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31e dimanchE ordinaire (année A)

lundi 31 octobre 2011

23. 1 Alors Jésus fit ce discours à la foule et à ses disciples  : 2 «  Les maîtres de la Loi et les Pharisiens se sont faits les interprètes de Moïse. 3 Faites et observez tout ce qu’ils vous disent, mais ne faites pas comme ils font, car ils disent et ne font pas. 4 Ils préparent de lourdes charges, et ils vous les mettent sur les épaules  ; mais eux-mêmes ne bougeraient pas un doigt pour les remuer. 5 Tout ce qu’ils font, ils le font pour être vus des hommes  : voyez ces larges citations de l’Écriture fixées à leur front, et ces longues franges à leurs manteaux  ! 6 Ils aiment les premières places dans les repas, les premiers fauteuils à la synagogue 7 et les salutations sur la place  ; ils aiment que les gens les appellent Maître. 8 Mais vous, n’acceptez pas qu’on vous appelle Maître car vous n’avez qu’un Maître, et vous êtes tous frères. 9 Ne donnez à personne sur cette terre le titre de Père, car vous n’avez qu’un Père, celui du ciel. 10 N’acceptez pas qu’on vous appelle Guide, car seul le Christ est votre Guide.

11 Que le plus grand d’entre vous soit votre serviteur. 12 Car celui qui s’élève sera abaissé et celui qui s’humilie sera élevé.  »


Les lectures de ce dimanche ne sont pas tendres pour les prêtres. Le passage de Malachie énumère au moins deux griefs majeurs  : le peu de respect des ministres du culte pour le Nom du Seigneur, donc leur négligence dans le service de l’autel, et, d’autre part, leur défaillance dans l’interprétation de la Loi, qu’ils ont «  accommodée  » pour ne pas avoir d’ennuis avec les fidèles. Le trait est dur, mais il touche juste, il faut bien le reconnaître. Même si la cible des critiques du prophète, ce sont les sacrificateurs du Temple de Jérusalem, il faut reconnaître qu’il y a des défauts qui sont ceux des prêtres de tous les temps.

Rappelons-nous Aaron, le frère de Moïse, élevé par Dieu aux plus hautes cimes de la fonction sacerdotale et qui non seulement pactise avec l’idolâtrie du Veau d’Or, mais l’organise lui-même  : que voulez-vous, ce sont mes ouailles, il faut que je les suive  ! La négligence avec les choses du culte, le laisser-aller, le manque de soin ne datent pas d’hier, mais ils guettent toujours le célébrant pressé, qui ne tremble plus devant la réalité redoutable à laquelle il est mêlé. Non moins, la tendance à s’arranger avec la Loi de Dieu pour ne pas paraître trop sévère  : «  le Bon Dieu ne demande pas l’impossible  », «  faites selon votre conscience  » (comme si la Loi n’était pas justement faite pour éclairer la conscience)… Il y a là une certaine manière de réduire l’exigence au niveau du raisonnable, comme si on s’était mis à la place de Dieu et qu’on jugeait en son nom, se donnant le bon rôle, celui de l’homme à l’esprit large.

Mais voilà que Jésus renchérit sur cette sévérité et apporte d’autres touches, qui concernent cette fois-ci non plus les prêtres du Temple, mais les rabbins chargés d’enseigner la Loi de Dieu. «  Ils disent et ne font pas  », pas besoin de commentaire, on voit de quoi il s’agit. «  Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens, mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt  », après le laxisme énoncé plus haut, c’est le rigorisme qui ne vaut pas mieux  : avoir l’air exigeant, sévère, c’est encore une posture pour se faire valoir, au détriment de la formation des consciences. «  Ils agissent toujours pour se faire remarquer des hommes  » et là-dessus le Seigneur, avec un humour féroce, montre toutes les marques d’honneur que ces messieurs affectionnent et qu’ils attendent des milieux qu’ils fréquentent  : ce qui peut être une marque d’estime, un geste d’affection devient un dû, faute de quoi on est grincheux et porté à la sévérité. Trop juste tableau, là encore, et ne prétendons pas que les titres et les costumes étant moins envahissants dans l’église d’aujourd’hui que dans celle d’hier, le danger serait moindre, car la sagesse de l’église était justement de canaliser l’amour-propre ecclésiastique en lui donnant quelques hochets, maintenant que les hochets ont disparu (ou presque), ce sont mille détails qui en ont pris la place, qui permettent de se classer, de s’opposer, de se mettre en valeur.

L’auteur de ces lignes, étant prêtre, ne prétend nullement être à l’abri de ces pauvretés, mais il voudrait au moins en être conscient, et aider ses frères à faire de même. Pour les fidèles laïcs, c’est une grande surprise et un grand scandale de constater chez ceux qui ont mission de les guider dans les voies de Dieu les ravages de la professionnalisation du sacré. Mais pour peu qu’eux-mêmes aient eu à remplir une fonction dans l’église, ils ont pu constater qu’ils prenaient vite les mêmes défauts, parfois de pires  !

Concluons que le Seigneur, en confiant aux hommes la sainteté de sa Parole et de ses sacrements a pris d’immenses risques. à nous d’essayer, à quelque degré de la hiérarchie que nous soyons, de rester petits et de garder le saisissement devant la rencontre du Dieu vivant…

Dimanche 30 octobre

Première Lecture  : Malachie 1.14-2.10

Psaume 131.1-3

Deuxième Lecture  : 1·Thessaloniciens 2.7-13

Évangile  : Matthieu 23.1-12.

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XXXIe dimanche sur l’année (A)  :

1. Jésus qui défend avec zèle la sainteté de la maison de Dieu et s’indigne de la négligence de ses ministres (lecture du livre de Malachie).

➤ Adorons le Fils qui est chez lui dans la maison du Père.

Point spi  : Ne nous comportons pas en habitués dans la maison de Dieu.

2. Jésus qui entoure ses disciples d’une affection toute maternelle (lecture de la première lettre de saint Paul aux Thessaloniciens).

➤ Adorons le divin Pélican qui nourrit ses enfants de ses entrailles.

Point spi  : «  Nous voudrions vous donner, non seulement l’évangile de Dieu, mais tout ce que nous sommes.  »

3. Jésus qui voudrait trouver dans ses disciples des serviteurs qui partagent son désir d’abaissement (lecture de l’évangile selon saint Matthieu).

➤ Adorons le Maître qui s’est fait serviteur.

Point spi  : Ne décevons pas notre Maître en prenant des allures de petits chefs.

Lundi  : «  Quand tu donnes un déjeuner  » (Luc 14, 12-14)

1. Jésus qui prend à rebours les habitudes, les convenances, le jeu social que nous jouons tous, pour nous proposer une voie courte qui peut changer la vie.

➤ Adorons l’Amoureux qui ne se résigne pas à voir notre cœur partagé, encombré.

Point spi  : écoutons son conseil et, quelquefois osons …

2. Jésus qui fait irruption dans nos vies, à travers le pauvre visage de ce laissé-pour-compte, de ce gêneur.

➤ Adorons l’Étranger qui veut frapper à notre porte, alors que tout est fermé.

Point spi  : Avant de nous défendre, demandons-nous si cela ne serait pas le moment.

3. Jésus qui fait l’apologie du non-retour, de l’échange impossible pour nous faire sentir une autre «  récompense  » dont nous n’avons pas la mesure.

➤ Adorons Celui qui s’est abaissé et a été exalté.

Point spi  : Donnons tout son prix à la parole de Jésus et à sa promesse.

Mardi  : Saint jour de la Toussaint

1. Jésus qui nous fait entrevoir le bonheur des saints pour nous donner le goût d’avancer.

➤ Adorons le Roi de la Cité Sainte, l’Agneau vainqueur entouré des «  brebis spirituelles  » associées à son triomphe.

Point spi  : Refusons la grisaille, la morosité, le pessimisme.

2. Jésus qui nous explique la route à suivre  : «  Heureux…  », qui nous parle de la joie dans les larmes, de la force du pardon, de la soif salutaire de justice.

➤ Adorons le Maître qui enflamme nos cœurs du désir de la sainteté.

Point spi  : Prenons au sérieux le rude chemin que nous tracent les Béatitudes.

3. Jésus qui nous dit notre place déjà prête près de lui, et près d’eux  : «  je pars vous préparer une place  ».

➤ Adorons le premier de cordée déjà ar–rivé au but et qui nous attire à sa suite.

Point spi  : Désirons le Ciel, ne nous habi­tuons pas à la situation partagée qui est la nôtre aujourd’hui.

Mercredi  : Commémoration de tous les fidèles défunts

1. Jésus qui n’a oublié aucun de nos dé–funts, tous sont gardés dans son cœur.

➤ Adorons le Seigneur des vivants et des morts, celui qui n’abandonne pas nos frères défunts.

Point spi  : Gardons mémoire de ceux à qui nous devons la vie de l’âme et du corps.

2. Jésus qui seul voit nos défunts sous leur vrai jour, qui les rectifie et les purifie.

➤ Adorons le Seigneur et des morts et des vivants, celui qui, en jugeant, guérit.

Point spi  : Présentons au Seigneur, à la messe, nos frères défunts.

3. Jésus qui nous permet d’œuvrer dans la communion des saints, qui nous unit à tous ses membres souffrants.

➤ Adorons celui qui dans son Cœur, fait l’unité de son corps mystique, qui rassemble le ciel et la terre dans son offrande d’amour.

Point spi  : Offrons des petits sacrifices pour nos frères défunts.

Jeudi  : La brebis perdue et retrouvée, la drachme (Luc 15, 1-10)

1. La quête de Jésus à la recherche de la brebis perdue, la course à travers les halliers et la marche le long des précipices, les jambes déchirées par les ronces, l’angoisse de la perdition définitive.

➤ Adorons le Bon Pasteur qui donne sa vie pour ses brebis.

Point spi  : Que le souci de ceux qui se perdent nous réveille quelquefois.

2. La quête de Jésus à la recherche de la pièce égarée, le temps passé, la lampe allumée, le sol balayé, le grand rangement.

➤ Adorons l’Ami qui nous aide à mettre de l’ordre dans notre vie.

Point spi  : Ne tolérons plus les recoins où la lumière ne vient jamais.

3. La joie de Jésus pour sa brebis (ou sa pièce) retrouvée, joie débordante et partagée.

➤ Adorons Jésus tout triomphant, dans son Amour vainqueur.

Point spi  : Donnons-Lui plus souvent cette joie, en revenant vite de nos fautes.

Vendredi  : «  il s’était montré habile  » (Luc 16, 1-8)

1. Jésus qui admire l’esprit de décision, l’à-propos et l’audace du gérant malhonnête.

➤ Adorons la Sagesse paradoxale de Dieu, bien au-delà de nos vertus moyennes et de nos prudences.

Point spi  : Que notre avancée spirituelle nous préoccupe au moins autant que notre avenir professionnel.

2. Jésus qui n’a pas peur de choquer les bien-pensants, pour réveiller les cœurs endormis.

➤ Adorons l’Amant conquérant, qui veut que nous nous décidions tout de suite.

Point spi  : Ne tardons pas, quand on a vu le pas à faire.

3. Jésus qui nous entraîne à sa suite dans une aventure risquée, faite de renoncements et de grandes joies.

➤ Adorons le Guide qui nous conduit vers les sommets.

Point spi  : Ne soyons pas petits joueurs, si nous voulons beaucoup donner, donnons largement.

Samedi  : «  qui vous confiera le bien véritable  ?  » (Luc 16, 9-15)

1. Jésus serviteur prudent qui n’a rien perdu de ceux que le Père lui a confiés, qui a pris tous les risques pour lui en nous épargnant au maximum les embûches.

➤ Adorons Celui qui veille sur les brebis de son troupeau, porte la brebis malade, encourage celle qui peut encore marcher.

Point spi  : Ne doutons pas de sa conduite, ne cherchons pas d’autre sécurité.

2. Jésus serviteur fidèle, qui n’a pas dévié de son unique fidélité, qui n’a jamais servi qu’un seul Maître.

➤ Adorons le Serviteur du Père, ne revendiquant rien pour lui, heureux de son seul service.

Point spi  : Effaçons-nous quand nous avons réussi un coup pour le Seigneur.

3. Jésus qui suscite des serviteurs avisés ne cherchant que la gloire de son Père, tout dévoués à la mission que lui leur a confiée.

➤ Adorons le Fils du Maître qui ne cesse pas d’embaucher des ouvriers pour la vigne du Père.

Point spi  : Soyons heureux de la part qui nous est confiée.

1 Message

  • 1er novembre 2011 22:20, par Baroud

    "Au soir de notre vie nous serons jugés sur l’amour" C’est une remarque très ambitieuse surtout à l’époque si difficile qui est la nôtre.On parle beaucoup d’amour..mais de quel amour s’agit il ....J’en veux énormément dans notre église aux évêques qui n’ont pas levés le petit doigt pour défendre le Christ alors qu’il était blasphémé,moqué, trainé une xième fois au Golgotha. J’en veux aux médias pour leur non respect vis a vis du Créateur de toutes choses, j’en veux à ceux qui ont parlé de ces jeunes courageux qui sont venus dire leur chapelet sur la scène où se passaient ces ignominies en les traitant d’extrémistes, qui n’étaient là que pour se faire remarquer, parole d Archevêque entendu ce matin à 8h à la radio. Alors que ce prêtre n’a pas bougé le petit doigt. Comment pouvait il être prêtre....Je me souviendrai toujours de cette jeune fille irakienne de I5 ans rescapée du massacre de Noël à la cathédrale de Bagdad. Elle repartait à Bagdad après un court séjour en France. Elle avait tout perdu.Le journaliste lui a dit "Tu n’as pas peur de retourner là bas" elle a répondu "Le Christ est mort pour moi, je peux bien mourir pour Lui" C’est ça l’amour, le vrai. A tous ces évènements qui prennent l’ampleur annoncé depuis des années, à toutes les catastrophes, a toutes les méchancetés, à toutes les haines je dirai à Mon Seigneur, "Seigneur remplis mon coeur d’amour" et je souhaite que ce soit contagieux.C’est de cette façon que le monde sera sauvé

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