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17e DIMANCHE ORDINAIRE (année C)

lundi 19 juillet 2010

Jésus nous dit comment prier 11. 1 Jésus était un jour quelque part en train de prier. Quand il eut fini, un de ses disciples lui dit  : «  Seigneur, apprends-nous à prier comme Jean-Baptiste a fait avec ses disciples.  » 2 Il leur dit  : «  Quand vous priez, dites  : Père, que ton Nom soit sanctifié, que ton règne vienne. 3 Donne-nous chaque jour le pain qu’il nous faut  ; 4 pardonne-nous nos péchés car nous aussi nous pardonnons à celui qui nous doit, et ne nous laisse pas tomber dans la tentation. 5 Il leur dit encore  : «  Imaginez ceci  : l’un d’entre vous va trouver son ami au milieu de la nuit pour lui dire  : ‘Ami, prête-moi trois pains  ! 6 Un ami qui voyage vient de m’arriver, et je n’ai rien à lui offrir.’ 7 L’autre lui répond de l’intérieur  : ‘Laisse-moi tranquille, la porte est maintenant bloquée et nous sommes au lit avec les enfants. Je ne peux pas me lever pour te les donner.’ 8 Je vous le dis  : même si celui qui est au lit ne se lève pas pour vous le donner parce que vous êtes un ami, à force d’insister, vous l’obligerez à se lever et à vous donner tout ce dont vous avez besoin. 9 Et je vous dis  : Demandez et l’on vous donnera, cherchez et vous trouverez, frappez à la porte et l’on vous ouvrira. 10 Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe. 11 Quel père parmi vous, si son fils demande un poisson, lui donnera un serpent à la place du poisson  ? 12 Et s’il demande un œuf, lui donnera-t-il un scorpion  ? 13 Mauvais comme vous êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants  : combien plus alors le Père du ciel donnera-t-il un esprit saint à ceux qui le prient.  »

© LA BIBLE DES PEUPLES


Soyons francs  : Jésus ne nous a jamais promis qu’à force de prières nous gagnerions le tiercé ou que nous n’aurions pas de fuite de gaz. Non, cela il ne l’a pas dit. Si ces faveurs sont nécessaires, dans un cas précis, à notre avancée vers lui et à notre service des autres, il nous les accordera peut-être, mais il choisira peut-être aussi d’autres moyens. En revanche, il est très clair sur le don du Saint-Esprit  : «  Si donc, vous qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent  ». Là, il s’engage au nom de son Père. Pourquoi ce don-là plus que tous les autres est-il garanti, si nous le demandons  ? C’est qu’il correspond exactement à ce que Dieu peut nous donner de meilleur, et que la particularité de ce don, c’est qu’il correspond à une demande. Le Saint-Esprit est très poli  : il ne vient que si on l’invite. «  Viens Esprit Saint  !  » chante l’église tout au long de la Neuvaine de la Pentecôte. «  Viens Seigneur Saint-Esprit  !  » de­vrions-nous chanter chaque jour en nous mettant en prière.

«  Le désir du ciel obtient autant qu’il espère  » écrivait saint Jean de la Croix. Il y a un domaine dans lequel l’audace est forcément payante, c’est celui de notre vie spirituelle. Seul notre peu d’ambition retarde les dons que Dieu voudrait nous faire. Ne nous laissons pas gagner par cette fausse humilité qui prétendrait ne rien demander au Seigneur. On n’a sans doute pas à demander des faveurs extraordinaires, mais ce serait faire preuve de bien peu d’amour que de ne pas chercher à sortir de notre tiédeur et de nous accoutumer à une prière languissante. Le désintéressement en ce domaine traduirait seulement que notre union d’amour avec le Seigneur n’est pas vraiment à notre programme dès cette vie et que nous nous accommodons fort bien des relation polies mais distantes.

La promesse du Seigneur est ferme. À nous de tirer la sonnette avec suffisamment de force et de persuasion, et surtout de constance. Car tout est là  : le temps passé traduit l’importance que nous donnons aux choses. J’ai connu jadis un prêtre qui, sentant son cœur tiède et sa foi vacillante, avait décidé un «  duel à mort  » avec le Seigneur et avait commencé à veiller auprès du Saint Sacrement, jusqu’à ce que Jésus lui montre son visage d’une façon ou d’une autre. Il n’a pas été déçu. On voit beaucoup de chrétiens qui ont commencé à sentir ce que pourrait être une vie spirituelle un peu fervente, qui ont même pressenti la joie qu’il y a à aimer vraiment, et puis qui sont revenus à leurs petits horizons limités, qui ont fait la théorie de leur médiocrité et ont ainsi perdu toute ambition. Ceci est infiniment triste, pour eux d’abord qui sont passés à côté de la vraie joie, mais pour les autres aussi qui auraient pu deviner à travers eux l’appel de Jésus. Car ne nous y trompons pas  : ce que beaucoup, qui nous semblent loin, attendent de l’église sans pouvoir le nommer, c’est l’appel du grand large, c’est l’art de la prière, c’est la vie de l’Esprit.

Ne leur cachons pas ce que nous avons reçu. Dimanche 25 juillet. Première Lecture  : Genèse 18.20-32 Psaume 138.1-3, 6-8 Deuxième Lecture  : Colossiens 2.12-14 Évangile  : Luc 11.1-13.

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1. Jésus qui ne nous traite pas comme des exécutants, mais comme des amis et qui nous fait part de ses pensées (lecture de la Genèse).

➤ Adorons le Dieu qui accepte de dis-cuter avec nous.

Point spi  : Intercédons sans nous lasser pour les pécheurs.

2. Jésus qui nous a libérés du poids du passé et de la culpabilité et qui continue de le faire (lecture de la lettre aux Colossiens).

➤ Adorons le Rédempteur qui a cloué au pieu de la croix le billet de notre dette.

Point spi  : Annonçons la bonne nouvelle du salut par la Croix. 3. Jésus qui écoute nos demandes, qui n’est pas insensible à notre souci (lec­ture de l’évangile de saint Luc).

➤ Adorons l’Ami qui voit notre misère et n’y est pas indifférent. Point spi  : Faisons part sans crainte de nos difficultés.

et Saint Joachim

1. Jésus qui a eu des grands-parents, qui a connu toute la richesse et les embarras d’une vie de famille.

➤ Adorons le Fils de Marie, qui a voulu se glisser dans notre expérience la plus banale.

Point spi  : N’oublions pas de prier pour tous ceux qui nous ont précédés et qui nous ont transmis la foi.

2. Jésus qui a voulu bénéficier de la longue tradition et de la fidélité d’Israël, qui hérite de sa prière, de son respect du Nom de Dieu, de ses Écritures.

➤ Adorons le rejeton de Jessé sur qui reposent toutes les promesses. Point spi  : Reconnaissons notre dette à l’égard d’Israël.

3. Jésus qui est le fruit inespéré d’une histoire faite de rencontres et de dé­couvertes, dont bien des épisodes nous échappent, mais qui est merveilleusement conduite pas le Seigneur.

➤ Adorons le Maître de l’Histoire qui ne force pas les événements. Point spi  : Sachons que notre vie est conduite.

Mardi  : L’explication de

la parabole du bon grain et de l’ivraie (Matthieu 13, 36-43)

1. Jésus qui accepte de s’expliquer, qui se fait proche de ses disciples pour répondre à leurs questions.

➤ Adorons le Maître qui nous rassemble autour de lui.

Point spi  : N’ayons pas peur de poser des questions.

2. Jésus qui donne un aperçu fulgurant sur le mystère du mal, sur le rôle du Diable.

➤ Adorons le Fils dans les secrets du Père, qui sait son innocence absolue.

Point spi  : Faisons confiance à Dieu pour l’issue finale.

3. Jésus qui nous voit déjà brillants comme le soleil dans le Royaume de son Père.

➤ Adorons le Dieu de lumière qui se reflète sur le visage de ses disciples. Point spi  : Saluons en nos frères cette lumière qui commence à les habiter.

Mercredi  : Le trésor dans le champ (Matthieu 13, 44-46) 1. Jésus qui nous entraîne dans sa quête de la volonté du Père, qui nous partage sa hâte et son coup d’œil.

➤ Adorons le Dieu qui joue et qui gagne.

Point spi  : Creusons au fond de notre cœur pour trouver le trésor.

2. Jésus qui est si sensible aux différences de qualité, que l’on ne trompe pas sur la valeur des perles.

➤ Adorons Celui qui est le Souverain Bien, l’Incomparable.

Point spi  : Réveillons notre goût endormi par trop de compromis et de solutions de facilité.

3. Jésus qui a tout perdu pour gagner l’amour.

➤ Adorons le Serviteur humilié et main­­tenant glorieux. Point spi  : Dépêchons-nous de donner ce qui nous retient captif.

Jeudi  : Fête de Sainte Marthe

1. Jésus qui accepte l’hospitalité de cette femme au grand cœur, mais veut la porter plus loin et lui propose un autre service.

➤ Adorons le Maître qui s’invite chez nous.

Point spi  : N’ayons pas peur de nous laisser reprendre par le Christ. 2. Jésus qui accepte les questions de cette sœur éplorée qui lui reproche la mort de son frère.

➤ Adorons la Sagesse qui n’a pas de compte à rendre aux hommes. Point spi  : N’ayons pas peur d’exposer nos questions et nos incompréhensions.

3. Jésus qui provoque à un acte de foi renouvelé cette disciple encore incertaine.

➤ Adorons celui qui est la Résurrection et la Vie.

Point spi  : Passons d’une foi apprise et routinière à une foi vive.

Vendredi  : Retour dans son pays (Matthieu 13, 54-58)

1. Jésus qui repasse sur ses traces, qui n’a pas peur de retrouver le cadre de son enfance.

➤ Adorons l’Enfant de Nazareth déjà porteur de toute sa dignité messianique.

Point spi  : Rejoignons Jésus dans sa vie cachée.

2. Jésus qui étonne, Jésus qui a été tellement méconnu pendant son séjour parmi nous.

➤ Adorons Celui que l’on croit connaître, alors qu’il est le Dieu invisible. Point spi  : Ne rabaissons pas ceux que nous croyons trop bien connaître.

3. Jésus qui s’éloigne, Jésus qui ne peut pas faire le bien qu’il voudrait à cause de leur manque de foi.

➤ Adorons le Tout-Puissant à qui on lie les mains. Point spi  : Retenons Jésus par notre foi.

Samedi  : La fin de Jean-Baptiste (Matthieu 14, 1-12)

1. Jésus témoin de cette triste histoire, Jésus qui sait la lâcheté, l’envie, la convoitise qui se disputent nos cœurs.

➤ Adorons le Dieu très pur dont les yeux ne sont pas salis par notre mal. Point spi  : Ne nous complaisons pas dans les bas-fonds, continuons à aimer la pureté et la vérité.

2. Jésus pour qui meurt Jean-Baptiste, lui le défenseur d’une certaine idée de l’amour.

➤ Adorons l’Époux unique, toujours fidèle.

Point spi  : Ne nous résignons pas à voir bafouer le projet de Dieu sur le mariage.

3. Jésus qui n’intervient pas, Jésus qui laisse mourir son ami, faisant de lui le précurseur non seulement de sa vie, mais de sa mort.

➤ Adorons l’Ami qui partage sa mission de sauveur humilié. Point spi  : Ne demandons pas un meilleur traitement que notre Maître. n

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