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par le Père Daniel-Ange

Dans le dialogue avec l’islam : le tabou levé ou le silence récidivé  ?

vendredi 15 janvier 2010


À l’occasion du Colloque de l’AED sur l’Islam aux Bernardins, et surtout suite aux massacres des coptes la nuit de Noël en Égypte, comment ne pas nous poser quelques questions cruciales  ? Dans le dialogue – tellement actuel, urgent, indispensable – avec des représentants de la maison de l’Islam, est-on suffisamment vrai, franc, et j’oserais dire simplement honnête, en abordant avec eux le fait massif, incontournable des persécutions sournoises, mais le plus souvent violentes des chrétiens, toutes Églises, communautés ecclésiales confondues.

Une réalité massive incontournable.

Du Nigéria et de l’Algérie à l’Indonésie, via Pakistan, Iran, Irak, Arabie Saoudite, Égypte, et jusqu’en Érythrée, Kirghizistan, Maldives, sur 54 pays recensés comme ne respectant pas les droits de l’homme quant à la liberté religieuse, 37 sont islamiques, soit plus de 2/3  ! [1] Ce ne sont plus des faits isolés. Ils ont lieu dans ces 37 pays où l’Islam est au pouvoir, même quand la charia n’est pas (encore  ?) la loi fondamentale du pays, et parfois, dans des pays où seule une zone est islamisée.

Ne peut-on leur appliquer le mot de Soljénitsyne du temps où l’empire soviétique couvrait 1/3 du globe terrestre, et où l’on parlait du «  communisme à visage humain  »  : «  Je vous mets au défi de trouver un seul pays où le communisme est au pouvoir et qui respecte les droits de l’homme.  »

C’est trop facile de dire qu’il ne s’agit que de faits divers ponctuels, dus à des groupuscules fondamentalistes. C’est beaucoup trop massif et généralisé pour cela. Ce sont souvent des foules entières, toute une population locale, qui se met à battre, à brûler, à piller et tuer, comme on l’a vu en juillet à Gujrât (Pakistan). Et quand une pauvre fille chrétienne est violée [2], sinon lynchée, la police n’intervient pas. (sauf battage médiatique international, et encore  !)

Sans parler de l’hémorragie massive des chrétiens de tous les pays du proche et du moyen Orient  : ces chrétiens dont c’était la terre d’origine, maintenant en diaspora. Et cela par centaines de milliers, si l’on chiffre les dernières décennies. [3]

A-t-on le courage de se poser la question  : mais à cause de quoi  ? de qui  ? Qui donc leur rend la vie intolérable à ce point  ? Le plus intolérable est que les violences antichrétiennes sont souvent faites explicitement «  au nom d’Allah  ». Combien de meurtres commis en criant «  Allah o akbar  ! (Dieu est grand)  » comme pour le Père Andrea Santoro  ? Quel visage de Dieu donnent–ils au monde  ?

Autre conséquence dramatique  : cette intolérance absolue suscite de telles réactions de peur – parfaitement justifiées - que le citoyen lambda d’un pays essayant de respecter les droits de l’homme, risque de mettre tous les musulmans dans le même sac et du même coup, de se fermer à tout ce qu’un Islam ouvert et modéré dans ses grandes et belles valeurs peut nous apporter. (Avant tout le sens fort de cette Transcendance de Dieu, que nos chrétiens occidentaux ont tant perdu, perte qui les empêche de saisir l’inouï d’un Dieu zygote, et de s’en émerveiller.)

Beaucoup de musulmans réprouvent cette violence. Ils s’en sentent humiliés [4], mais pas un n’ose l’exprimer publiquement, peur d’encourir une fatwa et de subir de terribles représailles. Pourquoi donc, jamais, à ma connaissance, une parole de réprobation publique d’une quelconque autorité islamique (El’Azar, etc.)  ? Encore moins de repentance… Finalement, quoi qu’on en dise, cette christianophobie violente, agressive, déchaînée parfois, serait-elle quelque part inscrite dans les gènes de l’Islam  ? Voici plus de 25 ans en 1983, dans mon ouvrage analysant la situation des différents terrains d’évangélisation (Monde d’orphelins, peuple de témoins), j’avais diagnostiqué que le monde de l’Islam prenait la relève de la persécution communiste. Hélas, je ne croyais pas si bien dire. Dans nos dialogues avec eux, leur posons-nous simplement la question  : pourquoi, vous qui avez un sens si aigu et une tradition si continue de l’hospitalité (une vraie leçon pour nous), tolérez-vous de telles discriminations à tous les échelons de la vie sociale, depuis – déjà – les enfants au primaire  ?

Vous qui invoquez avec tant de fidélité le Très Miséricordieux, qui en faites même le Nom par excellence de Dieu, comment acceptez-vous des attitudes qui sont le contraire même de la Miséricorde  ? À vos frères, qui, librement, ont suivi leur conscience et ont mis leur pas dans ceux de Jésus, pourquoi ne leur pardonnez-vous pas ce «  pire des crimes  »  ? Vous qui avez un sens si fort de la justice, pourquoi les condamnez-vous à mort, sans le moindre jugement, sinon des simulacres  ? Vous qui avez un si bel amour de la famille (et que nous avons bien besoin de recevoir de vous), pourquoi consentez-vous à la vengeance sur les membres innocents de leur famille  ? Vous qui êtes heureux qu’on vous laisse construire toutes les mosquées que vous désirez, et à qui nous donnons même quelques-unes de nos églises, pourquoi nos frères chrétiens ne peuvent avoir aucune église dans certains pays de votre «  maison  », et doivent-ils se cacher comme des criminels pour simplement prier  ?

Vous qui avez une telle crainte du jugement final du Très Haut, n’avez-vous pas peur d’avoir des comptes à rendre pour ces femmes violées, ces filles lynchées, ces moines décapités, ces jeunes battus à mort, pour le seul crime de croire en Dieu autrement que vous  ?

Tous ces drames touchant leurs biens, leurs familles, leur chair, leur vie même, se vit chaque jour dans l’indifférence diplomatique, si ce n’est un négationnisme politique général dans le reste du monde. Ce semble un sujet tabou dans nos médias (peur de représailles  ?), sauf quand l’affaire est trop spectaculaire et que des ONG (Amnesty, Human rights watch, etc.) tirent l’alarme. Et même alors, l’affaire est vite étouffée, oubliée. Que le grand public de pays sécularisés ne s’en inquiète guère, cela s’explique, mais que nous, baptisés, nous nous taisions – alors qu’il s’agit de nos frères de chair et de sang, ceux du Christ - c’est proprement inadmissible.

Raphaël Delpart nous rappelle à l’ordre  : «  Rester silencieux, c’est accepter le crime comme une sorte de fatalité. Prenons garde que cette fatalité nous entraîne nous, à notre tour, vers l’effacement de nous-mêmes. Les chrétiens persécutés sont loin de notre regard pensons-nous, pour justifier notre inaction. Quelle erreur  ! Ils vivent à deux heures à peine du lieu de notre confort «  (p 254)

Nous ne pouvons plus jouer à la politique de l’autruche. Nous ne pourrons pas dire plus tard, sans mentir  : «  Nous ne savions pas. Personne ne nous en a parlé  !  » [5] Réussiront-ils  ? Tous les catholiques devraient en avoir lu au moins un. Combien de pasteurs en parlent  ?

Nous devrions tous pouvoir dire le mot d’Elie Wiesel  : «  Je ne lutte pas contre le mal, mais contre l’indifférence au mal.  » Ou celui d’Einstein  : «  Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font du mal mais par ceux qui les regardent sans rien faire.  »

Delpart lâche  : «  En France, les évêques sont muets. Leur silence renvoie à un autre silence, fort, sombre, de notre Histoire…  » (p.17), faisant allusion à la seconde guerre mondiale.

Mais il aurait pu évoquer le black-out total de l’épiscopat français sur la persécution communiste, pendant des années. Devant celle des nazis, quelques grandes voix de l’épiscopat français ont crié, au risque de leur vie, sauvant ainsi l’honneur de l’Église de France. Face à la persécution communiste, combien furent-ils à en avoir le courage, disons simplement le fair-play  ?

Une conspiration du silence  ? Inconscience ou lâcheté  ?

Voici dix ans, j’ai réalisé une étude documentée sur cette «  conspiration du silence  » dans l’Église catholique en France, en ses instances officielles, face à la persécution communiste dans les pays d’Europe de l’Est (à notre porte  !), comme en Asie. [6]

Les conclusions sont accablantes, et honteuses pour nous. C’était un sujet tabou, car il ne fallait pas porter ombrage à la politique de la «  main tendue  » ou de l’Ostpolitik. Il a fallu Jean-Paul II pour nous arracher, avec grand peine, à ce silence assourdissant (cf  : son discours aux évêques, à Issy, lors de son premier voyage, et celui de Lourdes, le 15.08.83 )

Que je sache, pas une parole publique d’un évêque français pendant ces décennies, où s’écrivait le plus terrible des martyrologes de l’histoire de l’Église. Sauf après les insurrections de Budapest et de Prague, car porté par la vague de réprobation unanime des évêques( Cardinaux Liérart, Feltin, et Gerlier) ont condamné énergiquement ces agressions, entraînés par Pie XII, avec sa brève encyclique parlant de crime, tyranie et iniquité : " le sang du peuple hongrois crie vers Dieu" ( 5 nov 56). Tant de prêtres et d’évêques là-bas m’ont avoué leur douloureuse déception devant cette cruelle (apparente) indifférence, et leur stupeur scandalisée devant nos flirts avec le parti même qui les torturait en prison, ou les expédiait au goulag.. Pas un évêque de chez nous n’a encore eu le courage de leur demander un pardon public. [7]

Le seul qui l’ait fait courageusement  : le cardinal Schönborn lors du Synode sur l’Europe en 1999, ovationné par les évêques de l’Est. Pourtant au contraire de la France, l’Église en Autriche, y était très sensible et s’est dépensée sans compter pour soutenir leurs frères persécutés, à leurs frontières.

Eh bien  ! j’ose poser la question politiquement, ecclésialement très incorrecte  : ne recommençons–nous pas, avec la persécution islamique  ? Voici quatre ans, un document de la Conférence épiscopale, remarquable par ailleurs, validé par l’Assemblée plénière à Lourdes, abordait tous les aspects du dialogue. Je n’y ai pas trouvé une allusion à cette violence islamique anti-chrétienne.

Sans même parler de la question de la réciprocité par rapport aux lieux de culte, ces millions de chrétiens, entre autres libanais et philippins en Arabie Saoudite, ne pouvant disposer d’aucune chapelle, les rarissimes prêtres célébrant en totale clandestinité à leurs risques et périls. [8]

Il ne faudrait pas que dans 10 ans, lorsque les faits éclateront au grand jour, ces frères qui donnent leur vie plutôt que de renier leur foi, nous reprochent à leur tour notre indifférence coupable, notre lâcheté, osons le mot  : notre couardise. Je voudrais éviter à l’Église de France, cette tache sur son Visage d’épouse du Christ.

Que peut donner un dialogue d’intellectuels – ne représentant souvent qu’eux-mêmes, du côté musulman – sans ce minimum de clarté, d’honnêteté, de vérité  ? Cette vérité dont Benoît XVI ne cesse de nous dire qu’elle est inséparable de la Charité  : caritas con-gaudet veritati. Occulter la vérité, c’est renier la charité. [9]

Je pense à Robert Redeker, professeur de philosophie à Toulouse obligé de se cacher parce qu’a été lancée contre lui une fatwa, le menaçant de mort. Cela en France  ! Pourquoi  ? Parce qu’il a osé avouer dans une tribune du Figaro (17.7.06) que finalement, il préférait le Christianisme à l’Islam. Comment dans le pays dit des droits de l’homme, qui tient à la liberté de pensée, d’expression et de presse, comme à la prunelle de ses yeux, peut-on laisser un tel terrorisme nous paralyser  ? J’en tremble pour demain. Vais-je aussi être la cible d’une fatwa, parce que j’ose dire en public que je préfère Jésus à un prophète qui, aussi grand soit-il par ailleurs, a finalement ordonné des massacres. Et que je préfère l’Église et son exigence de pardon et de respect de la liberté de la femme dans le mariage, à une religion qui ordonne la lapidation des adultères (femmes, bien entendu, jamais les hommes) Pour avoir osé l’insinuer délicatement à des jeunes musulmans, le Père Andréa Santoro a été tué. [10]Pendant des siècles, l’Église s’est battue pour protéger et promouvoir la liberté de la femme, particulièrement quant au mariage, vu comme une condition sine qua non de validité. Comment au moins ne pas soulever la question de son statut en terre d’Islam  ? L’assemblée nationale algérienne a adopté en 1984, un code de la famille qui réduit les femmes au rang de personne mineures, Henri Quinson, Moine des cités, éd. Nouvelle Cité, p 155. Par ailleurs, y aurait-il un rapprochement à faire entre les visages que voile la burqa, et ces visages (pas d’autres parties du corps), défigurés par l’acide lancé par leurs maris ou leurs pères, presque pour des bagatelles, au Pakistan. Des centaines recensées chaque année, mais vu la terreur d’en parler, sans doute bien davantage.

Ou parce que je donne en exemple mon ami Maroun (18 ans) qui lorsqu’on lui ordonne de marcher et de cracher sur une croix en disant  : «  Jésus n’est qu’un prophète  », a pris la croix dans ses mains  : «  Tu es mon Dieu  !  » Tué sur le champ. Cela à 3 heures de vol de Paris, en 1983.

Une urgence  : pour nous stimuler, offrir nos martyrs en exemple.

À ce propos, que faisons-nous pour faire connaître ces admirables exemples de baptisés (encore une fois de toutes dénominations chrétiennes) préférant les pires tortures, souvent jusqu’à ce que mort s’en suive, au mieux la prison à perpétuité, si ce n’est l’exil, ainsi que toutes les représailles sur leur famille, tout cela plutôt que de renier leur Seigneur Jésus.

Comment, sans hypocrisie, fêter liturgiquement nos grands martyrs d’hier, ignorant sciemment ceux d’aujourd’hui – nos propres contemporains – alors que leurs souffrances  ; courage et amour sont bien dignes de leurs prédécesseurs sur ce chemin de Golgotha. Je pense à ces héroïques professions de foi, lors de parodies de procès au risque et parfois au prix de la mort. Des credo signés de leur sang.

Combien d’évêques et de prêtres les offrent en exemple, pour stimuler, tonifier notre foi chancelante  ?

Pourquoi faut-il que nos frères des Églises évangéliques soient plus sensibles à ce drame vécu par nos propres frères ? N’ont-il donc pas la priorité  : «  Tant que nous en avons l’occasion, pratiquons le bien à l’égard de tous, et surtout de nos frères dans la foi  » ( gal 6,10).

Si l’on évoque le témoignage de ces frères dans la Foi, il va de soi qu’il faut préciser immédiatement que l’ensemble des musulmans en sont innocents, et même réprouveraient cette violence, s’ils en avaient connaissance. Préciser surtout que notre pardon est accordé aux meurtriers, comme les victimes au Ciel – car ce sont de véritables martyrs – au sens strict du terme – le demandent au Seigneur  ?

Je me pose souvent cette question  : si pendant le dernier demi-siècle, nos pasteurs avaient fait connaître à leur peuple les témoignages bouleversants des nombreux et héroïques martyrs du Christ, leurs contemporains et «  compatriotes  » européens, la ferveur de nos baptisés n’aurait –elle pas été stimulée, et peut-être ralenti l’effondrement (collapse) si rapide de la Foi en France  ? Et plus particulièrement si on avait fait connaître l’héroïsme des pasteurs des courageuses Églises gréco-catholiques préférant prison, tortures et même meurtre plutôt que de se détacher de Rome, de renier Pierre, est-ce qu’une partie de notre clergé et de la soi-disant intelligentsia catholique française auraient osé leurs critiques acerbes du pape, avec leur complexe anti-romain primaire  ? Peut-être auraient-ils fini par comprendre que leur arrogance vis-à-vis de Pierre était la pire des gifles infligée à leurs propres frères catholiques versant leur sang pour leur seule fidélité au Pape. Peut–être…

Aujourd’hui encore, quand un martyr du communisme est béatifié (les Stépinac, Apor, les martyrs d’Ukraine, latins et byzantins, Jerzy Popielusszko, etc.), c’est encore un quasi silence d’indifférence chez nous. Alors que ce serait l’occasion de faire briller ces scintillantes étoiles, dans cette ténébreuse période de notre histoire. Et quand les Midzenty, Popieluszko, Ghyka, Hossu, Todea, ceux d’Albanie le seront bientôt, les ferons-nous connaître et aimer  ?

Je dis tout cela pour éviter de récidiver. Pour conscientiser notre peuple sur cette tragédie atteignant le cœur même de notre Église. En ce moment même. Oui, en notre propre génération. La béatification d’un Andrea Santoro, de Mgr Claverie et des 7 moines de Tibhirine, ouvrira-t-elle enfin nos lèvres et d’abord nos yeux  ?

Documents joints

Notes

[1] Pas un mois ne se passe sans que j’en reçoive des news accablantes (via AEM, AED, Portes Ouvertes…)

[2] «  Le viol dans les pays où l’Islam est la religion d’État, n’est pas considéré comme un délit. En certains pays, le viol de chrétiennes «  est aussi une façon d’amener des femmes vers l’Islam  : une femme violée par un musulman est souvent contrainte, ensuite, de se marier avec un musulman qui lui rappellera toute sa vie qu’elle fut une femme sale  ». (Delpart, La persécution des chrétiens aujourd’hui dans le monde, Lafon, pp 48-53). En ces cas, les violeurs sont toujours acquittés, les victimes ou ceux qui tentent de les défendre, sont condamnés.

[3] Voir Annie Laurent, Les chrétiens d’Orient vont–ils disparaître  ? (De Guibert), S. de Courtois, Le génocide oublié, (Ellipse), Catherine Dupeyron, Chrétiens en Terre Sainte, disparition ou mutation  ? (Albin Michel)  ; J. Yacoub, Les chrétiens d’Orient entre Jihad et dhimmitude (Godefroy), Magdi Zaki, Dhimmitude ou l’oppression des chrétiens d’Égypte, (L’Harmattan). Mais déjà, l’étude très fouillée de J.P. Valognes  : Vie et mort des Chrétiens d’Orient (Fayard).

[4] Le cas d’une de mes amies musulmanes.

[5] Plusieurs livres récents tentent de secouer notre apathie et notre insouciance. Raphaël Delpart (se disant athée)  : op.cit. Les ¾ de cette enquête concerne les pays islamiques  ; René Guitton, Ces chrétiens qu’on assassine, Flammarion (16 chapitres sur 22 concernent l’Islam)  ; Thomas Grimaux, Le livre noir des nouvelles persécutions chrétiennes, éd. Faure, et Persécutions chrétiennes dans le monde.

[6] Voir  : Philippe Chenaux, l’Église Catholique en Europe, Cerf, 2009. Et déjà  : Jean Bourdarias, Les évêques de France et le marxisme, histoire d’une connivence, Fayard.

[7] Le cardinal Decourtray avait eu le courage de parler de «  connivences  » avec le parti communiste, ce qui avait suscité un tel tollé qu’il avait dû se rétracter.

[8] (8) Si ce n’est aux cimetières, comme au Kirghizistan où d’un côté, l’administration refuse qu’un non musulman soit enterré au cimetière et de l’autre, les imams lancent des fatwa contre toute personne qui louerait une parcelle pour les enterrer  ! (Delpart p 247).

[9] Au colloque de S. Egidio à Cracovie en septembre 2009, le recteur de l’université El’Azar du Caire accusait agressivement les pays européens de discrimination par rapport aux musulmans. Lui a-t-on aimablement signalé celle à l’égard des chrétiens dans son propre pays  ?

[10] Voir son admirable dernière lettre. in Lettres de Turquie, éd. du Jubilé.

14 Messages de forum

  • 15 janvier 2010 20:43, par Ermort

    Oui, il faut crier l’intolérance de la violence en terres d’Islam. Merci de le faire. Mais votre cri me semble trop affectif.

    Effectivement, l’islam est aussi un totalitarisme. Il n’est pas étonnant qu’il soit plus visible maintenant que le communisme s’est estompé.

    Père Daniel Ange, croyez-vous vraiment qu’il y ait un islam modéré ? Avez-vous lu le Coran ?

    Dieu le Très Miséricordieux… ne fait miséricorde qu’aux croyants (musulmans).

    La justice musulmane est celle du Coran, Père, pas le nôtre, et elle est expéditive. L’islam est ce qu’il est, n’espérez pas autre chose.

    Le jugement final… n’avez-vous rien lu sur la prédestination en islam ? Tout est écrit.

    Bien d’accord avec vous sur le silence global de nos pasteurs. On dirait qu’ils sont plus préoccupés par la conservation d’avantages matériels que par l’annonce de la vérité. Sur le communisme, sur l’avortement, sur l’islam. Politiquement correct, sans saveur… et donc sans personne dans les séminaires et les églises.

    Bien cordialement.

  • 15 janvier 2010 22:18, par Riton

    Oui, Daniel-Ange a raison , le silence sur nos frères d’aujourd’hui morts en martyrs de la foi est insupportable pour eux, mais aussi pour nous.
    Mais en France il est structuré dans notre inconscient collectif depuis un peu plus de deux siècles par souci de connivence.
    Merci à Daniel-Ange de la briser.

  • 15 janvier 2010 22:30, par admin

    Pas plus que les anticommunistes n’ont avancé d’un jour la chute du mur de Berlin, ne parvenant jamais à convaincre les électeurs du Parti tant que l’heure ne fût pas arrivée, les antiislamistes n’auront beaucoup de chance de faire tomber l’islamisme par de telles dénonciations. De même les manifestants antiavortement de dimanche - dont vous parlez par ailleurs - n’ont aucune chance de se faire entendre en-dehors de leurs propres cercles avec ce genre de présence médiatique.
    Cela ne veut pas dire qu’il ne faille rien dire. Mais il n’y a pas non plus à surévaluer le poids des purs discours dans la politique et encore plus dans la religion.

    Charles

  • 15 janvier 2010 23:38, par BAIN Michel

    Merci, père

  • 16 janvier 2010 09:40, par Patrick Heraud

    Merci Daniel-Ange,

    Vous un grand prophète,
    que les chrétiens et les musulmans vous entendent pour vivre la charité dans la Vérité

    Que Dieu donne à chacun la plénitude de sa miséricorde par Marie

    Patrick Heraud

  • 20 janvier 2010 17:32, par Augustin d’Hippone

    Merci Père, pour ces paroles très chrétiennes, et Kudos à Ermort pour son analyse si pertinente. Que peut-on y rajouter ? Peut être jeter une lumière un peu plus vive sur les "compagnons de route", hier du Communisme, aujourd’hui de l’Islam. En effet, ne lit-on pas sous la plume d’une Esther Benbassa, universitaire prisée des
    dialogues judéo-musulmans de l’IMA, ou de Benjamin Stora, historien officiel de l’Algérie, que la dhimma islamique était préférable à l’oppression chrétienne, que la citoyenneté offerte aux "indigènes" par l’Occident (Crémieux ou autres), ne fut qu’un piège destiné à les couper de leurs racines (Charia ou loi Mosaïque). Le dernier livre de Mgr Pierre Boz, bien que très réaliste à plus d’un titre, ne montre-t-il pas qu’au fond il reste fidèle à l’idéologie des Pères Blancs, c’est-à-dire du cardinal de Lavigerie ? Pour eux, c’est en approfondissant les valeurs de l’Islam que l’Église pourra s’implanter en pays musulmans et profiter de leur extraordinaire sens de Dieu et de la Foi !... D’où le refus de baptiser, non seulement durant les 130 ans d’Algérie Française, mais encore en France pour les populations chassées par le FLN.
    Le Vatican, lui même, celui des "connivences" dénoncées par le Cardinal Decourtrais, n’a-t-il pas imposé l’artisan acharné de l’islamisation de l’Algérie, Mgr Duval ? Ne l’a-t-il pas créé Cardinal alors que la Charia devenait la Constitution de "son pays" ?
    Volkoff disait du Communisme : morte le bête pas le venin ! Ce venin, issu de l’esprit des Lumières, est devenu aujourd’hui l’Islam éponyme. À vue humaine, la lutte sera longue !

  • 22 janvier 2010 08:07, par CdO

    Il existe à Islamabad au Pakistan un quartier curieusement nommé « french colony » sur « Googl Earth » et que l’on peut également trouver ici :

    http://maps.google.fr/maps?ll=33.72...

    Ce quartier est en fait une « réserve » à Chrétiens… On voit en effet clairement qu’il fait « tache » dans le paysage environnant et bien ordonné de la capitale pakistanaise…

    Ayant résidé dans cette ville quelques années, je peux attester du mépris - c’est le moins que l’on puisse dire - affiché par les Pakistanais pour les Chrétiens en général et plus particulièrement pour ceux tenus de rester « parqués » dans cette cuvette insalubre…

    Qu’en est-il aujourd’hui ?

    CdO

    Voir en ligne : French colony...

  • 23 janvier 2010 07:02, par Alcide

    Merci pour votre courage et votre lucidité. Il y a quand même un point où je ne suis pas certain d’être tout à fait d’accord avec vous, lorsque vous dites que la majorité des musulmans sont des modérés. C’est peut-être vrai, mais j’aimerais savoir si l’islamisme procède naturellement de l’islam authentique ou s’il n’est qu’une déviance contre laquelle l’islam lui-même aurait les moyens de réagir. Aux spécialistes de nous éclairer là-dessus. Cette question me paraît de première importance.

  • 26 janvier 2010 21:54, par Siloe08

    Ce ne sont en aucun cas des guerres au nom d’Allah mais bien des guerres d’Hommes, qui détournent le texte et l’interprète à des fins politiques.

    Dans une lettre du 29 juillet 1916, (a remettre dans le contexte de l’époque), le bienheureux Père Charles de Foucauld nous éclairais déjà ...

    JESUS CARITAS,
    Tamanrasset, par Insalah, via Biskra, Algérie, 29 juillet 1916.
    Monsieur,
    Je vous remercie infiniment d’avoir bien voulu répondre à ma lettre, au milieu de tant de travaux, et si fraternellement. Je pourrais,
    m’écrivez-vous, vous dire utilement la vie du missionnaire parmi les populations musulmanes, mon sentiment sur ce qu’on peut
    attendre d’une politique qui ne cherche pas à convertir les musulmans par l’exemple et par l’éducation et qui par
    conséquent maintient le mahométisme, enfin des conversations avec des personnages du désert sur les af faires d’Europe et
    sur la guerre.
    Vie du missionnaire parmi les populations musulmanes
    (...) Les missionnaires isolés comme moi sont fort rares. Leur rôle est de préparer la voie, en sorte que les missions qui les
    remplaceront trouvent une population amie et confiante, des âmes quelque peu préparées au christianisme, et, si faire se peut,
    quelques chrétiens. (...) Il faut nous faire accepter des musulmans, devenir pour eux l’ami sûr, à qui on va quand on est dans le
    doute ou la peine, sur l’af fection, la sagesse et la justice duquel on compte absolument. Ce n’est que quand on est arrivé là qu’on
    peut arriver à faire du bien à leurs âmes. Inspirer une confiance absolue en notre véracité, en la droiture de notre caractère, et en
    notre instruction supérieure, donner une idée de notre religion par notre bonté et nos vertus, être en relations af fectueuses avec
    autant d’âmes qu’on le peut, musulmanes ou chrétiennes, indigènes ou françaises, c’est notre premier devoir : ce n’est qu’après
    l’avoir bien rempli, assez longtemps, qu’on peut faire du bien. Ma vie consiste donc à être le plus possible en relation avec ce qui
    m’entoure et à rendre tous les services que je peux. À mesure que l’intimité s’établit, je parle, toujours ou presque toujours en tête
    à tête, du bon Dieu, brièvement, donnant à chacun ce qu’il peut porter, fuite du péché, acte d’amour parfait, acte de contrition
    parfaite, les deux grands commandements de l’amour de Dieu et du prochain, examen de conscience, méditation des fins
    dernières, à la vue de la créature penser à Dieu, etc., donnant à chacun selon ses forces et avançant lentement, prudemment. Il y
    a fort peu de missionnaires isolés faisant cet of fice de défricheur ; je voudrais qu’il y en eût beaucoup : tout curé d’Algérie, de
    Tunisie ou du Maroc, tout aumônier militaire, tout pieux catholique laïc (à l’exemple de Priscille et d’Aquila), pourrait l’être. Le
    gouvernement interdit au clergé séculier de faire de la propagande anti-musulmane ; mais il s’agit de propagande ouverte et plus ou
    moins bruyante : les relations amicales avec beaucoup d’indigènes, tendant à amener lentement, doucement, silencieusement, les
    musulmans à se rapprocher des chrétiens devenus leurs amis, ne peuvent être interdites par personne. Tout curé de nos colonies,
    pourrait s’ef forcer de former beaucoup de ses paroissiens et paroissiennes à être des Priscille et des Aquila. Il y a toute une
    propagande tendre et discrète à faire auprès des indigènes infidèles, propagande qui veut avant tout de la bonté, de l’amour et de la
    prudence, comme quand nous voulons ramener à Dieu un parent qui a perdu la foi...
    Espérons qu’après la victoire nos colonies prendront un nouvel essor. Quelle belle mission pour nos cadets de France, d’aller
    coloniser dans les territoires a fricains de la mère patrie, non pour s’y enrichir, mais pour y faire aimer la France, y rendre les âmes
    françaises et surtout leur procurer le salut éternel, étant avant tout des Priscille et des Aquila !
    Comment franciser les peuples de notre empire africain
    Ma pensée est que si, petit à petit, doucement, les musulmans de notre empire colonial du nord de l’Afrique ne se
    convertissent pas, il se produira un mouvement nationaliste analogue à celui de la Turquie : une élite intellectuelle se
    formera dans les grandes villes, instruite à la française, sans avoir l’esprit ni le coeur français, élite qui aura perdu toute foi
    islamique, mais qui en gardera l’étiquette pour pouvoir par elle influencer les masses ; d’autre part, la masse des nomades et des
    campagnards restera ignorante, éloignée de nous, fermement mahométane, portée à la haine et au mépris des Français
    par sa religion, par ses marabouts, par les contacts qu’elle a avec les Français (représentants de l’autorité, colons, commerçants),
    contacts qui trop souvent ne sont pas propres à nous faire aimer d’elle. Le sentiment national ou barbaresque s’exaltera dans l’élite
    instruite : quand elle en trouvera l’occasion, par exemple lors de dif ficultés de la France au dedans ou au dehors, elle se servira de
    l’islam comme d’un levier pour soulever la masse ignorante, et cherchera à créer un empire africain musulman indépendant.
    L’empire Nord-Ouest-Africain de la France, Algérie, Maroc, Tunisie, Afrique occidentale française, etc., a 30 millions d’habitants ; il
    en aura, grâce à la paix, le double dans cinquante ans. Il sera alors en plein progrès matériel, riche, sillonné de chemins de fer,
    peuplé d’habitants rompus au maniement de nos armes, dont l’élite aura reçu l’instruction dans nos écoles. Si nous n’avons pas
    su faire des Français de ces peuples, ils nous chasseront. Le seul moyen qu’ils deviennent Français est qu’ils
    deviennent chrétiens.
    Il ne s’agit pas de les convertir en un jour ni par force, mais tendrement, discrètement, par persuasion, bon exemple, bonne
    éducation, instruction, grâce à une prise de contact étroite et af fectueuse, oeuvre surtout de laïcs français qui peuvent être bien
    plus nombreux que les prêtres et prendre un contact plus intime.
    Des musulmans peuvent-ils être vraiment français ? Exceptionnellement, oui. D’une manière générale, non. Plusieurs
    dogmes fondamentaux musulmans s’y opposent ; avec certains il y a des accommodements ; avec l’un, celui du Medhi, il n’y en a
    pas : tout musulman (je ne parle pas des libres-penseurs qui ont perdu la foi) croit qu’à l’approche du jugement dernier le Medhi
    surviendra, déclarera la guerre sainte, et établira l’islam par toute la terre, après avoir exterminé ou subjugué tous les nonmusulmans.
    Dans cette foi, le musulman regarde l’islam comme sa vraie patrie et les peuples non musulmans comme
    destinés à être tôt ou tard subjugués par lui musulman ou ses descendants ; s’il est soumis à une nation non musulmane,
    c’est une épreuve passagère ; sa foi l’assure qu’il en sortira et triomphera à son tour de ceux auxquels il est maintenant assujetti ;
    la sagesse l’engage à subir avec calme son épreuve ; "l’oiseau pris au piège qui se débat perd ses plumes et se casse les ailes ; s’il
    se tient tranquille, il se trouve intact le jour de la libération", disent-ils ; ils peuvent préférer telle nation à une autre, aimer mieux être
    soumis aux Français qu’aux Allemands, parce qu’ils savent les premiers plus doux ; ils peuvent être attachés à tel ou tel Français,
    comme on est attaché à un ami étranger ; ils peuvent se battre avec un grand courage pour la France, par sentiment
    d’honneur, caractère guerrier, esprit de corps, fidélité à la parole, comme les militaires de fortune des XVIe et XVIIe
    siècles, mais, d’une façon générale, sauf exception, tant qu’ils seront musulmans, ils ne seront pas Français, ils
    attendront plus ou moins patiemment le jour du Medhi, en lequel ils soumettront la France.
    De là vient que nos Algériens musulmans sont si peu empressés à demander la nationalité française : comment demander à faire
    partie d’un peuple étranger qu’on sait devoir être infailliblement vaincu et subjugué par le peuple auquel on appartient soi-même ?
    Ce changement de nationalité implique vraiment une sorte d’apostasie, un renoncement à la foi du Medhi...
    Les Kabyles
    Comme vous, je désire ardemment que la France reste aux Français, et que notre race reste pure. Pourtant je me réjouis de
    voir beaucoup de Kabyles travailler en France ; cela semble peu dangereux pour notre race, car la presque totalité des Kabyles,
    amoureux de leur pays, ne veulent que faire un pécule et regagner leurs montagnes.
    Si le contact de bons chrétiens établis en Kabylie est propre à convertir et à franciser les Kabyles, combien plus la vie prolongée
    au milieu des chrétiens de France est-elle capable de produire cet e f fet !
    (...) Si la race berbère nous a donné sainte Monique et en partie saint Augustin, voilà qui est bien rassurant. N’empêche que les
    Kabyles ne sont pas aujourd’hui ce qu’étaient leurs ancêtres du IVe siècle : leurs hommes ne sont pas ce que nous voulons pour
    nos filles ; leurs filles ne sont pas capables de faire les bonnes mères de famille que nous voulons.
    Pour que les Kabyles deviennent français, il faudra pourtant que des mariages deviennent possibles entre eux et nous : le
    christianisme seul, en donnant même éducation, mêmes principes, en cherchant à inspirer mêmes sentiments, arrivera,
    avec le temps, à combler en partie l’abîme qui existe maintenant.
    En me recommandant fraternellement à vos prières, ainsi que nos Touaregs, et en vous remerciant encore de votre lettre, je vous
    prie d’agréer l’expression de mon religieux et respectueux dévouement.
    Votre humble serviteur dans le Coeur de Jésus.
    Charles de Foucauld

    Voir en ligne : http://siloe.over-blog.net/

  • 4 février 2010 00:08, par Denis Jaisson

    1) Daniel-Ange fait en parlant de la « maison de l’Islam » un amalgame. Il n’y a pas plus de « maison de l’Islam » unique qu’il n’y a un chef de l’Islam ; il y a des communautés musulmanes qui se réclament d’interprétations diverses de l’Islam.

    2) En volant de l’Algérie à l’Indonésie, Daniel-Ange ne fait pas escale au Liban où le général Aoun s’est allié à Nasrallah le chef du Hezbollah. Cette alliance qui a vaincu le peuple élu - on comprend que cette victoire ait une valeur symbolique qui en dérange certains – est le contre-exemple le plus cinglant des propos de Daniel-Ange.

    3) Pas « deux poids-deux mesures », n’est-ce pas ? Que pense Daniel-Ange du respect des droits de l’homme au pays où on avorte le plus ? Quelle est la religion la plus pratiquée dans ce pays ? L’armée de ce pays sort-elle de chez elle pour faire la paix ou la guerre ? Pour respecter les droits de l’homme ou les bafouer ? Qu’en est-il des droits de l’homme dans ce pays où on met en scène une attaque terroriste qui tue 3000 personnes, pour justifier des guerres coloniales (en terre musulmane justement) et la violation systématique des droits des citoyens de ce pays (les Patriot Acts 1 et 2) ?

    4) « C’est trop facile de dire qu’il ne s’agit que de faits divers ponctuels, dus à des groupuscules fondamentalistes »… ? Qu’est-ce qui est le plus facile, entre généraliser ces attaques à tous les Musulmans, et comprendre que les terroristes musulmans, de ben Laden [1] aux sicaires de l’UCK armés au camp Bondsteel [2] sont utilisés par un grand pays chrétien partout où il sied à ce dernier de semer le trouble pour imposer son arbitrage ou diviser ses rivaux ?

    5) « Ce sont souvent des foules entières, toute une population locale »… ? Et qu’est-ce que c’est qu’une « foule entière », Daniel-Ange ? N’est-ce pas « trop facile » de réduire « toute une population locale » aux fous furieux en cause ? N’est-ce pas faire un amalgame grossier ? Je ne reconnais pas l’Esprit de prudence et de tempérance dans vos propos…

    6) « hémorragie massive des chrétiens de tous les pays du proche et du moyen Orient »… Ah bon ! Pas du Liban en tout cas mais j’en ai déjà parlé. D’Irak peut-être ? Oui, d’Irak. Et depuis quand ? Depuis que le vilain Musulman Saddam Hussein n’est plus au pouvoir et qu’un grand pays chrétien a donné la démocratie à l’Irak… Comme c’est étrange ! C’est d’autant plus étrange que ceux qui profitent de cet exode chrétien sont des Juifs qui rachètent leurs terres et leurs maisons. Si je pratiquais l’amalgame et la déformation historique comme Daniel-Ange le fait généreusement dans son article, je mettrais deux et deux dans quatre et je rappellerais – en faisant un détour par la case Talmud – que les Palestiniens de Gaza ont dit que les églises qui avaient été brûlées chez eux étaient les cibles des forces spéciales de Tsahal [3]… Ah mais ca, on peut pas le vérifier - Je ne vous le fait pas dire, Daniel-Ange, mais qu’avez-vous vérifié dans toutes vos histoires de « foules entières »… ?

    7) De foules entières ou de groupes plus petits, d’ailleurs ; je dis ca parce que les moines de Tibéri qui font la chute larmoyante de votre article n’ont pas été tués par de vilains barbus mais par des soldats algériens qui déguisèrent leur bavure en acte terroriste [4]. Commeeent ? Vous ne le saviez paaas ? On n’en pourtant parlé dans les média français… ? Ah vous ne regardez pas la télééé… C’est très bien, Daniel-Ange ; vous savez pourtant beaucoup de choses sur le terrorisme musulman. Quelles sont vos sources ? Le Figaro de Serges Dassault ? Libération du Groupe Rothschild ? Valeurs Actuelles d’Olivier Dassault ? L’Express de Christian Barbier ? Dîtes moi quels sont vos amis et je vous dirai ce que vous pensez de l’agression de civils à Gaza par un peuple qui ne cessent de faire la guerre à ses voisins depuis qu’il existe – qu’il a volé les terres qu’il habite - et qui s’est payé le luxe cynique (menace terroriste ?) de nous faire comprendre par la voix d’un professeur de l’académie militaire de Tel Aviv que « toutes les capitales européennes sont à la portée des missiles nucléaires israéliens » [5]…

    8) « les violences antichrétiennes sont souvent faites explicitement au nom d’Allah »… Pas « deux poids-deux mesures », n’est-ce pas ? Au nom de qui Bush a envoyé l’armée de son grand pays chrétien envahir l’Afghanistan et l’Irak ? Si-si, souvenez-vous ; Sarah Palin vous l’a rappelé pendant la campagne présidentielle américaine, lors de sa visite d’un séminaire protestant… Savez-vous au nom de qui Tsahal a massacré des milliers de civils et leurs enfants à Gaza… ?

    9) « cette intolérance absolue suscite de telles réactions (…) que le citoyen (…) risque de mettre tous les musulmans dans le même sac »… Que votre prudence vous honore, Daniel-Ange, mais ne vous contentez pas de l’appliquer à ce malheureux citoyen que vous pourriez induire en erreur !

    10) « Beaucoup de musulmans réprouvent cette violence. Ils s’en sentent humiliés, mais pas un n’ose l’exprimer publiquement »… C’est faux mais nous ne parlons sans doute pas avec les mêmes personnes… ? Et vous, Daniel-Ange, que dîtes-vous de l’entreprise d’agit-prop de notre gouvernement qui se moque éperdument d’une identité nationale qu’il veut diluer dans l’Europe des régions, et qui excite les tensions communautaires et dresse les Français de souche contre les Français musulmans (et réciproquement par le biais d’organisations comme les "Indigènes de la République" [6]) ?

    11) Je pourrais continuer comme ça jusqu’à la fin de votre article qui a l’indigence de votre inexactitude, de vos confusion et de vos demi-mensonges… Vous me rappelez, tant vos propos sont bêtes et méchants, que celui qui veut faire l’ange fait la bête. Je vous trouvais suspect avant de vous lire ; toute votre mystique gélatineuse… Mais quand je vous vois exaspérer la peur d’autrui, ce n’est pas « mon cœur de Jésus qui saigne » ou le « gémissement de la petite Maman céleste qui supplie mon ami qui me frappe » qui me démangent...

    Voir en ligne : Alain Soral - La France, l’Islam & les Banlieues face à l’Empire Mondialiste

  • 13 février 2010 20:05

    Je remercie Denis Jaisson pour son « témoignage » .

    Il est emblématique d’une certaine extrême-gauche qui a fait alliance avec les islamistes, par antiaméricanisme et antisionisme au nom du principe qui dit que :

    « les ennemis de mes ennemis sont mes amis » !

    Ce sont les « idiots utiles » du totalitarisme islamique, espèrons pour eux, qu’après les avoir bien utilisés, ils ne subiront pas le même sort que celui qu’ont subi « les idiots utiles » de la « Révolution iranienne », à savoir la prison et la torture au mieux, la pendaison ou le peleton d’éxécution, au pire !

    Pourtant l’histoire est censée éclairer l’avenir, mais la haine rend aveugle !

    Cette dérive d’une certaine gauche, altermondialiste, libertaire, écologiste, anti-raciste de profession, en même temps « qu’antisioniste » a été dénoncée à la fois par Caroline Fourest (« la tentation obsurantiste ») et Pierre-André Taguieff (« la nouvelle judéophobie »).

    Elle constitue une vraie menace pour notre République et un soutien puissant à « l’islam de conquête », qui sous de multiples visages, ne cesse de gagner du terrain, en France et en Europe.

    Un des derniers avatars de cette colusion est la candidate "voilée" du Parti de Besancenot, aux élections régionales dans le Vaucluse.

    (dont la démarche a d’ailleurs reçue le soutien de Christine Boutin et du Parti Chrétien Démocrate !)

    C’est un aspect du problème, et une des causes du « silence assourdissant » qui entourent les actes de persécutions envers les Chrétiens et leurs églises, que ce soit en France ou à l’étranger.

    Toute critique, toute protestation est aussitôt qualifiée « d’islamophobie » ; le débat est étouffé immédiatement sous prétexte : « qu’il ne faut pas faire d’amalgame » ; que ces actes « n’ont rien à voir avec l’islam », que « l’islam est une religion de paix et de tolérance » et qu’il ne « faut pas stigmatiser toute une population pacifique et respectueuse des lois de la République, sous prétexte que quelques-uns commettent des actes condamnables, et qui sont indignes de musulmans » !

    Nous connaissons ce discours par cœur !

    Et gare à qui oserait dire le contraire, il s’expose à injures, calomnie, procès, intimidations, quant ce n’est pas menaces de mort, et même assassinat !

    Mais le pire, c’est que certains représentants de l’Eglise Catholique, certains évêques, certains prêtres se font eux aussi les « idiots utiles » de la cause islamique !

    Tariq Ramadan, islamiste bien connu (j’emploie le terme « islamiste » au sens des musulmans qui utilise la religion à des fins politiques et la politique à des fins religieuses) n’a-t-il pas trouvé un poste à l’Université Notre-Dame aux USA ?

    Les « chrétiens » (et même dans ce journal) ne justifient-ils pas le port du voile islamique même à l’école, même pour des petites filles, au nom de la liberté religieuse ?

    Ne se déclarent-ils pas aussitôt solidaires de « leurs amis musulmans » quand les Suisses interdisent la construction de minarets ?!

    Ne sont-ils pas contre une loi interdisant la Burqua !

    Ne les entendons-nous pas s’extasier devant la ferveur des fidèles musulmans ou « le Dieu Miséricordieux » !

    Ne sont-ils pas les premiers à minimiser les actes anti-chrétiens ou les églises profanées ou incendiées en France : « ce sont des actes d’irresponsables", de « déséquilibrés » ou « de jeunes en déshérance » s’empressent-ils de dire, avant même qu’on connaissent les coupables !

    En revanche quand il y a un feu de planches devant la porte d’une mosquée, ou trois pots de peinture balancés sur une facade ; alors là, ils n’ attendent pas la fin de l’enquête pour désigner les coupables, exprimés leurs solidarité avec « leurs frères musulmans », qui eux s’empressent de réclamer à cors et à cris, une loi contre l’islamophobie, c’est-à-dire une loi contre le blasphème envers l’islam !

    Je crois que le sommet à été atteint par le Père Christian Delorme,

    (sans vouloir l’accabler, car il n’est pas le seul à exprimer ce genre de point de vue),

    qui n’a pas hésité, alors qu’il était « délégué diocésain pour le dialogue islamo-chrétien » à Lyon, à défendre le Gouvernement Algérien, quand celui-ci jettait en prison des chrétiens, parce qu’ils avaient des bibles ou disaient la Messe dans des appartements ! (cf. son fameux article dans le Monde « Non, l’Algérie n’est pas antichrétienne », qui lui a valu un violent retour de bâton).

    Il n’a pas hésité à récidiver ensuite en organisant des conférences intitulées « Aimer l’islam pour être de meilleurs chrétiens » !

    Je l’ai vu récemment dans l’émission "islam" un dimanche matin, heureusement qu’il y avait un imam, pour expliquer la foi catholique !

    En effet, il est grand temps que les Chrétiens regardent les choses en face, n’hésitent pas appeler « un chat, un chat » et que l’Eglise Catholique ait le courage de dénoncer haut et fort les persécutions innombrables que subissent les chrétiens dans le monde de la part de musulmans, au nom de leur foi !

    Il est temps de mettre sur la table les questions qui fâchent !

    (comme l’a si bien fait le Père François Jourdan, ex-délégué pour le dialogue avec l’islam du diocèse de Paris - dans son ouvrage « Dieu des Chrétiens, Dieu des Musulmans).

    Il est temps d’arrêter de soutenir le projet du développement d’un soi-disant « islam de France », ni l’Etat, ni L’Eglise n’ont a se mêler de cela !

    J’espère que le prochain colloque aux Bernardins sera l’occasion de sortir de la « langue de buis » sur le sujet.

    Cordialement

    Michel Joblot

  • 24 février 2010 00:00, par Cynthia

    L’Islam et le christiannisme ont énormément de points en commun, le plus important étant le monothéisme je pense !

  • 25 février 2010 20:53, par Michel Joblot

    Il ne suffit pas de "penser" que l’islam et le christianisme on beaucoup de chose en commun ; encore faut-il le vérifier ! il faut faire l’effort de lire, les livres d’auteurs au-dessus de tout soupçon et compétents. Surtout pas ceux du Père Christian Delorme,qui lui pense "qu’il faut aimer l’islam pour être de meilleurs chrétiens !

    Je conseille les livres d’Anne-Marie Delcambre pour la connaissance de l’islam et ceux de Rémi Brague (Du Dieu des chrétiens et d’un ou deux autres) et du Père François Jourdan ("Dieu des Chrétiens, Dieu des Musulmans"), pour éviter les confusions regrettables !

  • 27 février 2010 18:59, par fiatlux

    On peut comme Daniel-Ange vanter les valeurs d’une certaine culture musulmane (sens de la transcendance, de l’hospitalité et de la famille), on ne doit pas oublier l’adversité radicale de l’Islam envers le monde non-musulman qui n’est toléré dans un premier temps que parce qu’il est plus puissant, dans un autre que parce qu’il lui est soumis en payant l’impôt des dhimmis.

    Je pense profondément que l’Islam est un "coup de maître" de Satan qui a réussi à asservir, par la peur de l’enfer et la menace, dans une dialectique anti-chrétienne et anti-juive, des populations innombrables.
    Il n’est pas exclu que la France devienne demain un nouveau Liban et l’Europe entière avec elle.

    Quand je vois Mgr di Falco écrire un livre avec T.Ramadan . Et Benoit XVI notre Pape répondre à l’appel de Mustapha Cherif. Je suis perplexe ! Connaissent-ils les convictions et arrière-pensées de ces deux personnages ?
    Je vois aussi Otto de Habsbourg, responsable avec des évêques catholiques d’une association islamo-chrétienne, déclaré sur KTO sans sourciller que pour lui Mahomet était un saint homme ! Moi qui ne connaissais rien à l’Islam il y a 3 ans, je me suis informé depuis, et ce que j’ai appris de l’Islam et de ses chefs idéologiques me fait vraiment froid dans le dos. Que d’ignorance répandue !

    Le dialogue interreligieux doit se faire dans la charité mais non sans une franche vérité ! Non, du point de vue de la vérité chrétienne Mahomet n’a pas été et ne sera jamais un saint homme ! Et les musulmans ont le droit d’accéder à cette vérité, à travers le témoignage de chrétiens qui soient prêts à en payer le prix (jusqu’à la mort…), loin des réflexes diplomatiques d’un certain dialogue interreligieux. Croyez-vous que nous serions chrétiens aujourd’hui si les premiers martyrs n’avaient pas proclamé sans compromis leur foi ? Ce n’est pas une fois que l’influence islamiste ou musulmane sera trop forte en Europe qu’il faudra réagir comme lors de la montée du nazisme dans les années trente.

    Pie XII, devant le fait accompli, n’a pu que limiter les dégâts en sauvant timidement les vies qu’il pouvait sauver. Benoit XVI ne marche t-il pas sur ses pas quand sa parole sur l’Islam et ses minorités semble elle aussi si timide ? N’est-ce pas là aussi le prix à payer pour sauver la vie de chrétiens en terre d’Islam ? Est-ce la juste attitude ? Je l’ignore...même si mon opinion spontanée est de penser le contraire.

    Jésus ne nous a pas demandé d’être des « idiots utiles » d’une propagande anti-occidentale, des lâches et des aveugles, mais d’être témoins de sa Vérité d’amour y compris en perdant notre vie. Parfois il vaudrait peut-être mieux dire la vérité clairement, crever des abcès, plutôt que d’être les silencieux complices d’une tragédie islamique qui menace d’étendre ses ravages...