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Benoît XVI au Bénin

mercredi 16 novembre 2011


Cette seconde visite de Benoît XVI en Afrique sera-t-elle plus sérieusement et plus déontologiquement répercutée par les médias internationaux que celle qui eut lieu en mars 2009 au Cameroun et en Angola  ? Il faut l’espérer, tant fut scandaleuse l’attitude de beaucoup à l’égard d’une déclaration du Pape, détournée de son sens le plus clair et — il est vrai aussi — le plus dérangeant. La relecture des sites Internet de la presse de l’époque à propos de la position de l’Église sur le sida a quelque chose d’accablant [1]. De plus, la focalisation sur une seule phrase prononcée dans l’avion devant les journalistes permettait d’oublier les messages les plus importants destinés à l’Afrique, à ses habitants et à ses gouvernants.

Benoît XVI avait dénoncé «  le fléau de la guerre, les ravages du tribalisme et des rivalités ethniques, la cupidité corruptrice qui réduit les miséreux à l’esclavage en privant les générations futures des ressources pour créer une société plus solidaire et plus juste  ». Il avait aussi rappelé les engagements internationaux des pays développés à l’égard d’un continent défavorisé. Mais cela comptait peu au regard de ceux qui n’étaient friands que de buzz médiatique.

Ce voyage au Bénin devrait pourtant mettre en évidence ce en quoi le christianisme africain constitue un atout spirituel, parce que la vision de Benoît XVI qui voit dans la riche réalité humaine de cette aire de civilisation «  le poumon spirituel de l’humanité  » devrait susciter l’espérance et le courage. La question n’est pas de savoir si l’Afrique a trop tardé à entrer dans l’histoire, elle est de reconnaître son prodigieux élan et ce qu’il représente dans un monde souvent privé de raisons de croire. Il y a déjà une riche histoire de l’évangélisation dans ce petit pays. En saluant la très sainte mémoire du cardinal Bernardin Gantin, Benoît XVI pourra donner un témoignage de reconnaissance à l’œuvre accomplie, pour mieux encourager une trajectoire commune à tous les peuples de l’Afrique.

Notes

[1] cf. l’excellent livre de Paolo Rodari et Andrea Tornelli, Benoît XVI un pontificat sous les attaques, éd. Pierre-Guillaume de Roux.

1 Message

  • 17 novembre 2011 10:05, par odette de Lannoy

    Je pense que ce voyage n’à rien à voir avec les autres. Le Benin est très proche du Vatican ne serais ce le fait que le Cardinal Gantin papabilé en son temps était un homme remarquable en tous points.C’ était un des bras de Jean Paul II et responsable de tous les évêques du monde entier. D’une simplicité et d’une bonté touchante et naturelle.On lui avait proposé a Rome presque un Palais, il avait refusé et gardé son appartement spacieux mais simple. Il était servi par des petites soeurs béninoises.J’ai déjeuné chez lui à Rome avec lui et sa nièce qui était une amie. Les béninois ont raison d’en être fiers.Quand à la presse elle dit n’importe quoi parceque la plupart du temps elle est anti-religieuse et n’y comprend rien puisqu’elle ne croit qu’en elle même, ça vole très bas dans ce genre de circonstance.

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