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Discussion de la loi sur la bioéthique au Sénat : un risque de basculement.

mercredi 30 mars 2011


L’Alliance pour les Droits de la Vie s’alarme de deux amendements adoptés par la Commission des affaires sociales du Sénat qui accentuent l’instrumentalisation de l’embryon humain et les pratiques eugénistes.

· Supprimer l’interdit de la recherche sur l’embryon (recherche qui implique sa destruction) ferait basculer notre société vers la réification de l’être humain à son commencement. L’Alliance pour les Droits de la Vie s’indigne à ce titre de la conférence de presse de l’équipe du professeur Marc Peschanski prévue jeudi 31 mars 2011. Son objet explicite est d’obtenir du Sénat une loi conforme à ses revendications ; le débat bioéthique mérite mieux que le rapt médiatique que vise cet effet d’annonce. Cette attitude utilitariste n’est pas conforme à la déontologie d’annonce des premières scientifiques. Rappelons qu’à ce jour les recherches sur l’embryon n’ont abouti à aucun résultat thérapeutique.

· Systématiser la proposition de dépistage prénatal du handicap à toutes les femmes, sans leur apporter de réponse thérapeutique avant la naissance, c’est en pratique cautionner voire organiser l’eugénisme par la loi. L’élimination encore plus systématique du fœtus porteur de handicap se profile alors insidieusement. Une nouvelle pression légale pèserait sur les médecins, en contradiction avec la liberté de prescription attachée à leur pratique. Le caractère anxiogène des grossesses serait encore accentué.

En revanche, l’Alliance salue cinq dispositions retenues par la Commission des affaires sociales qui contribuent à donner la priorité aux droits de l’enfant, dans le cadre de l’assistance médicale à la procréation (AMP), ainsi qu’à la dignité des femmes :

- La levée de l’anonymat du don de gamète répare en partie l’injustice faite aux enfants issus de ce type de procréation en leur reconnaissant un droit d’accès à leurs origines biologiques.

- Le refus du transfert d’embryons post mortem évite l’injustice qui consiste à faire naître délibérément des enfants orphelins de père.

- Le rétablissement d’un délai de deux ans vie commune pour les concubins pour accéder à l’AMP favorise un cadre plus stable pour les enfants issus d’un mode de procréation déjà éprouvant pour les couples.

- Le maintien de l’exigence d’être déjà parents pour pouvoir donner ses gamètes préserve spécialement les femmes de techniques qui pourraient remettre leur fécondité en jeu et limite le risque du développement d’une « congélation de confort » des gamètes.

- Le refus de légaliser la gestation pour autrui reconnaît le droit de l’enfant de ne pas subir une « maternité éclatée » et le principe de non marchandisation du corps de la femme.

Pour Xavier Mirabel, président de l’Alliance pour les Droits de la Vie : « Nous suivons jour après jour ces débats essentiels pour notre avenir, et attendons des sénateurs qu’ils fassent évoluer cette loi en la fondant sur la véritable éthique, celle qui place au cœur de notre société les droits des plus vulnérables ».

3 Messages de forum

  • 31 mars 2011 11:45, par fmoulin

    Vous avez une fois de plus une attitude retrograde et feriez mieux d etudier plus en détail le dossier scientifique . les chercheurs francais obtienne de vrais résultats qui sont les bases pour optenir de thérapie dans quelques années.
    Je pense que vous oubliais juste les malades et surtout ces enfants qui souffrent (vous devriez peut etre fréquenter un peu plus le téléthon) . Vous etes en train de stopper l espoir de tous ces malades qui attendent que les chercheurs trouvent. La voie de l’embryon permet d accélérer ces recherches. ET LES RESULTATS SONT LA : les bébés bulles, la génération de peau , .....
    Je ne suis pas un scientifique donc neutre dans ce débat , je suis juste un homme qui pense aux autres

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    • Seriez-vous d’accord que, par tirage au sort, vous ou un de vos proches, soyait désigné pour des expérimentations médicales ou chirurgicales afin d’améliorer le sort d’autres personnes ? Le bébé, même en formation, est un être humain auquel on ne demande pas son avis pour être un bébé-médicament . Alors pourquoi pas vous ?

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    • Il y a bien des avancées médicales obtenues avec les cellules souches. Mais pas avec les cellules d’origine embryonnaire.
      Des lobbys font de la France un pays ou l’on prend du retard dans le domaine des cellules souches en se focalisant, à tord, principalement sur celles d’origine embryonnaire qui posent des difficultés techniques en plus des problématiques étiques. Mais de cela les média français ne parle pas ... lobbying.

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