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Le rapport de l’IGAS sur l’IVG

mardi 2 février 2010


Un rapport consternant par son conformisme dans ses constats comme dans ses préconisations

Pour l’Alliance pour les Droits de la Vie, le rapport de l’IGAS se révèle consternant par le conformisme de ses constats comme de ses préconisations. Il est paradoxal de constater qu’un organisme censé aborder les problématiques sociales, occulte totalement que l’IVG est d’abord un drame social, ce que l’expérience des services d’écoute de l’Alliance ne cesse de confirmer.

Les sondages officiels ont montré que (sondage BVA 2005 auprès de 1 000 femmes) :

- de multiples pressions pèsent sur les femmes enceintes dans le sens de l’avortement,

- 83% d’entre elles estiment que la société devrait « davantage les aider à éviter le recours à l’IVG »,

- 86% des femmes estiment que « l’IVG laisse des traces psychologiques difficiles à vivre ».

L’IGAS se borne à constater une nouvelle fois le paradoxe contraceptif français : la généralisation de la contraception (record mondial pour la France) n’a pas fait baisser le recours à l’avortement : 72% des femmes qui recourent à l’IVG étaient sous contraception.

Les réponses imaginées par l’IGAS pour prévenir l’IVG sont malheureusement celles qui ont fait la preuve de leur inefficacité :

- toujours plus de contraception et de campagnes pour la promouvoir alors qu’elles se sont avérées inefficaces ;

- toujours plus d’interventions en milieu scolaire banalisant la relation sexuelle précoce, sans mettre en valeur les dimensions d’affectivité et de responsabilité ;

- la multiplication des prescripteurs de l’IVG et sa revalorisation tarifaire.

Comment persister à parler de « difficulté d’accès à l’IVG » quand on avorte de plus en plus tôt, de plus en plus souvent (près de 40% des Françaises y auront recours selon l’INED) et 2 fois plus qu’en Allemagne chaque année (14,7 IVG pour 1 000 femmes en âge de procréer en France contre 6,5 pour 1 000 en Allemagne selon l’OMS) ?

Comment prétendre aborder ce sujet sans donner la parole aux femmes qui souffrent d’avoir subi l’avortement et qui auraient aimé trouver une autre issue, lorsqu’elles étaient enceintes ?

En auditionnant exclusivement les acteurs de l’IVG et les militants se présentant comme experts, l’IGAS s’est privée d’une source essentielle d’information sur les réelles difficultés éprouvées par les femmes enceintes :

- suppression de l’entretien préalable en 2001,

- effacement des propositions alternatives à l’IVG dans le livret remis aux femmes,

- précipitation des décisions d’avortement médicamenteux (49% des IVG en 2007),

- pression sociale accrue dissuadant de poursuivre une grossesse qui n’a pas été « programmée ».

Il est temps d’écouter une autre voix que celle du Mouvement Français pour le Planning Familial qui revendique l’avortement sans limite au point de le promouvoir dans le métro. En parvenant à nouveau à étouffer le vrai débat, on ne rend pas service aux femmes. L’urgence est d’aider les femmes enceintes à éviter l’IVG.

L’Alliance pour les Droits de la Vie demande que soient ajoutées aux livrets remis aux femmes enceintes en difficulté :

- la liste des aides rendant possible une alternative à l’IVG ;

- une information sur les vraies conséquences de l’avortement ;

- des précisions sur les droits des femmes enceintes, notamment en matière d’emploi, de logement, de protection face à toute violence ou pression conjugale ou familiale.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/02/02/l-acces-a-l-interruption-volontaire-de-grossesse-est-mal-garanti-en-france_1299921_3224.html

7 Messages de forum

  • 2 février 2010 18:11, par Chrstophe Geffroy

    Si l’on avait le loisir d’expliquer aux Français la réalité de l’avortement et ses conséquences, nul doute qu’une large majorité basculerait dans l’opposition à ce que le concile Vatican II a qualifié de « crime abominable » (1). Car s’il est un sujet totalement tabou dans les médias, c’est bien la remise en cause de l’avortement, toujours qualifié pudiquement d’« IVG ». Même La Croix s’en offusque : dans sa chronique, Pierre-Yves Le Priol (2) dénonce « le caractère univoque d’un débat » d’une émission de France 5, « Les maternelles », dont le thème était « IVG, un droit menacé », titre à lui seul révélateur. Aucun opposant à l’avortement n’était invité à s’exprimer, bien sûr, et pas un mot pour ne serait-ce que rappeler qu’il ne s’agit pas d’un acte anodin, mais d’une décision d’une gravité extrême ! Bien au contraire, « se trouvait stigmatisée la “culpabilisation” dont notre société se rendrait coupable envers celles qui avortent ». Et quand l’une des femmes évoque son « bébé », on la corrige immédiatement : « Il ne s’agit pas de bébé, mais de fœtus ».

    Voir en ligne : Culture de mort

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  • 2 février 2010 18:22, par PCD

    Christine Boutin s’oppose fermement aux projets du gouvernement en faveur de l’IVG ainsi qu’à la campagne d’affichage « Sexualité, contraception, avortement, un droit, mon choix, notre liberté... », subventionnée par le Conseil Régional d’Ile de France.

    « Je vois dans cette offensive une preuve supplémentaire de la perte de conscience de ce qu’est l’embryon, de ce qu’est la vie. On nous présente cela comme un droit et un choix personnels… Mais avons-nous conscience que nous avons tous été un embryon ?

    Je ne le crois pas quand je vois la campagne du Planning familial au slogan très réducteur. Je ne le crois pas non plus quand j’entends la ministre de la Santé vouloir faire de l’IVG « une composante obligatoire de l’offre de santé ». Faut-il donner davantage de moyens aux médecins pour qu’ils acceptent de supprimer la vie ? Est-ce là leur véritable vocation ?
    On s’imagine que la banalisation de l’avortement va résoudre le problème. Bien au contraire. On relativise la valeur de la vie et on fragilise toute la chaîne humaine. La seule politique de prévention possible et humainement souhaitable, ne peut être que le développement d’alternatives à l’IVG, ainsi que la promotion et le soutien à la maternité. »

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  • 3 février 2010 13:10, par Michel Joblot

    Je vous conseille d’écouter la chronique du 03 février 2010 d’Eric Zemmour sur RTL sur l’IVG.

    Elle est exemplaire !

    Cordialement

    Michel Joblot

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  • 3 février 2010 14:29, par MICHAEL JEAUBELAUX

    En dehors de toute considération, sur la pertinence ou la conformité à la doctrine de l’Eglise Catholique (qui je le pense est tout à fait légitime) sur l’utilisation des préservatifs ; nul ne peut contester que le moyen le plus simple, le plus sûr, et le moins cher, pour que les femmes "sous contraception" n’aient pas à avorter ! Celui qui, en plus, offre une "prévention multiple" ( il "préserve" à la foi des grossesses, mais aussi des maladies vénériennes et du Sida !) C’est bien le préservatif masculin, plus communément appellé, la "capote anglaise" (condom en anglais) !

    OK, c’est moins agréable pour les messieurs, mais cela a l’avantage de leur faire prendre conscience qu’un acte sexuel n’est pas un acte anodin, que leur responsabilité est aussi engagée dans la venue au monde possible d’un enfant, que la fille n’a pas « le devoir de prendre ses précautions » pour « qu’eux » puissent "jouir sans entrave" !

    Car nous constatons le paradoxe suivant : c’est la contraception féminine qui est la cause de près des trois-quart du nombre total des avortements !

    72% (c’est à dire 144 000 grossesses non désirées qui se terminent pas un avortement sur 200 000 cas annuels) concernent des femmes sous contraception !

    Ce qui signifie qu’en pratique, si chacun des partenaires de ces femmes avait mis un préservatif, au lieu de faire confiance à la pilule, le nombre d’IVG serait tombé à 56000 au lieu de 200 000 !

    Qui niera que ce serait préférable !

    (certes il serait préférable que ce nombre tombe à zéro et que tout soit fait pour prendre en charge les mères et les enfants "non désirés", que par exemple, tant de couples en France serait prêt à adopter !)

    Il est donc inutile de dépenser encore plus d’argent en faveur de la contraception féminine et de l’avortement

    (OK, ça ne fera pas les affaires de l’industrie pharmaceutique, ni des cliniques qui "vivent" de l’avortement) ;

    la conclusion logique de ce rapport devrait être qu’il faudrait, au contraire, encourager les filles a ne plus prendre la pilule

    (car cela risque de les conduire à être enceintes !),

    mais éduquer filles et garçons à mettre des capotes à chaque rapport sexuel (ou "dans le doute, s’abstenir" !).

    Les rapports "non protégés" étant réservés au cas où les relations sexuelles du couple, incluent que, de leur union, puisse naître un enfant !

    Mais dans ce rapport, on pourrait se demander :

    Où sont les hommes ?!Où sont les pères ?!

    Non la contraception, comme la venue au monde d’un enfant, n’est pas une question qui ne concerne que les femmes (sous prétexte que "leur corps leur appartient" !), c’est une question qui concerne les deux personnes qui choisissent de s’unir sexuellement.

    Une partie du problème ne viendrait-t-il pas du fait que "les féministes" ont voulu faire de la procréation (et donc de la contraception) une affaire exclusivement féminine !?

    Dans ce domaine, comme dans beaucoup d’autres, il est temps que les hommes (et les pères) retrouvent la place qui devrait être la leur !

    Les hommes doivent reconquérir la place dont ils ont été chassés par le militantisme féministe depuis plusieurs décennies !

    Croyez-moi si les hommes (et les pères) retrouvent leur juste place, beaucoup de problèmes de notre société pourraient se résoudre !

    Il est temps que les hommes redeviennent « responsables » et pris en considération, en ce qui concerne la continuation de l’espèce humaine.

    Non ce ne sont pas les femmes « qui font » les enfants !

    Elles ne sont que celles qui les « portent » pendant neuf mois pour qu’ils puissent venir au monde ou, là ou l’avortement est légal, celles qui décident de les supprimer sans avoir rien à demander à personne (et surtout pas au père !).

    « 40 % des femmes ont recours à
    une IVG dans leur vie », ça me fait froid dans le dos !

    Encore une chose, il est bon de rappeller que si vous pouvez lire ces lignes, c’est parce que, votre mère, la mère de votre mère, etc.. depuis la nuit des temps – toutes ces femmes ont décidés de ne pas « se débarrasser » de l’embryon qui est à l’origine de votre existence !

    Allez voir « Peut-être », le film de Cédric Klapisch, sortit en octobre 2000, avec Romain Duris, Jean-Paul Belmondo et Géraldine Pailhas ; il montre avec talent ce que je veux dire. Personnellement, je l’ai vu avec notre fils, ce fut un bonheur, je devrai dire une grâce !

    Cordialement.

    M.J.

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  • 6 février 2010 09:19, par F.Ephrem YON

    Depuis des décennies, la pensée unique fait tout pour banaliser l’avortement, appelé "interruption volontaire de grossesse". En français, "interruption" exprime un processus stoppé un temps et remis en route par la suite. Une interruption de courant n’est pas un arrêt définitif de courant, grâce à Dieu. Une interruption de grossesse est un arrêt définitif du processus de gestation. Dès le départ, un gros mensonge préside à ces déstructions. On transforme un acte déstructif en droit légitime, ce qui couvre une autre forme de dissimulation. Ainsi de contre-vérité en contre-vérité, la pensée unique aboutit à une monstrueuse hypocrisie faisant de l’avortement, non pas seulement un acte dommageable mais un exercice de la bonne citoyenneté. A quand une décoration pour la femme qui aura fait le plus d’IVG, assortie d’un discours présidentiel exprimant la reconnaissance de la nation pour le courage que cette femme a manifesté en pratiquant ces IVG ? En effet, la nocivité de l’acte, aux plans psychologique, moral, physique, sociétal, a été complètement gommé par les arguties en trompe-l’oeil successives de la pensée unique et molle. Vive Zemour !

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  • 24 mars 2010 09:08, par Michel de Lyon

    Etienne Mougeotte - Directeur du Figaro veut sous un prétexte fallacieux licencier Eric Zemmour !

    Il espère le faire taire sur I télé, France 2 et RTL !

    Ce que dit souvent très courageusement Eric Zemmour est insupportable à certains !

    (Ce qu’il a dit sur l’avortement lui avait valu des demandes de licenciement !)

    Ce qui est incompréhensible c’est que le coup vienne du Figaro !

    Si vous l’appréciez, si vous estimez qu’il lui arrive souvent de dire les vérités interdites sur les media, alors mobilisez-vous, mobilisez vos réseaux pour faire pression sur ceux qui souhaitent sa mort mediatique et sociale !

    Par exemple : Si vous êtes abonné ou lecteurs du Figaro, menacez de vous désabonner ou de ne plus acheter ce journal

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  • 24 mars 2010 13:52, par Réginald de Coucy

    Aucun, non, aucun avortement n’a de justification ! Des causes peut-être, mais sûrement pas de justification. C’est la dignité humaine qui est en cause.

    La vie échappe à celui qui la détient : un embryon conçu est une parcelle de ce mystère de vie qui animera tout au long de son existence un être humain unique. Cet être humain n’est pas plus la propriété, la chose, de sa génitrice que de son géniteur ou de la société.
    Contrairement aux valeurs mercantiles d’une société qui ne raisonne que sur les poids économiques respectifs, l’être humain possède une dignité en soi, indépendante de son statut social, de sa richesse et de son pouvoir sur autrui.

    C’est pourtant tout le contraire que l’on constate sur notre planète (qu’il faut prétendument "sauver") où l’on voit que quelques milliards d’humains (excusez du peu !) sont délibérément ignorés et mis de côté par le reste de l’humanité parce qu’ils ne représentent non seulement aucun intérêt économique mais un lourd fardeau pour les pays développés ; leur extinction pure et simple - par abandon d’aide et de soins - est donc froidement envisagée par des économistes cyniques.

    Dans ce contexte, sinistre et glaçant, on comprend que tout ce qui se situe aux marges soit de peu de valeur aux yeux des grands-prêtres de la religion implacable du profit et de la plus value.
    Autant, aux deux extrêmes du parcours de vie de ce que certains s’obstinent à nommer ’êtres humains’, les vieillards impotents comme les embryons n’ont aucun pouvoir de création de richesses ; ils présentent donc un intérêt négligeable, sinon aucun intérêt. En fait, ils se trouvent purement et simplement évincés de l’attribution de la dignité humaine puisque celle-ci est mesurée à l’aune d’indices purement économiques, hédonistes et consommateurs. Tout spontanément les solutions émergentes ainsi proposées pour résoudre un quelconque problème concernant les sujets de cette infra-humanité sont l’euthanasie et l’avortement.

    Tant que règnera la dictature du profit et des critères de rentabilité comme seule échelle de mesure de la valeur de la vie humaine, on n’aura aucune chance de voir les mentalités évoluer significativement en ce qui concerne les interruptions de grossesse.

    Si donc on est capable de dénier tout intérêt pour des populations totalement étrangères au circuit mondial des échanges de richesses, que pourrait bien peser de plus un petit amas de cellules ?

    Oui, la jouissance éphémère d’un orgasme compte hélas plus que ce petit amas dérangeant et méprisable de cellules qui peut en résulter.

    Non, un embryon ne pèse rien face à la perspective de voir ses projets dérangés et de devoir bousculer ses habitudes quand on s’est laissé façonner par les idéologies dominantes perverses et mortifères d’un matérialisme qui instrumentalise à son profit la notion d’humanité.

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