer son nom, et je me dis qu’il y a de la lâcheté à ne pas avoir le courage d’interpeler nos frères et sœurs qui s’égarent sur de fausses voies...Nous serons comptables de la façon dont nous auront fait fructifier le grain de la foi en Jésus-Christ !

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        • Thomas d’Aquin et l’Islam 3 février 2012 21:40, par A Z

          Bonsoir Jérôme,

          Je crois comprendre que celui de vos messages qui commence par "Bonjour, Elle est belle votre idéologie !" est écrit en réponse au message dans lequel je m’efforce de décrire cette idéologie le plus honnêtement et lucidement possible, ce qui ne signifie absolument pas que je souscris à ce mode de pensée et d’action, comme je m’efforce de le le faire comprendre, en faisant allusion, à la fin de mon message, à la fécondité toute relative du dialogue inter-religieux, en l’occurrence, islamo-chrétien, en matière de respect, par les musulmans, dans les pays musulmans, des croyants non musulmans.

          Si la compréhension, le décryptage, de cette idéologie, vous intéressent davantage, je soumets à votre appréciation les quatre concepts suivants :

          1. dialogomanie,

          2. antagophobie,

          3. irénolâtrie,

          4.altéronomie,

          concepts qui essaient de rendre compte

          1. de l’obsession du dialogue pour le dialogue, moyen pris pour une fin,

          2. de la détestation des controverses doctrinales ou historiques en matière religieuse, alors que la controverse peut faire jaillir telle ou telle vérité qui dérange,

          3. de l’adoration de l’irénisme interreligieux,

          4. de l’ajustement du discours, notamment épiscopal, que l’on tient,

          - non en fonction de ce que l’on a devoir de dire, en tant que chrétiens,

          - mais en fonction de ce que l’on croit savoir sur ce que les croyants non chrétiens désirent entendre "d’agréable" et de "non contrariant", alors que certains d’entre eux, j’en suis convaincu, ont faim et soif de LA vérité.

          Les intentions que vous me prêtez, par erreur, je crois que vous l’aurez compris, je suis plutôt amené à les prêter moi-même (en communion de pensée avec vous), à ceux qui se comportent, en effet, comme vous l’écrivez, exactement comme s’ils avaient l’intention de réserver la transmission de ce qui constitue le spécifique de la Foi catholique, dans le meilleur des cas, à ceux qui sont déjà catholiques et à leurs descendants encore pratiquants, et non à tout être humain, catholique ou non, chrétien ou non croyant ou non, chacun ayant vocation à connaître et à reconnaître Jésus-Christ, le seul Médiateur et Sauveur, et non un prophète ou un sage parmi d’autres (Mahomet, Bouddah, etc.)

          Je vous souhaite une bonne réception de cette précision, et non seulement je ne vous en veux absolument pas d’avoir commis un contre-sens, au contact de mon message précédent, mais en outre, je vous en remercie, car cela signifie que j’ai été capable de décrire la mentalité dialogomane, que je réprouve par ailleurs, de la manière la plus objective.

          A Z

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      • Thomas d’Aquin et l’Islam 3 février 2012 20:02, par Bernard Richard

        Jérôme, peut-être y a-t-il un mot plus approprié que "détonne" ?

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  • 1er février 2012 14:57, par Jérôme

    Bonjour,

    Un prêtre dont le témoignage donne des raisons d’espérer contre toute espoir mondain....Il s’agit du Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine, un ensoutané qui détonne....

    http://www.youtube.com/watch?v=piJE...

    Fraternellement dans le Christ !

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    • Islam et visibilité catholique 3 février 2012 10:50, par Michel de Lyon

      Je l’avais déjà vu mais c’est un grand plaisir de le revoir.

      Personnellement, je suis un catholique pratiquant très attaché comme citoyen à la laïcité et la discrétion religieuse car l’appartenance religieuse peut être un facteur de division entre les citoyens...MAIS nous sommes dans une situation où l’islam risque d’être la seule religion visible en France alors qu’il est très minoritaire...Les femmes voilées, les barbus prolifèrent dans nos rues, et l’Eglise salue cette visibilité, mais semble sans tenir toujours à sa doctrine d’invisibilité, d’enfouissement (pour ne pas dire d’enterrement ou d’ensevelissement) !

      Mon poil s’hérisse quand je croise des curés en soutanes, car cet habit est souvent porté par les Lefebvristes ou les tradis les plus fermés, nostalgiques d’une Eglise révolue (L’Eglise autoritaire aux seuls mains des clercs chargés de conduire le troupeau ignorant et obéissant, menacé des flammes de l’enfer, dès le moindre questionnement ou ecart par rapport à la doctrine apprise par coeur - sans même quelque fois en comprendre le sens - y compris pour les prières...).

      MAIS dans le contexte actuel, je ne serai pas hostile à ce que ceux que les religieux et les prêtres retrouvent une visibilité vestimentaire, car leur vocation est d’être là pour Dieu et leur prochain "à plein temps", tout un chacun doit pouvoir s’adresser à eux comme tels.

      Je suis dans un groupe de chant où il y a beaucoup de religieuses, je l’ia découvert fortuitement...

      Le chrétien et à fortiori, les prêtres et les religieux sont avant tout des témoins, ils doivent donc pouvoir rendre compte de leur foi devant leur frères.

      Les prêtres doivent se consacrer à ce qui fait l’essentiel de leur Ministère : rassembler la communauté au nom du Christ, délivrer leurs frères par le Sacrement de Pénitence ou de réconciliation (manifestation concrète de l’infinie Miséricorde de Dieu), et célébrer l’Eucharistie avec toute la Majesté, la Simplicité et la Profondeur requise.

      Dans ces conditions, les Eglises seront pleines...et certainement pas en nous rabachant que l’islam est une religion de paix et de tolérance, en inaugurant les mosquées ou en allant manger la chorba pour la rupture du jeun avec l’imam frère Musulman (UOIF) du coin !

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  • 3 février 2012 12:18, par Melmiesse

    les musulmans prient :- ou bien ils rabachent des formules toutes faites par habitude ou obéissance- ou bien ils s’adressent vraiment à Dieu : si cela est vrai alors la venue de Jesus Christ était inutile. Mais si Jésus Christ est le chemin vers Dieu alors les musulmans qui s’adressent à Dieu sont à la recherche de Dieu ce sont des prières d’aspiration dans la mesure ou leur motivation est louable. Conséquences : montrons ...(les chrétiens sont responsables)

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    • Thomas d’Aquin et l’Islam 4 février 2012 11:03, par A Z

      Bonjour Melmiesse,

      Certains musulmans, c’est tout à fait incontestable, "rabachent des formules toutes faites par habitude ou obéissance", il n’est que de voir ce qui se passe dans certaines madrassas, comme l’expliquent ces articles :

      http://coranix.org/action/presentat...

      http://coranix.org/106bis/ecoles_co...

      Par ailleurs, les musulmans ne s’adressent pas tant à Dieu qu’à l’idée qu’ils s’en font : pour autant, il ne s’agit pas d’une idolâtrie, mais bien plutôt d’une "idéolâtrie", une adoration de l’idée de Dieu, idée à laquelle on s’adresse, alors que l’auto-manifestation divine, dans le cadre de laquelle c’est Dieu, Père, Fils, Esprit,

      - qui prend l’initiative de se manifester, notamment par l’Incarnation,

      et

      - qui s’adresse à l’homme et se dévoile devant l’homme, pour son salut,

      constitue le spécifique de la révélation chrétienne.

      Par ailleurs, à partir du Concile Vatican II, et dans le cadre de ses relations avec les religions non chrétiennes, l’Eglise a fait le choix "pastoral"

      - de mettre en retrait l’unicité de l’inspiration divine en Jésus-Christ,

      et

      - de mettre en avant la légitimité des diverses aspirations humaines en matière religieuse, en Jésus-Christ ou sans Jésus-Christ.

      On sait ce qu’il en est advenu : pour bon nombre de nos contemporains, y compris dans l’Eglise, le christianisme catholique n’est plus la religion qui promeut l’unicité de la véracité de la parole divine, mais est devenu la religion qui promeut la légitimité de l’authenticité de la conscience humaine, Dieu merci, pas en morale, mais en tout cas en religion.

      Je n’exagère rien ; dernier exemple en date, le discours de Benoît XVI, au soir de la dernière rencontre ou réunion d’Assise, fin octobre 2011 :

      "Au terme de cette intense journée, je désire vous remercier tous. Ma profonde gratitude s’adresse à ceux qui ont rendu possible la rencontre d’aujourd’hui. Nous remercions en particulier celle qui, une fois de plus, nous a accueillis : la ville d’Assise, la communauté de ce diocèse avec son évêque, les fils de saint François, qui conservent le précieux héritage spirituel du Poverello d’Assise. J’adresse également mes remerciements aux nombreux jeunes qui ont accompli le pèlerinage à pieds de Sainte-Marie-des-Anges pour témoigner de la façon dont, parmi les nouvelles générations, nombreux sont ceux qui s’engagent pour surmonter les violences et les divisions, et être des promoteurs de justice et de paix.

      L’événement d’aujourd’hui est l’image de la façon dont la dimension spirituelle est un élément clé dans l’édification de la paix. A travers cet unique pèlerinage, nous avons pu nous engager dans un dialogue fraternel, approfondir notre amitié et nous unir en silence et en prière.

      Après avoir renouvelé notre engagement à la paix et avoir échangé le signe de la paix les uns avec les autres, nous nous sentons engagés encore plus profondément, avec tous les hommes et les femmes des communautés que nous représentons, dans notre pèlerinage humain commun.

      Nous ne nous séparons pas ; nous continuerons de nous rencontrer nous continuerons d’être unis dans ce pèlerinage, dans le dialogue, dans l’édification constante de la paix et dans notre engagement en vue d’un monde meilleur, un monde dans lequel chaque homme, chaque femme et chaque peuple peut vivre en accord avec ses propres aspirations légitimes.

      De tout cœur, je vous remercie tous pour avoir accepté mon invitation à vous rendre à Assise comme pèlerins de la vérité et de la paix et je salue chacun de vous à travers les paroles de saint François : que le Seigneur vous accorde la paix — « Que le Seigneur te donne la paix »."

      C’est oublier un peu vite le premier des droits de Dieu, Père, Fils, Esprit,

      - qui n’est pas de s’imposer par la contrainte, l’embrigadement, l’endoctrinement, autoritaire, disciplinaire, dictatorial, voire totalitaire,

      - qui est d’être annoncé par ceux qui en ont la charge, y compris en direction des idéolâtres, afin d’être connu, reconnu, cru, aimé, servi,

      - pour ce qu’il est, le seul vrai Dieu,

      et non

      - comme une représentation presque "purement humaine" de Dieu, qui serait aussi "légitime" que n’importe quelle autre représentation, dès lors qu’elle serait à la fois pacifique et respectueuse des Droits de l’Homme, dans la sincérité et dans la tolérance, non seulement des personnes, mais aussi des doctrines.

      (Re)lisez et faites (re)lire "Dominus Iesus".

      Bonne journée.

      A Z

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      • Thomas d’Aquin et l’Islam 4 février 2012 15:58, par JH

        Je viens de regarder le père Michel Marie Zanotti-Sorkine. Dieu merci pour ces Prêtres qui s’habillent comme des Prêtres, et ces Religieuse qui s"habillent comme des religieuses, c’est l’Église visible dans la rue, un beau témoignage.
        Cordialement

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      • Thomas d’Aquin et l’Islam 5 février 2012 17:44, par Melmiesse

        tout à fait d’accord avec "de A à z" justement, l’évangile de ce jour se termine par :"Jésus leur répond "Partons ailleurs dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle ; car c’est pour cela que je suis sorti" sinon c’est dire "récitez vos prières l’essentiel est que vous nous fichiez la paix"

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