Vous êtes peut-être en courant de deux nouvelles : (1) Un collectif de sages-femmes a dénoncé aujourd’hui la possibilité donnée à la profession de pratiquer des interruptions volontaires de grossesse (IVG) par voie médicamenteuse, dans le projet de loi Bachelot, voté mardi par une commission mixte paritaire (CMP) parlementaire. (2) Monseigneur Marc Aillet, évêque du diocèse de Bayonne-Lescar et Oloron, a tenu à réagir à l’amendement introduit dans la loi hôpital votée par le sénat le 5 juin 09 imposant aux sages-femmes la pratique de l’avortement médicamenteux.
Je voudrais partager avec vous le message que j’ai laissé tout à l’heure sur le site du collectif des "Sages-Femmes de demain", celui qui a dénoncé cette nouvelle "vocation"meurtrière des sages-femmes : "J’admire votre détermination. Scientifique et père de famille nombreuse, j’admire la détermination de sages-femmes de rester fidèles à leur vocation ! Le métier de sage-femme était toujours et dans toutes les civilisations le plus noble et consciencieux de tous les métiers. La Bible témoigne de la générosité et du courage des sages-femmes d’Egypte, pourtant un pays, dans notre langage, extrêmement totalitaire : Exode 1:15-21. Le roi d’Egypte dit aux accoucheuses des femmes des Hébreux, dont l’une s’appelait Shiphra et l’autre Pua : "Quand vous accoucherez les femmes des Hébreux, regardez les deux pierres. Si c’est un fils, faites-le mourir, si c’est une fille, laissez-la vivre." Mais les accoucheuses craignirent Dieu, elles ne firent pas ce que leur avait dit le roi d’Egypte et laissèrent vivre les garçons. Le roi d’Egypte les appela et leur dit : "Pourquoi avez-vous agi de la sorte et laissé vivre les garçons ?" Elles répondirent à Pharaon : "Les femmes des Hébreux ne sont pas comme les Egyptiennes, elles sont vigoureuses. Avant que l’accoucheuse n’arrive auprès d’elles, elles se sont délivrées." Dieu favorisa les accoucheuses ; quant au peuple, il devint très nombreux et très puissant. Comme les accoucheuses avaient craint Dieu, il leur accorda une postérité. Aujourd’hui, comme vous le dites dans votre déclaration, la menace de la mort pèse sur centaines des milliers des bébés français et la menace d’infliger la mort à leur bébé pèse sur des milliers des jeunes femmes poussées vers l’avortement par leur précarité et par toute absence d’intérêt et d’amour pour l’avenir de leur enfant de la part de la société. Nous sommes en train de développer le projet d’un dispositif social, soutenu par des bénévoles, "Maternités précaires". Votre expérience est inestimable pour un projet pareil. Avec toute mon admiration et ma solidarité, EB " J’appelle toutes les personnes de bonne volonté à soutenir les sages-femmes dans leur admirable demarche.
Edouard Belaga


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