...ce qui nous rappelle que le rire, selon Bergson, suppose une certaine forme d’insensibilité au mal.
Rire du mal ( sous quelque forme que ce soit) n’est justifié que s’il émane de la victime elle-même. Il l’assiste dans son combat contre lui par la distance ainsi mise entre eux.
Mais que peut et que vaut le rire en provenance d’un tiers ? Simplement un rire jaune, qui exprime un malaise dont on croit se sortir pour refouler l’image que la victime à nos côtés nous renvoie. Le rire, "à la Guillon" ne sert que celui qui s’en sert mais ne guérit rien. Et, nous, qui entrons peut-être parfois dans ce jeu, ne cherchons-nous pas à éviter d’affronter le traqique de la vie ? Le discernement est une vertu particulièrement précieuse quand nous rions...
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