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Élégance morte et provocations sexualistes de la mode

par Dominique Daguet

jeudi 16 août 2012


13 août – Spectacles des rues, des grands centres commerciaux, dans les églises aussi bien : visitant le centre d’Angers, j’ai à nouveau constaté la constante dégradation de la qualité vestimentaire de mes concitoyens. C’est à faire frémir. Je les vois affublés de « chemises T » hideuses, qui pendouillent telles des serpillières, de pantalons en « denîme » informes, sales, troués, « ornés » de taches grisâtres dont on m’apprend qu’elles sont faites intentionnellement pour « plaire » aux ados d’ici par de jeunes filles orientales dont l’espérance de vie est écourtée du fait qu’elles ne peuvent les obtenir qu’avec des acides d’une grave toxicité…

Le « de Nîmes », premier lieu de fabrication de ce tissu pour vêtements de travail, se nomma plus tard « degênes » avant de devenir, passant l’océan Atlantique, du « djine » comme l’indique son orthographe empruntée au prénom de l’évangéliste Jean… Il fut adopté par les garçons vachers des États-Unis. Ce tissu grossier à dessein, rude, résistant, impossible quasiment à repasser, est devenu la matière première emblématique de bobos parisiens, qui s’affublent de tels pantalons qui détonnent totalement avec les vestes de luxe dont ils parent leur buste.

Mes filles soutiennent que c’est ultrachic aujourd’hui parce que très à la mode ! Comme je soutiens que les auteurs des modes sont de parfaits exploiteurs de la naïveté des jeunes gens – et des adultes qui veulent qu’on les croit toujours adolescents –, je ne suis pas étonné par ce qu’elles croient me révéler. Je suis au contraire conforté dans mon opinion que c’est une véritable décadence de l’élégance voulue par ces « créateurs » adulés des snobs..

Madame Duflot, secrétaire générale des Verts, s’est rendue à un conseil des Ministres vêtue d’un de ces « djines » hyper-moulants habituels chez la gent féminine et dont on se demande par quelle gymnastique savante on parvient à les enfiler… La question reste comme toujours un pourquoi sans réponse. J’imagine qu’est recherchée une certaine mise en valeur des formes arrondies, quoique j’en ais vues de si énormes que c’eut été mieux de couvrir le tout par une ample burka. Mais passons ! La mode reste pour moi une énigme perpétuelle : que soit décrétée belle une tenue pourtant hideuse et aussitôt le goût des femmes se portera vers elle. Ainsi par exemple la mode si laide des tatouages.

Plus inquiétant : les dérives sexualisantes. Je donne un exemple : autrefois, il eut été considéré comme particulièrement choquant de montrer ne fut-ce qu’un millimètre du haut du slip ou d’une petite culotte. Aujourd’hui, avec l’obligation de par la mode de porter des pantalons à taille basse, il est courant de voir tout le haut de ces sous-vêtements. Pour moi, cela reste choquant et irrespectueux. Pour nos jeunes-gens, au contraire, c’est à la mode, donc bien.

Un inconvénient particulier de ces vêtements inadaptés à la configuration des corps : doté d’un tel pantalon économe en tissu, si l’on se penche en avant on ne peut que montrer, non plus seulement le haut du sous-vêtement mais aussi une bonne partie du fessier. Peu ragoûtant et peut-être même dégouttant… L’hiver, cause de divers rhumes, du nombril et du bas du dos.

Quant aux pantalons dits orientaux, ils ont mérité leur surnom, « pantalons couche-culotte ».

Cela me conduit, comme naturellement, à certaines indignations à nouveau éprouvées cet été sur les chemins des vacances. Sous prétextes de se détendre, on adopte les façons d’être les plus inconvenantes. Les homme exhibent de sombres ventre adipeux et énormes. Les femmes leur seins à peine voilés d’un filet de tissu.

La politesse ne s’enseigne plus, cela se voit. Et cela est d’un moche qui répugne.

Je me souviens avoir dit sans ménagement, il y a déjà trente ans, ma façon de penser à deux jeunes filles qui visitaient l’église de Guérande en petite… toute petite tenue de bains. C’était leur parler du haut de l’Himalaya. Elles étaient une exception, elles ne le sont plus.

Ce serait normal que des avertissements fermes soient apposés à l’entrée des édifices religieux, particulièrement à l’entrée de nos églises visitées par des légions de touristes. Ils sont habillés en général comme s’ils sortaient de leur lit. Quant aux cyclistes visiteurs, leur vêtement tient du grand guignol.

Les hommes gardent le plus souvent leur chapeau ou leur casquette ornés de slogans publicitaires, qu’évidemment ils ôteraient pour aller au guichet de leur banque ou de leur poste. Les femmes sont, comme le plus souvent, soucieuses d’aguicher les regards, du moins peut-on le penser : on a quelque difficulté à découvrir ce qui est sensé cacher décemment leurs appâts. Ce qui est également sensé exprimer le respect dût à l’hôte de ces lieux : il y a là pourtant plus grand que Salomon, plus grand que tous les président du monde réunis en congrès !

Souvent je me dis, lorsque je tiens des permanences dans les églises où se trouve installée l’exposition sur le Linceul, que tous ces gens prendraient un soin méticuleux de leur vêture s’ils avaient rendez-vous avec le président de la République française ; ou avec le pédégé de l’entreprise qui les emploie… Je gage qu’ils ou elles se garderaient de s’y rendre dans les costumes qu’ils ou elles ont le culot d’arborer lorsqu’ils « visitent » les demeures de Dieu. Nul n’est obligé de faire ces visites, mais si l’on décide d’en passer le seuil, alors que l’on accepte, non de mettre une queue de pie ou un smokingue, mais tout de même des vêtements convenables.

Cette notion de décence, qui accompagne naturellement celle de pudeur, est aujourd’hui comme ignorée de nos contemporains. Sous le prétexte qu’il fait trop chaud, on se réfugie dans ces temples de la fraîcheur estivale comme on irait à la piscine.

Je crois qu’il est grand temps de réhabiliter pudeur et décence, car si l’on peut à bon droit décrier l’excès à la fois cruel et ridicule de la burka, on peut tout aussi légitimement s’indigner de la provocation permanente qu’exercent les femmes avec leurs tenues minimalistes sur les individus qui les entourent. Le mâle humain n’est pas fait pour se voir mettre constamment sous le nez les attributs d’une féminité arrogante. Réflexion que je me fais également lorsqu’au début du printemps les publicités de lingeries dites « fines » et de maillots de bains se mettent à fleurir plus abondamment que les fleurs jaunes du pissenlit. Inutiles de préciser que les jeunes femmes choisies comme faire-valoir ne sont pas tirées parmi les épouvantails… Impossible de les éviter, elles sont partout, à presque tous les carrefours des villes.

Mais la mode est là qui fabrique des idoles : lors des défilés de début de saison, nombre de robes admirables sont proposées, mais on ne manque jamais de voir apparaître des tenues qui franchissent allègrement ce seuil précieux de la pudeur.

1 Message

  • 16 août 2012 22:45, par Christoph Rebner

    "Religion does not fear the dagger’s point ; but it can vanish under corruption. Let us not grow tired of corruption : we may use a pretext, such as sport, hygiene, health resorts. It is necessary to corrupt, that our boys and girls practice nudism in dress. To avoid too much reaction, one would have to progress in a methodical manner : first, undress up to the elbow ; then up to the knees ; then arms and legs completely uncovered ; later, the upper part of the chest, the shoulders, etc. etc."

    International Review on Freemasonry, 1928

    à lire : The corruption of morals through immodest fashions à
    http://michaeljournal.org/corruptio...

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