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dimanche 8 novembre 2009
Faire dire des messes
« Il (le Christ) n’a pas à recommencer plusieurs fois son sacrifice », nous dit l’épître aux Hébreux, dans la lecture de cette semaine. Eh ! Quoi ! Le sacrifice de la messe n’est-il pas celui du Christ ? On le renouvelle bien chaque dimanche et même chaque jour. Alors, où est l’erreur ?
Il n’y a pas d’erreur, les deux sont vrais, mais pas sur le même plan. Le Christ n’a pas à refaire ce qu’il a merveilleusement fait, un jour du temps : monter sur la croix, offrir sa vie en sacrifice pour les hommes, s’abandonner au Père jusqu’au dernier râle, attendre l’heure choisie par celui-ci, visiter les âmes des défunts morts avant lui et finalement recevoir la Résurrection bienheureuse, avant de monter au ciel pour jouir de son triomphe. Cela, il l’a accompli une fois pour toute, comme nous le dit l’Epître aux Hébreux, il n’y a rien à y ajouter et, jusqu’à la fin du monde, le Père en voyant son Fils verra une humanité belle et réussie.
Mais, pendant ce temps, il y a nous et notre histoire qui continue. Et pour nous, il est important que la puissance du sacrifice du Christ vienne nous rejoindre de façon efficace là où nous sommes, que le don fait une fois pour toutes nous devienne présent et actuel. Et c’est pour cela que le Christ nous a laissé le présent de son eucharistie. Celle-ci est sa présence vivante parmi nous, et c’est déjà merveilleux, mais ce corps n’est pas seulement là pour notre joie, il est « offert », ce sang est « versé ». Pas moyen d’avoir Jésus au milieu de nous sans qu’il soit là dans l’acte d’offrande par lequel il a résumé toute sa vie. Si lui qui est au ciel a voulu visiter notre terre, ou, pour dire plus juste : s’il nous a permis, à nous qui sommes sur terre, de nous unir à lui au ciel, c’est pour nous faire entrer dans la réalité de son sacrifice. Et pas seulement de nous en faire goûter les fruits, mais, d’une certaine manière, de nous permettre d’être là, à la source, dans le jaillissement éternel de son offrande, qui s’accomplit pour nous ce jour-là, à cet endroit-là, dans l’offrande de telle messe.
La série indéfinie des messes qui se célèbrent partout dans le monde est le signe de la fécondité de cet unique sacrifice, qui se réalise au ciel et sur terre à la fois. Tout est fait et tout reste à faire : le Christ a tout donné, mais il nous reste à tout recevoir, ce qui ne se fait que progressivement, dans une pluralité d’occasions, surtout sacramentelles, qui nous sont données.
Ce petit rappel est là pour faire comprendre ce que veut dire l’expression : faire dire des messes pour les défunts. Chaque messe offerte est une manière nouvelle d’appliquer la rédemption du Christ à une situation particulière, en l’occurrence le chemin qu’ont à faire nos défunts pour parvenir à leur pleine libération. Loin de ne concerner que les vivants, qui y trouvent des raisons de croire et d’espérer, le sacrifice eucharistique franchit la distance qui nous sépare de ceux qui nous ont quittés. Le Christ, seul point de contact entre l’Eglise du ciel, celle de la terre et les âmes du Purgatoire, fait bénéficier de son sang répandu les uns comme les autres ; son sacrifice offert dans un nouveau jaillissement rejoint les plus oubliés de nos frères, soulage leurs peines, leur fait entrevoir la vie du ciel, dont ils sont maintenant tout proches. Et, en retour, ce sacrifice offert à l’initiative de tel d’entre nous dans un acte de charité pleinement désintéressé vient mystérieusement le réconforter et l’assurer de la proximité de tous ceux qui marchent ainsi vers le Christ.
C’est donc une belle coutume que de faire inscrire, surtout en ce mois de novembre, des messes pour le repos de l’âme de nos défunts. Ne laissons pas perdre cette tradition qui témoigne de notre foi dans la puissance du sacrifice du Christ.
Père Michel Gitton
Dimanche 8 novembre
Première Lecture : 1 Rois 17.10-16
Psaume 146.7-10
Deuxième Lecture : Hébreux 9.24-28
Évangile : Marc 12.38-44
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XXXIIe Semaine
Semaine de la « liberté retrouvée »
Dimanche :
XXXIIe sur l’année (B) : 1. Jésus qui fait appel à la générosité des hommes, qui suscite des gestes incroyables de solidarité et de don de soi (lecture du livre des Rois).
➤ Adorons Celui qui est le Roi et le Centre de tous les cœurs.
Point spi : Cédons à la douce invitation du Seigneur et donnons à plein cœur.
2. Jésus qui lui-même s’est risqué, une fois pour toutes, en affrontant la mort (lecture de la lettre aux Hébreux). ➤ Adorons notre grand Prêtre immolé.
Point spi : Ne mettons pas trop vite de limite à notre don.
3. Jésus qui rendra au centuple ce que nous avons donné et nous fera rentrer dans la surabondance de Dieu (lecture de l’Evangile).
➤ Adorons le Maître qui ne laisse pas sans récompense le serviteur fidèle. Point spi : Sachons que le Seigneur a vu nos moindres gestes d’amour.
Lundi : Dédicace du Saint Sauveur (alias Saint Jean de Latran)
(Jean 2, 13-22)
1. Jésus qui a voulu une Eglise visible, qui l’a établie au milieu de la grande cité païenne, qui la maintient et qui la protège.
➤ Adorons le Maître d’œuvre, qui préside à la construction, choisit le terrain et arrête les plans.
Point spi : Apportons notre concours généreusement à la construction de l’Eglise.
2. Jésus qui l’a bâtie plus avec des cœurs humains qu’avec des pierres, Jésus qui forme l’édifice en réunissant des âmes avant tout.
➤ Adorons Celui qui est le roi et le centre de tous les cœurs, soleil autour duquel tout gravite.
Point spi : Préférons toujours ce qui nous met en relation avec nos frères.
3. Jésus qui la laisse en perpétuel chantier pour qu’elle attende le jour et l’heure.
➤ Adorons le Maître parti en voyage et qui reviendra à l’heure où on ne l’attend pas. Point spi : N’idolâtrons pas les réalisations terrestres, ne nous laissons pas prendre au désir d’efficacité à tout prix, même pour la bonne cause.
Mardi : Le Maître qui revient
(Luc 17, 7-10)
1. Jésus notre professeur en sainteté, qui affine la leçon, qui nous fait faire des exercices.
➤ Adorons le Maître exigeant qui ne veut pas nous élever dans le coton. Point spi : Redisons-nous que nous avons tout à apprendre, tout. 2. Jésus notre modèle de détachement, qui n’a rien demandé d’autre pour lui que l’honneur de servir.
➤ Adorons le Serviteur de Dieu, tout aux ordres du Père. Point spi : Décapons notre service de tout intéressement sordide. 3. Jésus qui apprécie tant le don discret, l’offrande cachée et qui sait en récompenser à sa façon.
➤ Adorons l’Ami exigeant qui sait voir le moindre de nos efforts. Point spi : Sachons proposer aux autres la joie de servir.
Mercredi : Les dix lépreux
(Luc 17, 11-19) + Saint Martin
1. Jésus qui propose aux lépreux une démarche onéreuse, alors qu’ils ne voient pas encore la guérison.
➤ Adorons le Maître qui dispose souverainement de nos vies.
Point spi : Restons disponibles aux initia-tives de Dieu dans nos vies.
2. Jésus qui laisse partir les dix, qui ne les retient pas coûte que coûte, qui ne demande rien en retour.
➤ Adorons la Source inépuisable qui se répand sans rien demander en retour.
Point spi : à notre tour sachons donner sans quêter une réponse.
3. Jésus qui se réjouit du retour du samaritain guéri, qui admire sa foi.
➤ Adorons l’Amant, qui sait goûter la reconnaissance et se réjouir de la beauté de celle qu’il aime.
Point spi : Ne marchandons pas notre reconnaissance, sachons apprécier ce qui nous est donné.
Jeudi : La venue du Règne
(Luc 17, 20-25)
1. Le Règne de Dieu « en nous ». Jésus qui veut établir son règne dans nos cœurs, présence cachée en nos vies. ➤ Adorons Celui qui veut habiter nos cœurs.
Point spi : Cultivons l’intériorité, ne nous laissons pas fasciner par l’extérieur.
2. Le Règne de Dieu devant nous. Jésus qui nous laisse entrevoir le Jour, le monde radieux et pacifié après la tempête.
➤ Adorons le Veilleur qui nous parle du jour qui vient et qu’il est seul à voir. Point spi : Ne nous laissons pas débouter de notre espérance.
3. Le Règne de Dieu caché, indiscernable. Jésus qui passe incognito dans ce monde qui l’a rejeté.
➤ Adorons le Visiteur déguisé en mendiant.
Point spi : Accrochons-nous à notre trésor : la trace de Jésus dans notre vie.
Vendredi : La venue du Règne (suite) (Luc 17, 26-37)
1. Jésus qui nous fait sentir ce que peut être la soudaineté de l’Heure, ce moment décidé par le Père pour changer la face du monde.
➤ Adorons le Fils tout remis à l’initiative du Père.
Point spi : Ne bâtissons pas de plans au-delà de ce qui nous est donné, ne nous soucions pas de ce qui est hors de notre portée.
2. Jésus qui nous prépare à l’Heure par le dépouillement volontaire, la prière et la légèreté.
➤ Adorons le Fils qui n’a pas de pierre pour reposer sa tête et qui nous entraîne dans sa pauvreté.
Point spi : Demandons la grâce de vraiment pouvoir nous dépouiller de ce qui nous encombre.
3. Jésus qui habitue à la confiance, à voir dans notre vie la conduite du Père.
➤ Adorons le Fils de qui émane une telle confiance.
Point spi : Aidons nos contemporains à sortir de l’angoisse du lendemain.
Samedi : Le juge inique et la pauvre veuve (Luc 18, 1-8)
1. Jésus qui se confie à son Eglise, que le monde croit veuve et sans enfants, et qui compte sur sa prière constante et fidèle.
➤ Adorons l’Epoux parti en voyage, mais qui se fie à la solidité de son Epouse.
Point spi : Soyons une des voix qui, de par le monde, exprime cette fidélité.
2. Jésus qui se confie à son Père, qu’il sait bien loin d’être un juge sans justice, même si le monde le voit ainsi.
➤ Adorons le Fils tout abandonné au Père, jusque sur la Croix où il éprouve douloureusement son silence.
Point spi : Refusons les images indignes de Dieu, n’acceptons pas de le voir comme un maître dur.
3. Jésus qui se confie à nous pour garder la foi dans un monde qui l’a perdue.
➤ Adorons l’Ami qui nous confie le dépôt de la foi. Point spi : Ne nous excusons pas de nos abandons en voyant la défection des autres.